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LYRE

des veines. Les ganglions sont des corps ovoïdes, de volume variable ; leur couleur est d'un blanc rougeâtre : ils sont très-abondants au cou, aux aisselles, aux aines, autour des racines des poumons et dans le mésentère. — Les vaisseaux lymphatiques sont .sujets a des inflammations (angioleucite)etk des dilatations variqueuses; mais l'inflammation des ganglions est bien plus fréquente [Voy. Blron et Scitofu.ks,. — Entrevue dès les temps anciens, la connaissance de l'appareil lymphatique n'a été compléter qu'au xvne siècle grâce aux découvertes d'Aselli, de Pecquet, de Vesling et de Rudbeck. On doit au Dr Breschet un Traité du système lymphatique.

Chez les Mammifères, l'appareil lymphatique diffère peu de celui de l'Homme. Chez les Oiseaux, les ganglions sont peu nombreux; chez les Reptiles et les Poissons, ils font entièrement défaut, mais chez ces animaux les vaisseaux lymphatiques sont plus volumineux : ils n'ont point de valvules. Chez les Reptiles, ces vaisseaux offrent des renflements, appelés cœurs, qui sont garnis de fibres musculaires et qui paraissent aider à la circulation de la lymphe.

Tempérament lymphatique; il est caractérisé par des chairs molles, une peau transparente, un sang aqueux : c'est le plus exposé aux engorgements des ganglions.

LYMPHE (du lat. lympha, eau). La lymphe est le contenu des vaisseaux lymphatiques (Voy. ce mot). C'est un liquide jaune citrin, plus salé que le sang, et moins alcalisé. On lui connaît deux origines : une partie de la lymphe est empruntée aux aliments et même aux tissus d'une manière directe ; une autre partie, et c'est la plus grande, est empruntée au sang ; en effet, les vaisseaux lymphatiques s'accolent aux petits vaisseaux sanguins et leur forment une demigaîne, disposition favorable à l'endosmose. On trouve dans la lymphe des globules blancs sphériques (leucocytes) qui ont dû s'y former de toutes pièces. La lymphe devient lactescente lorsqu'elle contient plus de 7^~v de matières graisseuses ; c'est ce qui arrive normalement après la digestion; elle prend alors le nom de chyle, et c'est ce qui a fait donner aussi aux vaisseaux lymphatiques les noms de vaisseaux lactés et de vaisseaux chylifères. Quelque temps après la digestion les vaisseaux chylifères ne transportent plus que de la lymphe.

On nomme lymphe de Cotugno une humeur transparente dont sont remplies toutes les cavités de Toreille interne ; elle tire son nom du physiologiste qui l'a observée le premier.

La lymphe plastique, ou médium unissant de Hunter, est un blastème accidentel exsudé à la surface des plaies et fournissant les matériaux des bourgeons charnus et des cicatrices. Voy. Cicatrice.

LYNCH (loi m- ,, Lynch-law. On appelle ainsi, aux États-Unis, un usage barbare qui permet aux particuliers de se faire justice à eux-mêmes des crimes commis contre les personnes. On rapporte qu'au \viic siècle un certain John Lynch, colon de la Caroline, fut investi par ses concitoyens d'un pouvoir discrétionnaire, afin de juger d'une manière sommaire et. de punir immédiatement les désordres inséparables d'une colonie naissante. Plusieurs autres états de l'Union adoptèrent cette mesure et elle a survécu aux circonstances qui pouvaient en quelque sorte la justifier.

LYNX (du gr. /-jyH), Felis lynx, vulg. Loup-cervier, grande espèce du genre Chat, a pour caractères : des oreilles ornées de poils verticaux, une fourrure longue et touffu*, et une queue courte; il n'a pas de fausse molaire antérieure. Cet animal est long d'env. 0m,75; il a le dos et les membres d'un roux clair, avec des mouchetures noires ou d'un brun noirâtre; la gorge et le dessous du corps blanchâtres. Comme le loup, le lynx pousse une sorte de hurlement pendant la nuit. D'un naturel féroce, il attaque de préférence les jeunes cerfs et les faons de daim, de chevreuil ou de renne. Quelquefois, il

se place en embuscade sur une des basses branches d'un arbre, pour s'élancer de là sur un de ces animaux : il lui saute sur le cou, s'y cramponne arec ses ongles, et ne lâche prise que lorsqu'il a abattu sa proie en lui brisant la première vertèbre du cou; il lui fait alors un trou derrière le crâne et lui suce la cervelle par cette ouverture. Il grimpe également sur les arbres pour poursuivre les écureuils, les martres, les chats sauvages et pour surprendre les oiseaux dans leur nid. Le lynx est plein de grâce et de légèreté : son œil est brillant, mais cependant doux et expressif. Comme le chat, il est d'une propreté excessive. Les lynx sont très-communs dans les forêts du nord de l'Europe et dans la Sibérie.

Outre le Lynx vulgaire, on distingue dans ce genre plusieurs autres espèces : le Caracal, ou Lynx des anciens, le Pard ou Chat-pard (L. pardina , le Chelasson ou Chat-cervier (L. cervaria), le Manoûl (L. manul), le Chaus ou L. des marais, le L. boité (L. caligata), tous habitant l'ancien continent, et les divers lynx d'Amérique (L. du Canada, de la Floride, de la Caroline, L. bai ou Chat-cervier des fourreurs, L. doré, L. à bandes, L. pajeros ou Chat pampa, etc.).

Les anciens attribuaient au Lynx une vue perçante, sans doute à cause de la vivacité de son œil; ils avaient accrédité la fable que ses yeux pouvaient voir à travers les murailles.

lynx (le), constellation boréale située entre le Cocher et la grande Ourse, compte 45 étoiles.

LYONSIA, dit aussi Magdala, Osteodesma, Grèsslya, etc., genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, famille des Anatidées : coquille ovale ou cunéiforme, mince, nacrée et bâillante sur la région anale ; sinus triangulaire; charnière sans dents ; ligament interne inséré sur une côte qui laisse sur le moule fossile un sillon profond. — Les Lyonsia se trouvent à l'état fossile depuis l'étage silurien et vivent encore dans les mers actuelles.

LYPEMA3XIE (du gr. Km-/], chagrin, et de manie), nom donné dans quelques nosographies à la folie triste ou Mélancolie. Voy. ce mot.

LYRE (du lat. lyra), en gr. Xûpa, fpuç, pâpotro;, çôpp.iY?, instrument à cordes dont la construction a offert une grande variété. — La plus ancienne lyre et la plus simple semble avoir eu 3 cordes. Le nombre des cordes monta ensuite à U (ttHracorde), puis à 5 (pentacorde), à 6 (hexacorde), à 7 (heptacorde) : Terpandre fut, dit-on, banni de Sparte pour avoir ajottfié. la 7e. Simonide en ajouta une 8e (octocorde),et dans la suite Timothée porta le nombre des cordes à 12. En Egypte, il y eut même jusqu'à 18 cordes. Les parties de la lyre autres que les cordes étaient la caisse, qui originairement était, dit-on, d'écaillé de tortue, et qu'ensuite on fit en bois; la fable, qui fermait la caisse, et qui souvent ne fut qu'une simple peau sèche tendue; les montants, adaptés à la caisse et qui la continuaient en quelque sorte sur les côtés en laissant un intervalle entre eux ; et \ejouy, placé en travers d'un montant à l'autre. Les cordes s attachaient, d'une part à la caisse, de l'autre au joug. On jouait delà lyre, tantôt avec une espèce d'archet dit plectrum, tantôt en la pinçant avec les doigts, tantôt des deux façons : la main gauche pinçait les cordes, pendant que la droite les frappait du plectrum. — La Mythologie ancienne attribuait, l'invention de la lyre à Mercure : Apollon , Amphion, Orphée, Linus, en ont aussi été proclamés les auteurs {Voy. Cithare). L'Egypte en faisait honneur à Thot-Trismégiste. On ne se servait de la lyre que pour célébrer les dieux et les héros Voy. Lyrique [poésie]). — L'usage de la lyre s'est perdu au moyen âge. Les Abyssins ont encore des lyres , dont ils jouent grossièrement. Le vina des Indiens est une lyre sans montants.

lyre, constellation de l'hémisphère boréal, renferme 21 étoiles, dont une de !"•' grandeur, appelée

MACADAMISAGE.

Wéga ou la Lyre propr. dite : cette étoile forme avec l'étoile polaire et Arcturus un grand triangle rectangle où elle occupe le sommet de l'angle droit. La constellation tire son nom de ce qu'on a cru y trouver la forme d'une lyre à 10 cordes, qu'un vautour porterait dans son bec.

i.yre, nom d'un oiseau nommé aussi Menure, et d'un poisson appelé Trigle. Voy. ces mots.

En Anatomie, on appelle Lyre, Corpus psaîloides, la surface inférieure de la voûte à trois piliers du cerveau, où l'on remarque une disposition analogue à celle des cordes de la lyre : ce sont deux lignes longitudinales auxquelles viennent se rendre d'autres lignes transversales ou obliques.

LYliÉ, en lat. lyratus, se dit, en Botanique, d'une feuille en forme de A//r,dont leslobes inférieurs, divisés presque jusqu'à la nervure, sont très-petits en comparaison du lobe terminal, qui est fort ample.

LYRIQUE (poésie), ainsi nommée parce que, originairement, elle se ebantait sur la lyre. Ce genre de poésie , le plus élevé de tous, est spécialement consacré à l'expression de l'enthousiasme et des sentiments les plus vifs : c'est celui où l'inspiration se fait le plus fortement sentir. Dans sa plus vaste étendue, le genre lyrique comprend, outre l'ode, la chanson, la ballade, Y élégie, le sonnet, et même les pièces de théâtre destinées à être chantées {opéras et drames lyriques)', mais, dans l'usage, on le borne à Yode, qui, selon les différentes formes qu'elle revêt, prend les noms de dithyrambe, d'hymne, de Cantique, de cantate, de chant royal, etc. Ce genre n'a point de rhythme, ni de mètre, qui lui soient propres; le poète y emprunte tous les rhythmes, tous les mètres qui lui semblent rendre le mieux le sentiment qui l'anime.

La poésie lyrique paraît être la forme la plus ancienne de la poésie : on en trouve de sublimes exemples dans la Bible ( Cantiques de Moïse, de Déborah, Psaumes de David), ainsi que dans les antiques poèmes de l'Inde, notamment dans le Rig véda. Chez les Grecs, Orphée, Linus, Musée, passent pour les créateurs du genre; Alcée, Simonide, Tyrtée, Sapho, Anacréon, L'appliquèrent au\ sujets les plus divers; Eschyle, Sophocle, Euripide, lui donnèrent place dans leurs œuvres dramatiques (chœurs); Pindare le porta à la perfection dans ses Olympiquei et ses Pythiques. Chez les Romains, Catulle et Horace sont les seuls qui aient cultivé avec succès ! ; poésie lyrique. Au moyen âge, elle inspira les chants des bardes, les poèmes d'Ossian ; elle eut sa place

dans YEdda, dans les vers des troubadours, des minnesintrers, etc. Dans les temps modernes, les qui se sont le plus distingués en ce genre sont : en Italie, Pétrarque, le Ta—'', Métastase, Filicaia, Bondi; en France, Ronsard, Malherbe, Racan. Racine [choeurs dfEsther et aAthalié), J.-B. Rousseau, Lefranc de Pompignan, André (.hénier, Lebrun, et de nos jours Lamartine, Victor Hugo, Béranger, qui a élevé la chanson au rang de l'ode ; en Angleterre, Dryden, Gray, Byron , Thomas Moore, Burns; en Allemagne, Klopstock, Schiller, Goethe, Kleist, Gleim, Schlege), Bûrger, Arndt, Kœrner ; en Russie et en Pologne, Derjavine, Pouchkine, Kochanowsky, Mickiewicz, etc. — Ch"z les Bébreux et chez les Grecs, la poésie lyrique se chantait réellement; chez les Romains et chez les modernes, elle a été généralement séparée de la musique.

LYS, fleur. Voy. Lis.

LYSIMACHIE (du roi Lysimaque), Lysimachxa, genre de la famille des Primularées, type de la tribu des Lysimachiées, renferme une vingtaine d'espèces, dont plusieurs sont communes dans les lieux humides en France et par toute l'Europe. La L. vulgaire (L. vulgaris), vulg. Corneille, Chasse-bosse, Souci d'eau, porte des fleurs jaunes, disposées en corymbe : elle était autrefois employée en médecine comme astringente et vulnéraire. L. à feuilles de saule (L. ephemertun), a de superbes fleurs blanches disposées en loi grappes en forme d'épis. La L. nummuiaire I . malaria), est plus connue sous les noms d'Herbe aux écus et de Monnayère.

LTSSES (du grec /.Oacra, rage), nom donné aux pustules qui se développent sous la langue, chez les individus qui ont été mordus par un animal enragé. Voy. Race. p •

LYTHRARIÉES (du g. -type Lythrum, Salicaire), famille de plantes Dicoylédones dialypétales | nés, renferme des plantes herbacées ou arbor tes, à feuilles opposées, verticillées; à fleurs solitaires ou réunies en cymes a l'aisselle des feuilles ■ calice persistai! t, t ubuleux ou ca m panulé,à trois ou plusi tara dents; pétales en nombre égal alternant avec ces dents; étamines insérées sur le tube et en nombreégal aux pétales; fruit capsulaire, membraneux ou coriace. — Genres principaux : Salicaire (Lythrum), Péplide, Lagerstrasmie, Henneh, etc.

LYTHRUM, nom latin botanique du genre Salicaire. Yen/, ce mot.

LYTTA, nom latin scientifique de la Mouche cantharide, Voy. Canthaiude.

M, 13e lettre et 10' consonne de notre alphabet, n'est étrangère à aucune langue. Son articulation est une des premières que les enfants réussissent à former; c'est une labiale; on l'appelle aussi labio-nasale, parce que, pour la prononcer, il faut rapprocher les lèvres et mu rir les narines. — Comme Bigne numéral, M vaut 1000 et M' 1,000,000; en grec, |t' vaut iOel ,p. ^0,0(10; pour les mesures, m veut dire mètre; m. c, mètre carré ou mètre cube; mm., millimètre. — Comme abréviation, en latin Bf.BÎgnifle Marcus,Manlius, Marins ; M', Manius; M. \., chez les modernes, magister artium (maître èB arts). En français, M. ou M'

signifie Monsieur: MM., Messieurs} M , Madame;

M"°, Mademoiselle ; M* joint au nom d'un avocat, d'un avoué ou d'un notaire signifie maître. Dans les prénoms, l'initiale M. peut remplacer Mari'-, \i<in , Martin, Michel, etc. En écossais, .M', joint à yx\ nom, signifie Mac, UN WDonald . — Sur les monnaies, M est la marque de la fabrique de Toulouse. — Sur la façade des maisons M. A.C. !..

contre l'incendie. — En Chimie, Mir signifie wnanésium ; Mn, manganèse ; Mo, molybdène.

MABEA, genre de la famille des Bupb tribu (les Crotonées, renferme des arbustes de la Guyane et du Brésil. Voy. Calumet.

Si.vitorir.it. Voy. Mobibonib.

MACABRE (danse), de l'arabe makbara, r; funéraire, ou plutôt corruption de "'-

chabées. Voy. Danse des Hoaraet MiCâaaE, au Di t. d'Hist. et </'■ Géo

MACADAMISAGE (du nom de l'anglai icfam), système d'ompierratnent. Pour macadamiser

une rOUte, une chaussée, etc., ^<\\ se s, -rt de UillOUX

triés avec soin, purgés de tonte partie de terre, l un', argile, OU autre substance a\ant affinité avec I

brisés en fragments dont levèlume ne dépasse 6 centimètres cubes. On étend sur l'aire de la

Bée une première couche de 0 ■' . 10 d'épaissrnr.t ,.tto

première couche, battue ou aplatie ave<

lindre en fer, est, pour quelque temps, ouverte aux

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