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MACARONI

MACHE

voitures, et, durant ce temps, on a soin deremplirles ornières creusées par les roues. On étend ensuite une seconde, ctmème une troisième couche de 0m,05 d'épaisseur chacune, que l'on aplatit de nouveau, jusqu'à ce que le tout forme une masse compacte, imperméable à l'eau. La courbe de la chaussée doit ôtre peu sensible. Ce système d'empierrement, qu'on n'appliquait d'abord qu'aux grandes routes, a été, depuis, essayé dans les rues des grandes villes, notamment à Londres et à Paris. Les voies macadamisées sont très-commodes pour le roulement des voitures et pour le pied des chevaux; elles épargnent beaucoup de bruit aux maisons qui les bordent et diminuent l'ébranlement causé par les lourdes voitures; mais elles produisent beaucoup de boue dans les temps de pluie ou de dégel, et de poussière dans les temps secs; elles exigent en outre un entretien fort dispendieux. A Paris, on les remplace avec avantage par le bitume comprimé.

MACAO, jeu de cartes. Voy. Vinct-et-in.

MACAQUE (mot du Congo), Macacus. Les Macaques sont des Pithécins ou Singes de l'ancien continent, formant un groupe intermédiaire entre les Guenons et les Cynocéphales. Ils diffèrent des Guenons par la forme de leur museau, qui est plus gros et plus prolongé, et des Cynocéphales, par ce même museau, qui est plus court. Ils ont des lèvres minces, des abajoues assez développées, un corps trapu et épais, le cou court, la tête grosse, les membres robustes, cinq doigts à chaque main, les fesses très-calleuses, la queue ouelquefois nulle, d'autresfois assez longue. Ces singes ont, en général, beaucoup d'adresse et de sagacité; ils sont plus doux et plus dociles que les Cynocéphales, mais plus lascifs quelesGuenons. Ils habitent l'Afrique, l'Inde et les îles de l'archipel indien.' Les Macaques forment plusieurs genres : les Macaques propr. dits, les Mangabey<, les Magots et les Cynopithèques. On divise le genre Ma:aque propr. dit en trois sections : 1" les espèces à longue queue : le M. de Buflon [M. cynomolgus), dont l'Aigrette est une variété; le M. bonnet chinois (M. si/iicus),leM. toque, variété du précédent; 2°les espèces à,queue moyenne: YOuandcrou ou .V. à crinière (M. silenus), le Rhésus {M. erythrœus); 3° les espèces à queue courte : le Maïmon, le .1/. ursin (M. ursinus) et le M. à face rouge [M. speciosus).

MACARET. Voy. Mascaret.

MACAREUX, Fratercula, Mormon, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes plongeurs, famille des Alcades : bec robuste, plus court que la tète, aussi haut que long et démesurément gros ; jambes placées très en arrière, ce qui leur donne une démarche gauche et embarrassée; ailes étroites et courtes, tout à fait impropres au vol. En revanche, ces oiseaux nagent et plongent avec une rare facilité. Les. Macareux sont des oiseaux migrateurs, qui changent de climat suivant les saisons. Ils se nourrissent de mollusques et de petits crustacés ; ils ne construisent point de nid, et pondent leurs œufs dans les trous des rochers. On les trouve dans les mers du Nord, en société avec les Pingouins. On distingue le Macareux moine, noir et blanc, qui visite quelquefois nos côtes ; le M. glacial et le M. huppe, qui habitent les régions arctiques.

MACARON (orig. inc), sorte de pâtisserie croquante et délicate, composée d'amandes pilées et séchées, puis battues avec des blancs d'œufs et du sucre, dont on fait des petits pains ronds et aplatis. Cette pâtisserie était déjà célèbre au xvu' siècle. On estime surtout les macarons de Nancy.

Dans la Marine, on nomme ainsi de courts morceaux de bois placés debout sur les plats bords, ^our soutenir les fargues d'une embarcation.

MACARONI (de l'ital. macvheroni; de macco, bouillie de fèves), pâte de farine très-fine h laquelle on donne la forme de petits tubes creux, allongés, de diverses grosseurs, et qu'on assaisonne avec du fromage de parmesan ou de gruyère. Le macaroni est

le mets national des Napolitains. Les pâtes de Gênes ont été longtemps estimées; celles d'Auvergne rivalisent aujourd'hui. Le macaroni qu'on préfère à Naples se fabrique avec la farine d'un blé de la mer Noire dit grano duro.

macaroni, poudre purgative, composée de 1 p. de protoxyde d'antimoine et de 2 p. de sucre, qui était jadis administrée par les religieux de la Charité de Paris contre la colique métallique.

MACAROMQLE (poésie), ou macaroxée, espèce de poésie du genre burlesque où l'on fait entrer des mots de la langue vulgaire en leur donnant une terminaison latine. On lui a donné ce nom soit par allusion aux divers ingrédients dont se compose le macaroni, et auxquels on compare l'amalgame de mots que l'on introduit dans la macaronée, soit parce <|ue le caractère plaisant, dans le populaire, est souvent désigné par le nom de l'aliment favori du peuple. Cette poésie a pris naissance en Italie, au commencement du xvie siècle : Odassi de Padoue en fut le créateur; après lui, le célèbre Folengo (Merlin o Coccaïo) s'y distingua. — Genthe a écrit l'histoire de ce genrefllall, 1829, en allem.) ; A. Cunningham adonné un Delectus macaronicorum carminum (Edimbourg, 1801), et M. Delepierre, un recueil de Macaronea (Paris, 1842).

MACÉDOINE (orig. inc). Ce mot qui, dans l'Art culinaire, désigne un mets composé de toutes sortes de légumes, se dit, en Littérature, d'un ouvrage où. se trouvent réunies des pièces détachées en prose et en vers, sur toutes sortes de sujets, le plus souvent disparates.

MACERATION" (du lat. maceratio), opération qui consiste à laisser séjourner quelque temps à froid un corps dans un liquide, dans le but de dissoudre quelques-uns de ses principes constituants, ou d'en distendre les parties, afin de les mieux disposer à se détacher les unes des autres, ou à se laisser pénétrer par les dissolvants qu'on emploie soit pour en extraire les principes solubles, soit pour les conserver. Ainsi, l'on fait macérer les conserves de fruits dans le vinaigre ou l'eau-de-vie, les cadavres à disséquer dans une dissolution de sublimé corrosif, etc. Voy. Infusion.

En Religion, on nomme macération toute mortification par jeûnes, disciplines et austérités de toute nature, que l'on s'inflige par esprit de pénitence.

MACERET, nom vulgaire de l'Airelle.

MACERON, Smyrnium, genre de la famille des Ombellifères, type de latribu des Smyrnées, renferme des plantes herbacées, vivaces ou bisannuelles, qui ont une odeur forte, aromatique, analogue à celle du persil ; elles se trouvent sur le bord des chemins et des fossés des cantons cultivés, et aiment surtout les lieux frais et ombragés. Le .1/. commun (S. olus atrum), vulg. Persil noir, croît dans nos départements du Midi. Sa racine étaitautrefoisusitée comme potagère : on la mangeait après l'avoir tenue quelque temps à la cave pour en diminuer l'amertume ; ses parties vertes s'employaient en guise de persil. Ses feuilles sont antiscorbutiques, et ses fruits diurétiques et carminatifs. Le M. à feuilles rondes (S. perfoliatum) croît particulièrement en Corse.

MACEARLANE, sorte de manteau d'origine anglaise, à grand collet, fermant sur le devant, mais ayant sur le côté des ouvertures pour passer les bras.

MACHAON ou Grand porte queue, insecte Lépidoptère. Voy. Papillons.

MÀCHEfdewdc/fe/'^espècedu genre Valérianelle. La Mâche des maraîchers , dite aussi Doucette, Salade verte, lioursette, Blanquette (Valeriauella oHtoria, V. locusta), est une petite plante herbacée, annuelle, qui croît dans les vignes et dans les champs, et que l'on mange comme salade en hiver et au commencement du printemps. Ses feuilles, d'un vert fonc< . talent sur le sol en forme de rosette; de leur milieu s'élève une tige, haute de O^.lâ, et terminée par de petits paquets de fleurs d'un blanc lavé bleu clair. Outre cette espèce que l'on cultive dans les jardins

MACHINE

MACHINE

potagers, il en existe beaucoup de variétés, dont une douzaine environ croît en France.

MACHEFEB (de marquer, écraser, et de fer), scories à demi vitreuses, qui s'agglomèrent dans les foyers des forges où l'on travaille le fer et forment le résidu des diverses houilles qu'on y brûle. Elles sont composées d'oxydes terreux, de schistes et d'un peu d'oxyde de fer. Ce résidu est encore combustible : on l'emploie à chauffer les étuvcs, à cuire la chaux ou les briques. On en fait aussi usage pour garantir les rez-de-chaussée de l'humidité en en mettant une coiidie de 0m,30 à C"»,40 sous le plancher. 11 entre enfin dans la composition du pisé et de certaines briques. — En Horticulture, on s'en sert pour former sous les plates-bandes des couches qui sont impénétrables aux lombrics.

31 A (Il il. li; u (qui se.vtb. mâcher). On donne quelquefois le nom de dents mâche lier es aux molaires.

H ACHETES, nomlat. scientifique du c.omrattant.

MACHIAVÉLISME, système de politique qu'on trouve dévelu, pé dans le Prince de Machiavel, et qui repose sur l'astuce. Il enseigne à dominer en trompant et en semant la discorde. Yoy. Machiavel au Die/. d'IJist. et de Géogr.

MACHICOTAGE (orig. inc), ornement dont on chargeait autrefois le plain-chant, consistait en notes ajoutées, qui suivaient une marche diatonique et remplissaient les intervalles des tierces et autres. On s'abstenait du machicotage à l'office des morts.

MACHICOULIS (de marquer, écraser? et coulis, qui glisse, ou qui laisse glisser), nom donné au moyen âge à un procédé de défense, fort usité alors, mais aujourd'hui abandonné : c'étaient des ouvertures ou meurtrières verticales pratiquées dans des galeries saillantes au sommet d'une tour ou d'un rempart, et d'où l'on jetait sur l'ennemi des pierres, des traits, derhuilebouillante,du plombfondu. Elles occupaient l'espace compris entre les corbeaux en pierre ou consoles qui soutenaient les galeries : on voit encore des mâchicoulis dans plusieurs anciens châteaux : à Sens, Mehun, Avignon, Royat, Creuilly, etc.

MACIIILE, insecte. Voy. Lépisme.

MACHINE (du lat. machina; du gr. p)X<iv*l)f assemblage de pièces, destiné à transmettre l'action d'une force pour vaincre une résistance. On distingue dans toute machine les forces mouvantes et les forces résistantes, qui se divisent en résistances utiles, et en résistances passives. Celles-ci sont l'effet des frottements, des trépidations, de la rigidil pièces, toutes choses que l'on ne peut éviter, mais dont on doit atténuer le plus possible les inconvénients. Quant aux résistances utiles, elles sont produites dans les corps que l'on déplace pour effectuer h' travail dont on a besoin, p. ex. quand on élève un fardeau, quand on fait mouvoir un outil, un métier, quand on comprime un gaz à l'aide d'une pompe, etc. Les principales forces mouvantes sont fournies par les animaux, les cours d'eau, le vent, l'élasticité des gaz et des vapeurs, les ressorts, les courants voltaïques, les aimants. La comparaison des effets des ferces se fait à l'aide d'une certaine quantité bien définie; c'est le travail mécanique; on l'évalue en multipliant la fuie mesurée eu kilogrammes par le déplacèmenl de Bon point d'application mesuré en mètres; le produil ainsi calcule désigne le travail en kilogrammetres. Voici l'une des i"is fondamentales des machines. Quand le mouvemenl est Uniterme, i;1

Bommedes travaux moteurs est égale à la somi les

travaux résistants; de là cette expression Qgurée:

mi' machine transmet le travail d'un m Même de Corps SOUmis ;'i des forces inoiivauti s, à im autre

ne soumis à des forces résistantes. I cause des résistances passives, le travail utile est toujours plus petit que le travail moteur •• c'esl pour cela que le mouvement perpétuel est impossible. On appelle rendement d'une machine le rapport du travail «les "ésistances utiles au travail des forces mouvantes; ians les meilleures machines, il ne dépasse guère

0,75 ; de sorte que le quart du travail moteur n'est pas utilisé ; il sert seulement à vaincre les frottements, etc. C'est par le rendement qu'on estime la valeur d'une machine. — Les machines simples se rangent en deux groupes, ayant pour types le levier et le plan incliné. La plupart de nos machines sont des assemblages de machines simples. — L'art de construire les machines constitue la Mécanique appliquée. Voy. MÉCANIQUE.

On doit à M. Hacbette un Traité élémentaire des machines, h MM. Lanz et Bétancourt un Essai sur la composition des machines. Le Conservatoire des Arts et .Métiers de Paris offre la plus riche collection de modèles de machines qui existe. M. Gallon a publié un Recueil des machines approuvées par /'.le . des Sciences; M. Armengaud, les Machi (1835J et Progrès de Pindmtrie (1867 : M. With, les Machines, leur hisl ire, leur descri tionetleur ges (1873; ; E. Collignon, les Machines Voir aussi les Rapports du jury de l'Ei/josit. de 1867 (t. IX).

MACHINE ARITHMÉTIQUE. VOU. AlU THMOMÉTRE. MACHINE d'ATWOOD. 1*07/. PESANTEUR.

machine de comi'REssion, machine destinée à comprimer l'air ou un gaz dans un récipient dis. cet effet. Elle ne diffère de la machine pneumatique que par la forme du piston, qui est plein et par la disposition des soupapes, qui s'ouvrent de dehors en dedans. On indique la pression obtenue en la comparant à celle de l'atmosphère: ainsi, on dit que la pression est égale à 1 atmosphère, à 2 atmosphères, à 3 atmosplières, ce qui signifie qu'elle serait suffisante pour faire équilibre à une colonne de mercure de 76, de 152, de 228 centimètres, etc. — Les appareils de compression, d'un fréquent usage en Physique et en Chimie, sont aussi employés dans l'Industrie, notamment pour la préparation des eaux gazeuses artificielles. — Voy. Compression.

machine électrique, instrument qui sertà produire de l'électricité. La machine ordinaire de Ramsden se compose de frotteurs, d'un corps frotté et d'un conducteur. Les frotteurs sontdes cowssins en peau, rembourrés en crin et pressés par un ressort qui rend le frottement égal ; ils sont ordinairement enduits d'une couche d'or mussif (deutosulfure d'étain), ou bien d'un amalgame d'étain et de zinc; ils communiquent avec le bois qui compose la machine et qui est conducteur de l'électricité. Le corps frotté est un plateau de verre circulaire qui frotte contre les coussins par le mouvement d'une manivelle. Le conducte formé par un assemblage de cylindres en métal, le plus souvent en cuivre jaune; dans ses parties les plus rapprochées du plateau, il entoure celui-ci, sans le toucher, au moyen de pièces recourbées, garnies de pointes; il est isolé sur des pieds en verre. — Cette machine sert à faire une foule d'expériences curieuses, propres à mettre en relief les phénomènes de l'électricité. Lorsqu'on en approche un corps électrisé, celui-ci en est attiré ou repoussé. Tout corps conducteur isolé qu'on met en contact avec le conducteur, se comporte comme lui : ainsi, un homme monté sur un tabouret a pieds de verre eu isolant se chargera de la même électricité'; s.^s rhe-

veux se dresseront sur sa tête, et l'on pourra îles étincelles des différentes parties de son corps. S'il communique avec le sol, l'électricité se perdra a travers son corps, et la machine < est — a de se charger, i ne pointe qu'on met sur la machine électrique la décharge très promptement ; dans l'obscuril

voit une lueur bleuâtre apparaître à la pointe.

Les Physiciens si- servaient d'abora d'un simple tube aie verra ou d'un bâton de cire d'Espagne pour produire les phénomènes électriques. Otto de Gue-

rickej OU, suivant d'autres, Hauksbee, imagina ensuiie de faire mouvoir rapidement unglobede I

sur son axe : c'est ce dernier appareil qni devint le principe de la machint I ne de

V an-Mur um donne à volonté l'une ou l'autre électricité [Voy. ËLBCTRICrri ; celle tir Suirue donne tes

MACHINE"

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deux électricités simultanément. La machine d'Armstro/ig produit l'électricité par 13 frottement de la vapeur d'eau qui s'échappe d'une chaudière isolée, contre les parois de l'orifice. Le jet de vapeur est électrisé positivement, les parois et la chaudière sont électrisées négativement; un conducteur isolé, muni de pointes, recueille l'électricité de la vapeur. Avec les machines de M. Pic/te, de M. Bertsch, etc., on électrisé un corps mauvais conducteur, puis le mouvement de rotation d'un plateau de verre voisin du corps, et d'un système particulier de conducteurs, détermine une succession rapide d'étincelles électriques, hzmachine de M. Holtz est une des plus intéressantes; quand on a électrisé une fois pour toutes une petite bande de papier adaptée à la machine, le mouvement de son plateau engendre, sans aucun frottement, par de simples phénomènes d'influence, d'énormes quantités d'électricité qui peuvent charger une batterie puissante en un instant. La mac/une de M. Ruhmkorff permet aussi de produire les effets des machines électriques, à l'aide de la pile voltaîque. ( Voy. Induction). — Vélectrophore{ Voy. ce mot) peut être regardé comme la machine électrique la plus simple. On a imaginé dans ces dernières années diverses dispositions qui réalisent l'électrophore à mouvement continu.

machine électromagnétique. Voy. Électro-moteur et Magnétoélectriques (machines).

machine hydraulique, nom commun à toute machine destinée à conduire ou à élever l'eau, comme une écluse, une pompe, un puits, la vis d'Archimède, etc., ainsi qu'à tout assemblage de machines propre à produire divers effets au moyen de l'eau, comme un moulin à eau, une roue hydraulique, etc. ( Voy. Hydraulique). — Voir aussi le rapport de M. Worms de Romilly (Jury de l'Exposit. univ. de 1867, t. IX, p. 58-71).

Parmi les machines hydrauliques destinées à élever l'eau, on connaît surtout la machine de Marly, construite sous Louis XIV, par le Hollandais Rennequin Sualem. Voy. Conduite des eaux.

machine infernale, nom donné à toute machine destinée par son explosion à répandre la mort. On a souvent employé de pareilles machines à la guerre; mais on connaît plus particulièrement sous ce nom deux machines destructives dirigées l'une contre le consul Bonaparte en 1800 (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.), l'autre contre le roi Louis-Philippe en 1835, ainsi que les bombes fulminantes, comme celles dont se servit Orsini en 1858 pour attenter aux jours de l'empereur Napoléon III. — Dans la Marine, on nomme ainsi tous les engins destinés à incendier un port ou une flotte. Voy. Brûlot, Torpille, etc.

MACHINE LOCOMOTIVE. Voy. LOCOMOTIVE.

machine pneumatique (du gr. nveùp-a, air), machine qui >ert. à faire le vide ou du moins à raréfier considérablement l'air contenu dans une cloche ou dans tout autre vase. Elle se compose essentiellement d'un corps de pompe cylindrique, dans lequel se meut à frottement un piston muni d'une soupape s'ouvrent de dedans en dehors; à l'extrémité inférieure du corps de pompe se trouve une autre soupape s'ouvrant dans le même sens, et placée à l'entrée d'un conduit qui est en communication avec la platine de la machine, plateau de verre sur lequel se place le vase ou récipient où l'on veut faire le vide. — Si l'on soulève le piston quand il est au bas du corps de pompe, l'atmosphère, pressant la soupape que porte ce piston, la tient fermée, et il se fait un vide; l'autre soupape s'ouvre alors, et l'air du récipient pénètre en partie dans le corps de pompe; si l'on abaisse ensuite le piston, la même soupape, qui s'était ouverte, ferme la communication avec le récipient, et l'air contenu dans le corps de pompe soulève la soupape du piston pour s'échapper au dehors. Une nouvelle ascension du piston prend dans le récipient une nouvelle quantité d'air qui est expulsée a son tour, et l'on arrive ainsi à raréfier de plus en

plus l'air contenu sous le récipient de la machine. — On adapte ordinairement à la machine pneumatique un second corps de pompe : l'un des deux corps de pompe soutire l'air du récipient, tandis que l'autre expulse la portion d'air dor.t il s'est rempli; on met ces deux pistons en jeu au moyen d'un engrenage que fait mouvoir un levier à deux branches. — Pour juger du degré de raréfaction de l'air, on y adapte aussi un baromètre raccourci dit /'-promette, qui communique avec L'intérieur de la machine. — La machine pneumatique est employée par les physiciens et les chimistes pour une foule d'expériences. Inventée en 1C50 par Otto de Guericke, elle a reçu de nombreux perfectionnements de MM. Babinet, Deleuil, Breton, Bianchi. On l'emploie dans l'industrie, dans les raffineries de sucre, pour concentrer le sirop sucré à une basse température; on l'avait appliquée aux chemins de fer atmosphériques, comme celui deSt Germain-en-Laye;on l'applique actuellement à Paris et à Londres aux tubes souterrains destinés au transport des lettres, etc. — Il existe une autre espèce de machine pneumatique fondée sur le vide barométrique; telle est celle de Giessler. On utilise aussi, pour faire le vide, l'écoulement du mercure ou de l'eau dans un tuyau qui communique avec le réservoir dont on veut retirer l'air; le liquide entraîne à la longue la plus grande partie de cet air.

machine a vapeur, machine dans laquelle on emploie la vapeur comme force motrice. On y distingue, dans sa forme la plus simple, la chaudière (Voy. ce mot) ou générateur de la vapeur, et le mécanisme propr. dit ou récejiteur du travail. Dans la plupart des machines ce mécanisme se compose d'un cylindre bien alésé et fermé des deux côtés, dans lequel se meut à. frottement un piston, dont la tige est fixée à un balancier qui communique le mouvement à un volant, par l'intermédiaire d'une bielle et d'une manivelle. Le piston s'élève ou s'abaisse, et imprime ainsi le mouvement à tout le système, suivant que la vapeur vient presser le piston en dessous ou en dessus. On réalise ce double effet en faisant arriver alternativement la vapeur de chaque côté du piston, et laissant s'échapper en même temps celle qui se trouve du côté opposé. Une pièce mobile, appelée tiroir, placée à l'entrée du conduit de vapeur, règle l'introduction et l'échappement de la vapeur. La vapeur sort du cylindre tantôt pour se rendre dans l'atmosphère (il/, sans condensation) tantôt pour se condenser dans un réservoir maintenu à froid M. à condensation). On remarque encore dans la machine à vapeur le régulateur à force centrifuge, sorte de losange articulé, dont les deux côtés supérieurs portent des boules pesantes, tandis que les deux côtés inférieurs s'attachentàun anneau qui peut couler sur un axe vertical que fait tourner l'arbre du volant : cet anneau, montant ou descendant par l'effet de la force centrifuge, selon que le volant tourne plusou moins rapidement, agit sur un système de leviers qui viennent fermer ou ouvrir une clef placée à l'entrée du tuyau d'arrivée de la vapeur; cette disposition fait que la machine se gouverne elle-même. Les accessoires sont : la pompe ^alimentation, qui renouvelle l'eau de la chaudière, et qu'on peut remplacer par Yinjecteur Giffard(Voy. ce mot) ; la pompe à air, qui extrait du condenseur l'air et l'eau provenant de la vapeur condensée, ainsi que l'eau injectée pour condenser cette vapeur; la pompe du puits, qui renouvelle l'eau nécessaire pour maintenir froid le condi liseur ; ces deux dernières pompes n'existent pas dans les machines sans condensation.

Quand la vapeur est portée, dans la chaudière, à, une force élastique de 5 atmosphères au moins, la machine à vapeur est dite à haute pression, par opposition aux machines à basse pression, où la vapeur présente une tension plus faible : les machines à haute pression diffèrent ordinairement des machines à basse pression par l'absence du condenseur. La machine à haute pression a l'avantage de dépenser

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beaucoup moins rl'oan que les autres, et s'emploie de préférence pour les locomotives des chemins de fer. — On exprime la puissance des machines a vapeur par force île citerai ou cheval-vapeur : c'est la force nécessaire pour élever d'un mouvement continu un poids de 75 kilogr. à 1 mètre de hauteur en une seconde. Il existe des machines à râpeux de toutes forces, depuis celle de 1/4 de cheval jusqu'à celle de 1,000 chevaux.

Il y a cinq applications principales de la force motrice do la vapeur : 1° à 1 élévation de l'eau; 2° à la raréfaction ou à la compression de l'air; 3° à la rotation d'un arbre moteur; k" à la navigation; 5° au transport sur terre. — Les machines destinées à l'élévation de l'eau portent le nom de .1/. hydrauliques ou d'épuisement : la pompe ii feu de Chaillot [Voy. PmiPK est une machine de ce genre; elles servent particulièrement dans les mines. On appelle .1/. soufflantes les machines à vapeur qui servent à lancer l'air destiné à alimenter les feux et fourneaux métallurgiques, et dans quelques cas à entretenir l'aérage des mines. Les ,1/. à rotation sont celles dans lesquelles la transmission du mouvement a lieu par l'intermédiaire d'un arbre principal ou moteur : elles sont employées pans toutes les espèces d'industries, comme pour moudre le blé, écraser les graines oléagineuses, triturer des chinons, faire marcher des scies, tourner des broches, faire travailler des outils, des métiers à tisser, etc. Les machines des bateaux à vapeur, les locomotives des chemins de fer et les locomobiles sont également des machines à rotation.

Salomon de Caus eut, dès 1615, l'idée d'employer la vapeur comme force motrice. Dans les dernières années du xvnc siècle, Denis Papin imagina la première machine à piston et songea à combiner, dans un même appareil, l'action de la force élastique de la vapeur avec la propriété dont jouit cette vapeur de se condenser par le refroidissement. En 1608, le capitaine Savery proposa d'opérer ce refroidissement par des injections d'eau froide. En 1705, Neweommen, forgeron du Devonshire, utilisa les conceptions de Papin et de Savery pour la construction de la première machine, qui rendit des services à l'industrie minière. Cette machine, dite M. atmosphérique (parce que le piston, après avoir été soulevé par la vapeur, s'y abaisse par la seule force de la pression de l'atmosphère, après la condensation de cette vapeur), fut perfectionnée par le mécanicien James Watt, qui inventa le moyen d'opérer dans un vase séparé la condensation de la vapeur, et qui composa la machine à double effet. Depuis Watt, les machines à vapeur ont reçu de nombreuses modifications, suivant les effets qu'elles doivent produire. G.Stephenson est le premier qui ait réussi à appliquer ces machines aux chemins de fer. Voy. LOCOMOTIVE.

Depuis quelques années la théorie de la machine à ■vapeur a reçu d'importants perfection ne ment s. Ils sont dus aux auteurs de la Thermodynamique (\'oi/. ce mot), àMM.CIausius, Rankine, llirn, Zeuner, etc. On croyait autrefois que la quantité de chaleur prise par l'eau au foyer de la chaudière, pour se réduire en vapeur, se retrouvait, dégagée intégralement pendant la condensation de la vapeur, dans le condenseur, ou plus généralement dans les corps froids qui opèrent cette condensation. Des lors il y avait seulement transport de chaleur de la chaudière au condenseur, tandis que le travail moteur se transmettait aux outils et aux divers organes de la machine. Sadi Carnot lit remarquer le premier, en 1824, qu'il y avait un rapport déterminé entre la quantité de travail dont une machine est capable et la différence des températures qui régnent dans la chaudière et le condenseur. On a reconnu depuis, par la théorie et par l'expérience, que la chaleur transportée au condenseur est plus petite que la chaleur prise au foyer, et que la différence est proportionnelle au travail moteur. Il y a donc disparition île chaleur, en même temps que création de travail mécanique; do

là l'expression figurée, la chaleur est convertie en travail, et c'est en combinant le principe de ['équivalence tic la chaleur et du travail avec le principe de Carnot, qu'on a trouvé une nouvelle théorie de la machine à vapeur. — Consulter : Zeuner de Zurich , Théorie mécanique de la chaleur avec ses applications aux machines 1800 ; Figuier, /// Machine à vapeur, son histoire, etc. (1852,; Appleton, Dictionary of machines, etc., et le Rapport de M. Luuyt !Jni y de rjgxposit. univ. de 1867, t. IX, p. 72-107/.

A côté de la machine à vapeur, il faut placer : 1° la M. à air comprimé, dans le cylindre de laquelle au lieu de vapeur on introduit de l'air comprin. air pousse le piston en augmentant de voluuK pression s'abaisse jusqu'à celle de l'atmosphère; il est ensuite expulsé au dehors pendant le retour du piston. La principale machine de ce genre est cùle qui met en mouvement les forets au tunnel du mont Cènis ( Voy. Compresseur); — 2° la M.à air chaud, analogue à la machine à vapeur; on introduit de l'air dans le cylindre ; on chauffe celui-ci et lacer ment de la force élastique de l'air détermine l'impulsion du piston; l'air s'échappe ensuite au dehors pendant le retour du piston. Il y a divei de machines à air chaud ; les plus connues sont i elles d'Ericson en Amérique, de Laubereau à Paris; mais elles n'ont pas encore pris définitivement place dans l'industrie : elles doivent recevoir de grandes améliorations, avant d'offrir de sérieux avantagea : — 3° la M. à gaz, analogue à la machine a vapeur, quant à la forme générale, avec cette différence que l'on introduit dans le cylindre un mélange d'air et de gaz de la houille, ou autre gaz combustible. On met ensuite le feu au mélange, et l'explosion détermine l'impulsion du piston. Ce phénomène se produit alternativement de chaque côté du piston, à l'aide d'un tiroir qui règle l'introduction du mélange explosif et l'échappement du résidu gazeux après l'explosion. Les principales machines de ce i:rnrc a d'hui en usage sont celle de M, Hugon à qui n la priorité de l'invention, et celle de M. Lenoir. Dans la première, l'inflammation du mélange est opérée par un bec de gaz entraîné par le tiroir; ce tx lume au dehors pendant le mouvement de la machine, est amené dans l'intérieur du cylindre, détermine l'explosion, s'éteint alors, puis sort pour se rallumer et ainsi de suite. Dans la machine Lenoir, c'est une étincelle d'induction, produite par une bobine de lliihmkorlï qui opère l'inflammation. La machine Hugon présente une grande supériorité, soit à cause de son mode d'inflammation, soit parce qu'elle utilise une partie de la chaleur de combustion pour vaporiser une pet itc quantité d'eau que l'on injecte dans le cylindre. Ce genre de machines convient surtout pour les faible-, forces, jusqu'à deux chevaux-vapeur et pour les travaux intermittents. Il suffit d'ouvrir un robinet, d'allumer un bec de gaz. pour avoir la force motrice; on l'arrête instantanément en fermant le même robinet.

1 u décret du 25 janvier 1805, a déterminé toutes tes ci >ndi lions d'épreuve et de surveillance qu'exigent!

dans l'intérêt de la sécurité publique et prix machines et chaudières à vapeur. Les mai bit: (■('•es sur des bateaux sont en entre BOUmiSt I

prescriptions de l'ordonnance royale du M mai 1843» Voy. Chai dh m •

MACHINES IGRICOLES. Voy. ('.Il M'.i.I t , LABOOB, Se-

Moir,, I u i BAI l , Moisson, BaTTAGEjLO OHOBI

haï rinbs n coi dri . Ces machines si utiles et aujourd'hui répandues partout sont d'invention toute récente. L'honneur en appartient a l'Américain i as Bowe, de Cambridge-port Massachusetts), dont la brevet est du 10 sept. 1868. Des perfectionnements de toute nature en ont rendu l'usage tout a fait pratique. Nous citei-, mis parmi les meilleures mael la M. Goodwin à point noué; la M. M heelerei Wil-

navette elliptique ; la M. américa et à boutonnières, de Philadelphie, la m. Newton

MACLE.

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