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MANCHE

Chauve-souris, les Édentés tardigrades, L'Éléphant, le Lamantin, etc. ; inguinales, chez les Solipèdes et les Humiliants; abdominales chez la plupart des autres .Mammifères.

MAMELON, extrémité du sein. Foy. Mamelles.

Ce mot se dit aussi de tous les tubercules qui ont une forme analogue à celle du mamelon proprement dit : tels sont les mamelons de la substance tubuleuse des reins, les houppes nerveuses qui tapissent la surface de la langue, etc.

En Botanique, on nomme mamelons les excroissances tuberculeuses qui naissent à la surface d'une plante ou d'un de ses organes. Telles sont celles qui recouvrent l'espèce de Cactus qui a reçu pour cette raison le nom de Mamillaire. Voy. ci-après.

MAMELOUKS, milice égyptienne, dont les chefs gouvernèrent l'Egypte du xiuc au xwe siècle {Voy. MwiiiLoiKS au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — On donna aussi ce nom à un corps de cavalerie égyptienne, formé pendant l'expédition française en Egypte et qui fit partie de l'armée française pendant tout le règne de Napoléon Ier.

MAMILLAIRE ou uiMUVLLàimfMamillaria, genre de la famille des Cactées dont toutes les espèces affectent la forme d'une masse, d'un vert grisâtre, arrondie ou oblongue et hérissée de mamelons coniques, cylindriques ou anguleux, cotonneux au sommet et disposés en spirale. Les fleurs naissent entre les mamelons supérieurs ; elles sont généralement d'un rouge vif. — Espèces principales : M. à longs mamelons, M. à longues épines, M. à épines cuisantes, M. à vrilles, M. à (été ae Méduse, M. hérissée, discolore, couronnée, ctodée, etc.

MAMMAIRES (glandes). Voy. Mamelles.

MAMMALOGIE (du lat. mamma, mamelle, et du gr. ),6yoç, discours), partie de la Zoologie qui traite des Mammifères. Voy. Zoologie et Mammifères.

MAMMÉE, Mammcea, genre de la famille des Clusiacées, quia pour type la M. americana,y\ilg. Arbre aux mamelles, ainsi appelée à cause de la forme de ses fruits.

MAMMELIÈRE ou mameliere (de mamelle), partie de la cuiiasse qui protégeait les côtés de la poitrine. Voy. (ii irassx.

MAMMIFERES (du lat. mamma, mamelle, elfero, porter), nom donné à tous les animaux qui sont pourvus de mamelles, Ils forment la 1" classe de l'embranchement des Vertébrés et sont munis (sauf le* Sirénides et lesCétacésjde/j extrémités ou membres, que l'on nomme bras, jambes ou pattes. Outre qu'ils portent des mamelles, comme le dit leur nom, les mammifères ont pour caractères :1° qu'ils sont vivipares ; 2 qu'ils respirent par des poumons ; 3° qu'ils ont un diaphragme musculaire séparant la poitrine de l'abdomen. Ce sont les seuls animaux qui aient des dents à plusieurs racines; enfin ils ont tous des poils sans exception.

La classification des Mammifères a souvent varié. Celle de De Blainville modifiée par .M. l>. Gervais, est celle que nous suivons dans cet ouvrage; elle est

particulièrement fondée bot le mode de gestation, el partage tous les mammifères en trois grandes catégories 1 1° les Monodelphes ou Placentaires, les uns terrestres et marcheurs, comprenant, ['Homme étant mis à part, 10 ordres bien distincts: Quadrumanes, Chéiroptères ou Chauves-souris, i . Ron-

geurs, l 'arnivores ou Carnassiers, Proôosi Jumentés, Ruminants et Porcin» (que l'on réunit quelquefois, sous le nom de Bisu ç té* ; les

i aquatiques et nageurs, formant ;( ordres : Phoques, S les Didelj a

Marsupiaux k. ingourous, Sarigues, etc.

lelphes ou MonotrèmeS) comprenant les Orni* thorhynquee et les Êohidnés [Voy. tous ces mots). — Ci s divers animaux consti tient environ 1,700 espèces actuellement vivantes. Les espèces fossiles Bontassez nombreuses. Deux ordres de monodelphes, les Zeuglodontes et les Toxodontes, qu'on ajoute

quelquefois à ceux que nous avons nommés ci-dessus, se composent entièrement d'e; . urd'hui éteintes. La plupart des mammifèn ppartiennent à l'époque tertiaire : un en trouve quelquesuns dans les époques plus anciennes de la période secondaire ; aucun échantillon n'en a été signalé dans les terrains paléozoïi

MAMMITE ou mastite, inflammation des mamelles. Voy. M \stite.

MAMMOUTH ou mammouth, nom donné par le > Russes à VElephas primigenius, le plus connu éléphants fossiles. Sa taille atteignait de 5 à C dents molaires sont marquées de sillons nombreux, très-serréset moins festonnés que dans aucune autre espèce; ses dents incisives ou défenses, qui sont fort longues et de forme recourbée, sortent d'alvéoles prolongés en uneespèce de tube ; elles fournissent l'ivoire fossile, tris-recherché à cause de sa dureté, et qui a été de bonne heure un objet de commerce ( Voy. Ivoire). Il y a sur les cote» de la Sibérie des îles entièn ment composées do sable lardé pour ainsi dire d'une immense quantité de défenses et d'ossements de mammouths. On en a aussi trouvé de conservés tout entiers dans les glaces avec leur chair, leur peau et les longs poils qui la i vraient. Les mammouths différaient peu de phant d'Asie (Voy. Éléphant). — Quelques savants ont cru reconnaître dans le .Mammouth le Béhémoth de l'Ecriture. Voy. aussi Mastodonte.

MAX, larve du Hanneton. Voy. Uwneton.

MANAR1N, Pipra, genre d'Oiseaux, del'ordr Passereaux dentirostres, propres à l'Amérique méridionale : bec court, narines latérales recouvertes en partie par une membrane garnie de petites plume* ; ailes et queue courtes, tarses grêles. Les lîanakins sont de petits oiseaux de couleurs éclatantes, qui vivent dans les bois et se nourrissent d'insectes et de fruits sauvages. On en compte plus de ii> es

MANANT (du lat. manens, qui demeure). Ce mot, dans l'ancien Droit féodal, était synoyme de vilain et de roturier. Il désignait spécialement les habitants d'un bourg, d'un village, d'une paroisse, comme demeurant dans le ressort de la justice féodale.

MANATE, Manatus. Voy. Lamantin.

MANCEN ILLIER., Hippomane mancenilla, genre de la famille des Euphorbiacées. L'espèce type est un arbre de la grandeur d'un noyer, qui croit surtout dans l'Amérique équatoriale. Son nom lui vie t de la ressemblance de son fruit avec une , pomme que les Espagnols appellent mont feuillage est semblable à celui du poirier; ses fleurs sont petites, d'un pourpre foncé; son bioû dur et d'un très-beau grain sert dans l'ébénistarie. Les rameaux du mancenillier donnent par incision un suc blanc, laiteux, acre et brûlant, dans lequel les uies trempent leurs flèches pour les empoisonner. Le fruit vert produit un suc pareil, mais moins actif; mûr, il exhale une odeur de citron qui parfume l'air et semble inviter a le cueillir. Ce fruit vénéneux peut devenir cependant une substance alimentaire lorsqu'il est convenablem ni prépa cet effet, les indigènes l'écrasent, le délayent dans

l'eau, pois en l'exprimant dans un lin., parent la fécule, qu'Us l'ont s, cher pour en l'aire en- Suite nue bouillie. On combat rem, oison netm mancenillier par les vomitifs auxquels on fait der des boiss ms

huileuses et délayantes.

Les voyageurs ont beaucoup exagéré les da des émanations du HanceniHier et de feauquia

COUlé sur ses feuilles; toutefois il est M'ai que les

indh idus qui sont resti -

de cet arbre peuvent en éprouverde l'incommodité et ressentir «les ardeurs à la peau.

MANCHE (du lat. m ie d'un vi tement

le bras depuis le haut jusqu'au p0

et dans laquelle on passe la main.

Sous l'ancien régime, on appelait gardes de la

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