J — MAÇONNERIE
Wilson et C'c, allant a la main, etc. — Consulter le te rapport de M. d'Aligny {Jury de FExposit. univ. de 1867, t. IX, p. 241-255). Voy. Coisom.
MACHINES ÉLÉVATOIRES. Voy . MONTE-CHARGE.
machines de guerre, machines dont se servaient les Grecs et les Romains, et même les modernes jusqu'au xiYe siècle, soit pour les sièges, soit pour faire la guerre en pleine campagne. Les unes (tormenta) servaient à lancer des pierres ou des traits, à battre les murailles et les remparts pour les renverser; les autres à couvrir les assiégeants. Les machines les plus connues pour les sièges étaient le bélier, la baliste, la catapulte, la tortue, la y rue, les tours mobiles, etc. (Voy. ces noms). Les Romains se servaient, en outre, sur leurs vaisseaux de guerre, d'éperons (rostra), de mains de fer, de corbeaux (corvi), etc. — Les machines de guerre sont toutes postérieures à la guerre de Troie. L'invention de la poudre à canon en a totalement fait perdre l'usage. On trouve la description des machines des anciens dans Végèce(De re militari;, dans Juste-Lipse (PoHorceticôn lib. V), et dans la Poliorcéiique des anciens par Dureau de la Malle (1819).
MACHINES-OUTILS. Voy. Ol'TILS.
machines de théâtre, machines à l'aide desquelles on opère sur la scène les changements à vue, les mouvements des nuages, en un mot, tout ce qui sert à l'illusion du spectacle : elles consistent presque uniquement dans un système ingénieux de poids, de contre-poids, de poulies et de leviers. On appelle machiniste l'artiste qui invente et conduit les machines, ainsi que celui qui est chargé de l'arrangement des décors, de la manœuvre des trappes, des coulisses, etc.
MACHINISTE. Voy. Machines i>e théâtre.
MACHOIRE (dz mâcher), ensemble de pièces osseuses qui supporte les dents des animaux vertébrés. Les mâchoires se distinguent en supérieure et inférieure : cette dernière porte le nom de mâchoire diacrânienne, parce qu'une articulation lâche et ligamenteuse l'unit au crâne; l'autre est immobile et articulée avec la boîte crânienne : on l'appelle mâchoire syncrânienne.
Dans les Insectes, le nom de mâchoires est donné à des parties de forme et d'origine très-diverses, qui servent à diviser les aliments ; elles sont disposées par paires et se meuvent, non pas de haut en has, comme chez les Mammifères, mais transversalement ou latéralement : chez ces animaux, ce sont les mâchoires inférieures qu'on nomme spécialement mâchoires; les supérieures sont appelées mandibules.
Dans les Arts mécaniques, mâchoires se dit, par analogie, de deux pièces de fer qui s'éloignent et se l'approchent pour assujettir un objet, tels que pinces, étaux, mordaches, etc.
MACIGXO, roche sédimentaire composée de grès et de marne durcie : elle est tenace, compacte, quelquefois schistoïde, et de couleur variable. Les macignos forment des couches importantes dans les terrains tertiaires de quelques pays. On les emploie pour la bâtisse, surtout en Italie, où le macigno est désigné sous le nom de pierre de Florence.
MACIS, ou Fleur de muscade : c'est l'arille ou deuxième écorce du fruit du Muscadier : elle est épaisse, a une saveur plus acre que la muscade, une odeur aromatique agréable et pénétrante, et une couleur rouge ou rose clair. On s'en sert dans l'art culinaire; les parfumeurs, ainsi que les distillateurs, en font aussi un grand usage. Les pharmaciens en retirent par expression une huile mixte, et par distillation une huile volatile. — Le macis vient des îles Moluques, de l'île de la Réunion et de Cayenne.
MACKINTOSH. Ce mot, d'origine écossaise, s'est dit d'abord d'un manteau aux couleurs du clan des Mac Intosh. Aujourd'hui, il désigne toute espèce de manteau ou de paletot imperméable.
MACLE (du lat. macula, maille). En termes de
Blason, c'est une espèce de losange percé à jour et dont l'ouverture est elle-même un losange, ce qui distingue la macle de la rustre ( Voy. ce mot), qui est percée en rond. — On donne aussi ce nom aux mailles de haubert faites en losange et à une sorte de filet à larges mailles.
macle, variété d'Andalousite, dont lescristauxcoupés perpendiculairement à l'axe montrent une matière de couleur différente de celle du cristal, disposées au centre et suivant les diagonales, de m à figurer une croix ou un y, d'où le nom de ch lithe qu'on lui donne quelquefois. On trouve la macle dans les schistes de Bretagne, des Pyrénées, du Cumberland, etc. Elle présente ce phénomène remarquable que ses cristaux allongés sont généralement disposés perpendiculairement aux feuillets des schistes qui les renferment. Voy. Anhaloisite.
Rome de Lisle a désigné sous le nom de macles certains groupements des cristaux, tels que l'hémitropie p. ex. Voy. Cristal.
MACLURE Mu géologue W . Maclure), Maclura, genre de la famille des Moréacées, renferme des plantes ligneuses, à feuilles alternes et à fleurs dioïques, dont on connaît surtout deux espèces. Le M. orangé (Broussonetia aurantiaca), vulg. Oranger des usages, Bois d'arc, est un arbre de 10m de haut, lactescent, à feuilles ovales acuminées, légèrement pubescentes sur les nervures et les pétioles. Sa feuille peut servir de nourriture au ver à soie. Cet arbre croît naturellement sur les bords du Mississipi ; il a été introduit en Angleterre en 1824, et peu après en France. L'autre espèce, le Maclure des teinturiers (Morus tiuctoria) dépasse 10m; son écorce est dure. On croit qu'il est le même que le l'ois jaune de Cayenne, qui fournit une couleur jaune fort solide.
MACLURITE. Voy. Magnésie silico-fluatée.
MAÇON (du b.-lat. machio, macio ; de maceria, muraille?;, ouvrier qui travaille aux ouvrages de maçonnerie. Voy. l'article suivant.
En Zoologie, on donne le nom de Maçon, Maçonne, à certains animaux qui se construisent des habitations plus ou moins solides. Il y a des Abeilles, des Fourmis, des Araignées maçonnes, etc. — On appelle Maçon la Sittelle d'Europe, parce qu'elle enduit de mortier le trou de l'arbre où elle fait son nid.
MAÇONNERIE (de maçon). L'art de la Maçonnerie comprend la grosse maçonnerie, ou limousiimye, tels que travaux de fondations, structure des murs et des voûtes ; et la maçonnerie légère, qui consiste dans les enduits de toutes sortes, les plafonds, pigeonnages, cloisons, etc. Par suite, on distingue deux sortes d'ouvriers maçons : le limousin, qui l'ait la construction des fondations et des murs en moellons, et le compagnon, qui fait les légers ouvrages en plâtre, tels que crépi, enduit, tableaux, feuillures, plafonds, corniches, cloisons, etc. L'aide-maçon est un manœuvre qui sert et aide le maçon, bat et gâche le plâtre, porte les outils et les matériaux, etc. On oppose aussi, dans la construction, la maçonne' rie, faite avec des matériaux de petite dimension, moellons, pierre meulière, briques, etc., seuls ou unis à la pierre de taille, à l'appareil, dans lequel on n'emploie que des pierres de taille superposées. — Les matériaux dont on se sert dans la maçonnerie sont, outre la pierre de taille, les moellons, les briques, les cailloux et les lattes, qui forment le corps des murs et des cloisons; le plâtre, la chaux, le ciment, le béton, qui servent à faire les joints et les enduits. — Sous le rapport du travail, on distingue : ïehourdage, maçonnerie grossière de moellons et de plâtras, ou première couche de gros plâtre sur lattis jointif; le ravalement, qui se fait en plâtre, et qui comprend le crépi ou gobetis, et l'enduit proprement dit, ou parement, ainsi que les moulures; le plufonnage, qui se fait en plâtre sur lattes. L'état de maçon exige des connaissances pratiques en géométrie et en dessin linéaire. Les outils principaux dont or. se sert dans cet état sont : la règle, le plomb.
MAGROGUSxME. — 1006 —
MACIIOSCÉL1DE.
le niveau, Vêquerre, le compas, la truelle, la hachette, le marteau, etc. — Consulter le Manuel du maçon, de M. Toussaint, architecte (Collect. Roret). L'art de la Maçonnerie remonte aux temps les plus anciens, et à toutes les époques il a été associé aux destinées de Y Architecture {Voy. ce mot). — Les Maçons ont de bonne heure formé en France une corporation importante : le Livre des Métiers d'Etienne Boyleauxen fait connaître l'organisation au temps de St Louis. Elle comprenait les tailleurs de pierre et les plâtriers et fabricants de mortiers. Elle avait pour patron St Biaise, qu'on fête le 3 février.
MAÇONNERIE (FRANC-). Voy. FltANC-M AÇONNECIE au
Dict. d'Hist. et de Géogr.
HACOUBA, excellent tabac qui croît dans le nord de la Martinique, est ainsi nommé du nom du canton où il est cultivé. Ce tabac sent la rose et la violette.
MACQl'E (de macquer, écraser;, instrument avec lequel on écrase et on brise le chanvre etle lin pour les rendre propres à être teilles et pour les réduire en filasse : c'est une espèce de massue assez large, munie de deux ou trois cannelures, dans le sens de la longueur.
MACBASPIDE(du gr. u,ay.DÔ;, long, et omît: tç, écussonj, Macraspis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pen tanières, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides: taille moyenne, corps un peu carré, en pointe obtuse; tète enfoncée dans une échancrure du corselet; écusson triangulaire très-allongé. La M à massue, longue de 0m,02 à 0m,03, est d'un brun rouge cuivreux ; la M. verte, longue de 0m,02, est d'un beau vert émeraude chatoyant.
MACBAl'CIIEMA (du gr. (j.àxpo:, long, et aO/jv, cou). Pachyderme fossile, de la taille d'un Rhinocéros, dont ies débris ont été découverts en Patagonie par M. Darwin.
MACHE, Trapa, genre de la famille des Haloragées, renferme des plantes herbacées, aquatiques, à leuilies opposées, à fleurs axillaires et à fruits armés de pointes cornif ormes. L'espèce type, la Maère d'Europe, ou ,1/. flottante [T. natans), dite aussi Châtaigne ouNotx d'eau, Saligot, etc., est une plante vivace, rampant dans l'eau, et élevant au-dessus de sasurfaceses feuilles flottantes et ses Qeurs blanches. Son fruit se mange bouilli ou cuit sous la cendre. Il aie goût de la châtaigne; mais il est plus fade.
MACREUSE, jadis Macrole et Macrou/e, en lat. Oidemia, oiseau du genre Canard [Voy. ce moi , est un peu plus gros que le Canard propr. dit, étale plumage noir. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et son plumage, au lieu d'être noir, tire plutôt sur le brun. La Macreuse pond et niche sur les cotes de Suède et. de Norwége, et nous arrive, de décembre en avril, avec une. profusion telle que la mer en parait toute couverte. Sur les côtes de la Picardie, on prend ces oiseaux au Blet; en Provence, on les chasse au fusil : cette chasse, qui attire toujours un nombre considérable de chasseurs, s'ap pelle la battue mu- macreuses, — il n'esl sorte de conte absurde que l'on n'ait débité sur î'oi igine de cet oiseau : on l'a fait naître d'un coquillage [Voy. Anatiee), du fruit, d'un arbre dos ( (rendes, ou de la
pourriture. Les Macreuses ont été considérées comme an aliment maigre, pouvant, comme le poisson, se
manger en carême.
MACROBIOTIQUE (du gr. (laxpôç, long, et pfoç, vie)< art de prolonger la vie. Pbj Longée té.
HACROCERCUS, nom latin de l'Ara, V. ce mot.
MACROCHEILUS (du gr. paxpo:, long, et yeî- )o;. lèvre), genre de .Mollusques gastéropodes, de
l'ordre des Pectinibranchee, famille «les Pyramidel- Udées : coquille turriculée, Bans épiderme; bouche fortement évasée et sinueuse an avant, labre dr it, columelle aplatie et comme dentée, ce qui simule on
canal. Toutes Ie8 espèces Connues SOIlt fossiles, cl
appartiennent aux terrains paléosolques.
MACROCOSME (du gr. [utxp6«, grand, el xéopeci
monde), se disait du monde entier, par opposition au I
Microcosme, ou monde en petit, qu'on croyait trouver dans l'homme. Voy. MlCUOOOSUE.
MACRODACTYLES (du gr. [xaxpô;. long, et 8<£xtu).o;, doi^'t;. En Ornithologie, on réunit suis ce nom tous les oiseaux de l'ordre des Échassiers qui doivent à leurs doigts excessivement longs et entièrement fendus la faculté de pouvoir marcher sur les herbes des marais ; tels sont les genres Tinamou, Jacana, Karràchi, Mégapode, Rdle, Poule d'eau, Talève et Fou/que. Ces oiseaux ont le corps comprimé', le bec assez souvent conique, et le sternum grani d'une seule paire d'échancrures. — En Entomologie, on nomme ainsi une tribu de Coléoptères pentamères, de la famille des Clavicornes, à cause des tarses allongés et robustes qui forment leur principal caractère. Elle comprend les genres Potamophtle, Macromique, Dryops, Etmis et Géor
MACROGLOSSE 'du gr. uaxpâ;, long, el -.-'/m 0-0-7., langue), nom donné par quelques soi i" à la
Roussette kiodote, chauve-souris des il. gd< Il Sonde; 2° à un groupe d'oiseaux de la famille des Silviadés, comprenant les genres Pic et Torcul.
MACRONYQUE (du gr. u.axo6;, long, etôvu?, ongle), Macronychus, genre d'Insectes, de l'ordr Coléoptères pentamères, famille des Macrodactyles, établi pour des espèces d'Europe, d'Amérique et d'Afrique qui vivent dans les eaux courantes, n'y nageant pas, mais se tenant accrochées par leurs ongles aux pierres et aux mousses.
MACRONTX (comme le précéd.), dit aussi Alouette du Cap, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux eonirostres, famille des Alaudidés.ne renferme qu'une seule espèce, propre à l'Afrique méridionale : son plumage offre les plus vives couleurs et son cri particulier lui a valu le nom de Sentinelle.
MACROl'IITIIALME (du gr. [xaxpo:, long, et ckpQaXu.o:, œil), Macrophthalmus, genre de Crus de l'ordre des Décapodes brachyures, famille d tométopes, renferme des espèces propres à la mer des Indes, dont la principale est le M. i
MACROPODES du gr. uaxpéç, long, et -oO:. -ooo:, pied), nom donné, en Zoologie : 1" aune famille de Mammifères rongeurs, comprenant les g Gerboise, //< Zam^? et GeroiVfe; 2° à un groupe de Marsupiaux australiens, comprenant les -'tires Kangourou [Macropus), Halmature, Potorou, etc. ; 3° a un genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Pharyngiens labyrinthiformes, qui habitent les eaux douces de la Chine et de l'Inde: les Chinois en nourrissent dans les bassins de leurs jardins, à cause de leur belle couleur verl doré; ils sont de très-petite taille et ont leurs nageoires dorsale et caudale terminées par une pointe ffilée ; i° à un genre d'Insectes, de
léopteros héiéronières, famille des Mélasomes, dont les principales espèces se trouvent au Se
MACROPOD1ENS [comme le pn Ifw-
gnées de mer, tribu de Crustacés, de l'ord des Décapodes brachyures, famille des Oxyrhynques, renferme une dizaine de genres remarquables par la longueur démesurée de leurs pattes, [la vivent cachés parmi les algues OU sur les banc» d'un;
MACROPODIUM (comme le préc. ,geu «de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées:le Macroil s neiges croit an Asie bot le Bommetleplua
élevé des moins Allai |UeS.
MACROPTÈRES (du gr. u.axpô;, Ion-, et -t:-.ov,
aile , Bynonyme de Longipem mot.
MACROPUS |ç.-à-d. aux grandi pieds , nom latin scientifique du genre Kahboomo.
MACRORHINE (c.-à-d. m grand tut), vulg. ÉUphani de mer, Phoque à trompe, genre de llammifè*
res marins, du groupe des Phoques Bans oreilles el particulier aux mers australes, voy. Phoqcb.
MACROSCÉLIDE (du gr. , etex&oç,
jambe , genre de Mammifères, de l'ordre des Insectivores, renferme de petits animaux assej Bemblablee extérieurement aux gefbiUee et qui sont remarqua-