LIERRE
•copropriétaires par indivis d'une chose qui ne peut <Hre partagée commodément ou sans dépréciation, ou que ne veut prendre aucun des copartageants, la fout mettre aux enchères pour qu'elle suit adjugée au plus offrant et dernier enchérisseur (C. Nap., art. 1686-88). La licitation peut être volontaire, quand tous les copropriétaires sont majeurs, maîtres de leurs droits, présents et d'accord entre eux. Elle est nécessairement judiciaire, quand ces conditions ne •sont pas toutes réunies. Le Code de procédure (art. 366-986) règle les formes à suivre dans ce dernier cas.
LICORNE (corruption- du lat. unicontis), Monoceros, animal qui, selon les écrivains anciens, se rapproche de l'âne et du cheval, et dont la tète est surmontée d'une seule corne, longue et aigué. D'après les traditions, la licorne aurait le corps blanc, les yeux bleus; elle serait remarquable par sa force, son agilité et sa fierté ; c'est dans l'Afrique, l'Arabie «t l'Ince qu'on prétendait avoir vu cet animal. Quelques voyageurs modernes ont affirmé avoir vu des licornes; mais ils n'ont apporté aucune preuve authentique à l'appui de leurs affirmations. Aujourd'hui, l'existence de ce quadrupède est niée par les savants, et l'on pense que les anciens ont vu les licornes tantôt dans YUrus (bœuf sauvage), tantôt dans le Rhinocéros, qui n'a, en effet, qu'une seule corne, tantôt enfin dans l'Antilope oryx, espèce qui habite les pays où l'on plaçait la licorne, et dans laquelle quelques individus paraissent n'avoir aussi qu'une corne. — Dans le Blason, la Licorne sert tantôt de pièce principale, tantôt de cimier.
licorne, constellation de l'hémisphère austral, située entre le grand et le petit Chien, Orion et l'Hydre. Elle se compose de 31 étoiles principales.
licorne de mer, nom vulgaire du Nrtrval.
LICTEURS (du lat. lictor), officiers publics qui marchaient devant les premiers magistrats de Rome, portant une hache enveloppée et liée dans un faisceau de verges; ils faisaient à la fois office d'appariteurs et de bourreaux. Voy. le Dict. d'H. et de G.
LIE (orig. inc), dépôt épais que le vin et le cidre laissent précipiter au fond des barriques dans lesquelles on les reçoit au sortir de la cuve ou du pressoir. On hâte le dépôt de la lie en collant les vins ( Voy. Collage). On ne jette point la lie du vin ; on en fait de mauvaise eau-de-vie et surtout du vinaigre. Le résidu terreux se vend aux chapeliers, qui s'en servent pour le feutrage des laines et des poils; le marc, ou résidu le plus grossier, se brûle à l'air libre, et forme la cendre gravelée, qui sert pour la préparation de la crème de tartre.
LIÉ, en Musique. Voy. Détaché.
LIED. Les Allemands appellent ainsi ce que nous appelons chanson. Il y a des lieder de tout genre, guerriers, nationaux, amoureux, etc. Gœthe, Gleim, Voss, Burger, Arndt, Kœrner, Uhland sont les auteurs des lieder les plus renommés en Allemagne.
LIEGE (du lat. levium, de levis, léger), Suber. On donne ce nom : 1° à une espèce de Chêne vert, leQuercus suber, le Chêne-liège, qui croît en Espagne, en Italie, en Algérie, et dans le midi de la France, et dont l'écorce est remarquable par sa légèreté ; 2° à cette écorce même. — A proprement parler, le liège n'est pas l'écorce, mais seulement l'épiderme de l'arbre. Cette substance se compose d'un tissu spongieux et élastique, dont les cavités contiennent des matières astringentes, colorantes, et résineuses ou grasses •qui le rendent difficilement perméable à l'eau. La récolte du liège se fait, tous les 8 ou 10 ans, à l'aide d'incisions transversales et longitudinales :un même arbre peut fournir de 10 à 12 récoltes. Le liège sert a faire des bouchons (Voy. ce mot), des semelles pour garantir les pieds de l'humidité, des corsets pour aider à la natation, des flotteurs pour soutenir les filets des pêcheurs, etc. Brûlé dans des vases clos, il donne le noir d'Espagne, qu'on emploie dans la peinture. Les chimistes ont extrait du liège une matière analogue à la cire, la subérine, qui, traitée par l'acide
azotique, se convertit en acide oxalique et en acide subérique.
LIEGE IOSSILE. Voy, ASBESTE.
LIEGEOIS Cai.ma.nach). Voy. \lmanacii.
LIE.\TERIE(du gr. Xstcvrep6z, de ).£Ïo;, lisse, glissant, et F.vxepov, intestin; parce que les anciens ["lisaient que, dans cette maladie, la tunique i:: des intestins devenait si glissante qu'elle la passer les aliments sans les digérer), espèce de diarrhée chronique, commune chez les enfants, et dans laquelle ils rendent les aliments à demi digérés. Elle est souvent le résultat d'une alimentation prématurée chez les enfants à la mamelle ; c'est alors un des symptômes du carreau. Voy. ce mot et Entérite.
LIERNE, nom vulgaire de la Clématite des haie .
LIERNES (de lieu ?), pièces de bois de O^ISS 'i 0"',200 d'équarrissage, à l'aide desquelles on lie entre elles et l'on bride les solives d'un plancher qui ont une grande portée. Dans ce but, on dispose les liernesen travers et on les entaille delà moitié de leur épaisseur à l'endroit où elles croisent chaque solive : puis l'on y met des chevilles, qui entrent à travers l'épaisseur du bois, et qui vont jusqu'aux deu\ tiers des solives. — On donne aussi ce nom aux nervures des voûtes ogivales qui portent des tiercerons et forment en se réunissant une croix dont la clef est le centre.
LIERRE, Hederu, genre de la famille des A.aliacées, renferme des arbrisseaux grimpants eu droits qui atteignent quelquefois des proportions considérables. La jeule espèce qui croisse en Europe connue sous le nom de Lierre commun ou grimpant (H. hélix), se compose d'arbustes sarmenteux, dont les feuilles alternes, d'un vert sombre et parfaitement unies, varient de forme sur le même pied : il y en a qui sont échancrées et découpées en 3 ou 5 lobes ; d'autres qui sont entières, en forme de fer de lance. Les fleurs du lierre sont vertes et disposées en bouquets ronds, qui sont remplacés par de petits fruits violets renfermant de 3 à 5 graines. Le lierre s'attache tout aussi bien aux pierres, aux vieux murs, qu'au tronc des arbres : il se sert à cet effet de vrilles en forme de racines qui naissent du corps même de la tige, du côté qui s'appuie aux corps environnants. Quelquefois il rampe sur la terre en traçant; on peut alors s'en servir pour faire des bordures ; toutes les parties de la plante exhalent une odeur forte quand on les écrase. Ses feuilles sont employées pour panser les cautères. Lorsque les fourrages sont peu abondants, on donne les feuilles du lierre aux moutons, aux chèvres et aux vaches, qui les mangent avec avidité. Les baies sont purgatives, et excitent le vomissement; cependant les merles et les grives s'en nourrissent pendant l'hiver. Son bois est léger, grisâtre, poreux. On l'emploie, surtout les racines, à faire des tasses, et comme les liqueurs passent à, travers, on forme avec la partie la plus tendre des filtres pour les fontaines. Les cordonniers se servent de ce bois pour aiguiser et adoucir les tranchets avec lesquels ils coupent le cuir. — Les anciens avaient consacré le lierre à Bacchus ; les buveurs s'en couronnaient, dans la pensée que la fraîcheur de sa feuille tempère la chaleur de la tête échauffée par le vin ; on décernait aussi des couronnes de lierre aux poètes qui avaient remporté le prix, parce que cette plante, toujours verte, était un emblème d'immortalité. — On donne pour emblème à l'amitié un lierre entourant de sa verdure un arbre renversé, avec la devise : Rien ne m'en peut détacher.
lierre terrestre, dit aussi C/wwto'we, Glécome ou Gécome, Herbe de St-Jean,Terrette, Rondelette, plante vivace de la famille des Labiées, tribu des Népétées, qui croît dans les lieux ombragés, et dont les feuilles ont quelque ressemblance avec celles du lierre. Sa tige, longue do 0m10 à 0m,20 est rude et velue, rampante à la base et dressée à la partie supérieure ; ses feuilles cordiformes, arrondies, obtuses, crénelées, velues. Cette plante exhale une odeur aromatique et agréable. Sa saveur est un peu acre et amère.
LIEUE