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MAGIE

développent des êtres individuels ou polypes assez semblables aux actinies. Ces polypes sont constitués par une cavité générale, divisée en compartiments par des cloisons auxquelles sont suspendus lesorganes reproducteurs; lesaliments y pénètrent par un large tube digestif dont l'extrémité apparente ou boucha est entourée de tentacules au nombre de six ou d'un multiple de six. — Le nom de Madrépores a été employé pour la première fois au commencement du xviii* siècle par les naturalistes italiens Imperati et Marsigli ; mais ces savants confondaient sous cette dénomination presque tous les polypiers pierreux qui se forment dans le fond de la mer. Les marins ainsi que les gens du monde comorennent même souvent parmi les madrépores tous les coraux, qui ne font pas partie de l'ordre des Zoanthaires ( Voy. Corail). Les travaux de Pallas, Lamark, Olivier et, en dernier lieu, ceux de MM. Milne- Edwards et J. Haime ont permis de mieux définir les caractères distinctifs du genre Madrépore. Il compte aujourd'hui 83 espèces vivantes et 7 iossiles : parmi les espèces vivantes on remarque surtout le M . abrotanoïde, le plus abondant de tous ceux de la mer du Sud ; le M. palmé ou Char deNeDtune, qu'on trouve dans les mers d'Amérique; le M. éventail, le M. en corymbe, le M. plantain, le M. pollicïfère, le M. lâche, le M. muriqué ou le M. cervicome, le AT. prolifère, etc.

MADRIER (du lat. fictif materiarius ; de materia, bois, planche), planche fort épaisse, ordinairement en bois de chêne, qu'on dispose horizontalement en manière de plate-forme, pour servir à différents usages, comme pour former des pilotis, desbâtardeaux, pour faire la plate-forme d'une batterie de canons, pour supporter de la maçonnerie, etc. Une planche ne peut être appelée madrier que lorsqu'elle a au moins 0m,05 à 0m,06 d'épaisseur.

MADRIGAL (de l'ital. madrignle; en b.-lat. matriale), sorte de composition musicale, fort à la mode en Italie au xvi* siècle, consistait en un chant vocal sans accompagnement. Les madrigaux étaient ordinairement à [), 5, 6 ou mème7 voix; ils admettaient toutes sortes d'imitations et de combinaisons recherchées. Les progrès de la musique dramatique firent disparaître le madrigal musical.

Il se perpétua toutefois sous la forme poétique: on appelle madrigal une petite pièce de vers destinée à rendre une pensée fine, tendre et galante. Le madrigal, dit Boileau :

Respire la douceur, la tendresse et l'amour.

La concision, la délicatesse et la grâce en sont les principaux mérites ; la fadeur en est le défaut ordinaire. On peut citer comme modèle ces vers de Lemierre, qui accompagnaient le don d'un éventail :

Dans le temps des chaleurs extrêmes,

Heureux d'amuser vos loisirs, Je saurai pies de vous appeler les Zéphyrs : Les Amours y viendront d'eux-mêmes.

Chez les anciens, beaucoup d'épigrammes de Catulle et de Martial sont de véritables madrigaux. Chez les modernes, Gilles Durand de la Bergerie, poëte français du xvie siècle, emprunta le premier le mot madrigal aux Italiens. Marot, St-Gelais, le marquis de la Sablière, qu'on appelait le madrigalier français, La Monnoye, Voltaire, Dorât, Bouffiers, Deinbustier, etc., ont cultivé ce genre avec succès.

Les compositeurs qui ont le plus excellé dans le genre madrigalesque sont : Luca Marenzio, Palcstrina, Pomponio Nenna, Th. Pecci, le prince de Ve- Douse, Scarlatti, etc.

MADR1NIER (de madré), nom donné au moyen âge : 1° a un officier du gobelet préposé au Bervice d>'s uiadres [0\i verres), uanaps, etc. ; ::" a l'ouvrier qui faisait les madrés : on disait aussi madelùner.

m.e.na, nom latin scientifique du genre Mendolb.

HAESTOSO (c.-a-d. majestueusement), mot italien qui marque qu'un morceau do musique doit être

exécuté avec une lenteur grave. Il se trouve le plus souvent accompagné des mots : adagio, andante, etc.

MAESTRO (mot italien qui veut dire maître), se dit des grands compositeurs de musique, de ceux qui composent des œuvres capitales.

HAGASi genre de Mollusques, de l'ordre des Bracliiopodes semi-brachidés, et type de la famille des Magasidées: bras fixes, coudés, soutenus par une charpente osseuse en forme d'anse; coquille libre, bombée, à crochet entier et sans oreilles, pourvue d'une ouverture allongée, divisée intérieurement par une lame verticale. La seule espèce connue est fossile et appartient à l'étage sénonien 'craie blanche).

MAGASIN (de l'arabe makhzen, aapï. makhdzin). Ce mot s'est dit d'abord de tout lieu où l'on garde les marchandises, soit pour les y vendre par p. ou comme on dit balles sons cordes, ce que font les marchands en gros; soit pour attendre que l'occasion se présente de les mettre en vente par parties, comme font les marchands en détail. Les entrepôts et les docks sont de grands magasins \Voy. ci-apres M \gasins généraux). Les fondics ou fondouks de l'Orient, dans lesquels sont déposées les marchandises qui viennent de la Perse et de l'Inde, par voie d'Alep, sont des magasins de ce genre. — Aujourd'hui, dans l'usage ordinaire, un magasin est un établissement de commerce ou l'on vend certaines marchandises soit en gros, soit en détail : dans ce sens magasin est synonyme de boutique.

En matière de Douanes, les propriétaires des marchandises qui ont été déposées dans le magasin de la douane ont à payer un droit particulier de magasinage de 1 p. 0/0 de la \aleur. Le droit n'est que de 1/2 pour 0/0 sur les objets déchargés par suito d'une relâche forcée, et rechargés faute de vente. Le droit de magasinage de 1 p. 0/0 est dû, après trois mois d'entrepôt, sur les marchandises provenant de confiscation.

Magasins généraux ou Docks, entrepôts qui, aux termes de la loi du 28 mai 1858, peuvent recevoir les matières premières, les marchandises et les objets fabriqués que les négociants et industriels y déposent, moyennant un droit très-minime, en échange d'un récépissé et d'un warrant {Voy. ces mots), qui peuvent se transmettre par endossement. Us sont ouverts, sur l'avis des chambres de commerce ou des chambres consultatives des arts et manufactures, avec l'autorisation du gouvernement et sont placés sous sa surveillance. — La marchandise déposée dans le magasin général devient pour le négociant une valeur active qu'il peut engager, vendre ou faire circuler de main en main sans aucuns fraisde déplacement. Ce puissant moyen de crédit a été emprunté à l'Angleterre ( Voy. Dock). C'est en 18û8que les premiers essais en ont été tentés en France.

Le nom de Magasin a été donné en Angleterre et en France à divers recueils littéraires, dont quelques-uns ont une grande vogue, notamment au dernier siècle le Magasin des enfants de M" Ivprince de Beaumont, et dans ce siècle-ci, le Magasin pittoresque, le Magasin des familles, le Magasin uni>-rsel, le Magasin de librairie, le Magasin encyclopédique \ le W'ri'khi magaxine,le Blackwood's magazine, etc., recueils périodiques.

MAGDALA. Voy. LTONSIA.

MAGDALÉON (du gr. u.aY5a).iâ, pâte pétrie entre les doigts), nom commun a tous les médicaments que l'on roule en cylindre, et plus particulièrement à certains emplâtres auxquels on donne cette forme par la msJaxation à l'aide des mains.

MAGES, prêtres de la religion de Zoroastre. Voy. le Dkt. ttHtst. et de Géogr.

Juge mage (de major, supérieur). r v. J' B&

MAGIE (du gr. uayeta, l'art des mages), art prétendu de soumettre a sa volonté des puissances supérieures 'esprits, génies, démtfaa , de les évoquer ou de les conjurer par des charmes, des enchantements ou des sortilèges, de changer avec leur aide le coun

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