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vrer, dans le sens de donner). Dans l'origine', on appelait livrée les vêtements d'honneur que les rois et autres souverains distribuaient, dans des circonstances solennelles, aux grands officiers de la couronne. Lorsque l'usage des armoiries se répandit, ces vêtements portèrent les couleurs du souverain. De même, dans lestoiirnois, les chevaliers portaient la livrée, c.-k-d. les couleurs de leurs dames, et la faisaient porter à leurs écuyers et à leurs pages ou varlets. Dans la suite, ces derniers portèrent seuls la livrée de leurs maîtres, et peu à peu le mut passa de la domesticité de cour à la domesticité réelle. Autrefois, il fallait être noble pour avoir droit de faire porter livrée; aujourd'hui, fait porter qui veut sa livrée à ses domestique-,.

Tour de livrée. Voy. Bolt.relet.

En Zoologie, on nomme livrée, le pelage que portent, durant la première année, beaucoup de ruminants et quelques carnassiers, et qui se fait remarquer par des mouchetures ou des bandes régulièrement disposées, d'une teinte différente de telle du fond. Il se dit également du plumage caractéristique de certains oiseaux, soit dans leur jeunesse, soit dans les différentes saisons de l'année. Voy. Mle.

LIVRET (c.-à-d. petit livre t. Avant la loi de 18G9 qui a supprimé l'obligation du livret, tout ouvrier, qui avait terminé son temps d'apprentissage, él il tenu de se munir d'un livret. Ce livret, délivré à Paris par le préfet de police, à Lyon par le préfet, et partout ailleurs par le maire, contenait le nom et les prénoms de l'ouvrier, son âge, le lieu de sa naissance, son signalement, la désignation de sa profession et le nom du maître chez lequel il travaillait. Les congés et l'entrée chez un nouveau maître y étaient successivement portés. L'ouvrier qui voulait voyager y faisait viser son dernier congé par le maire, et indiquer le lieu où il se rendait. — Ces livrets, qui avaient remplacé les anciens congés d'acquit, furent d établis en 1781, sur la proposition de Turgoi ; l'institution en fut consacrée parla loi du 22 germinal an \1 et réglementée par un arrêté du 9 brumaire an XII. Depuis, ils furent encore l'objet de la lui du 22 juin 1854 et du décret du 30 avril 1855. — L'obligation du livret imposée aux domestiques en 1853 a été maintenue.

Des livrets sont remis aux militaires à dater du joui- de leur entrée en service. Ils contiennent leurs nom, prénoms, âge, ancienne profession, domicile, lieu de naissance, signalement, di signationdu corps, delà compagnie à laquelle ils appartiennent, la note des ell'ets qui leur sont livrés, ainsi que i"s principales dispositions de la législation militaire.

Pour les livrets des déposants aux caisses d'épargne, Voy. Épargne (caisse d').

Livret d'opéra ou Libretto. Voy. Ortiu.

En Arithmétique, on nomme livret la table de Pythagore, contenant les multiplications des nombres simples l'un par l'autre jusqu'à lu.

lixe, lixus, insecte Coléoptère. Voy. Cbabançon.

Lixivi.VTiox (du lat. lixtvium, lessive;, opération chimique qui consiste à laver les cendres ou autres matières pour en tirer les sels solubles qu'elles peuvent contenir. Voy. Lkssive.

LIZIEB. Voy. LisiBR.

LLANOS (mot espagnol, du lat. planu<:), plaines désertes de l'Amérique du Sud. Voy. ce mot au Dict. d'Htst. et de Géogr.

LLOYD, nom donne'' à Londres à une espèce de club qui forme une succursale de la Bourse, l'on s occupe spécialemenl des assurances maritimes et autres. Qèl établissement tire s, m nom d'un café tenu au siècle dernier dans Lombard street par un

nommé Lloyd et où se réunissaient les armai s,

assureurs et courtiers maritimes. A l'imitation du Lloyd de Londres, il a été formé bous le même nom divers établissements semblables dansplusieurs grandes villes de commerce, le Lloyd autrichien, a Tries te (1833;, le Lloyd de r Allemagne du Nord à I

(1857), le Lloyd Russe, à Odessa (1856), etc. Le Lloyd français, créé à Paris en 1832, est une compagnie d'assurances maritimes.

LOASA, genre type de la petite famille des Loasées, voisine des Passiflorées, renferme des plantes herbacées du Pérou et du Chili, a tiges hérissées de poils roides dont la piqûre est brûlante ; à feuilles alternes, opposées ; à fleurs axillaires ou terminales, blanches ou jaunes et quelquefois rouges. — La famille des Loasées renferme, outre le genre type, les genres Acrolasia, MenzeHa, Bartonia, Klaprothia, Grummatoearpus, Cajophora, Blumenbachta, etc.

LOUAIRE, Lobaria, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Tectibranches, famille des Bullidées : coquille cylindrique, renfermée sous le manteau, munie d'une ouverture large en avant et rétrécie en arrière, et dont la spire est rudimentaire ; estomac pourvu de 3 pièces teetacées.On trouve des Lobaires fossiles dans l'étage parisien : aujourd'hui, elles vivent sur les côtes des mers teinp

LOBE (du gr. Xo66ç)) portion arrondie et saillante d'un organe quelconque. On dit les lobes du ce. du foie, du poumon, etc. Leurs subdivisions s'appellent lobules. — Le lobe ou lobule de l'oreille est l'éminence arrondie et molle qui termine en bas le pavillon de l'oreille, et à laquelle on attaehe les boucles d'oreilles.

En Botanique, on donne le nom de lobes mx cotylédons d'une graine, aux poches des anthères, aux découpures des feuilles qui ont une certaine largeur.

LOLÉlie (du botaniste lillois Label , LooeHa, genre type de la famille des Lobéliacées, détachée des Campanulacées, renferme des plantes herbu feuilles entières ou découpées, a fleurs disposées en grappes ou en épi terminai, à corolle gamopétale. Ces plantes, qui se trouvent sous toutes les températures, mais surtout dans les pays chauds, dans les lieux humides et marécageux, contiennent un suc laiteux, acre, narcotique : c'est un poison ; cependant on l'emploie contre l'asthme. Espèces principales : lai. brûlante, la L. syphilitique, la L. brillante, la L. cardinale,etc. — La famille des Lob me 4 tribus: l . . ! tées.

LOBULE, diminutif de lobe. Voy. ce mot.

LOCATAIRE (du lat. locatarius , celui qui prend à loyer une terre, une maison, un appartement. Le pal locataire est celui qui loue une maison p< ur la sous-louer à d'autres locataires. Pour les obli jutions du locataire. Voy. Bail, Location et Loi au t (CQNTH il Di -

LOCATA1RIE. On appelait autrefois L. perpétuelle la concessi m à titre onéreux de la jouissance d'une chose pour un temps très-long ou à perpétuit bailleur avait un droit réel. Voy. Eu in rÉosi et Bail.

LOCATIF (du lat. locativus), Ce qui résulte de la

location. On appelle réparations locat ■ es, celles qui sont à la charge du locataire [Voy. l'a l risques locatifs, les risques ou la responsabUit courus par le locataire vis-à-vis du propriétaire, pour les dommages qu'il peut causer par sa faute à la propriété de ce dernier: l'incendie est un risque locatif.

En Grammaire, on appelle locatif un des cas de la déclinaison sanscrite; il marque le lieu, la destination, et répond au datif des Crocs ainsi qu'aux formes dm, h, humi, etc., et aux adverbes mane, pone .; a I atins. Sa lettre caractéristique est 17.

LOCATION (du lat. lo atio , Cesl une variété du louage! Voy. ce mot). On entend surtout p le bail à loyer d'une maison ou d'un appartenu se fait verbalement ou par écrit, ordinairement à l'année, quelquefois, p. ex. pour le> appartements meublés, au mois ou au jour. En l'absence de conventions écrites, la location est censée laite suivant l'usage des lieux. Le locataire doit garnir les lieux qu'il occupe de meubles suffisants pour répondre du I

sinon, et faute de donner d'autres sûretés au | mprié taire, il peut être expulsé ; il est tenu des rations locstives, sa if le cas de vétusté et celui de

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