Livre de la dette publique. Voy. Grand-livre
Livres d'église. Voy. Liturgie.
Livres de lin (Lintei libri), tablettes couvertes d'une toile de lin enduite elle-même de cire ou de plâtre, sur lesquelles on écrivait dans l'ancienne Rome les annales de la République ; ces livres étaient déposés dans le temple de la déesse Monéta.
Livre d'or. On appelait ainsi, dans plusieurs villes d'Italie, un registre sur lequel étaient inscrits en lettres d'or les noms de toutes les familles nobles. Le plus célèbre était celui de Venise. Voy. le Dict. d'Ilist. et de Géogr.
Livres prohibés. Voy. Index et Colportage.
Livre rouge, registre secret des dépenses de LouisXV et de Louis XVI, se composait de 3 volumes in-4, reliés en maroquin rouge. Le 1er allait du 10 janvier 1750 au 7 janvier 1760; le 2e commence à 1760, et le 3e à 1773. La partie qui appartenait a Louis XVI fut publiée par l'Assemblée constituante et réimprimée par ordre de la Convention.
Livres sacrés. Toutes les religions ont, comme la nôtre, leurs livres sacrés. Les plus connus sont le Coran chez les Arabes, le Zend-avesta en Perse, les Védas aux Indes, les Kings en Chine, YEdda des Scandinaves, etc. Voy. ces mots.
Livres saints, tous ceux qui composent l'Ancien et le Nouveau Testament. Voy. Bible.
Livres sapientiaux. Ce sont les quatre ouvrages de l'Ancien Testament, qui renferment des préceptes pour la conduite de la vie : la Sagesse, les Proverbes, YEcclésiaste et l'Ecclésiastique.
Livres sibyllins, ceux qui contenaient les prétendus oracles des sibylles sur les destinées de l'empire romain. On les conservait dans un souterrain pratiqué au-dessous du temple de Jupiter Capitolin. Ils furent consumés dans l'incendie qui détruisit le Capitole pendant la guerre Marsique. V. Oracles.
livres de commerce, registres que tient tout commerçant pour se représenter fidèlement l'état de ses opérations, de sa correspondance, de ses marchandises et de sa caisse. Il y en a trois d'indispensables : le livre-journal, le livre d'inventaires et le livre copie des lettres, tous trois prescrits par le Code de commerce (art. 8 et suiv.); ils doivent être cotés, paraphés et visés soit par un juge des tribunaux de commerce, soit par le maire; les commerçants sont tenus de conserver ces livres pendant dix ans. — 11 existe, en outre, des livres dits auxiliaires : le grand-livre, espèce de répertoire général sur lequel sont inscrits tous les comptes par doit et avoir (Voy. Grand-livre), le livre de caisse, le livre des effets à payer et à recevoir ou des échéances, ce lui des comptes courants, le brouillard ou main courante, le magasinier, indiquant les marchandises en magasin, le facturier ou livre des factures, etc. Voy. Tenue des livres.
LIVRÉE, c.-à-d. vêtement livré, donné (de déli-