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LIGNEUX

On appelle ligne trigonométrique d'un arc on d'un angle une droite dont la grandeur est tellement liée à celle de l'arc ou de l'angle que la connaissance de l'uneentrainecellede l'autre. Ilya six lignes trigonométriquea principales: le sinus, la tangente, la sécante, [e cosinus, la cotangente,\eicosécante.

En Astronomie, on appelle lignedes absides le grand axe de l'orbite d'une planète ; — ligne des nœuds, la droite suivant laquelle le plan de l'orbite d'une planète ou de la lune coupe le plan de l'érliptique.

En Géographie, la ligne se dit familièrement pour la ligne équinoxiale ou Yéquateur. — La ligne de /"triage des eaux est la suite de montagnes qui séparent les bassins hydrographiques. Voy. Bassin.

Dans l'ancien système des poids et mesures français la Kgne était le 12e du pouce, ou 144e du pied. quivaut à la 443e partie du mètre ou à 2""",256.

ligne. En Généalogie, on appelle ligne tonte série ndants ou descendants partant d'un même chef. Chacun des frères est le chef d'une li;;ne, qui, à son tour, peut se scinder en branches, les branches en rameaux, les rameaux en rejetons, etc. — On appelle ligne aînée, directe ou droite, celle qui va de père en fils, soit en montant, soit en descendant. Les autres lignes sontdites lignes collatérales, et l'on y distingue : la 2e ligne ou ligne puînée, la 3e ligne, la 4e ligne, et ainsi de suite. C'est dans ces lignes que sont placés les neveux, les oncles, les cousins, etc. Les lignes sont encore masculines ou féminines, suivant qu'elles descendent des hommes ou des femmes. — Le Code Napoléon a fixé (art. 733-755) la manière dont les successions devaient se partager entre les différentes lignes. Voy. Succession.

Dans l'Art militaire, ligne indique la direction des «roupes pour combattre ou manœuvrer. La ligne de direction est celle que l'on suit pour aller d'un lieu à un autre. — On nomme ligne d'opération celle qu'une armée doit rallier sans cesse pour concourir à une grande opération. Elle est offensive ou défensive, simple ou multiple, etc. La ligne pleine est celle où la droite d'un corps s'appuie à la gauche d'un autre corps, par opposition à la ligne par intervalles. La ligne de bataille est la ligne sur laquelle sont rangées les troupes prêtes à marcher sur l'ennemi ou a le recevoir ; il peut y avoir plusieurs de ces lignes. On distingue également ligne d'infanterie, ligne de cavalerie, ligne d'artillerie. Dans les manœuvres, c'est sur la ligne de bataille que doivent se déployer les troupes; en colonne, la ligne des guides indique la direction de la marche.

La troupe de ligne (ou par abréviation la ligne) se compose des corps qui forment la ligne de bataille, tant infanterie que cavalerie : en général on oppose ceite dénomination à celle de troupes légères; les corps qui forment la ligne sont les plus compactes et de beaucoup les plus nombreux.

Dans la Fortification, les places sont dites de lr*, de 2e, de 3e ligne, selon leur plus ou moins de proximité de la frontière. Les retranchements sont dits lignes -Y et de là des lignes bastionnées, à redan, à tenailles, à crémaillères, à intervalles, etc. Les assiégeants tracent autour des places qu'ils attaquent des ligne* de circonva/lation, auxquelles souvent l'assiégé oppose des lignes de contrevallation.

Dans le Tir, on distingue la ligne de mire, droite qui unit l'œil du tireur et le but ; la ligne de tir, droite suivant laquelle le projectile est chassé.

Dans la Marine à voiles, on appelait ligne toute réunion de vaisseaux de guerre rangés sur un môme ruinli de vent. La ligne du plus prés était celle, des bâtiments formant avec le vent an angle de 67°30'. On la nommait ligne du plus près tribord, quand les bâtiments recevaient le vent par la droite, et ligne du plus près bâbord, quand ils le recevaient par la gauche. Le vaisseau de Hgne était un grand vaisseau ayant au moins 50 pièces de canon, et destiné à combattre en ligne de bataille. — Ligne se dit aussi d'un cordage qui sert à retenir le loch, la sonde, etc.

ces mots). — Ligne de flottaison. Voy. Flottaison. Lignes de musique, lignes accidentelles ou posti- . Voy. Pohtéb et Notation.

lignes de niveau. On appelle ainsi, dans l'Arpentage, les lignes d'un terrain, dont tous les points ont la môme cote. Si le terrain est peu étendu, on peut les considérer comme obtenues en le coupant par une suite de plans horizontaux. Si au contraire le terrain est trop étendu pour qu'on puisse faire abstraction de la sphéricité de la terre, on doit les regarder comme obtenues en le coupant par une suite de sphères concentriques à la surface des mers. Le moyen le plus commode employé dans la détermination pratique des lignes de niveau d'un terrain, consiste à opérer le nivellement d'une suite de lignes tracées arbitrairement sur ce terrain, mais autant que possible dans le sens de sa plus grande pente, puis à réunir par une ligne continue les p ints de ces différentes lignes qui ont même cote. Dans les plans cotés, on est dans l'habitude de figurer les lignes de niveau, suivant les cas, de lm en lm, ou de 2m en 2m, ou de 5m en 5°. Leur emploi a pour effet d'abord de décharger le plan d'une suite de nombres représentant des cotes, et qui ne peignent rien à l'esprit; puis de donner, à première vue, une idée de la forme générale du terrain, car là où les IL niveau sont très-serrées, la pente est considérable, tandis qu'elle l'est peu, là où les lignes de niveau sont écartées. Enfin les lignes de niveau permettent de résoudre une suite de problèmes importants relativement à la constitution superficielle d'an terrain, Voy. Plans cotls.

Ligues tel graphiques. Voy. Télégraphe.

lh.ne. Dans l'art de la Pèche, la ligne est un fil ou une ficelle avec un hameçon, que l'on garnit d'un appât {Voy. ces mots) ; on fait aussi les lignes en crin blanc et en soie : ces dernières sont préalablement soumises à une torsion particulière qui les empêche de vriller quand elles sont plongées dans l'eau. Généralement, les lignes sont attachée à une ranne en roseau, en bambou, en noyer blanc, etc.; formée de 4 à 5 brins s'emboitant l'un dans l'autre, à l'aide de viroles. Elles sont en outre munies d'un plomb, oui tient l'appât au fond de l'eau, ainsi que d'une flotte et d'un bouchon, qui maintiennent la ligne à la surface, et indiquent si le poisson mord. — Il y a presque autant de sortes de lignes que d'espèces de po.- La ligne d'eau douce se termine preque toujours par un fil long de 0",40, transparent et très résistant, auquel on fixe l'hameçon ; c'est le ciin de Florem e produit du ver à soie sacrifié au moment où il va tiler. Une même ligne porte souvent plusieurs hameçons. On distingue : les L. de fond et les L. ordi

ci sont ou flottantes ou dormantes, et les lignes flottantes, à leur tour, se subdivisent en L. à la volée (pour le poisson entre deux eaux), et L. ù fouetter (pour le poisson qui vient à la surface). Quant aux lignes dormantes, fixées à une gaule dont le bout est enfoncé sur le rivage, elles ne tenues, et une personne peut en surveiller plus à la fois. Avec les lignes de fond on peut faire trois espèces de pêches : pèche à ■ presque immobile), pèche à la trai très-nombreux hameçons esl tendue p au rivage), pèche aux jeux les lignes ; bord d'un bateau pêcheuren mouvement . i

à fond et les lignes donnantes ne sont permis des concessionnaires. Toute ligne qui porte on lingot de plomb du poids d'environ .

comme ligne de fond.

LIGNEUX (du lat. lignosus, de Ugnun \i \~<\ Botanique, on appelle le ligneux ou Lois proprement dit : c'est un compost

f Voy. ce mol el de matière incrustante, matu p

ble, dure, d'épaisseur variable, qui constitue b férencesqui existent entre les nombreus de bois. — Le tissu ligneux, est ce tissu fibreux qui forme le bols; les couches ligneuses sont ces zones

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