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LIAISON

Eu Chirurgie, on désigne sous le nom de lèvres les deux bords d'une plaie simple.

En Conchyliologie, on nomme ainsi les deux bords d'une coquiUe univalve : criui qui couvre lacolumelle forme la lèvre interne ou gauche, et l'autre la lèvre externe ou droite.

En Botanique, on appelle lèvres les deux lobes principaux d'une corolle bilabiée OU personnée; et on les distingue en supérieure et inférieure, suivant leur position : c'est de cette forme de la Qeurque la famille des Labiées {Voy. ce mot) a pris son nom.

LEVRIER (pour lièvrier, de lièvre), Canis graiua, espèce de Chien au corps long et étroit, aux oreilles demi-tombantes, au museau pointu el allongé, à la course excessivement rapide de 20 à 30 mètres par seconde), dont on se sert pour chasser le lièvre. La femelle se nomme levrette. Ces chiens ont peu de ne*; mais, en revanche, leurs yeux sont parfaits et ils chassent à vue. On distingue les lévriers par la différence de leur taille. Les lévriers de grande race, à poils un peu longs, sont furts, vigoureux, hardis et courageux; ils .attaquent le sanglier : tels sont les lévriers- (lits d'Ecosse. Les lévriers de petite race, à poil ras, appelés autrefois levrons, levronnes et aujourd'hui levrettes, quel que soit leur sexe, sont des chiens d'appartement, qui n'ont que peu d'intelligence : ils sont faibles et frileux, mais élégants et gracieux. Leur pelage est ordinairement gris de souris ou jaune mêlé de blanc; on en trouve quelquesuns de noirs. Voy. Chien.

Lévriers [les), constellation. Voy. Constellations et ClIEl R de Charles.

LEVELOSE (du lat. lœvus, gauche). Voy. Incline.

LEVURE (de lever), ferment qui détermine la transformation des liqueurs sucrées en liqueurs alcooliques. La levure propr. dite ou levure de bière {tondu cerevisiœ) n'est autre chose qu'un végéta] microscopique, de la classe des Champignon- arthrosporés, formé de globules fixés en chapelet les unssurles autres. Semée dans le moût de bière, elle en détermine la fermentation et s'y développe de telle façon que sa quantité devient 7 ou S fois plus considérable. Tantôt elle forme une espèce d'écume à la surface du liquide (fermentation superficielle), tantôt un dépôt dans la masse {fermentation profonde . La quantité de levure que les brasseurs ajoutent au moût de bière est de 18 à 25 pour 10,000. Dans les autres liqueurs (jus de raisin, jus de pommes, etc.), la fermentation se produit sous l'influence de granules de levure apportés par les vents ou tenus en suspension dans l'air. — Les brasseurs recueillent avec soin la levure de bière, la compriment, la sèchent et en forment des mottes arrondies qu'ils livrent aux levûriers pour la revendre aux boulangera

et aux distillateurs. La levure ne saurait se garder longtemps sans altération, et elle s'accommode peu des transports. La bonne levure est, d'une pâte gpifl-

blanchàtre, uniforme, fragile, non filante, sans mélange de goût putride ni acide, Bl a une légère odeur aromatique de houblon. Voy. Ferment.

LEVYNE, variété deChabasie,qu'on trouve aux îles Féroé et en Bohême. Voy. Chabasib.

LEXICOGRAPHIE, LEXICOLOGIE 'du gr. )i£ixov, vocabulaire, et ypâpto, écrire, ou aoyoc, discours).

Ces mots, qui, d'après l'él\i xpriment l'é-

tude des règles à suivre dans la composition des dictionnaires, ont été employés par quelques grammairiens pour désigner la première partie de la grammaire, celle qui traite des mots considérés en eux-mêmes, île leurs différentes espèces, de leurs modifications on inflexions, Ou l'oppose à la tyntaxe,

qui traite des mots Considérés dans leurs rapports.

— On dit aussi lexigraphie, lexilogie.

LEXIGRAPHIE, LBXiLOOtE (du gr. );;i;, moi. expression, et Yp&ftt, écrire, ou Àoyo;, diSCOUTS). Voy, LEXICOGRAPHIE;

LEXIQUE du gr. >:;-.y.ov, vocabulaire), se pren 1 le plus souvent nour synonyme de Dietumiiairr, et

surtout de Dictionnaire grec {Voy, Dictionnaire). 11 se dit plus spécialement de ceux des dictionnaires qui ne contiennent que 1; s expressions et les locutions particulières à tel ou tel auteur, à tel eu tel mode .le composition, à tel ou tel dialecte ou état de la langue, comme les Lexicon tophocleum, platunirinu, fiomerico-pindaricum, etc.; ou bien de petits dictionnaires manuels à l'usage des commençants, Voy.r Glossaire, Vocabi lairb, etc.

LEZARD du lat. lat erta , Lacerta, genre de Peptiles, <l" l'ordre des Sauriens, type de la famille des Lacertiens, a pour caractères : une espèce de bouclier formé par le prolongement des ris du cran

couvrant la tête en dessus; le fond du palais jarni d'une double rangée de dents; un repli transversal de la peau à la partie inférieure du cou, et une rangée de pores fémoraux; 4 pattes courtes et g terminées par 5 doigts munis d'on s; une

queue assez longue, composée d'anneaux flexibles qui se déboîtent par le plus petit effort, mais qui repoussent quelque temps après. Dans l'état de et quand, par une belle et chaude journée, le soleil darde à plomb ses rayons, le lézard, qui recherche la chaleur vivifiante de cet astre, s'étend el longtemps immobile sur une pierre ou sur un tertre. Au contraire, quand il court, il se fait remarquer par la vivacité de ses mouvements. Les lézards habitent dans les fentes des vieilles murailles d'où le nom de lézardes), ainsi que dans celles des rochers; ils vivent très-longtemps et sont pour la plupart ovipares, sauf quelques espèces qui sont vivipares. Ils se nourrissent de vers, d'insectes, d'œufs d'oiseaux et de fruits : ils peuvent rester longtemps sans manger. Ils s'engourdissent avec les premiers froids et ne se réveillent qu'au retour des beaux jours. Certains lézards mordent assez fortement; mais leur morsure n'a rien de venimeux. — Les espèces sont très-nombreuses. Parmi celles qu'on trouve en Europe, nous en citerons deux :1° le Lézard vert, dont la teinte vive et brillante approche de la couleur vert-perroquet : il est commun dans le midi de la France, où on le mange sans répugnance; on le trouve aussi aux environs de Paris : on distingue le Grand lézard vert, di1 Lézard ocellé /.. ocellata , parce que son dos dinairemeut ponctué de noir, et qui atteint quelquefois plus de 0"',40, et le Lézard vert propr. dit, ou Lézard vert piqué ou à deux bandes /.. viridis); 2° le Lézard gris des murailles {L. agilis , bien connu de tout le monde, et qui est, dit-on, sensible à la musique : c'est cette espèce que les anciens avaient surnommé l'ami de l'homme, sans doute parce qu'il est inoffensif et qu'il se plaît dans le voisinage de nos demeures. Ses mouvements sont agiles et gracieux; on peut l'apprivoiser facilement.

On appelle vulgairement Lézard d'eau, la Salamandre; /.. éeadlen.r, le Pangolin; l. goitreux, l*Anolis; L. d'Amérique, l'Iguane. Poy.ces mots.

LHERZOLITE, espèce de Pyroxène. Voy. acerra.

LIAIS OU iii i ; î . i DELIAIS, pierre calcaire dure, d'un grain très lin. d'une cassure terreuse, qui BSl tirée des carrières des environs de Paris, notamment de Saini-Cloud, d'Arcueil, etc., et. qui est pn

faire des dalles, des chambranles de clienii des

sculptures, des moulures. La chapelle de Vt rsailles

est en très-beau liais, ainsi que les bas-rolie's ,1e la fontaine des Innocents à Paris. Cette roche appartient à l'étage supérieur du calcaire grossier. Ou distingue le /.. franc ou doux, qu'on emploie d dallage, associe au marbre noir, et le plus dur que le pré' l'dent.

LIAISON (du lat. ligatio). Cfl moi, outre son sens g uéral, signifie • 1" en Maçonnerie, une manière d'arranger et de lier les pierre* ou les briqe.es, ,|e sorte que chaque pierre OU brique recouvre le joint des deux qui sont au-dessous ' \,,n. \\>v vr.ru.) : t>\\ appelle / . ,) sec, celle dont les pierres sent posées sans mortier, leurs lits étant polis seul. 'ment et frottés au gris; L. île jouit, le mortier ou le plâtre détrempé

lia un.

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