LUTTE
portant au moins deux ou plusieurs brandies, qu'on emploie surtout pour éclairer et décorer les grands salons, les églises et lej théâtres. — On distingue : 1" les L. à tige découverte, dont la tige, les branches et les becs n'ont aucun ornement; 2" lesZ,. à consoles, où les branches sont supportées par des consoles placées au-dessus ou au-dessous : la tige est couverte d'ornements, et le fond terminé par desculs-de-lampe; 3" les L. à lacé, couverts de cristaux taillés de manière à réfracter la lumière, et à donner toutes les couleurs du prisme. — Il y a des lustres qui se composent de plusieurs étages de branches et de becs, et qui portent jusqu'à 200 bougies et plus. Les lustres sont devenus une des plus belles et des plus riches parties de l'ameublement; on y déploie aujourd'hui un très-grand luxe.
lustre, cérémonie religieuse et espace de cinq ans [Voy. ci-dessus Llstration et le Dict. d'Hist. et de Gioyr.). — Apprêt pour les étoffes. Voy. Listrace.
Lustre d'eau, plante aquatique. Voy. Chara.
LUSTRINE (de lustrer). Ce mot a désigné d'abord une espèce de droguet de soie ; il a été étendu ensuite à une sorte de percaline, fortement apprêtée et lustrée.
LUT (du lat. lutum, boue), enduit tenace et ductile, qui devient solide en se desséchant, et dont les pharmaciens et les chimistes se servent pour fermer les jointures de leurs vases et de leurs appareils, recouvrir les bouchons, empêcher la fuite des substances volatiles ou gazeuses, ou garantir les corps fusibles de l'action d'une chaleur trop vive. On distingue : les luts gi*as, préparés avec de l'argile calcinée réduite en poudre et de l'huile de lin ; les lut i à l'eau; et enfin les luts argileux, préparés simplement avec de l'argile, dans laquelle on incorpore la moitié de son volume environ de crottin de cheval et à peu près quatre fois son poids de sable siliceux. On en fait encore avec de la chaux et du blanc d'ceuf, du tourteau d'amandes et de la colle d'amidon , etc. Le mélange d'oxyde et de chlorure de zinc et celui d'oxyde et de chlorure de magnésium, donnent d'excellents luts.
LUTETIA, astéroïde. Voy. Pi.vxètes.
LUTB (de L'arabe alûd, le luth), instrument de Musique, inusité aujourd'hui, eut d'abord 0 rangs de coi eh s laites de boyau double, sauf la chanterelle, puis en reçut 10, 12, et jusqu'à 24; elles étaient montées sur un corps arrondi en dessous, en forme de tortue, et ressemblant à la mandoline; le manche était large et renversé à son extrémité. On pinçait le luth de la main droite, tandis que de la gauche on appuyait sur les touches, qui étaient le plus souvent au nomneuf. Un luth à 10 cordes fournissait 3 octaves et une tierce majeure. Le luth servait, avant le clavecin, à L'accompagnement des basses continues. Il éiait fort difficile à accorder. — L'archiluth, dit ;uissi théorie, différait du lui lien ce qu'il avait un double manche et. n'était monté que de cordes simples. Au contraire, La mandore fut un diminutif du luth; et la mandoline, encore usitée en Espagne, n'est qu'une petite mandore. Tous ces Instrumenta avaienl avec la guitare de très-grandes ressemblances, niais Un en différaient en ce que leur partie arrière était arronforme de eûtes de melon, nommées écÙsses.
L'origine du luth estarabe. Les meilleurs luths venaient de Bologne et de Padoue. On en voit encore
de tl'es-beaux dans quelques cabinet-. La meilleure
méthode de luth est celle de Basset insérée dans le Traité des instruments à chordes du P. Mers i i.. Baron a donné un Traité théorique, hish tique du luth (Nuremberg, 1727 . C'estvers le milieu du dernier siècle que cet instrument a été tout à fait abandonné {cependant le nom de luih est encore employé par les poètes, comme celui de lyre, pour désigner un instrument quelconque qui accompagne le chaut, et celui de luthier est resté pour désigner le fabricant de certains Instruments de musique. I o /. l'ai ticle suivant.
LUTHIER (de luth. On appelait ainsi autrefois un facteur de luths; on donne aujourd'hui ce nom au fabricant d'instruments analogues au luth : violes, violons, violoncelles, altos, guitares, basses, contre-basses, vielles, etc. L'Italie surtout Bologne, Padoue.Crémone] eut longtemps le monopole de ce genre d'industrie. Parmi les plus célèbres luthiers, on cite, dans les siècles passés, Amati, Stradivarius, Guarnerius.tous trois de Crémone ; les Ulemands, Steiner etClotz; les Français, Pic, Lupot,Thibuut,Yuillaume, Boquet, Bassot, etc. — M. J.-C. Mangin a donné un Manuel du luthier (collection Bor<
LUTIN (orig. inc. , espèce de diable ou d'esprit familier, auquel on attribuait, un caractère malicieux, mais nullement redoutable. Les lutins ne se montrent que rarement, et pendant la nuit; mai- ilse manifestent par leurs effets : ce sont le plus souvent des espiègleries, d'où le mot lu \ ^souvent il arrive qu'ils font office de serviteurs actifs et fidèli s. Nus farfadets, les kobolds de-. Germains, les domichii douchi des Slaves, les dj\ l l .it, offrent dos rapports avec les lutins. Voy. Follet.
LUT J AN, nom commun à diverses espècesdePoissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, appartenant aux genres Mésopriuu, Crémlabre, Centropriste, Pnsltpome, etc.
LDTBAIRE, Lutraria, genre de Mollusques acé» phales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, famille des Myacidées, et voisin des Madrés : coquille oblongue.inéquilatérale, bâillante aux deux extrémités; charnière pourvue d'un Ligament interne logé dansdeux cuilleronsoblongs parallèles aux deux valve». Les Lutraires vivent dans la vase des mers actuelles comme les autres Myacidées. Eilesse rencontrent ;'i L'état fossile dans l'étage falunien.
LUTRIN (du b.-lat. lectrùium, de lectrutn, pupitre . pupitre sur lequel sontposésà L'église les livres d'office. Il y en a toujours au moins deux, l'un qui reçoit le livre des épines; l'autre qui contàe psaumes, les hymnes, proses, antiennes, etc., avec la musique. Ces dernier.-, qui sont à l'usage des chantres, sont toujours plus grands. Il j ils sont fort richement ornés. Le plus souvent, la partie supérieure du lutrin est un aigle, dont les ailes déployées supportent les livres ouverts : cette forme vient de ce que dan- l'origine ces pupitres étaient spécialement destinés à porter le livre des évangiles, et que Yuigle est le symbole del'évangéliste StJean. — On connaît le poème héroï-comique de Boileau, intitulé le Lutrin, où le poète chante le lutrin de la Ste Chapelle de Paris. Gressel en a donné un autre moins important, intitulé /• Lutrin vivant.
LUTTE (du lat. lucta ), combat dedeoi personnes corps à corps. — Ce fut un des princip lUX exercices gymnastiques des anciens. Le lieu ou plutôt l'école où l'on s'y livrait (car la gymnastique faisait partie de l'éducation) se nommait palestre ( Voy. ce mot). Le lutteur était dit palestrite dans les oocaaio dinaires; athlète, quand il en faisait profession, quand La lutte devenait joute (athlos), — On connaissait trois sortes de luttes, la lutte perpendic\ la lutte horizontale et Vacrochirisme. Dans la première, qui était la plus commune, on se pro de renverser son adversaire et de Le terrasser. Dans
la deuxième, les deux adversaires combattaient à terre, roulant l'un sur l'autre et s'entrelaeaut de mille façons, jusqu'à ce que l'un «les doux prit le des- Mi> et forçai l'autre à demander quartier. Dana l'acrochiriame (du gr. ôxpoç, extrême, et /--■■■. main), les athlètes ne se prenaient que pur l'extrémité des
mains et par les poignets, M les tordaient, et tâchaient <ie se renverser ainsi. Haut (le combattre,
les athlètes se fai-aient frotter le corps d'huile pour
donner de la force et de la souplesse aux membres ;
puis, pour empêcher le corps, ainsi enduit d'huile,
d'être trop glissant, il- se le couvraient d'un sable i. — La lutte était un des cinq combat- gym*
ait dans tuu» teursjeux pu-