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LIQUEUR

consacré au Soleil : son nom a été donné à une grande constellation {Voy. ci-après). En Egypte, le lion était le symbole de la vigilance et quelquefois du Nil. Hercule portait toujours une peau de lion comme trophée de la victoire qu'il remporta sur le lion de Mémée. Le lion est un animal héraldique : on le peint de profil, ne montrant qu'une oreille, et ayant le bouquet de la queue tourné contre le dos. On appelle Lion passant, celui qui semble marcher-, L.posé, celui qui est sur ses quatre pieds; L. monté, un lion qui n'a ni dents ni langue ; L. diffamé, celui qui n'a point, de queue; L. usant, celui qui, étant sur un chef ou sur une fascc, ne montre que la tête, le bout des pattes de devant et l'extrémité de la queue ; L. dragonne, un monstre qui a la partie antérieure du lion et le reste d'un serpent ; L. d'hermine, un lion dont le corps est couvert d'une fourrure d'hermine. Lion d'Amérique ou du Pérou. Voy. Cougiar. lion, constellation zodiacale qui donne son nom au 5e signe du Zodiaque. Cette constellation est située dans l'hémisphère boréal, au-dessous de la Grande Ourse ; elle a la forme d'un grand trapèze et se compose de 95 étoiles principales, dont deux de 1" grandeur à la base (a dite aussi Régulus ou le cœur et P ou la queue, cauda lucida), deux de 2e grandeur et les autres plus petites. — On appelle Petit Lion une autre constellation plus petite, composé de 55 étoiles, et située entre le Lion et la Grande Ourse. Lions d'or, monnaie d'or qui succéda sous Philippe de Valois, en 1338, aux écus d'or, et dont le nom provient de ce qu'on y voyait sous les pieds du roi un lion (symbole, dit-on, du roi d'Angleterre Edouard III). On n'en frappa qu'un an.

LIOUBE, entaille angulaire qu'on fait dans toute l'épaisseur d'une pièce de bois pour recevoir l'extrémité d'une seconde pièce, qui doit lui être liée. On la nomme aussi gueule-de-loup.

LIPARIE, Liparia, genre d'arbustes de la famille des Papilionacées, tribu des Génistées. Ils sont remarquables par l'élégance de leur port, la beauté de leur feuillage et la vivacité de leurs couleurs ; les feuilles sont lancéolées et d'un beau vert ; les fleurs, d'un jaune orangé. LaL. sphérique est originaire du cap de Bonne-Espérance.

LIPARIS, poisson {Voy. Cycloptère). — Insecte Lépidoptère. Voy. Bombycides.

LIPAROLÉ (du gr. ).iirap6;, gras), nom générique des préparations plus connues sous le nom de pommades. Voy. ce mot.

LIPOGRAMMATIQUE (du gr. ).eÎ7tw, laisser, et ■yptx[j.u.a, lettre), se dit de certaines compositions dans lesquelles on affecte de ne pas faire entrer une ou plusieurs lettres de l'alphabet. On accuse Pindare et Lasos d'Hermione d'avoir composé des pièces de ce genre. On cite une Iliade de Nestor de Laranda (me siècle ap. J.-C.), et une Odyssée de Tryphiodore, toutes deux lipogrammatiques. Viennent ensuite un ouvrage latin de Gordianus Fulgentius ;un poëme italien en 1600 vers d'Orazio Fidèle (1633), et des vers espagnols d'Isidore de Roblès(1709). De nos jours même, M. J. de La Boutrayc a publié une pièce de 250 vers sans E (Avranches, 1850).

LIPOME, Lipoma (du gr. Miro;, graisse), tumeur formée par une accumulation de tissu graisseux non enkysté, et caractérisée par des bosselures arrondies et par la mollesse et l'élasticité du tissu : ces deux dernières propriétés sont telles qu'elles peuvent donner lieu à une véritable fluctuation comme en produirait une collection liquide.

LIPOTHYMIE (du gr. XetiroOyjua), état de défaillance, dans lequel il y a perte subite et instantanée du sentiment et du mouvement, la respiration et la circulation continuant encore; elle diffère par là de la syncope, dans laquelle ces deux dernières fonctions sont aussi suspendues. L'irritabilité nerveuse semble être la cause la plus fréquente de cette affection ; les femmes y sont plus exposées que les hommes. LIPPITUDE (du lat. lippitudo), état chassieux

des paupières dû à une sécrétion surabondante de l'humeur sébacée que fournissent les glandes de Meibomius; c'est un symptôme de la b/épharite ou inflammation des paupières. Voy. Blkpharite.

LIQUATION (du lat. liquatio), opération souvent employée en Métallurgie, consiste à porter un alliage, ou un mélange de deux ou plusieurs métaux, à une température telle que l'un d'eux plus particulièrement subisse la fusion, de sorte que l'on puisse le séparer de l'autre. Ainsi le bronze, alliage d'étui n et de cuivre subit la liquation à une certaine température; la partie fondue est très-riche en étain. Dans l'Industrie, on fait subir la liquation au cuivre noir pour le débarrasser du plomb avec lequel il est souvent mélangé, et pour en retirer aussi l'argent qu'il peut contenir; la chaleur doit être assez douce et assez bien ménagée pour que le cuivre ne soit pus mis en fusion. C'est un des modes du ressuage. Voy. ce mot.

LIQUÉFACTION (du lat. liquefactio), transformation d'une matière solide ou d'un gaz en liquide. L'humidité liquéfie les sels. La chaleur détermine la liquéfaction de beaucoup de corps solides, notamment des métaux, des graisses, des résines [Voy. Fusion). On liquéfie les gaz et les vapeurs en les comprimant et en les soumettant à l'action d'un grand froid (Voy. Gaz). — Voy. aussi Solidification.

LIQUET (poire de), espèce de poire fort petite, qu'on appelle aussi Poire de la vallée.

LIQUEUR (du lat. liquor). On appelle liqueur toute espèce de substance liquide ; liqueur spiritueuse ou même simplement liqueur, toute boisson spiritueuse obtenue artificiellement, soit par la fermentation (eau-de-vie, kirschenwasser, rhum, genièvre, etc.), soit en mélangeant à l'eau-de-vie ou à l'alcool certains végétaux aromatiques ou leurs produits, ainsi que du sucre (anisette, curaçao, absinthe, etc.). On appelle liquoriste celui qui fabrique et le plus souvent celui qui débite les liqueurs. — Autrefois, on étendait le nom de liqueur à des boissons rafraîchissantes où il n'entrait aucun esprit : l'orgeat, la limonade, etc.

Les liqueurs de table, forment trois classes : 1° les liqueurs simples ou ratafias, très-peu sucrées, d'un degré spiritueux faible et peu aromatisées (ratafias de cassis, de coings, de cerises, eau d'anis, eau de noyaux, etc.) ; 2° les liqueurs fines on huiles, qui renferment une proportion plus grande de sucre et d'esprit (anisette, huile de rose, de vanille, etc.); 3° les liqueurs surfines ou crèmes : ce sont des liqueurs étrangères que, pour la plupart, on contrefait en France (curaçao, rosolio, marasquin, etc.).On emploie les liqueurs comme digestives ou excitantes ; on en fait surtout usage après les repas.

Les anciens n'ont point connu les liqueurs, l'hydromel ne pouvant passer pour tel. L'invention de la distillation, qu'on place au xivesiècle, amenacellcdes liqueurs; l'eau-de-vie pure paraissant tropâcre, on imagina de la sucrer et de l'aromatiser. Les Italiens excellèrent les premiers dans cet art et l'apprirent à toute l'Europe. C'est du règne de Henri II que date l'introduction des liqueurs en France.

Les vins de liqueur sont ceux qui contiennent une quantité plus qu'ordinaire d'alcool, de sucre, etc. (tels sont les muscats de Lunel, de Frontignan et beaucoup de vins d'Espagne). Ils sont moins pernicieux que les liqueurs composées. — Il se fabrique actuellement une quantité considérable de vins de liqueur artificiels, par le mélange de vin blanc ordinaire, de sucre et de diverses substances aromatiques propres à tromper le goût.

Les Chimistes et les Médecins nomment Liqueur arsenicale de Fowler, une solution composée d'acide arsénieux et de carbonate de potasse ; L. arsenicale de Pearson, une solution d'arséniate de soude ; L. de cailloux ou Verre solub/e, une dissolution de silice dans delà potasse liquide; L. fumante de Boyle, l'hydrosulfate sulfuré d'ammoniaque; L. fumante de Libavius, le chlorure d'étain ; L. fumante de Cadet,

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