MAJEUR
de bons ou de mauvais présages de la coïncidence des événements avec la présence du soleil dans l'une ou dans l'autre de ces maisons.
MA1STRANCE (de maistre), mot par lequel on désigne dans les ports le corps des maîtres, contre-mati quartiers-maîtres, sous-officiers de marine Chargés des différents détails du service. Il y a en France trois écoles de maistrance, à Brest, à Rochefort et à Toulon : elles ont été créées en 1819. Il a été créé depuis une école de marins canonniers, une école navale de mécaniciens et une école de mousses dits pupilles de la marine (a Brest). Enfin, par le décret du 14 juin 1865, les maîtres principaux peuvent suppléer les officiers du génie maritime et concourir pour le grade de sous-ingénieur de 3e classe.
MAITRE (du lat. magister). Ce mot, qui au propre signifie une personne ayant une certaine autorité sur d'autres, est appliqué aussi : 1° à toute personne destinée à enseigner une science, un art {maître de langues, maître de dessin, maître d'école, etc.); 2° aux avocats, aux notaires et aux gens de robe en général ; 3° à ceux qui sont revêtus de certaines charges ou dignités, comme maîtres dès requêtes, conseiller maître, etc.; 4° à l'entrepreneur qui exerce son industrie avec le concours d'ouvriers travaillant sous sa direction. Voy. Maîtrise.
Dans la Marine de l'État, on nomme maître d'équipage un sous-officier de marine qui reçoit les ordres des officiers et les transmet à l'équipage. Il est le premier des officiers mariniers du bâtiment. On Je désigne aussi sous le nom de maître de manœuvre : il a sous ses ordres un contre-maître et des quartiers maîtres { Voy. ces mots et Maistrance). Les fonctions des maîtres à la mer sont déterminées par une ordonnance du 31 octobre 1827 ; leur avancement est réglé par celle du 11 octobre 1836 et par les décrets du 7 avril 1851 et du 14 juin 1865, — Dans la marine du Commerce, ce mot désignait autrefois le capitaine d'un vaisseau marchand, ce qu'on appelle patron dans la Méditerranée. Aujourd'hui, ce mot a fait place à ceux de capituine au long cours et de maître au cabotage. Voy. Capitaine et Cabotage.
Chez les Romains, le maître de la cavalerie, magister equitum, était le lieutenant du dictateur ( Voy. ce mot). — Le maître de la milice, institué par Constantin, avait, dans les préfectures, l'autorité militaire, sous les ordres du préfet du prétoire. Voy. pour ces dignités, le Dict. d'Hist. et de Géogr.
Maître es arts, titre conféré dans les anciennes Universités, donnait droit d'enseigner les humanités et la philosophie ou les sciences : il équivalait à. nos deux baccalauréats es lettres et es sciences.
Maître du camp. Voy. Mestrk.
Maître des cérémonies. Voy. Cérémonies.
Maître de chapelle. Voy. Chapelle et Maîtrise.
Maître de conférences, nom que portent les professeurs de Y École normale supérieure. Voy. ce mot.
Maître {Conseiller-). Voy. Cour des comptes.
Maître d'étude ou Maître répétiteur, fonctionnaire chargé dans les lycées, les collèges et les pensions, de surveiller les élèves à l'étude, au réfectoire, au dortoir et pendant les récréations; de les diriger et de les aider dans leur travail ; de les avertir et de les reprendre dans leur conduite. Les maîtres d'étude des lycées sont membres de l'Université ; ils doivent être licenciés (ceux qui n'ont point ce grade peuvent être employés comme aspirants répétiteurs). Us suppléent au besoin les professeurs absents ou malades. La condition de ces utiles fonctionnaires, fort pénible et toujours précaire, a été graduellement améliorée, notamment par le décret du 17 août 1853 ; elle laisse cependant encore à désirer.
Maitre d'hôtel, officier de grande maison, qui fait la dépense, surveille les autres domestiques et découpe à table.
Maître de pension. Voy. Institution (chef d').
Maître de poste. Voy. Poste.
Maître des requêtes. V. Conseil d'État et Requête.
Maître du sacré palais, titre donné, à Rome, à un religieux dominicain qui demeure dans le palais du pape, et qui a autorité spéciale pour examiner les li vres et pour accorder la permission d'imprimer.
Maître des sentences- (Magister sententiarum , surnom sous lequel on connaît, dans l'histoire de la Sc»lastique, Pierre Lombard, philosophe du xne siècle, auteur d'un livre qui porte ce titre.
Grand maître de l'Artillerie, de l'Université, etc. Voy. Grand-maître, Artillerie, Université, <jtc.
MAiTRISE (de Martre). Ce mot désignait,sous l'ancien régime, un privilège octroyé à un nombre limité d'individus, pour l'exercice des arts et métiers ou du commerce. On ne pouvait être reçu maître qu'aprèB un certain nombre d'années d'apprentissage et de compagnonnage; les fils de maître étaient seuls affranchis de cette condition. Les aspirants à la maîtrise des métiers devaient, pour être reçus, justifier de leur capacité en faisant ce qu'on appelait un chefd'œuvre. Les maîtres formaient pour chaque corps d'état une corporation privilégiée; ils élisaient entre eux, sous la présidence d'un magistrat, des jurés on syndics, pour veillera l'exécution des règlements du métier, pour juger les différends et administrer les biens de la communauté. — Ce régime, qui otl'rait des garanties de capacité, mais qui entravait la liberté, fut, sous Louis XVI, aboli par Ttirgot '1776), puis rétabli sous le successeur de ce ministre, et définitivement aboli par la loi du 2 mars 1791. Voy. Jurande et Corporations.
maîtrise, institution musicale dépendante des égli ses cathédrales ou collégiales. Les maîtrises se composent du maître de musique et d'un certain nombre d'enfants de chœur placés sous sa discipline. Le nombre des maîtrises était autrefois, en France, d'environ 450, et celui des élèves de 4 à 5,000. La plupart de ces établissements ont été supprimés après la Révolution de 1789; cependant Notre-Dame de Paris a conservé une maîtrise qui est encore florissante.
maîtrise de malte (grande), dignité de grand maître de l'ordre de Malte. Voy. Malte, au Dict. d'Hist. et de Géogr. r
MAJESTÉ (du lat. majestas), titre d'honneur que l'on donne, en Europe, aux têtes couronnées. — Pour les empereurs, il est d'usage de joindre à la qualification de majesté l'épithete impériale (par abréviation S. M. L). L'addition de royale, en parlant des rois, ne s'emploie que dans certaines langues, mais n'est pas usitée en français. Quelquefois on y ajoute encore d'autres épithètes, telles que très-gracieuse {most gracious) en Angleterre, très-haute lal/erhœchste) en Allemagne, impériale et royale {kaiserlich-lcœnigliche) en Autriche. Le titre de majesté catholique a été donné par la cour de Rome aux souverains d'Espagne; celui de majesté très-chrétienne, aux rois de France; celui de très- fidèle, aux souverains de Portugal ; celui d'apostolique, à ceux de Hongrie. Ces titres se sont conservés dans le langage de la chancellerie. On dit aussi Sa Majesté Britannique, Sa Majesté Suédoise, Sa Majesté Danoise, etc.
Chez les Romains, le titre de Majesté s'appliquait à tout ce qui avait un caractère de grandeur ou d'autorité : au peuple, au sénat, aux lois, et, dans la suite, aux empereurs. Au moyen âge, tantôt il fut réservé au seul empereur d'Allemagne, tantôt on le donna aux rois, aux papes, aux cardinaux, aux archevêques, aux princes, et même aux grands du royaume, qui jouissaient des prérogatives de la souveraineté sur une ou plusieurs provinces. En France, Louis XI, et, selon d'autres, Henri II, fut le premier qui prit le titre de Majesté. En Angleterre, ce titre n'a définitivement prévalu que depuis Elisabeth.
Pour le crime de lèse-majesté, Voy. ce mot.
MAJEUR (du lat. major), qui a l'âge de majorité. Voy. Majorité.
majeur. En Musique, cet adjectif indique la qualité d'un intervalle plus grand que le mineur de même dénomination : ainsi la seconde majeure est compo-