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MALLÉABILITÉ

Maladies de la peau. TV"/- Pf.au.

Pour les maladies des plantes, Voy. le nom do chaque plante : Betterave, Pomme de terre, Vigne, etc.

MALADRERLE, synonyme de Ladrerie on Lérie, désignait, au moyen âge, tout hôpital do lépreux. Ces établissements datent de l'époque des Croisades. C'étaient do vastes enclos, tons bâtis sur le même modèle, renfermant dos habitations poulies malades des deux sexes, qui y avaient chacun leur cellule; on y avait en commun des jardins, des vergers et dos vignes, une église et un cimetière. Quiconque y était entré n'en pouvait plus sortir.

Voy. LÈPRE.

NALAGMA (du gr. p.â).ayp.a), toute espèce de topique mou. Voy. Topique.

MALAGUETTE ou maniguette. Voy. î\l amcuette. BfALAIRE (du lat. mala, joue), qui a rapport à la

joue. On appelle apophyse malaire, urte éminence située sur la partie externe de l'os maxillaire supérieur, s'articulimt par une surface large et inégale avec l'os malaire ; os ma/aire, le petit os connu sous le nom d'ov de la pommette.

MALAMBO ou hélahbo. Voy. Mélambo.

M\LA.M)Ui;, maladie du cheval consistant en une crevasse au pli du jarret. Voy. Soi.Axnr.K.

MALANDRINS (du lat. malandria, espère de lèpre), bandes de lépreux et de brigands qui, au xiv' siècle, ravagèrent la France et la Bourgogne. Ils faisaient partie des Grandes compagnies. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

MALAPTÉRURE (du gr. [utAocxéçi mou, Tttepov, nage. lire, et oùpâ, queue), genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Siluroïdes, comprend une seule espèce, le Malaptérure électrique, long d'env. om,40: tète déprimée, corps renflé en avant; teinte grisâtre, relevée par quelque* taches noires ou foncées sur la queue. Ce poisson habite le Nil et le Sénégal ; il a, comme le gymnote et la torpille, la propriété de donner des commotions électriques.

MALARIA (de l'ital. mala aria, mauvais air), nom donné par les Italiens aux effluves paludéens qui engendrent les fièvres intermittentes : on dit aussi aria cattiva (air malin). — Le mot malaria a été employé aussi pour désigner la cachexie des grandes Villes j malaria wbana), qui est une anémie. V. ce mot.

MALARMAT, poisson. Voy. Trigi.e.

MALATES, sels composés d'acide malique et d'une base. On emploie en médecine le malate de fer comme tonique. Voy. Malique.

MALAXER (du lat. malaxare; du gr. uoO.dtaaw, ramollir), terme de Pharmacie, signifie : pétrir une substance pour la rendre, plus molle et plus ductile, comme un emplâtre, une pâte de pastilles, une masse pilulaire, etc.

MALAXIHE, Malaxis, genre de la famille des Orchidées, voisin des Oplirys, type de la tribu des Malaxidées, comprend des plantes herbacées, viva-

ces, à feuilles épaisses, entières, alternes, et à fleurs disposées en grappe ou en épi au sommet des tiges ; le Libelle, (pétale inférieur) est plus court que les divisions extérieures et regarde en haut. Principales espèces: la M. des marais M. paludosa), à Heurs dressées, très-petites, nombreuses, d'un jaune verdàtre, et la M. de Loisel Liparis Losselii), qui habite les prairies tourbeuses.

MALBROUG ou UALBonoDOH, Cercopithecua cynosurus, espèce de Singe du genre Guenon. Voy,

MALCOHA, Phœnicophaùs, Melias, genre d'Oi- Beaux, de l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés, renferme une demi-dousaine d'espèces propres ii r Vsie orientale.

HALCOLMiEj Halcolmia, genre de la famille des Crucifères, tribu des Sisymbriées, renferme des

plantes herbacées de la région méditerranéen t

de l'Asie centrale. La principale espèce est la Ju- Uenne maritime QxxGirojlie de Ma/ton. Voy.Joustmz.

MÂLE 'du lat. masculus), en Zoologie et en Botanique. I'o.'/.Sexe, Fi. kir et Étaminls.

MALÉDICTION. Voy. Imprécation.

MALÉFICE (du lat. maleficium), action coupable

par laquelle, à l'aide de moyens surnaturels et cachés, on est censé causer du mal soit aux hommes, soit aux animaux, soit aux fruits de la terre même. Voy. Sorcellerie, Magie, Enchantement.

MALESHERBIE (de Lamoignon de Malesherbes), Malesherbia, genre type delà petite famille des Malesherbiacées, voisine des Passiflorées, comprend plusieurs espèces du Chili et du Pérou. Cesonl des plantes dicotylédones dialypétales périgynes, herbacées on frutescentes à feuilles alternes sessiles, pinnatifldes; à fleurs jaunâtres, rougeâtres ou bleuâtres. Ou distingue la M. thyr si flore et la .1/. à feuilles linéaires.

MALFAITEURS. Voy. ASSOCIATION.

HALICORE (du lat. ma/iconwrn), nom donné quelquefois à l'écorce de la Grenade.

MALIGNE (fièvbe). Voy. Fièvre.

MAL1NES, sorte de dentelle qu'on fait principalement à Malin es en Belgique. Voy. Dentelle.

MALIQUE acide), du lat. malum, pomme ; acide organique contenu dans les pommes aigres, les poires, les baies de sorbier, la joubarbe, l'ananas, les citrons, le tabac, et dans la plup rt des fruits verts, où il est le plus souvent accompagné il citrique. Il prend difficilement la forme solide et cristallise irrégulièrement en mamelons incolores Semblables à de petits choux-fleurs ; il tombe en déliquescence à l'air humide et présent'' une • aride très-forte. Sa formule est CMPO5. C'est un acide biatomique et bibasique. L'action de la chaleur lui enlève de l'eau et le convertit en deux acides, lesmêmes qu'on rencontre dans les prèles des ruisseaux equisetum et dans la fumeterre:on nomme le premier il. maléiqueoa équisétique,oi le second A. paramaléique ou fumarique: ces deux acid isomères entre eux et ne diffèrent de l'acide malique que par les éléments d'une molécule d'eau. — On retire l'acide malique du suc de sorbier en le saturant par de la chaux; on transforme le malate de chaux neutre ainsi obtenu en sel acide; puis, le dissolvant dans l'acide nitrique, on précipite par de l'acétate de plomb le malate de chaux acide, et l'on décompose enfin par l'acide sulfhydrique le malate de plomb. L'acide malique se combine avec les bases et forme ainsi les malates. — Cet acide a été découvert par Scheele en 1785, dans les pommes; Donavan 1 observa dans les baies de sorbier, mais il le prit pour an acide différent de l'acide malique; Braconnot démontra l'identité des acides extraits des deux fruits et Liebig en donna la composition.

MALTE (orig. germanique , espèce de c^iïv- en bois ou en cuir, propre à transporter les effets d'un voyageur. On appelle malletier le fabricant de malles. — C'était aussi, avant la création des chemins de fer, le nom de la valise ou de la caisse que les courriers de la poste avaient derrière eux et dans laquelle ils portaient les lettres. Il se disait, pu extension, de la voiture même qui transportait les dé pèches et que l'on nommait aussi malle-poste en angl. mail coach). Le courrier de la malle est celui qui accompagne la malle pour distribuer on chemin les paquets de lettres dan- les différents boréaux. — Aujourd'hui, le mot mat/ concA est improprement appliqué à de grandes voitures qui servent à transporter un grand nombre de personnes à la fois soit à la chasse soit sur un terrain de cour

MALLÉABILITÉ (de malléable', du lat, tnallcus, marteau), propriété qu'ont les métaux de s'étendre bous le marteau en lames pi us ou moins minces. Cette

propriété appartient surtout à l'or, à l'argent, au platine, au cuivre, à l'clam, au zinc, au plomb et au fer. L'or pareil être le plus malléable Je tous les

métaux; l antimoine, le bismuth et l'arsenic ne -ont pas malléables. Les amnu- savaient déjà apprécier

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