LOTIE
cents. Cet insecte se rencontre surtout dans les bois humides.
LORIOT (du lat. aureolus, d'or), Oriolus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dontirostros ou conirostres et type de la famille des Oriolidés. Les loriots ressemblent un peu aux merles; mais ils s'en distinguent par leur belle robe jaune tachée de noir. Ils vivent par couples, particulièrement sur la lisière des grands bois, et fréquentent le bord des eaux. A la fin de l'été, ils se réunissent en petites familles et émigrent. Leur nourriture se compose d'insectes ou de fruits, surtout de cerises, dont ils sont très-friands. L'espèce commune en France est le Loriot d'Europe [0. galbula), dont le dos est d'un beau jaune, nuancé de verdàtre sur le croupion; le ventre est d'un vert jaunâtre; les ailes, la queue et les pieds sont noirâtres, il habite alternativement l'Inde et l'Europe. Sa voix est forte et assez éclatante. On admire l'art avec lequel cet oiseau suspend son nid à l'extrémité des branches qui divergent horizontalement et non dans le sens ver1 irai. — L'Afrique et l'Asie ont plusieurs autres espèces de loriots {L. couliavan, L.'bkolore, L. h masque noir, L. à tète noire, L. à ventre blanc, etc. . 11 n'y en a point en Amérique.
Compère-loriot, nom vulgaire de 1'orgeoi.et.
LORIS, Loris, genre de Mammifères, de l'ordre des Quadrumanes, famille des Lémuriens, est propre à l'île de Ceylan. Les loris ressemblent aux makis par leurs formes générales, mais ils ont les proporti ris plus grêles. Ils sont à peu près de la taille de l'écureuil commun. Leur poil est doux, fin, d'une apparence laineuse et d'une couleur roussâtre. Leur démarche est lente ; ils ne sortent que le soir ou la nuit pour aller à la recherche des œufs des insectes et des fruits dont ils font leur nourriture.
Loris ou Lori, sorte de Perroquet. Voy. Perroquet.
LORMERIE (pour Formerie; du b. -lat. ormiscus, collier, ou ormilla, boucle?) se dit, en général, de tous les menus ouvrages que forgent et fabriquent les selliers, éperonniers, cloutiers, tels que mors, gourmettes, éperons, boucles, gonds, crampons, etc. — On appelle lormier l'ouvrier qui fait des ouvrages de lormerie.
LORUM (c.-à-d. en latin courroie), nom donné par les Naturalistes à une bande dépouillée de plumes qui, chez certains Oiseaux, s'étend de chaque côté, depuis la racine du bec jusqu'à l'œil.
LOSA>'GE (orig. incert.). En termes de Blason, losange (mot féminin) désigne un meuble de l'écu, qui diffère de la fusée en ce que celle ci est plus resserrée au milieu et moins aiguë aux bouts. Les losanges diffèrent des maclet et des rustres en ce qu'elles sont pleines, aulk'U que les macles sont entièrement à jour, et les rustres percées en rond. Les filles portent les armes de leur père avec cette différence que l'écusson est en losange.
En Géométrie, on appelle losange (mot masculin) tout parallélogramme qui a ses quatre cùtés égaux sans que ses angles soient droits. Dans tout losange les diagonales se coupent à angle droit.
LOSE, pierre plate et quadrangulaire, de nature quartzeuse et micacée, dont on se sert en Savoie et en Piémont pour la couverture des maisons.
LOSSE ou loi'sse, outil de fer acéré et tranchant, fait comme un demi-cône coupé du haut en bas dans l'axe. Il s'emmanche comme une vrille, et sert aux tonneliers à percer les bondes des barriques.
LOT. Voy. Loterie.
LOTE ou lotte, Loto, genre ou sous-genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Gadoïdes, comprend deux espèces : la Lingue ou Morue longue (Gadus molua), qui se conserve comme la morue, et la Lote commune ou de rivière, dite aussi Gade-Lote et Barbote ; son foie est très-volumineux et estimé des gourmets. Voy. Gade.
On a aussi appelé Lote de Hongrie, le Grand Silure, L. barbote^ L. franche, le Cobite.
LOTÉES (du Lotus, genre type), tribu de la famille des Légumineuses, section des Papilionacées. Voy. Papilionacées, Lotos et Loties.
LOTERIE (de lot), se dit en général de tout jeu de hasard où l'on fait des mises pour lesquelles on reçoit des billets portant des numéros. Celui ou ceux de ces numéros qui sortent, lorsque le tirage a lieu, donnent droit à un lot, h la propriété d'un objet quelconque. — 11 a été établi par quelques gouvernements des loteries dans lesquelles les particuliers font des mises, et courent la chance de perdre leur argent ou de gagner des sommes plus ou moins considérables. La loterie de FranresQ composait de 90 numéros, de 1 à 90, et le tirage s'en faisait par 5 numéros à chaque fois. Cinq roues étaient établies à Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux et Lille; un tirage avait lieu tous les dix jours pour chacune d'elles. On appe'ait extrait la sortie d'un seul numéro; l'extrait gagnait 15 fois la mise (et 70 fois si le numéro était déterminé)', ambe, la sortie de 2 numéros : il gagnait 270 fois la mise (et 5,100 fois s'il était déter, terne, la sortie de 3 numéros : il gagnait 5,500 fois; quaterne, la sortie de 4 : il gagnait 75,000 fois la mise. Le quine ne se jouait pas. Il est aisé de calculer les avantages de l'État-banquier : pour l'extrait, il avait 18 chances contre 15; pour l'ambe, 1602 contre 270, et ainsi de suite en augmentant progressivement.
L'usage des loteries était connu et pratiqué d'.s anciens. A Rome, pendant les Saturnales, ceux qui prenaient part à la fête recevaient un billet numéroté donnant droit à quelque prix. Sous Auguste, la vogue s'en mêla; ce fut souvent sous la forme de loterie que Néron répandit ses générosités au peuple ; Héliogabale en imagina de fort grotesques. Mais, jusque-là, les billets étaient gratuits, et, s'il n'y avait pas toujours gain, il n'y avait jamais de perte. On ignore à quelle époque l'usage s'établit de vendre et d'acheter les billets. L'Italie conserva l'usage des loteries; c'est à elle que nous l'avons emprunté. Vn édit de François 1er (1520) permit l'établissement de diverses loteries, sous le nom de blanques (de l'ital. bianca carta, billets blancs) parce que tous les billets non gagnants étaient considérés comme blancs, c.-à-d. comme vides. A partir de 1539, l'État préleva un droit sur les blanques. Vainement le parlement, de 1563 à 1609, tenta à plusieurs reprises de supprimer les loteries ; elles reparurent toujours. Sous le ministère de Mazarin, le Florentin Tond obtint l'autorisation d'établir une loterie (1656); à l'époque du mariage de Louis XIV, une loterie fut improvisée pour distribuer les présents royaux; les loteries 36 multiplièrent sous ce règne et sous celui de Louis XV. Enfin un arrêt du 30 juin 1776 créa la lotene royale de France. Supprimée en 1793, rétablie le 9 vendémiaire an VI, elle a été définitivement prohibée par la loi du 21 mai 1836 : exception est faite pour les loteries d'objets mobiliers exclusivement destinées à des actes de bienfaisance ou à l'encouragenu nt des arts ; ces loteries doivent être autorisées. — Il y a encore un grand nombre de loteries à l'étranger. Les unes sont tenues par l'État, les autres ai qu'autorisées; la plupart acquittent de forts droits. En Allemagne, surtout, où les loteries abondent, on a vendu par cette voie d'immen-es propriétés.
LOTH, poids employé en Russie, est la 32e partie de la livre russe, et vaut 12 gr., 7937.
LOTIER, Lotus, genre de la famille des Papilionacées, type de la tribu des Lotées, renferme detes herbacées, qui croissent dans les prés, les bois et les champs. Les unes servent de pâture aux bestiaux; d'autres sont, dans quelques contrées, employées comme aliment. On a donné le nom de J' d'oiseau [Ornithopus) à quelques espèces, à cause de la forme et de la disposition de leurs gousses. Le L. à quatre ailes Tetragonolobus <^x remarquable par ses grosses gousses, munies de quatre grandes ailes un peu crépues; ses graines sont tendres, sucrées,