‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 893 sur 1672 · LIEUTENANT · texte numérisé non relu

LIEUTENANT

On la proscrit en tisane dans les catarrhes pulmonaires chroniques.

LIEU (du lat. locus), portion de l'espace, ou espace qu'un corps occupe (Voy. Espace). — On appelle Heu géométrique, une ligne droite ou courbe dont tous les points jouissent d'une propriété commune à l'exclusion de tout autre point. C'est ainsi que la perpendiculaire au milieu d'une droite est le lieu des points également éloignés des extrémités de cette droite; que la bissectrice d'un angle est le lieu des points équidistants de ses côtés ; que la circonférence est le lieu des points également distants d'un point fixe appelé centre, etc.

LIEU. Dans l'anc. Jurisprudence, on appelait privilège du double lieu le droit qu'avaient les frères et sœurs germains d'exclure de la succession les consanguins et les utérins. Aujourd'hui, ils ne font que prendre part dans les deux lignes (C. Nap., art. 733;.

Lieux publics. Outre les rues, les places, les promenades, on désigne spécialement par ce nom, dans ^'Administration, les établissements qui sont ouverts au public, tels que les spectacles, cales, cabarets, maisons de jeux, etc. Aux termes de l'art. 9 de la loi du 22 juillet 1791 , les agents de police peuvent pénétrer dans ces lieux à toute heure de jour, et même de nuit, tant qu'ils sont ouverts au public.

lieu, nom vulg. du Merlan jaune, poisson que l'on pèche sur les côtes de la Manche. Voy. Merlan.

liei'x communs (du lat. loci communes; en gr. tônoi). Les anciens Rhéteurs désignaient sous ce nom les divers aspects généraux sous lesquels il est possible d'envisager un sujet donné, de manière à en tirer ce qu'il contient et à le traiter entièrement. Ce sont des idées générales applicables à la plupart des sujets, et des répertoires où l'on peut puiser des idées. On distingue les lieux communs en lieux intrinsèques et lieux extrinsèques. Les premiers sont au nombre de sept : la définition, soit générale, soit partielle ; Yénumération des parties, qui expose tous les détails du sujet, toutes les circonstances du fait; le genre et l'espèce, où l'on cherche à prouver que ce qui est vrai du premier l'est nécessairement de la seconde et réciproquement ; la comparaison et les contraires, qui consistent à tirer une conclusion de deux idées ou de deux faits qui se ressemblent ou qui sont opposés ; les choses qui répliquent, qui se rattachent aux contraires ; enfin, les circonstances (Voy. ce mot), auxquelles on peut rattacher la cause et Veffet, ainsi que les antécédents et les conséquents, les accidents, etc. On en compte cinq des seconds : la loi, les titres, la renommée, le serment, les témoignaqes. Aristote y ajoute la torture. Voy. ces mots.

Les écrivains et orateurs ecclésiastiques ont nommé par imitation lieux théologiques , des sources où ils peuvent puiser des arguments pour établir leurs opinions ou réfuter celles des autres. On en admet 10 : l'Ecriture sainte, la tradition, l'Église catholique, les conciles, les souverains pontifes, les Pères, l'autorité de l'histoire humaine, celle des théologiens scolastiques et des docteurs, celle des philosophes et la raison naturelle. Tous sont évidemment des lieux communs extrinsèques.

LIEUE (du lat. leuca), ancienne mesure itinéraire de France, encore usitée en Espagne et en Portugal, et dont la longueur varie selon les pays, ou même, dans chaque pays, selon les provinces. En France, \-A lieue a été remplacée, comme mesure itinéraire, par le mi/riamètre, et pour les petites distances, par le kilomètre. La lieue commune de France, de 25 au degré, valait 2,282 toises ou 4,444 mètres; la lieue de poste, 2,000 toises ou3,898 mètres; la lieue marine, de 20 au degré, 2,850 toises, 441, ou 5,5550,,958. La lieue commune d'Espagne et de Portugal équivaal a 5596B, 569. — On appelle lieue de pays une lieue un peu pins grande que la lieue commune, et variable elle-même avec les localités.

Le tableau suivant donne la conversion des anciennes lieues de France en mesures nouvelles :

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