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MAISON

dans l'eau, une boisson vineuse qui enivre, et dont on peut extraire une liqueur alcoolique. On peut aussi en faire d'assez bonne bière. Le maïs coupé en vèrl forme un fourrage abondant et très-substantiel pour tous les bestiaux, principalement pour les vaches : on leur donne également les feuilles qu'on a détachées pour faire mûrir l'épi.

Le mais est originaire de l'Amérique. Il était déjà connu en France sous le règne de Henri II; aujourd'hui, il est cultivé en grande quantité dans tous les p:i\ soùil peut mûrir, et notamment dans tout le midi de la France, en Algérie, etc.

MAISON (du lat. mcuisïo). Les habitations primitives furent des cabanes coniques ou cylindriques, en branches d'arbres ou en roseaux, puis des maisons en briques crues ou cuites comme en Cbaldée et en Egypte. En Grèce, on les construisit d'abord en bois, comme Homère nous l'apprend dans l'Oci puis en briques ou en pierres : elles étaient partagées en deux appartements bien distincts, celui des hommes (andronitis), situé au rez-de-chaussée, celui des femmes (gynécée), placé soit, au premier étage, soit dans la partie la plus reculée du rez-de-chaussée; le harem des Musulmans offre une disposition analogue. Cependant elles n'eurent, àaucune époque, la grandeur, ni le luxe des maisons élevées par les riches citoyens de Rome, comme on en peut, juger par les descriptions que nous en ont laissées les anciens auteurs et par les découvertes faites à Ilcrculanum et à Pompéies. Dans celles-ci, la façade était occupée par une boutique ou parla loge de l'esclave portier : le vestibule conduisait à l'atrium, grande pièce carrée, recouverte d'un toit qui avait le plus souvent une ouverture au centre par laquelle la pluie tombait dans un bassin; elle était entourée de ses dépendances et servait à la réception des étrangers; de là, par une galerie (tablinum) et deux couloirs (fauces), on pénétrait dans le peristylum, disposé co*me l'atrium et donnant accès aux chambres (cubiculà) destinées aux membres de la famille; au 2e étage, se trouvaient de petites chambres (cœna- CUÎa) destinées aux domestiques. Après la conquête romaine, les riches Gaulois construisirent des maisons semblables. Pendant la féodalité, les maisons occupées par de simples bourgeois étaient ordinairement en bois, petites et mal distribuées; leurs façades se terminaient le plus souvent par un pignon sur la rue, et les étages, établis en encorbellement les uns sur les autres, communiquaient par des escaliers en limaçon ; souvent les têtes des poutres étaient sculptées avec élégance; dans quelques cas, aux remplissages de briques, on substituait des carreaux émaillés. Il reste encore quelques habitations de style roman dans le Midi et de style ogival dans le Nord ; celle de Jacques Cœur, à Bourges, est la plus Célèbre. La Renaissance substitua généralement la brique et la pierre au bois, améliora les distributions intérieures, régularisa les façades, les décora de sculptures : p. ex. la maison d'Agnès Sorel à Orléans, la maison construite à Moret sous François Ier et. transportée à Paris sur le cours la Reine, etc. Depuis lors, les perfectionnements se sont succédé, les distributions sont devenues plus commodes, surtout dans notre siècle. — Consulter Mazois et Gau, Ruines de Pompé tes; Cl. Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France du w' s. au xvinc s, ; V. Calliat, Paru/lèle des maisons de Paris de 1830 à ist'.o ; C. Daly, Architecture privée au xixe s. ; Barqui, ÏArchitecturt moderne en France; Duval, Kaull'inann et Renaud, Maisons de ville et de campagne; Muller, Cités ouvrières. Voy. Hôtel, Modbbne (ahi .

A partir du x\m'' siècle, la construction des maisons dans les villes fut soumise a des règlements dans l'intérêt de la salubrité publique, de la régularité des rues et di' la commodité des communications. Ce n'esi toutefois que depuis le décret du ir> septembre 1807 que ces prescriptions furent sévèrement observéi - [Voy. \i ignbmbnt et Ëipbophia-

tion). Aujourd'hui, la hauteur d'une maison à Paris ne peul dépi ss< r llm,70 dans une rue ayant moinsde 7™,80de largeur; 14m,62, dans une rue ayant moins "... et 17 ',55 sur les places et dans l'es rues de plus de 10in : on accorde, en outre, une hauteur de V" entre la corniche et le sommet du toit.

MAISON D'ARRÊT, DE CORRECTION, IiK DÉTENTION,

lieux légalement désignés pour recevoir ceux que l'on vient d'arrêter, ou ceux qui sont condamnés. Voy. Abrêt, Correction, Détention.

maison COMHI M.. Voy. M IIRIE.

MAISON DE JEU, MAISON DE PRÊT. ]'0>J. JEU, MoNT- DE- PIÉTÉ, etc.

MAISON MEUBLÉE OU CARME. VoiJ. AUBERGISTE et LO- GEMENT.

maison de santé, établissement destiné' à recevoir et à traiter des malades, moyennant une rétribution proportionnée aux soins qu'ils réclament II se dit souvent des maisons destinées aux aliénés ( K«y. Aliénés). Ces maisons sont sous la direction d'un médecin, dont généralement elles sont la propriété ; quelques-unes sont entretenues aux frais de la ville ou de la commune : telle est la Maison municipale de sani ! de la ville de Paris (ancien Hospice Duoi

maisons (petites), nom donné dabord à un hospice de Paris, situé dans la rue do Sèvres, où étaient enfermés des aliénés, a été depuis étendu à toutes les maisons d"aliénés.

maison du roi, maison de l'empereur. Dans l'ancienne cour, la Maison du Roi comprenait les officiers de la chambre, de la garde-robe, de la bouche, et autres, attachés au service personnel du souverain. Les troupes spécialement destinées ù la garde du roi formaient sa Maison militaire. La reine et les princes du sang avaient aussi leur maison. Avant 1830, il y avait un Ministère de la maison du roi : il fut, à cette épi que, remplacé par l'Intendance gêné' raie de la liste civile.

Sous Napoléon Ier, il y eut une Maison de l'Empereur,^ reproduisait, avec les modifications e par le temps, l'ancienne Maison du Roi. L'organisation de cette maison a servi de modèle à la nouvelle Maison de l'Empereur, réorganisée par un décret du 31 décembre 18b2. Cette maison comprenait, outre l'aumônerie et le cabinet de l'empereur, les services du grand maréchal du palais (adjudant général, surintendant, préfet du palais, etc.), du grand chambellan, du grand écuyer, du grand veneur, du grand maître des cérémonies, de la trésorerie, de la santé, ainsi que la maison militaire de l'Empereur (aides de camp, officiers d*ordonnance, cent-gardes et garde impériale). L'Impératrice, le Prince impérial et les princes et princesses du sans avaient aussi leur maison particulière. — Pour le Ministère de la Mutaon de l'Empereur. Voy, Ministères.

maison de ville, synonyme do Mairie et d'Hôtel de ville. Voy. ces mots.

maison rustique. En Agriculture, maison rustique se dit comme synonyme de ferme; ces mots sont devenus le titre de plusieurs traités d'agricultun mes. I.e premier ouvrage de ce genre fut rédigé par Cli. Estienne, sens le titre de Pratdium rusticum\ il fut complété et mis en français par Liébault, soi> gendre, qui en traduisit le titre latin par celui de Maison rustique. Léger a donné au dernier siècle la Nouvelle maison rustique (refondue par Butien, iso'i . Enfin, MM. Bailly, Bixio el llatepeyre ont publié, en 1840 et ami. siiix., la Maison rit<ti./ue ilit

\i\'' siècli , qui résume ces travaux. — Du dium rusticum, Vanièrea chanté la Maison rustique, maisons m soi i h . Dans l'ancienne Astronomie, on appelait les douze signes du Zodiaque / '•>• douze maisons du Soleil. Les Astrologues leur donnaient les dénominations suivantes : I Maii de . >° If. des richesses; 8° M. des frères \ h" M des pa à" M. des enfants; 6" if. de santé; i" M. du mariage; 8« i/. de lu mort; V M. de la piété; itv M. d ces; 1 1 " .1/. des amis ; W M. des ennemis. Ils tiraient

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