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LION

LINGULE, lingula, genre de Mollusques, de l'ordre des Brachiopodes brachidés, et type de la famille des Lingulidées : coquille ovale déprimée en forme de languette, un peu inéquivalve, à crochets latéraux, sous lesquels, à la partie inférieure est une rainure profonde pour le muscle extérieur ; elle adhère au rocher par un long pédicule tendineux. L'animal est ovale, oblong, aplati, symétrique. Les lobes du manteau sont désunis dans la moitié antérieure de leur contour, et contiennent dans leur intérieur des branchiessubpectinées. Les Lingulcs se trouvent à l'état fossile depuis l'étage silurien; les espèces vivantes habitent le sable fin des mers chaudes -.elles sont comestibles. La L. anatinc, dont la coquille verdâtre a quelque ressemblance avec le bec d'un canard, se trouve dans la mer des Molnques.

LlxiMKNTfdu lat. linimentiim), médicament onctueux et liquide, contenant ordinairement de l'huile comme base principale, et que l'on emploie à l'extérieur en frictions contre les maladies nerveuses et surtout contre les rhumatismes. Les liniments peuvent être narcotiques, excitants, etc., selon la matière qu'on y fait entrer. Les plus usités sont : le L. ammoniacal on volatil, composé de certaines proportions d'ammoniaque liquide et d'huile d'olive ou d'amande douce : il agit comme irritant; le L. calcaire, composé d'eau de chaux récente et d'huile d'amandes douces : ils sert surtout contre les brûlures; le L. camphré, employé contre les foulures : on le prépare avec de l'huile d'olive et du camphre ; le L. narcotique, mélange de baume tranquille et de laudanum de Sydenham ; le L. sédatif de liuchau, composé d'onguent populéum, de laudanum liquide et de jaunes d'oeufs frais : on l'applique sur les tumeurs hémorrhoïdales ; le L. stimulant anglais, analogue au baume opodeldoch; le L. de térébenthine, etc. I '/y. Onction.

LIMNÉE (du célèbre Linné), Linnœa, genre de la famille des Caprifoliacées, tribu des Lonicérées, renferme des plantes herbacées, analogues au Chèvrefeuille, rampantes, à racines fibreuses, vivaces ; à tiges filiformes, munies de quelques poils blancs; à feuilles toujours vertes et opposées ; ;i fleurs blanches, penchées et velues, exhalant une odeur agréable. La Linnée croit dans les régions boréales ou sur les montagnes, p. ex. dans les Vosges et en Suisse, etc. En Suède, on l'emploie contre le rhumatisme, la goutte, la sciatique, etc.

LINON (de lin), batiste extrêmement claire et d'un apprêt très-ferme. On en fait des fichus et des robes. C'est principalement dans le département du Nord, à Cambrai, à Valenciennes, etc., qu'on récolte le beau lin dont se fait le linon.

LINOT, petit de la Linotte. Vou. ci-après.

LINOTTE, lÀnaria, genre d'Oiseaux, del'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés , a beaucoup de ressemblance avec le Chardonneret et le Pinson. Les linottes vivent en société, excepté à l'époque de la reproduction, et voyagent de compagnie ; l'été, elles affectionnent la lisière des bois, les haies et les buissons; l'hiver, elles descendent dans les plaines et dans les lieux découverts et cultivés. Elles se nourrissent de, préférence de graines de lin,

de navette eu de chanvre ; elles dévorent aussi les bourtreons des peupliers, dos tilleuls et des bouleaux. Le chant de. la linotte est fort agréable, surtout au printemps. Dans la captivité', elle s'apprivoise aisément, et peut apprendre des airs et même des paroles. La linotte a la tète fort petite ■ l'étourdene de

Cet oiseau est devenue proverbiale. — |,es espèces les

S lus connues sont: la Linotte commune (L. cannaina), dite aussi L. des vignes , Bec-figue d'hiver: front et poitrine rouges au printemps; gorge blanchâtre, grivelée; bec noirâtre; rémiges primaires largement bordées de blanc; tectrices Blaires unicolores : elle est répandue dans toute l'Europe ; la /.. i/r montagne 't.. flavirostris) •. bec jaune, croupion d'unbrun rouge chez le mâle, une Beule bande Man-

che à l'extrémité des grandes tectrices alaires ; elle est commune en Ecosse et en Suède ; la L. cabaret ou Sizerin, à plumage roussâtre ; et la L. boréale, à plumage blanchâtre.

LINTEAU (du b.-lat. lintellu s, p. limitellus, dimin. de limes, limite), pièce de bois, de pierre ou de fer, que l'on meten travers au-dessus de l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre, pour en former la partie supérieure et soutenir la maçonnerie qui est au-dessus de cette ouverture ; le linteau pose sur les piedsdroits. Lorsque la baie est en voûte, on met, au lieu de linteau de bois, une barre de fer, qui sert à soutenir les claveaux.

LlNUS, dit aussi xlinus (du gr. aï Aîvoî), chant de deuil, chez les anciens Grecs. C'était dans l'origine un chant de regret en souvenir du printemps écoulé, mais peu à peu il se métamorphosa en un chant sur la mort du héros Linus, puis en un chant de deuil en général.

LINYPII1E (du gr. Xvuçoç, tisserand), Linyphia, genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille des Aranéides : mâchoires carrées et droites, 4 yeux au milieu de la tête, formant un trapèze, et 4 autres groupés par paires. Les Linyphies vivent sur les buissons, les genévriers, les pins , les fenêtres et les coins des murailles, et construisent une toile horizontale, à tissu serré, au milieu de laquelle elles se fixent dans une position renversée. Ces araignées sont les seules qui respectent les mâles lors de l'accouplement, et qui habitent avec eux sur la même toile. Elles sont communes aux environs de Paris.

LION, Felis leo, l'un des plus nobles animaux de la création. Il est rangé par les Zoologistes dans la famille des Félidés et forme la plus grande espèce du genre Chat. Le lion est à peu près de la même taille que le tigre ; quand il a atteint tout son développement, il a près de 2'" du museau à l'origine de la queue, et lin,30 env. de hauteur; sa queue se termine par une touffe de poils bruns ; le mile âgé de plus de 3 ans a le cou, les épaules et la poitrine ornés d'une épaisse crinière; il porte la tète relevée, ce qui lui donne un air majestueux. Le pelage du lion est d'un fauve plus OU moins foncé ; les jeunes lionceaux ont une sorte de livrée composée de bandes plus foncées. La \ie de cet animal peut se prolonger jusqu'à 40 ans : mais, en captivité, il vit beaucoup nmins. La lionne porte 108 jours, et met bas 3 ou 4 petits, qu'elle allaite pendant six mois avec les plus grands soins et les marques d'une grande tendresse. Le lion dort ordinairement le jour, et sort pendant la nuit pour chercher sa proie : c'est alors qu'il fait entendre son terrible rugissement, qui épouvante b animaux. Le lion est éminemment carnassier : la nature l'a armé', à cet effet, de dents puissantes et de

griffes redoutables Sa force musculaire ne II

peut-être qu'à celle du tigre. Quanta sa générosité,

dont on a tant parlé, elle est fort contestable. On apprivoise le lion assez facilement; mais la faim et l'amour le rendent toujours furieux et cruel. La i du lion étant fort dangereuse, on ne le prend guère qu'au piège. Cependant quelques hardis chasseurs

osent l'attendre à l'affût et l'abattent d'un coup de

fusil : Jules Gérard b' est fait un nom en Afrique dans ce genre d'exploits.

Les lions étaient beaucoup plus communs au que de nos jours: César et Pompée en firent paraître 500 à la fois dans le cirque de Rome. IN n existent plus guère qu'en Afrique, dans les n.

de l'Atlas et du Soudan; on en trouve quelques-uns dans l'Arabie el dansl'Inde, surtout au Bengali le lion de Barbarie est le plus grand de tous.

Le lion a, de tout temps, été considéré comme le roi des animaux, comme le type de la force et de 1.1

souveraineté : aussi plusieurs peuples, les Perses, clies

les anciens; Venise, la Belgique, chei les modernes, l'ont-ils pris pour emblème, ainsi que plusieurs ordres de chevalerie. La Fable DOUS montre le < bar d'î C.\ hèle traîné par deux lions. On trouv animal

LIPPITUDE.

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