‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 874 sur 1672 · LÉGENDAIRE · texte numérisé non relu

LÉGENDAIRE

LECTIONNAIRE. Voy. Él'ÎTKE.

LECTIStliine, Leciisternium (du lat. lectus, lit, et sternere, étendre), festin sacré queles Romains offraient, dans certaines occasions, à leurs principaux dieux. A cet effet, on plaçait les statues de ces dieux sur des lits magnifiques, autour d*une table dressée dans un de leurs temples. On ordonnait des lectisternes dans les calamités publiques. Le premier eut lieu l'an de Home 337 (397 avant J.-C).

LECTURE (du lat. lectura). L'enseignement de la lecture, par lequel commence l'éducation, est hérissé de difficultés lorsqu'il y a, comme dans le français et l'anglais, de nombreuses contradictions entre la langue écrite et la langue parlée, entre l'orthographe et la prononciation. Longtemps livré à la routine, cet enseignement est devenu, surtout depuis le siècle dernier, l'objet de sérieuses études, et plusieurs méthodes de lecture ont été proposées. Ces méthodes peuvent être divisées en deux classes : M. synthétiques, dans lesquelles on va des éléments aux composés, des lettres aux syllabes, des .syllabes aux mots ; et M. analytiques, dans lesquelles on descend des mots aux syllabes, des syllabes aux lettres. . La méthode synthétique est presque universellement adoptée ; mais elle se produit elle-même sous des formes très-diverses : 1° la M. d'épellation vulgaire, qui consiste à enseigner d'abord toutes les lettres de l'alphabet, avec les dénominations que leur a données l'usage, puis à assembler les lettres en syllabes, en énonçant successivement le nom de chacune d'elles ; 2" la M. de Port-Royal (ainsi nommée parce qu'on la trouve recommandée dans la Grammaire raisonnée de Port-Royal), qui consiste à donner à toutes les consonnes un mode de terminaison uniforme, savoir, le son de l'e muet, de manière à n'avoir qu'une seule règle à prescrire pour l'épellaiion, celle de l'élision de l'e ; 3° la M. syllabique, adoptée dans la plupart des écoles d'enseignement mutuel, qui épargne à l'enfant le travail fastidieux de l'épellation, en lui présentanttouteslessyllabesdans des tableaux gradués, et en lui faisant prononcer la syllabe d'un seul jet sans la décomposer.

Dans la méthode analytique, on présente dès le début à l'enfant des mots entiers, en choisissant ceux qui lui sontle plus familiers ' papa, joujou, etc.); puis on lui fait retrouver ces mots, en tout ou en partie, dans des mots plus étendus; on lui fait ainsi découvrir par lui-même les syllabes élémentaires, et enfin les lettres. Exposée d'abord en 1790 dans un livre intitulé la Vraie manière d'apprendre une langue, cette méthode a été perfectionnée par Lemaiv, adoptée par Jacotot, et appliquée avec succès par M. Laffore, qui l'a nommée statilégie (1840y ; toutefois, elle n'est guère applicable que dans des éducations privées.

On a proposé, en outre, mille procédés divers pour rendre agréable el facile l'étude delà lecture: tels sont les désà facettes de Charrier, qui portent gravées d'un côté toutes les voyelles, de l'autre toutes les consonnes; les cartes, les fiches et dominos de

Pluche, adoptés par l'abbé Gaultier, sur lesquels sont

tracés des lettres, des syllabes, (les mots; le. bureau typograpliique de Dumas, espère de casier, avec lequel l'enfant s'exerce à retrouver les diverses lettres et à les combiner de mille manières ; la lecture par l'écriture de Viard; enfin les nombreux syllabaires à images, comme l'alphabet historique do Vallange, le quadrille de Bertaut, le miroir de la nature de Basedow, le loto-lecteur de Th. Lebrun, etc.

lia été publié une toute d'Abécédaires et de Syllabaires, adaptés chacun à l'un îles systèmes précédents, il suffira de citer les Tableaux de lecture de Lamotte, Lorain el Michelot,la Nouvelle méthode de lecture de Mialle, la Citolégie de Dupont, etc.

Lecture à haute voix. Voy. Prononciation et Déclamation. Voy. aussi Lecti si a,

LÉCYTHIDE (du gr. XVjxuOo;, flacon), Lecythis, genre de la famille des Myrticées, type de la tribu

des Lécythidées dont quelques-uns font une famille. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux de l'Amérique équinoxiale, à feuilles alternes non parsemées de points glanduleux comme les myrtes; à fleurs axillaires et terminales. Les fruits, vulg. appelés marmites de sùiges, servent aux indigènes en guise de tasses et de vases. — La tribu des Lécythidées renferme les genres : Lecythis, Bertholletia, Couratari, Elshptzia, etc.

Ll l>A, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Ortboconques sinupalléales, type de la famille des Lédidées : coquille ovale, oblongue, fermée, présentantdeuximpressions musculaires àchaque valve; ligament interne; charnière formée de dents et de fossettes très-nombreuses, disposées sur une même ligne. Les Lédas se distinguent des Nucules, auxquelles elles ressemblent par leur charnière, d'abord par le sinus anal de l'impression musculaire, puis par la forme rostrée de leur coquille, par le manque de nacre, et enfin par les deux tubes dont l'animal est pourvu. — Les Lédas se rencontrent à l'état fossile depuis l'étage silurien, et existent encore aujourd'hui dans toutes les mers.

i.éda, astéroïde. Voy. Planètes.

LÈDE, nom vulgaire du Cistus ladanum.Voy. La-

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