LECTEUR
publics : depuis la loi du 3 février 1851, il en a été établi un grand nombre à Paris.
LAYUIlE (de laver), se dit, en termes de Monnayage et d'Orfèvrerie : 1° de l'opération qui a pour but de retirer l'or et l'argent des cendres, terres ou creusets dans lesquels on a fondu ces métaux; 2° du métal que l'on retire au moyen de cette opération. — Ceux qui sont chargés de l'opération sont dits laveurs de cendres.
LAWSOMA, plante. Voy. Henneh.
LAXATIFS (du lat. laxativus) médicaments qui déterminent la purgation sans irriter: tels sont le miel, les pruneaux, le bouillon aux herbes, la manne, laçasse, le tamarin, certaines huiles, etc. Voy. Puigatifs.
LAYE. Voy. Laie.
LAYETIER (de layette, dans le sens de caisse de bois), ouvrier qui fait des coffres et coffrets, dits layettes, des chaufferettes, et surtout des caisses pour emballer. L'emballage constitue, dans les grandes villes, une industrie importante qui occupe un grand nombre d'ouvriers. L'art consiste à disposer si bien les objets dans la caisse, que les plus fragiles puissent être transportés fort loin sans éprouver la moindre altération.
LAYETTE (dimin. de laye, bois). Ce mot désigne tantôt un tiroir d'une armoire, d'un cabinet ou buffet, où l'on serre plusieurs choses qu'on veut séparer et mettre en ordre; tantôt un petit coffret de bois, fort léger et fort mince, où l'on serre ordinairement du linge et autres menues bardes. — Par suite, le mot layette a désigné l'assemblage de tous les linges et vêtements nécessaires tant à l'enfant qui vient de naître qu'à la mère après ses couches.
LAYONS (de laye), se dit, en termes de Chasse, de petits chemins tracés en ligne droite dans une partie de bois destinée au tiré pour que le chasseur puisse s'avancer sans embarras.
LAZAO'E (de l'ital. lasayne), espèce de pâte moulée en forme de rubans, à bords échancrés ou festonnés, se fait soit avec de la semoule, soit avec les ingrédients des vermicelles et des macaronis. Cette pâte, qu'on nomme aussi ka.a/té, sert aux mêmes usages que le vermicelle.
LAZAUET (de Lazare, patron des lépreux), nom donné, pendant le moyen âge, aux hôpitaux réservés aux lépreux : on disait aussi ladrerie, ou léproserie. — Aujourd'hui, on appelle ainsi, surtout dans les ports de la Méditerranée, toute construction isolée où l'on retient les passagers et les marchandises soumis à la quarantaine {Voy. ce mot). — Voy. aussi Contagion et Sanitaire (Convention).
LAZLLITE, dite aussi Lapis-lazuli et Pierre d'azur, substance minérale bleue, qu'on rencontre le plus souvent en masses compactes, et quelquefois en dodécaèdres rhomboïdaux. C'est un silicate double d'alumine et de soude dont la formule exacte est encore mal connue. — La lazulite raye le verre et pèse de 2,76 à 2,94. Quand elle est d'un beau bleu, elle est employée en bijouterie. Les morceaux plus petits servent à la fabrication d'une belle couleur bleue employée en peinture sous le nom d'outremer (Voy. Bleu). On la trouve dans les granits, près du lac Baïkal en Sibérie, dans la petite Boukharie, au Tbibei et en Chine.
LAZZAKONI (pluriel de lazzarone, augmentatif de lazzaro ou lazaro, Lazare), mot italien sous lequel on désigne à Naples les hommes de la dernière classe du peuple, soit à cause du Lazare de l'Évangile qu'on se figuraiteomme leurtype, soit parce que leur costume était celui des malheureux sortant de l'hospice de St-Lazare. La misère, la paresse, l'insouciance des lazzaroni, sont devenues proverbiales. Ils étaient extrêmement nombreux a la fin du dernier siècle ; la plupart vivaient de pauvres métiers : les uns étaient pêcheurs, les autres commissionnaires; quelques-uns servaient de ùravi; beaucoup mendiaient. Le jour, on les voyait étendus au soleil sur la grève ou sur les larges dalles de la rue
de Tolède; ils passaient la nuit couchés dans de grands paniers d'osier. Tous les ans, ils se choisissaient un chef, dit Capo Lazzaro. Masaniello, l'un d'eux, venait de recevoir ce titre quand il se mit à la tête de l'émeute de 1047. On vit aussi, en 1798, les lazzaroni, stimulés par le cardinal Buffo, et ayant à leur tête Michel Sforce, résister trois jours à Cliampionnet. Aujourd'hui, la classe des luzzaronide Naples a perdu en grande partie ses habitudes caractéristiques, et ne se distingue plus guère de la populace des autres grandes villes.
LAZZI (pluriel de l'italien lazzo, saillie bouffonne). Ce mot, aujourd'hui francisé, désigna d'abord ces traits de comique plus ou moins risqué que les comédiens italiens semaient à pleines mains dans le dialogue. La mode s'en introduisit en France avec le théâtre italien. Arlequin avait le privilège des lazzi.
LÉ (du lat. latusj, largeur d'une étoile entre les deux lisières (Voy. Laize). — C'est aussi le nom qu'on donne, sur le bord des rivières navigables, à un espace qui doit rester libre pour le service du halage, etque les ordonnances fixent à 8m. Voy. Lais et Laie.
LEADHILITE. Voy. Plomb sulfaté caiibonaté.
LEBEKKISE. Voy. Fer sulfuré.
LECAINORA, genre de Lichen. Voy. Parmélie.
LÉCLTHIN'E (du gr. XéxiOoç, jaune), matière retirée pour la première fois du cerveau par Vauquelin, puis obtenue à peu près pure par Couerbe. Elle paraît former la partie principale de la masse nerveuse, quand on en a extrait l'eau et la cholestérine. En 1868, M. Strecker en a donné une formule complexe Ct2H82AzPhÔ9. Sa constitution serait celle d'un éther résultant de l'union d'un stéaropalmitate de glycérine avec l'acide phosphorique en partie uni à une base, la névriue {Voy. ce mot), le tout avec élimination de 2 molécules d'eau. — Ce corps extrêmement important est d'une grande altérabilité. M. Liebreich, qui l'a aussi extrait du cerveau et lui a donné le nom de protagon, a constaté que les émotions et la peur le font disparaître, et qu'il augmente avec la santé. Sous l'influence des bases et de l'eau seule il donne la névrine.
LEÇON (du lat. lectio). Outre le sens qu'il a dans l'enseignement, ce mot se dit : 1° en Philologie, des diverses manières de lire le texte d'un auteur, surtout quand il s'agit d'anciens manuscrits ; 2° dans la Liturgie, d'une lecture que l'on fait, à chaque nocturne des matines, de quelques extraits de la Bible, des Pères ou de la légende du saint du jour: il y a trois leçons à chaque nocturne. Ces leçons étaient lues dans l'origine par un clerc appelé lecteur.
LECTEUR du lat. lector). Les Grecs avaient des lecteurs (anagnostes) attachés aux théâtres pour y lire publiquement les ouvrages des poètes. Beaucoup de particuliers, dans l'antiquité, comptaient parmi leurs esclaves ou affranchis des lecteurs, qui, ordinairement, s'acquittaient de leur office pendant que le maître prenait son repas. Les maisons d'éducation, les couvents, les séminaires ont très-souvent pratiqué l'usage de faire faire une lecture.au réfectoire, et cet usage subsiste encore dans plusieurs établissements. Dans presque toutes les maisons souveraines, il y a des lecteurs ou des lectrices en titre, dont l'emploi n'est guère qu'une sinécure.
L'Eglise a de même ses lecteurs : c'est le 2e des 4 ordres mineurs. Les clercs qui en étaient revêtus étaient chargés de faire des lectures dans les cérémonies du culte, et servaient de secrétaires aux évèques. La fonction de chanter les leçons, qui était jadis affectée aux lecteurs, se fait aujourd'hui par toutes sortes de clercs.
On donnait jadis le nom de lecteurs royaux aux professeurs du Collège de France, parce qu'ils étaient censés ne lire que des leçons écrites à l'avance d'un bout à l'autre, comme le sont les prœlectiones de beaucoup de professeurs allemands. — En Angleterre, on donne encore le nom de lectures à ce que \ nous appelons conférences.
LÉCYTHIDE.