LITHARGE
L'invention de la basse et de la liaute lisse semble venir du Levant. Les Anglais et les Flamands, qui y ont les premiers excellé, en ont peut-être apporté l'art au retour des croisades. En France, ce fut seulement sous le rogne de Louis XIV que Colberi établît les manufactures de Beauvais et des Gobelins, où furent fabriquées ces belles tapisseries de haute lisse qui ne le cédèrent à aucune des plus belles d'Angleterre et de Flandre.
lissr (de lista, bordure). Dans la Marine, on appelle lisses de longues pièces de bois qui servent de préceinte, ou de renfort sur le bout des membres des côtés d'un navire. Les listeaux sont des pièces de moindre dimension. On nomme lisses de vibord ou de platbord, la ceinture qui enveloppe le bâtiment dans sa partie supérieure ; lisses d'appui, des gardefous. Voy. Herpès.
On appelle encore lisse ou liste une bande de poils blancs située à la partie antérieure de la tète du cheval, et occupant le front et le chanfrein.
lisse, espèce de couleuvre de couleur brune et tachetée de roux.
LISTE (de lista, bande, bordure), toute feuille contenant une suite de noms, de chiffres, d'articles, etc.
liste civile, somme allouée dans les gouvernements constitutionnels pour les dépenses annuelles du chef de l'État. Généralement, la liste civile est fixée au commencement du règne, et pour tout le temps qu'il durera. Elle est indépendante de la dotation mobilière et immobilière de la couronne (palais, châteaux, domaines, etc.), ainsi que des douaires et dotations des divers membres de la famille souveraine. — C'est en Angleterre, sous Charles 11, que fut posé le principe de la liste civile. Le parlement se chargea de pourvoir par des subsides annuels à la défense du royaume et laissa au Roi le soin de défrayer la liste civile (civil list), c.-à-d. toute la dépense qui n'était pas militaire ou ecclésiastique; mais comme on avait ôté des mains du roi plusieurs propriétés royales et plusieurs droits féodaux ou régaliens, on lui accorda en compensation une somme fixe qui servirait à solder la liste civile : cette somme fut fixée à 1,200,000 liv. sterl. (env. 30 millions de francs). Depuis, la somme accordée au roi d'Angleterre pour défrayer les dépenses de sa maison a conservé le nom de liste civile. En France, Louis XVI fixa lui-même, en 1791, sa liste civile à 25 millions. Ce chiffre fut maintenu sous l'Empire et sous la Restauration. La loi du 2 mars 1832 alloua 12 millions seulement à Louis- Philippe, mais en laissant au roi la jouissance de son domaine privé, et en donnant une dotation au duc d'Orléans. La liste civile de Napoléon III a été fixée par le sénatus-consulte du 12 décembre 1852 à la somme de 25 millions. Le même sénat. -consulte avait affecté une dotation annuelle de 1,500,000 fr. aux princes et princesses de la famille impériale. Voy. Dotation.
liste électorale. Elle est dressée par le maire dans chaque commune et doit être l'objet d'une révision annuelle. Le tableau des additions et retranchements est déposé au secrétariat le 15 janvier au plus tard, et pendant 10 jours , tout citoyen omis peut réclamer l'insertion de son nom, tout électeur inscrit peut demander la radiation d'un individu indûment inscrit ou l'inscription d'un citoyen omis; les préfets et les sous-préfets ont le même droit. Les réclamations sont jugées par une commission composée, a Paris, du maire et de deux adjoints, et, partout ailleurs, du maire et de deux conseillers municipaux. L'appel est porté devant le juge de paix, qui décide en dernier ressort, saut le pourvoi en cour de tion. La liste est définitivement close le 81 mars.
Voy. Election.
LISTEAU OU LISTEL (de lista , bordure, bande;. On
nomme ainsi, en Architecture, une petite moulure
carne et uni" qui surmonte OU qui SCCOmpagne une autre moulure plus grande, ou qui sépare les can-
nelures d'une colonne, d'un pilastre : on dit aussi filet. Les listeaux prennent le nom û'urmilles, quand ils tournent circulairement.
listealx, en Marine. Voy. Lisse.
LIT (du lat. lectus), meuble destiné au repos de l'homme. Le lit complet comprend la couche ou char lit, en bois ou en fer, et la literie (paillasse, lit de plume, matelas, traversin, draps, oreiller, couverture, édredon, saut de lit, rideaux, etc.). — Le lit de sangle est un châssis pliant et portatif qui se soutient par des sangles attachées d'un côté à l'autre : le jour, et tant qu'on n'en a pas besoin, il se plie et n'occupe que peu de place. — Le lit de camp (usité dans les corps de garde) est une plate- forme de bois en talus de 0m,60 à 0UI,°0 de hauteur, sur laquelle couchent les hommes de service : s'il est possible, on donne a chacun un matelas. — Les lits des marins sont habituellement des hamacs ou des cadres ( Voy. ces mots). — Le lit de parade est celui sur lequel on place, après leur mort, ^es personnes élevées en dignité, pour que le pubjujg?ienne les y contempler. — Enfin, il y a des lits méoataques, orthopédiques, ci opérations, etc.
Les lits primitifs n'étaient que des litières de paille et d'herbes, des amas de joncs et de roseaux jetés sur le sol, ou des toiles suspendues aux arbres ou aux poutres comme nos hamacs; ensuite vinrent les peaux de bête, les nattes et les tapis. Enfin, on imagina le bois de lit. L'Orient connut de bonne heure les lits riches et somptueux. L'ancienne Rome, qui avait des lits non-seulement pour le sommeil, mais pour la table, et qui déployait aussi pour ces meubles un luxe excessif, faisait des lits avec les bois les plus rares ornés de riches incrustations, et même en ivoire, en argent et en or. Le moyen âge en a eu de fort beaux, mais généralement massifs et sans élégance. Il en a été longtemps ainsi parmi les modernes : les lits étaient tres-liauts, comme de DOS jours encore chez les paysans : on y montait à l'aide de gradins et de tabourets; de plus, ils étaient sur une estrade, et souvent une balustrade régna. t autour. Aujourd'hui, les lits, môme les plus riches, se distinguent avant tout par l'élégance et le comfort.
Lit de justice. On donnait proprement ce nom, sous l'ancienne monarchie, au trône ou siège sur lequel le roi se plaçait lors des séances solennelles du parlement. Ce mot s'étendit ensuite aux séances ellesmêmes. Voy. leDict.d'Hist.etdcGcogr.
lit. En termes de Construction, le lit d'une pierre est la situation suivant laquelle cette pierre se trouvait placée dans la carrière. Les pierres ont deux lits, celui de dessus ou lit tendre et celui de dessous ou lit dur. Dans les assises, une pierre posée en délit, c.-à-d. dans un sens qui n'est pas celui de son lit, perd beaucoup de sa force et risque d'être e<
LITANIES (en lat. litaniœ; du gr. XiTorvefrx, prière , prières adressées à Dieu, au saint nom de Ji bus, à la Vierge ou aux Saints, que l'on invoque, l'un après l'autre, en énumérant leurs mérites OU leurs attributs, ctrépétant toujours la môme invocation comme miserere nobis, orapro nobis, OU audi nos), etc. On les nomme aussi rogations. Les litanies se chantent dans les églises et aux processions, par extension, on a donné leur nom aux processions elles-il On attribue l'institution des /dames à Si Maniert,
évoque de Vienne (enDauphiné) : il les établit, vers
468, à l'occasion de grands 11. aux. Voy. Km. ni i |.
1.1 TCIII, arbre de la Chine, le même (pie le Sephelium. Pby.ce mot.
LITEAU (de listeau?), raies colorées qui traversent le linge uni, d'une lisière à l'autre, à une corlaine distance des extrémités ; on en met surtout aux
nappes el aux serviettes. — En Menuiserie, on nomme ainsi des tringles de bois couchées sur un mur ou sur
une boiserie pour poser une tablette ou Bervir d'appui à une cloison.
LITHARGE du gr. AlSâoYvpoc, pierre d'argent; pane que la liiliarg" se produit dans la cOupellatlOO
LITHODO.ME.