I.i<-n L amia , le Derbis (L. glauca),et la /.. sinueuse
'L. sinuosa). Leur chair est délicate et recherchée.
LICHEN fdu gr. ).e'./jf;v, dartre , inflammation de
la peau caractérisée par un prurit très-incommode et par l'éruption de petites papules agglomérées ou confluentes, d'un rouge plus ou moins vif, qui donnent lieu à des ulcérations superficielles, à la sécrétion d'un liquide séro-purulent, à des croûtes et à des squammes. Toutes les variétés de cette affection se ramènent à deux : le L. simplex, quelquefois aigu, plus souvent chronique, etle L.agrius, presque toujours chronique. Au L. simplex se; rattachent les variétés dites pilnris,lividus, gyratus, circumscriptus, urticatus, etc.
LICHENS, LiciiÉNACÉEs(du gr. ).ei/r,v, dartre). Les Lichens constituent une classe importante de plantes Cryptogames amphi gènes, formant le passage des Algues aux Champignons. Ces végétaux n'ont ni racines, nitiges, ni fleurs, ni feuilles; quelques-uns forment des espèces de touffes ou de gazon ; mais le plus souvent ce sont des croûtes qui s'étalent comme de véritables dartres sur toute espèce de supports, écorces d'arbres, pierres humides, rochers arides, etc., excepté sur les matières en décomposition. Parfois ce n'est qu'une poussière brune, grise ou noirâtre qui s'étend sur toute la surface d'un monument ou d'un rocher : la couleur sombre des vieux édifices de Paris est due à un lichen microscopique; d'autres fois, au ci mtraire.ces végétaux présentent des couleurs assezvives: il y en a de jaune-citron ponctués de noir, de couleur orange; d'autres, d'un beau rouge écarlate. Les lichens sont les premiers défricheurs du sol : ils croissent sur la pierre nue, s'y remplacent les uns les autres, sont remplacés ensuite par des mousses, jusqu'à ce qu'il y ait formation d'une terre végétale capable d'alimenter des plantes plus vigoureuses. On trouve partout des lichens jusqu'à la limite des neiges éternelles et jusqu'au pôle.
L'organe végétatif des lichens, ou thalle, est constitué par une lame ou pellicule, formée de cellules extérieures et de tubes entrelacés au milieu. Ces tubes font quelquefois saillie à la face inférieure et servent de crampons ou de points d'attache. Les extrémités internes de ces mêmes tubes bourgeonnent et forment de petites cellules vertes (gonidies) qui donnent au thalle sa coloration et qui s'amassent à sa surface en petites niasses. Les lichens se reproduisent soit au moyen de ces gonidies, soit par des spores (stylosporcs) enfermés dans des cavités spéciales [pyxides ou cistules), soit et plus fréquemment par un mode de reproduction sexuée : l'organe mâle (spermalir) est enfermé dans une cavité [spermogonte] et l'organe femelle (oospore) dans des cellules [thèques) disposées sur une expansion de la matière corticale du thalle et formant des sortes de cupules qui couvrent la surface du lichen : ce sont ces parties qui sont ordinairement colorées en vert, brun, rouge ou jauni'.
On compte aujourd'hui plus de 1500 espèces de Lichens, réparties en GO genres environ. M. Camille Montagne, qui a fait de ces végétaux une étud ciale en a formé la famille des UchéMpêes qu'il partage <n deux grandes sections: les Gyjnnocarpes et les Angiocarpes. Parmi Les principales espèces nous (itérons: le Lkhcn d'Islande ou Çétraire [Cetroria islandioa] qui entre dans l'alimentation des indigènes de cette contrée et qu'on emploie en médecine comme fortifiant, ainsi que le S&tapu/monaria, dans les affections de poitrine, les catarrhes chroniques, etc.; on les réduit en une espèce de farine dont on
fait des pâtes, des pastilles, des pOI | Ifi Li-
chendes rennes Clàdonia ou Cejunnyce rangifèrina),
qui forme presque la seule nourriture des rennes
dans les solitudes glacées de la Lapooie; diversea espèces des genres Roccella, Paretta, PurmeUa^ Brnea, etc., employées en teinture ei qui servent notamment à la fabrication de VorseilU. Voy. CS mot. LICITATION du lat. licitatio), acte par lequel les