LIS
l'oxyde de cacodyle; L. des Hollandais, la combinaison huileuse que le gaz hydrogène bicarboné produit avec le chlore ' Voy. Éthïlènb) ; L. de Labarraque, le chlorure de soude liquide ; L. de Lampadius, le
sulfure de carbone liquide; L. minérale ai d'Hoffmann, un médicament composé d'alcool, d'éther sulfurique et d'huile douce de lin; L. d< &wieten,une dissolution qui contient du chlorate suroxygéné de mercure, etc.
LIQUIDAMBAR (de liquida ambar, ambre liquide;, genre de la famille des lîalsamifluées, renferme des arbres résineux qui ont le port extérieur des platanes et qui sont précieux par le suc balsamique qu'ils fournissent. Le L. oriental fournit le rtyrax liquide { Voy. Styrax) ; le L. dt 'Amérique, arbre de IS^originaire de l'Amérique septentrionale,donne le liquidambar appelé aussi baume Cambre, baume ou huile copalme: c'est un suc résineux, d'une couleur ambrée, agréable à l'odorat, acre au goût. Le liquidambar jouit de propriétés émollientes et déter- Bives. On s'en est servi autrefois pour parfumer les peaux et les gants.
LIQUIDATEUR (de liquider). En Droit commercial, on appelle associe liquidateur, celui qui est chargé de liquider la société. Il est soumis au droit commun quant à la prescription, tandis que les actions contre les associés se prescrivent par 5 ans (C. de comm., art. 64).
LIQUIDATION7 de liquider). C'est l'opération par laquelle on apure les comptes, on les règle et les solde, et on en détermine le montant d'une manière invariable. On liquide une communauté matrimoniale, une succession, une société, etc. A la Bourse, les agents de change liquident leurs comptes tous linze jours. C'est à ce moment que ceux qui ont fait des marchés à terme, doivi nt prendre ou fournir livraison, ou bien payer les différences. Voy. MAR- CHÉS A TERME, Report, etc.
La liquidai l' m d'une société de commerce comprend toutes les opérations relatives au payement des dettes et au partage entre les associés de l'actif restant, lorsque la société cesse d'exister.
Tout jugement qui prononce une séparation de corps ou un divorce entre mari et femme, dont l'un serait commerçant, doit être soumis aux formalités prescrites par l'art. 872 du Code de procéd. civile; à défaut de quoi les créanciers seront toujours admis à s'y opposer pour ce qui touche leurs intérêts, et à contredire toute la liquidation qui en aurait été la suite art. GO . —Les syndics définitifs de la faillite poursuivent la liquidation des dettes actives ou pas- Bives du failli (art. 528).
Liquider des intérêts, c'est calculer à quoi monteni les intérêts d'une somme à proportion du taux de l'intérêt et du temps pour lequel ils sont dus. — Liquider ses affaires, c'est j mettre de l'ordre en payant ses dettes, en sollicitant le pavement ou retirant, les fonds qu'on a et qui sont disposés dans différentes affaires et entreprises de commerce.
LIQUIDE (du lat. liai .Un corps est liquide lorsque ses molécules jouissent d'une assez grande mobilité pour se mouvoir indépendamment les unes des autres, et céder à la plus légère pression : c'est un ét&t intermédiaire entre l'état solide q\ l'état fluide ou gazeux. Les liquides sont à peu près incompressibles. On les distingue, à cause de leur étal de fluidité plus ou moins parfaite, en corps aqueux, oléagineux, sirupeux, visqueux. Plusieurs substances
Solides peinent être amenées par la l'iiMun 8 l'étal
liquide, et cellesqui sont gazeuses sont amenées à cet état par l'abaissement de température et la compression. Les liquides prennent toujours la l'orme sphé
rique quand ils sont libres de toute influence étrangère : ainsi, du plomb fondu ou de l'eau prennent, en tombant, la forme de gouttes Bphériques ; c'est que, dans cette foi nie, chaque molécule est placée le plu-, près possible du centre : c'est un effet de la cohésion qui tend à rapprocher leurs parties. Les li-
quides ont été longtemps regardés comme incompressibles: John Canton, en 1756, a le premier démontré leur compressibilité. Voy. Compressiblute et
PlEZOMÈTBE.
En Physiologie, les liquides animaux sont: le sang, la bile, la lymphe, la synovie, la salive, les la le lait, les urines, etc.
En termes de Finance et de Droit, liquide indique ce qui ne peut plus donner lieu à des contestations: il se dit surtout d'une dette, d'une créance. La compensation ne peut coopérer qu'entre les dettes liquides (C. Nap., art. 1291).
En Grammaire on appelle consonnes liquides les lettres /, r, et quelquefois m, n, dont la prononciation est coulante et facile. Voy. Conso.vne et Lim.ual.
LIQUORISTE. Voy. Liqueur et Distillation.
LIHE (en ital. lira ; du lat. Nbra, livre), monnaie d'Italie, dont la valeur est aujourd'hui la même que celle de notre franc, et qui se divise en 1 Ou entesimi. Avant cette assimilation, la lire se divisait en 20 de 12 denariei savaleurvariaitsuivantleslocalites.il y avait des lires d'a> gent et des lires de compte. ■ les premières, on distinguait : la L. de Toscane, qui valait env. 0 fr. 83 c. ; la L. nouvelle du roi, lombard-vénitien, 0 fr. 87 c. ;la L. vieille, 0 fr. 76 c. ; la L. du duché de Lucques, 0 fr. 61 c. ; — parmi les secondes, la L. italienne, de 1 fr. ; la L. de idrd, ligne de 1 fr. 88 c. ; la L. de Piémont, 1 fr. 17 c; la L. hanco valida de Gènes, 1 fr. 036; lai. courante de Milan, 0 fr. 76i ; la L. impériale de Milan, 1 fr. 08 c. ; la L. de Toscane, 0 fr. 85 ; la L. du I 0 fr. 66 c. ; la L. de Venise, 0 fr. 51 c.
Limoi)i:M)RrM, arbre exotique. Voy. Tout-ter.
LIROCO.MTE. Voy. Cuivre arsehiaté.
LIS, Lilium, genre type de la famille des Liliacées, renferme des plantes herbacées naissant d'un bulbe à écailles charnues et imbriquées; à tige simple, droite, garnie de feuilles sessiles, étroites, yerticillées ou éparses; à fleurs en grappe ou en panicule terminale, sans calice ni corolle, et n'ayant qu'une seule enveloppe florale colorée, ou périantbe, à 6 segments distincts dès leur base , en foicloche ou roulés en arrière; chaque segment marqué en dedans d'un sillon longitudinal; étamines plus courtes que le pistil ; style couronné de 3 stigmates en forme de tète. — Ce genre comprend plus de 50 espèces, toutes remarquables par l'éli de leurs fleurs. L'espèce type est le Lis blanc ou /. s commum (L. candidum) , qu'on croit originaire de Syrie, mais qui est aujourd'hui répandu partout; tout le monde connaît ses grandes fleurs, d'un blanc pur, si odorantes, légèrement inclinées et en forme de cloche, il fleurit en juin et en juillet. Ce lis est surtout cultivé dans les jardins; mais on le trouve aussi à l'état naturel dans les prés et les champs. Parmi ses variétés, on recherche le L. ii f le L. ensanglanté, le L. à feuilles panach es, le L. à feuilles bordée*, etc. On doit éviter de plan' lis en trop grande quantité dans les jardins étroits et clos de murs, et surtout d'en conserver les leurs dans les appartements renfermés, si l'on ne veut
s'exposer à des maux de tète, à des vertiges et même à des Byncopes. Le lis a pour ennemi un coléi
rouge, le Lema, qui en détruit les Qeurs en peu de temps. Le seul moyen de se débarrasser de cet insecte c'est, d'enlever toutes les larves à mesure qu'on les
trouve. — On emploie l'odeur du lis blanc pour parfumer des pommades, ,le^ essences, des DUlles, OtC.
Ses bulbes cuites s'emploient quelquefois en cataplasmes pour hâter la maturité' des abcès.
Le Lù bulbifère [L. bulbiferum) a de grandes Qeurs Campanulées, d'un pourpre jaunâtre ou sa-
frané, parsemées intérieurement de petites taches
noires, pubescentes sur leur rainure; le LU orangé (L. croceum) se rapproche beaucoup du précédent; tous deux servent à l'embellissement de nos jardins. — Le Lis martagon se distingue eneequesatige est ponctuée de lu-un , et les Begments de sa corolle