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LEVIER

LÈVRES

3ns à exécuter sur le terrain même; la seconde, les tracées a effectuer sur le papier. — Les opérations sur le terrain se décomposent elles-mêmes en deux : le levé dupolygone topographique, c.-à-d.d'un polygone, fermé ou non, que l'on trace arbitrairement sur le terrain, et le levé de tous lespointsdu contour de ce terrain, on de son intérieur, lesquels points par rapport au polygone topographique prennent le nom de points de détail. Le levé du polygone topographique s'effectue, soit à la chaîne et au graphomètre par cheminement, car rayonnement simpleou par rayonnement composé, soit à l'aide de la chaîne et de l'équerre, soit enfin à la chaîne et h la boussole. Le levé des points de détail s'effectue également avec ces mêmes instruments. — Les opérations par lesquelles on trace sur le papier, conformément aux mesures prises sur le terrain, une figure semblable à celle de ce terrain, s'exécutent à l'aide de la règle, du rapporteur, et de l'échelle de réduction. — Quand on fait usage de la planchette pour le levé d'un plan, les opérations sur le terrain donnent immédiatement sur le papier la représentation de ce terrain. Ce dernier procédé est plus expéditif, mais il est peu rigoureux.

Voy. ARPENTAGE.

LEVÉE. Voy. Digue.

LEVER d'un astre, apparition d'un astre au-dessus de l'horizon, par l'effet du mouvement diurne apparent de la voûte céleste.

lever des i'uinces, partie de l'ancien cérémonial de cour. Aussitôt après le réveil du roi, on lui présentait l'eau bénite; puis, quand il avait passé sa chemise, on lui mettait successivement ses jarretières, ses boucles de soulier, son cordon bleu, son épée, etc. On distinguait le grand et le petit lever. Ce dernier était celui auquel on admettait les privilégiés jouissant des petites entrées chez le roi : c'était une première audience familière, donnée au saut du lit. Le grand lever était celui auquel on admettait ceux qui jouissaient des grandes entrées ; il se faisait avec plus de solennité.

lever-dieu, le moment de la messe où le prêtre élève l'hostie.

LEVIER (de lever). En Mécanique, onappelleainsi toute barre inflexible, retenue par un point fixe et qui sert à soulever, à soutenir ou à mouvoir un autre corps. Le point fixe s'appelle point d'appui; la lorce qui met en jeu le levier, puissance, et le corps à soulever, résistance. Si le levier est droit, et si les deux forces sont parallèles, les distances comprises entre le point d'appui et le point d'application de chaque l'une se nomment bras du levier. On distingue trois genres de levier : L. du premier genre, dans lequel le point d'appui se trouve entre les points d'application des forces (balance, romaine, grue, ciseaux, tenailles;; L. du second genre, qui présente la résistance entre le point d'appui et la puissance (rames, brouette); /.. du troisième genre, dans lequel la puissance tombe entre le point d'appui et la résistance (pinces, pincettes), etc. On donne quelquefois aux leviers du premier genre, le nom de L. hétérodromes du gr. ËTepo;, autre, et Spôu.o:, course , parce que les forces agissent, l'une d'un côté, l'autre de l'autre côté du point d'appui, et aux leviers du second et du troisième genre, celui de L. homodromes (du gr. ou-or, le même, ov,u.o:, course), parce qu'au contraire ils ont leurs forces du même côté. — Pour qu'un levier soit en équilibre, il faut que les forces qui le sollicitent, la puissance et la résistance, et qui tendent à le faire tourner en sens contraire, puissent se neutraliser mutuellement; il faut en outre, si les deux bras du levier sont inégaux, que les forces soient inversement proportionnelles à leur bras de levier. Ces conditions d'équilibre s'appliquent à un grand nombre de machines, qui ne sont, en dernier résultat, que des systèmes de leviers plus ou moins compliqués. Dans la Mécanique animale, on trouve dans les os de véritables leviers; les puissances sont les muscles locomoteurs; les résistances sont le poids des

parties à mouvoir; les points d'appui sont tantôt les articulations, tantôt le sol, ou tout autre corps fixe sur lequel s'exécutent les mouvements.

Les Chirurgiens ont donné le nom de levier à plusieurs des instruments dont ils font usage : tels sont: 1° le levier des accoucheurs (vectis obstetricius), employé dans les accouchements laborieux pour redresser la tête du fœtus : cet instrument, dont l'invention a été attribuée à Ruysch, à Roger Van Roonhuyzen et à Chamberlayne, a été fréquemment modifié, notamment par Péan et par Baudelocque; — 2° le levier du trépan, tige d'acier recourbée extrémités et qui sert d'élévatoire pour extraire la portion d'os détachée par le trépan : on s'en se:-t aussi dans les fractures du crâne pour relever les portions de la boîte osseuse qui se trouvent enfoncées dans la cavité crânienne; — 3" le levier droit et le levier de V Écluse, qui servent aux dentistes, le premier pour l'extraction des incisives; le second, pour celle des molaires : ce dernier est encore appelé langue de carpe et trivelin.

Levier pneumatique ou Mécanisme de Barker, appareil qui s'applique au clavier principal de l'orgue et qui a pour objet de faciliter l'abaissement <kjs touches, en détruisant, au moyen d'une série de petits soufflets et de soupapes à double effet correspondant à chaque touche du clavier, toute résistance sous les doigts de l'organiste. Une série de pédales permet de porter l'action du levier sur tel clavier que l'on veut. Voy. Orme.

LÉVIGATIOX (du lat. lœvigatio), opération qui est souvent employée dans les Arts, en Chimie et en Pharmacie, et qui a pour but d'obtenir certaines substances sous forme de poudre impalpable : elle consiste soit à broyer à sec les substances dans un mortier (Voy. Porpiiyrisatiox), soit à délayer une poudre dans beaucoup d'eau, à décanter le liquide trouble après l'avoir laissé en repos quelque temps, et à recueillir le dépôt qui s'est formé en poudre au fond du second vase. On conçoit que plus longtemps on aura attendu pour recueillir le liquide tenant les poudres en suspension, celles-ci seront d'un grain plus fin ; c'est ainsi en effet qu'on se procure des poudres à polir d'une division et d'une finesse extrême.

LÉVIRAT(du lat. levir, beau-frère). Ce motdésignait autrefois l'obligation que la loi de Moïse imposait au frère d'un défunt d'épouser la veuve de son frère. Aujourd'hui, il se dit en général de tout mariage contracté avec une belle-sœur.

LÉVITE, nom donné chez les Israélites, aux ministres du culte, parce qu'ils appartenaient tous à la tribu de Lévi. On appelle Lévitique, le 3e livre du Pentateuque de Moïse qui traite de tout ce qui regarde les fonctions des lévites. — Aujourd'hui, surtout dans le midi de la France, le mot lévite désigne une sorte de vêtement d'homme et de femme, en forme de redingote, assez semblable au costume des Il est aussi synonyme de redingote.

LÉVITIQUE. Voy. Lévite.

LEVRAUT, jeune lièvre. Voy. Lièvre.

LÈVRES (du lat. labra), parties charnues et vermeilles qui forment le contour de la bouche. Elles sont distinguées en L. supérieure et en L. inférieure. On appelle commissure l'angle qu'elles forment à leur point de jonction. Quatre couches différentes constituent l'épaisseur des lèvres : la couche cutanée, épaisse et adhérente; la couche musculeuse, la couche glanduleuse et la couche muqueuse qui forme la face interne des lèvres. Leurs artères sont fournies par la faciale et la maxillaire interne , leurs nerfs viennent de la 5e et de la 7e paire. La lèvre supérieure se couvre, chez l'homme, de longs poils( Voij. Moustaches) et chez la femme d'un léger duvet. — Chez les Animaux, les lèvres n'existent proprement que chez les Mammifères.chez quelques Reptiles .Tortue) et quelques poissons (Cyclostomes) : ce n'est que par analogie qu'on donne le nom de lèvres à diverses pièces cornées de la bouche des Insectes. Voy. Laef.e.

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