LONGUEUR
On appelle Long -courrier, tout bâtiment marchand qui navigue au long cours.
LONGE (de long), corde ou courroie, qui sert à attacher un cheval ou à le conduire par la main.Vby. Plate-longe.
Les Bouchers appellent ainsi la moitié de l'échine du veau, depuis le bas des épaules jusqu'à la queue. On dit aussi la longe d'un chevreuil.
LONGÉVITÉ (du lat. longœvitas), prolongation de la vie au delà du terme ordinaire. Parmi les conditions d'existence les plus favorables à la longévité, on peut ranger l'habitation dans les régions tempérées, plutôt froides que chaudes, dans les lieux salubres et éloignés des grandes agglomérations, un tempérament à la fois bilieux et sanguin, une constitution qui ne soit ni athlétique ni lymphatique; mais par-dessus tout l'observation des lois de l'hygiène et de la tempérance. C'est dans la race blanche qu'on trouve le plus d'exemples de longévité. Dans certaines familles, la longévité semble être héréditaire. — Voir Cornaro, Discorsi délia vita soh (Padoue, 1558); Cardan, De sanitate tuenda (158 W. Hufeland, Macrobiotique ou Art. de prolaQ/er vie humaine (1796); Flourens, De la longévSê ' moitié (1855) ; P. Foissac, idem (1874), etc. /
Les Charlatans ont de tout temps préconisé foule d'arcanes pour prolonger la vie, dep, soufre vénétable de Paracelse jusqu'à Yélixir gue vie de Cagliostro. Il n'en est aucun, comme on le pense bien, qui ait une action véritable.
Dans le Règne végétal, certains arbres, tels que le Baobab, le Cèdre, le Chêne, le Châtaignier, etc., paraissent doués d'une longévité extraordinaire ; mais on n'a à cet égard aucune donnée qui permette d'établir une loi scientifique. Voy. Age et Arbre.
LONGICORNES, Longicornes, familles d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, caractérisée par un corps étroit, allongé, déprimé en dessus; une tête saillante, penchée ou verticale; des antennes menues, sétacées et ordinairement très-longues : d'où leur nom. On trouve ces insectes soit sur le tronc des arbres, soit sur les fleurs. Ce sont les plus grands et les plus gracieux des Coléoptères : leurs couleurs sont vives et variées. Quelques-uns, YAromia moschata, Y A. suaveolens, Y A. rosarum, exhalent des odeurs suaves. Leurs larves sont très-nuisibles aux arbres forestiers et fruitiers. — La famille des Longicornes a été divisée par Latreille en 4 tribus : les Prioniens, les Cérambycins, les Lamiairei et les Lepturètes. Depuis , les recherches de Dalmann, Mulsant, Dejean, Blanchard, etc., ont fait connaître une foule de genres qui ne peuvent rentrer dans les divisions précédemment établies.
LONGIMANES, espèce de Cétacés à longues nageoires: ils font partie du groupe des Fausses baleines. Voy. Rorqual.
LONGIPALl'ES, tribu d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères , famille des Brachélytres, renferme des insectes qui ont les pulpes- presque aussi longues que la tête, laquelle est dégagée du corselet par un étranglement.
LOXGIfENNES (du lat. penna, aile), ou grands voiliers, "sous-ordre de l'ordre des Palmipèdes, comprend tous les oiseaux de mer auxquels les longues plumes de leurs ailes donnent un vol trèsétendu, tels que les Pétrels, les Goélands ou Mouettes, les Sternes ou Hirondelles de mer, les Albatros, les Thalassidromes, les Rhynchops. etc.
LOXGIROSTRES (du lat. rostrum, bec), Longirostri, nom donné : 1° aux oiseaux Échassiers caractérisés par un bec grêle, long et faible, qui ne leur permet guère que de fouiller dans la vase, tels que l'Ibis, la Bécasse, le Courlis, l'Alouette de mer, le Combattant, le Chevalier, l'Avocette , etc. ; — 2° à ceux des Mammifères de l'ordre des Édentés qui ont le museau très-allongé ; — 3° à une division de la tribu des Charançonites.
LONGITUDE (du lat. longitudo), se ait, en Géo-
graphie, de l'angle compris entre le méridien d'un lieu et un méridien convenu, qu'on appelle premier méridien. Cet angle se mesure par l'arc d'équateur compris entre ces deux méridiens. La longitude sert avec la latitude à fixer la position d'un lieu terrestre. Elle est orientale ou occidentale, suivant que le lieu considéré est à l'orient ou à l'occident du premier méridien , et elle se compte de 0° à 180".
Pour trouver la longitude d'un lieu, il faut connaître la différence des heures en ce lieu et sur le premier méridien. Cette différence représente en effet le temps qu'il faut au soleil pour tourner, en vertu de son mouvement apparent diurne, d'un angle égal à celui qui sépare les deux méridiens; dès lors, comme en 24 heures le soleil tourne de 360° autour de la terre , une simple proportion fait connaître l'angle des deux méridiens, c.-à-d. la longitude cherchée. Pour trouver cette différence d'heures, on peut se servir du télégraphe, ou de signaux instantanés visibles à la fois de deux stations difféais le procédé le plus commode consiste
loi du chronomètre. On règle un chro-
sur le pass$ge..du soleil au premier mérion le transporte au lieu dont on ve*t avoir def on n'a plus qu'à comparer l'heure marpar ce chronomètre à celle que marque un autre chronomètre réglé sur le méridien de ce lieu. On peut aussi, à défaut de chronomètre , mesurer la distance de la lune ou d'une planète au soleil. Le traité de la Connaissance des temps permet de déduire de cette distance l'heure qu'il est à cet instant sur le premier méridien'; l'heure qu'il est au même instant dans le lieu de l'observation, se déduit de la hauteur d'une étoile ou du soleil au-dessus de l'horizon, et par suite la différence de ces deux heures, réduite en degrés à raison de 360° pour 24 heures, fait connaître la longitude.
La longitude astronomique d'un astre est l'arc d'écliptique compris entre le grand cercle mené par cet astre et les pôles de l'écliptique, et le point équinoxial du printemps. — S'il s'agit des planètes, la longitude astronomique est dite héliocentrique ou géocentrique, suivant qu'en la calculant on suppose le soleil ou la terre au centre de la sphère céleste. Quant aux étoiles dont la distance est énorme par rapport à la distance du soleil à la terre, les longitudes héliocentrique et géocentrique se confondent.
Bureau des longitudes. Voy. Bureau.
LONGUE-PAUME. Voy. Paume.
LONGUE-VUE, lunette d'approche ( Voy. Lunette). — Ce terme est surtout employé par les Marins.
LONGUEUR, une des trois dimensions des corps. Voy. Dimension.
longueur (mesures de). L'unité principale de longueur du système métrique est le mètre : ses multiples sont le décamètre (10m), Yhectomètre (100m), le kilomètre (1000m) et le myriamètre (10000œ), et ses sous-multiples, le décimètre (0œ,10), le centimètre (0m,01) et le millimètre (0m,001). Voy. Mètre.
Dans notre ancien système des poids et mesures, l'unité principale était la toise qui valait lm, 94904, et se décomposait en 6 pieds; le pied lui-même se décomposait en 12 pouces, et le pouce en 12 lignes. Pour la table de conversion. Voy. Toise.
Les mesures de longueur actuellement usitées dans les principaux pays d'Europe sont les suivantes : 1° mesures anglaises, le yard (0m, 91438), le pied, tiers du yard (0m ,30479), le pouce, 12e du pied (0"',02540); le fathom ou 2 yards, et le furlong ou 220 yards; — 2° mesures autrichiennes, la toise (lm, 8966), le pied, 6e de la toise (0m,3161), le pouce (0>°,0263), la ligne (0m,00219); Yaune (0m,7792); — 3° mesures prussiennes, la toise (l^^SSl), \epieddu Rhin (0œ,3138;, le pouce (0n,,0261); Yaune ou 25 pouces et demi (0m,6669), le ruthe ou perche de 12 pieds (3m, 7662); — 4° mesures espagnoles, Yestado ou toise (lm,6959\ le pied (0m,2826), le pouce (0B, 0235), le passo ou 5 pieds (lm,4132), Yestadale ou
LOPHYRE.
LOR1CÉRE.
11 pieds '3m, 1091), la grande palme oui pied et uni On nomme encore ainsi : 1° un genre d'Insectes, tiers 0"\3769.) de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des
Parmi les mesures usitées chez les anciens, nous ci- Porte-scie, quia pour type le Lophyre du pin, dont terons: l°chez les Grecs, Xepiedolympique'QP.ZWÏ), les larves causent do grands dégâts dans les forêts la spifhome '0°\2312), \& palme ou paleste f0n,,0771), de pins; 2° un genre de Sauriens particulier aux îles le " dyle 0m,0385), le dactyle ou doigt *0B,,0192), | de l'Asie orientale, et voisin des Iguanes, qui a pour
lée 0n,,4624)i — 2° chez les Romains, Ispied type le /.. fourchu d'Amboine. ii" ,2958 , la coudée ou eu}, dus '0m,4/i38), le graduel LOIiA.vnn: (du gr. ).ôJpov, lanière, et i.vOo:, fleur, 0D,,7396 , le passus (lm,4792), la perche ou peitiea' h cause de la forme de la corolle découpé»- en laniè- 2" ,9585),, Yaçtus (35ra,5022). res). Loranthus, genre type de la famille des Loran-
LONICÉRÉES (de Lonicer, botaniste allemand), ' tbacées, renferme des plantes parasites vivaces et tribu 'l(- la famille des Gaprifoliacées, comprend les ligneuses, dont on connaît 71 espèces, toutes exotigenres Lonicera (Chèvrefeuille), Symphoricarpus , ques, à l'exception d'une seule, le Loranthe d'Eu Linnœa, Abelia, Triosfeum, etc. rope, qui croît sur les cbâtaigniers, les pommiers,
LOOCH (de l'arabe loog, du v. laaka, sucor), mé- les poiriers et les chênes, et dont le fruit est une
dicament liquide, de la consistance d'un sirop épais, •t destiné à être administré à petites doses par la bi uche, dans les maladies des poumons, du larynx de '.irriep -hum he, surtout dans les rhumes vio- . Il est employé comme adoucissant et comme calmant. Les looehs sont formés le plus souvent par l'union de l'huile avec l'eau au moyen de la gomme adragante ou d'une substance qui fait le même office. \ fois, on faisait sucer les looehs aux malades au bout d'un morceau de réglisse effilé en forme de pinceau : aujourd'hui, on les administre par cuillerée-. On distingue: le /ooc7* blanc, sorte de lait d'a-
baie jaunâtre, à pulpe gluante, au milieu de laquelle se trouve la graine. — La famille des Lorantb détachée de celle des Caprifc l'rme, ou-
tre le g. -type Loranthus, les genres Misodendron et
Viscum ( . 1 1 1 .
LOBD (c.-à-d. seigneur), titre honorifique en Angleterre : en s'adressant à la personne on dit 1 et mieux mylord. — Le titre de lord est porté par tout membre de la Chambre haute, qui est dite pour cela chambre de* lords-, et par tout noble de naissance ou de création, par les fils de duc, les fils aînés de comte, etc. Certaines fonctions emportent le titre de lord : ainsi l'on dit lord chambellan, lord chan-
mande douce, épaissi avec la gomme adragante et
aromatisé avec de la fleur d'oranger : c'est le plus usi- ' celier, lord grand juge 'chic/justice;, lord trésorier, té ; le looeh jaune, où la gomme est remplacée par lords de l'a mi raidi'-, lords- lieutenants de comté), le jaune d'oeuf; le looeh vert, émulsion faite avec des lords-maires [mayors), etc. — Parmi ces derniers, pistaches, du sirop de violettes, de la teinture de sa- qui ne sont autre chose que ce que nous appelons en Iran, etc.; le looeh gommeux, le looeh huileux, etc. ! France maires, et qui doivent appartenir à la classe LOPIIIODOrv (du gr. )oçtov, crête et 68oûç, ô86v- bourgeoise, le plus important est le lord-maire de toç, dent, à cause des crêtes transversales qu'offrent • Londres. Ce magistrat municipal, dont les prérogaleurs molaires), genre de Mammifères fossiles, de j tives sont immenses, est le premier juge de toutes l'ordre des Jumentés. C'étaient des pachydermes les cours de la Cité; sous le rapport militaire, il est ayant des rapports sensibles avec les Tapirs, les Rhi- investi des mêmes pouvoirs que les lords-lieutenants nocéros et même avec l'Hippopotame. On en a trouvé des comtés. Le lord- maire est électif et ne reste des débris en France, dans les terrains tertiaires qu'un an en fonctions; il rentre, après avoir moyens et supérieurs, notamment aux environs de sa charge, dans les rangs des aldermen. Le choix, Paris, d'Issel Aude), d'Argenton (Indre), de Soissons, fait par les électeurs de la Cité, est si umis, pour !a
le Laon Aisne) et àSansan (Gers.)
LOPHIUS, nom lat. sciontiiiq. du genre Baudroie.
LOPflOBBANCHES (du gr. Xwpoç, crête, et de branchies), nom donné par Envier à un ordre de la classe des Poissons osseux, caractérisé par des branchies en forme de houppe et qui renfermait les genres Syngnathe', Hippocampe, Pé'/ase, etc. — Cet ordre a été .supprimé et ses genres ont été répartidans celui des Ostéodermes. Voy. ce mot.
LOPHOPHOBE 'du gr. Xôfoçj aigrette, et çopôç, porteur;, Lophophoros, le Monaut de Vieillot, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Phasianidés: bec long, fort, très-courbé, large h sa base, à bords saillants, à mandibule supérieure large, tranchante à son extrémité, et dépassant l'inférieure;
narine à la base du bec; tarses c ts, éperonnés;
queue droite, horizontale, arrondie au bout. Les lophophores ont la taille el les mœurs des paons el des faisans. L'espèce type est i" /.. resplendissant, OU bnpey, bel oiseau dont la tête porte une ai élégante formée de 17 à 18 plumes d'un beau verl duré. Les plume- du cou oui l'éclai de l'or et de I '•.'■meraude; celles du dos et des ailes onl la couleur de la pourpre mélangée avec le vert doré; d'où le nom
d'Oiseau (for, que lui donnent les Indiens. [.,. dessous du corps est noir, avec refléta verdàiros.
LOPHOSPEBME (du gr.>6?oç, aigrette, el tnrspua, graine), Lophospermum, genre de la famille des Scro-
fulariées, tribu des Antirrbiiiéos, renferme des plantes grimpantes du Mexique, qtfon cultive pourl'oroement, aotammenl le /.. à fleurs rotes l . erubescens), le /.. grimpant (L. scandent), le /.. de Jackson (L. Jacksont), etc.
LOPHYRE (du i;r. )ô;o:, aigrette, et oùpd, queue), Lophyrus, nom latin scientifique du genre Colombiga/ùue. Voy. ce mot.
forme seulement, à l'approbation royale. Le lordmaire réside dans un grand hôtel situé au bout du pont de Londres, et appelé Mansion-house. On calcule que le revenu annuel de sa char. t 20,000 liv. sterl. 500,000 fr.). L'institution du lordmaire de Londres remonte au \iu<' siècle : le premier investi de ce titre fui II. Fitz-Allwrn.
LOixnosi: [du gr. ).6p8(i)(ji;, courbure), nom d en Chirurgie, soit à la courbure de ■ aérai,
soit, en particulier, à la courbure vertébrale en dite vnlg. cambrure : dans ce cas, on 1 cyphose ou bosse propr. dite, qui est lacourburi térieure de la colonne vertébrale. I
LORGNETTE [de lorgner, dont le sens primitif her ou voir d'un œil , nom vulgai les petites lunetl
voir plus distinctement les objets peu él t imment au spei tacle. Les lorgn nomment jumelles ou b
LOBI, espè< e «le Perroqui , rr.
LOBICAIBE [du lat. lorica, cuir aria,
genre de Poissons malacoptén minaux, de
l'ordre des s |uamodermes, familli
sont ainsi nommés à cause desplaq 1 ail-
guleuses qui couvrent leur corps ,-t leur pèce type, la /.. cuirassé* t.. cataph ta , de la Guyane, est d'un brnn olivâtre clair, el I igue de 0m,30;on l'appelle aussi /.. titigère, parce que lo
bout de sa queue porte un filament long et délié.
LOBICÈRE du gr. Xûpov, lanière, orne,
antenne), Lorieera, genre d'Insecti
Coléoptères pentamères, famille des Carabiquss, ne renferme qu'une seule espèce oui 1 si r , andue pu toute l'Europe, la Loricera piheornis, dont les antennes, assez robustes i la base el minces à r
urne, sont couvert - poils roides et pubes-
LOTE.