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MAMELLES

la malléabilité de l'or : ils ont recouvert en couches d'or excessivement minces plusieurs monuments qui se sont conservés jusqu'à nos jours.

MALLEMOLLE, espèce de mousseline ou toile de coton blanche, claire et très-fine, des Indes orientales. — On donne aussi ce nom à des mouchoirs ou fichus de mousseline des Indes, dont quelques-uns sont rayés d'or et de soie.

MALLÉOLE (du lat. malleolus, petit marteau). Les malléoles, vulg. chevilles du pied, sont deux saillies osseuses situées, l'une au coté interne et l'antre au cùté externe de la partie inférieure de la jambe; la première est une éminence du tibia, la deuxième est formée par l'extrémité tarsienne du péroné. Elles constituent une sorte de mortaise dans laquelle est enclavée l'astragale.

MALLE-POSTE. Voy. Malle et Poste.

31ALLEUS, genre de Mollusques acéphales. Voy. Marteu.

MALMIG.NATTE, sorte d'Araignée. Ir. Latf.odecte.

MALO>'lQUE (acide), acide découvert par Dessaignes en oxydant l'acide malique. Sa formule est €3HsO''. Il est intéressant en ce qu'il tient le milieu dans la série des acides bibasiques entre l'acide oxalique et l'acide succinique. Il est soluble dans l'eau et l'alcool, et fond à 140".

MALOPE, Malopœa, genre de la famille des Malvacées, type d'une petite tribu dite des Malopées, comprend des plantes annuelles des bords de la Méditerranée, àcalice simple, à carpelles nombreux, monospermes, groupés en capitules. Cette plante peut former des massifs ou orner des plates-bande-; par ses grandes touffes couvertes de fleurs pareilles a celles des mauves, d'un joli rose foncé.

MALPIGSIIACÉES (du g. -type MaJpighia), famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, renferme des arbres et des arbrisseaux trèsrameux, souvent sarmenteux et grimpants, presque tous exotiques, et dont les troncs s'élèvent quelquefois à 25 ou 30m. A. de Jussieu a donné une Monographie des Malpighiacées ; il y distingue deux sections : 1" les .¥. diplostémonées, renfermant les tribus des Malpig Idées, des Danistériées, et des Hîrœées ■. 2° les M. méiostémonées, renfermant la tribu des Oaudichaudiées et les genres Caucanthus, Platynerna, Bembix.

MALPIGHIER (dédié h Malpighi), Malpigïria,geme type de la famille des Malpighiacées, renferme une quarantaine d'arbrisseaux propres à l'Amérique du Sud ; à feuilles opposées, entières ou dentées et épineuses, à fleurs disposées en petites ombelles axillaires et entourées de bractées. Les espèces les plus recherchées sont : le M. glabre, dit aussi Moureiller ■et Cerisier des Antilles, à feuilles sans poil, à fleurs d'un rouge léger, à fruits charnus, d'une saveur aigrelette, que l'on mange comme les cerises; le .)/. brûlant ou liois capitaine, le M. à feuilles d'yeuse, le M. à feuilles étroites et le M. piquant.

MALT (de l'allem. Malz, de melzcn, se ramollir), orge qu'on a fait germer pour l'employer à la fabrication de la bière. Voy. Bière.

MALTHE ou pissasphalte, sorte de bitume glutincux. Voy. Asphalte.

MALTOSE (de malt), nom donné par M. Dubrunfaut au sucre qui se produit quand on fait réagir le malt ou la diastase de l'orge sur l'amidon. Il diffère du glucose par son pouvoir rotatoire trois fois plus grand. Sa formule est GBH12Ofi.

MALTOTE, anciennement Maletosteet Maletoulte (dub.-lat. ma/a tolto, mauvaiselevée;dulat.<oWere), B'est dit généralement de tout impôt illégal, et en particulier d'un impôt levé sous Philippe le Bel, en 1296, pour la guerre contre les Anglais.

Par la suite, on a étendu ce mot à tout impôt onéreux, et on a appelé maltôtiers les agents chargés du recouvrement de ces impôts.

MALURUS, oiseau. Voy. Mékion.

MALUS, nom latin botanique du genre Pommier.

MALVA, nom latin botanique du genre Mauve.

malvacées (du g. -type Malva, Mauve), famille de plantes Dicotylédones dialypétales bypogynes, renferme des herbes, des arbrisseaux et parfois des arbres à feuilles simples, souvent palminervées, entières ou lobées; à fleurs régulières, solitaires ou axillaires, souvent à l'état de bractées formant des grappes, des corymbes ou des panicules : calice à 3 ou 5 divisions ; corolle généralement de 5 pétales un peu obliques, alternes avec les lobes du calice ; étamines très-nombreuses ; anthères réniformes ; ovaire à 5 loges ou plus; fruit capsulaire ou charnu composé d'un nombre variable de coques verticilléi -, attachées à un axe central. — Les botanistes modernes ont détaché de la grande famille des Malvacées de Jussieu les familles des Byttnériacées, des Stercu/iacées et des liombacf.es. Quant aux Malvacées propr. dites, elles ont été partagées en k tribus : Malr vees (Mauve, Guimauve, Lavatère, Rose trémière, Pavonie, etc.), Hibiscées, Salées et Malopées.

Beaucoup de Malvacées sont employées dans les arts, comme le Cotonnier (Gossypium) , Y Hibiscus cannabinus et le Sida abutilon, dont on fait des tissus, des cordages et du papier; d'autres sont cultivées comme plantes alimentaires ou médicinales, le Gombo (Hibiscus esculentus), la Mauve (Malva), la Guimauve (Althœa), etc.; ou comme plantes d'ornement, la Rose trémière (Alcea), la Ketmie d'Orient, les Lavatères, etc.

MALVAVISQUE. Vou. Mauvisqie.

MALVERSATION (du lat. maie versari, se comporter mal;, expression générale, par laquelle on désigne, dans le langage ordinaire, le manquement d'un fonctionnaire, d'un officier ministériel, et plus particulièrement d'un comptable, aux devoirs de sa charge. Ce mot n'est pas employé dans le langage juridique.

MALVOISIE (de Napoli diMalvasia, ville du Péloponèse). Ce nom, qui, dans l'origine, ne désignait que le vin du cru de Malvoisie, est devenu un nom générique, applicable à plusieurs sortes de vins sucrés. C'est ainsi que l'on distingue, outre le Malvoisie prop. dit, le Malvoisie de Chypre, celui de Candie (Crète), celui des Canaries ou de Madère. On estime surtout celui de Candie : c'est au mont Ida que les moines grecs font le meilleur.

MAMELLES (du lat. mamilla, dimin. àemamma), organes glanduleux propres à la sécrétion du lait, et qui forment le caractère distinctif d'une grande classe d'animaux qui prend delà le nom de Mammifères (Voy. ce mot). Les mamelles sont composées essentiellement des glandes mammaires, formées elles-mêmes d'une multitude de petits grains lobés, liés entre eux par un tissu spongieux, cellulaire et graisseux; leur masse est traversée par les comluits lactifères qui se réunissent en plusieurs troncs vers un point de la surface de l'organe pour y former un tubercule, dit mamelon, par l'extrémité duquel s'opère la sortie du lait. On trouve des mamelles dans les deux sexes, mais elles n'ont d'utilité que chez les femelles. Dès que la gestation s'opère, les mamelles se gonflent, et bientôt après commence la sécrétion du lait, qui devient plus abondante encore durant l'allaitement des petits. — Les mamelles sont sujettes à des engorgements et à des inflammations que l'on connaît sous les noms de glande au sein, de mummite ou mastite. l'oy. Mastite.

Le nombre des mamelles est très-variable dans les diverses espèces de Mammifères; mais il est toujours en rapport avec le nombre de petits que les femelles peuvent mettre bas. La Chatte a 8 mamelles; la Chienne, la Truie, la femelle du Lapin, 10 ; la femelle du Rat, 12 ; celle de l'Agouti, \k, etc. Elles diffèrent aussi quant à leur situation : d'où elles ont reçu les noms de mamelles pectorale*, abdominales, inguinales, selon qu'elles sont placées sur la poitrine, sous le ventre ou dans la région des aines. Elles sont pectorales dans l'espèce humaine, chez le Singe, la

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