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LUPIN

LUSTUE.

Les Télescopes diffèrent des lunettes précédentes

par la substitution d'un miroir concave à L'objectif,

on leur donne quelquefois le nom de lunettes catop-

es, par opposition aux lunettes ordinaires, ou

dioptriques. Voy. Télescope.

Lunette à double image ou Micromètre prismatique de Iloclion. Voy. MicnoMÈTitE.

m nette. En Architecture, on nomme ainsi soit un petit jour réservé dans le berceau d'une voûte, soit une petite haie cintrée pratiquée clans ses côtés. — 11 se dit aussi de toute ouverture pratiquée dans un toit couvert en plomb, dans la flèche d'un clocher, etc., pour donner de l'air à la charpente.

En termes de Fortification, on nomme lunettes des espèces de demi-lunes, c.-à-d. des ouvrages composés de deux faces présentant un angle saillant vers la campagne. Ils sont défendus par un parapet, et protégés par un fossé. On construit, en général, les lunettes près des glacis et vis-à-vis des angles rentrants du chemin couvert, en ayant soin d'en déterminer le relief de façon à ce qu'elles ne masquent pas les feux du corps de la place. Très-rapprochées de l'assiégeant, elles permettent de le gêner infiniment par l'artillerie qu'un y établit. On leur dunne de JO à 70"1 de face, avec des flancs de 16 à 20 m.

LUNULE, diminutif de lune. — En Botanique, on appelle lunulées les parties des organes des plantes qui ont la forme d'un croissant.

En Géométrie, on appelle lunule uqe figure qui a la forme d'un croissant : c'est l'espace compris entre deux arcs de cercle qui ont la convexité du même côté et qui se coupent.

Dans les Églises, on appelle lunule une espèce de boîte ronde, d'or ou de vermeil, qui renferme l'hostie et qu'on place dans le centre de l'ostensoir.

LUA'ULITE, genre de Mollusques bryozoaires, de la famille des Escharidées, renferme plusieurs espèces fossiles.

LUPERE, Luperus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Cycliques, tribu des Galérucites. Les larves de l'espèce type, le L. rufipes, se trouvent sur l'orme, dont elles dévorent les feuilles.

LUPUS (de lupus, loup, parce que cette plante dévore la terre où on la cultive, comme le loup dévore la brebis), Lupinus, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Lotées, renferme de fort belles plantes herbacées ou frutescentes, hautes de 0m,35 à 0in,70, dont les Heurs, de couleur variable, sont analogues à celles des pois et des haricots, et dont i s feuilles, composées de folioles attachées toutes à un même point, sont disposées en roues ou en rayons divergents au nombre de 5 à 7; toute la plante est généralement velue et satinée. Le fruit est une gousse comprimée , allongée, renfermant emences dures, orbiculaires, analogues aux lentilles, dont la saveur est fortement amère quand on ne les a pas dépouillées de l'épiderme qui les recouvre. — Le Lupin blanc ouL. agricole (L.albus), ainsi nommé de la couleur de ses fleurs, est une plante annuelle, originaire du Levant. Elle ne réussit complètement en France que dans le Midi : le froid et l'humidité lui sont également funestes; dans les pays chauds, elle croit avec une telle rapidité qu'on peut la jeter en terre immédiatement après la récolte des froments, et la récolter avant l'hiver. Chez nous, on ne cultive guère ce lupin que pour l'enfouir en vert comme engrais, ou pour la nourriture des bestiaux. Chez les anciens, surtout en Grèce et en Italie, c'était un aliment très-employé; c'était le mets favori des gens du peuple et des philosophes cyniques. Les Italiens le mangent encore en bouillir. En Egypte, la farine de lupin s'emploie, comme la pâte d'amandes, pour adoucir le visage et les mains; chez nous, on en fait quelquefois des cataplasmes. — Parmi pèces d'ornement, on remarque le L. viuace, dont les Heurs en épis, au nombre de 15 à 20, sont d'un rose qui passe au bleuâtre : il est originaire de

la Virginie, de la Caroline et du Canada; le L. jaune, OU Fève de ienteur} annuel et odorant : il croît naturellement en Sicile et dans le midi de la France; le /.. bigarré : la couleur de ses fleurs varie du rouge au bleu , et leur disposition se rapproche de celle d'un épi en panicule terminale.

LUPLNELLE, nom vulgaire du Trèfle et du Sainfoin. Voy. ces mots.

LUPULINE (du lat. lupulus, houblon), Medicagô lupulina, vulg. Trèfle jaune, Minette dorée, Luzerne, Houblon , espèce de Lv/zerne à fleurs ramassées en petites boules dorées, et dont les tige-, lampantes et très-rameuses, fournissent un fourrage recherché de tous les bestiaux. File convient aux terrains crayeux et élevés. Sa présence dans les prairies naturelles bonifie le foin et le rend appétissant.

LUPULUS, nom latin botanique du Houblon.

LUPUS (du lat. lupus, loup), dit aussi Dartre rongeante, inflammation chronique de la peau qui s'annonce par des tubercules plus ou moins volumineux, livides, indolents, solitaires ou en groupes, suivis soit d'ulcères ichoreux et rongeants, qui se recouvrent decroûtes brunâtres, ordinairement très-adhérentes (2>. exedens); soit d'une altération profonde de la structure de la peau, sans ulcération (L. non exedens). Le siège ordinaire du lupus est le visage : le nez est la partie que le L. exeitens attaque de préférence : souvent il le détruit complètement. Aucune maladie ne produit d'aussi profondes altérations dans les traits : le mélange de tubercules, d'ulcères, de cicatrices blanches séparées par des parties de peau extrêmement gonflées, donne au malade un aspect repoussant. — Lorsque le lupus attaque des individus scrofuleux, et c'est le cas le plus ordinaire, on le traite par le chlorhydrate de chaux ; on prescrit des boissons ferrugineuses et des bains sulfureux. En même temps, on cautérise le L. exedens avec l'huile animale de Oippel, le beurre d'antimoine, le nitrate acide de mercure, les pâtes arsenicales, etc. Contre le /. non exedens (L. tuberculeux ou érythémateux), qui , estplusopiniâtrequeleprécédent, on a employé avec '* succès à l'intérieur quelques solutions arsenical s, à l'extérieur le deutoiodure de mercure; on prescrit aussi des frictions avec des pommades iodurées. Pendant tout le traitement, le malade doit avoir un bon régime, tonique, fortifiant, et prendre beaucoup d'exercice en plein air. L'huile de foie de morue pourra être utile.

LUSC1IXIA, nom latin scientifique du genre Rossignol, a donné naissance aux mots Luscinidés et Luscininés, qui désignent différentes familles de Passereau xdentirostres, dont le Rossignol et la Fauvette sont les principaux genres.

LUSTRAGE (du lat. lustraré). Le lustrage est le dernier apprêt donné aux étoffes, et il a pour effet de les rendre brillantes. On commence par enduire l'étoffe d'une matière liquide qui varie selon la nature du tissu : pour presque toutes les soieries, on emploie l'alun; pour le taffetas noir, on se sert de la bière double bouillie avec du jus d'orange et de citron : c'est ce que l'on appelle Vapprét. Ensuite on cylindre, c.-à-d. qu'on fait passer la pièce à lustrer entre deux cylindres, dont l'un, métallique et creux, reçoit à l'intérieur des barres de fer rougies qui chauffent sa surface et liquéfient l'apprêt; ainsi Liquéfié, l'apprêt s'applique sur l'étoffe pressée entre les deux cylindres, y pénètre, et lui donne ce lisse et ce brillant qui constitue le lustre.

LUSTRALE (ead). Voy. Lustratio.n et Bénite (eau).

LUSTRATTON (du lat. lustratio , cérémonie consistant en sacrifice-, aspersions ou fumigations, par laquelle on purifiait chez les Romains les lieux ou les personnes souillés. Les anciens en avaient de trois sortes : les unes avec Veau lustrale [Voy. ce mot), les autres avec le feu et le SCufre, les dernières avec l'air, que l'on agitait, au moyen d'un crible, autour de la chose à purifier.

LUSTRE (du lat. lustraré), luminaire suspendu et

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