ARCHER
ARCHILOQUIEN.
une demi-ellipsr, comme au Pont-Royal à Paris ; .1. extradosséc, telle dont les voussoirs sont égaux en longueur et parallèles à leurs douelles.LM.Wiartniêre est celle qui est réservée au passage des bateaux.
arche, Arca, genre de Mollusques acéphales, type de la famille des Arcacées : charnière pourvue de dents transverses, nombreuses et disposées en ligne droite ; crochets écartés par une large facette ligamentaire. L'A. Ristournée et VA • demi- torse sont recherchées. — On nomme Arcacites les espèces fossiles du genre Arche.
Unit, d'alliance, Arche de Noé. Voij. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ARCHÉE (du gr. àoyr,, principe), mot employé d'abord par Basile Valentïn ou par Paracelse, puis par \an lielmont, pour désigner un principe vital qu ils supposaient présidera tous nos actes organiques. Van Il Inimitié plaçait à l'orifice supérieur de l'estomac; il admettait plusieurs autres archées subordonnés à celui-là et siégeant chacun dans un organe séparé.
ARCHÉOLOGIE (du gr. àp/aîo;, ancien, et ).6yo:, discours), science qui s'occupe de tout ce qui est relatif aux mœurs et usages des Anciens, et spécialement de leurs arts et de leurs monuments : on l'a lie en ce sens la science de Y Antiquité figurée. Elle embrasse les différentes parties de l'art des Anciens, l'architecture (édifices publics et privés, temples, palais, pyramides, obélisques, etc.), la sculpture et la gravure statuaire, bas-reliefs, vases, ornements, camées, intailles), la peinture et le dessin (sur bois, sur toile, sur marbre, sur ivoire, mosaïques), la numismatique (médailles et monnaies). L'archéologie s'occupe aussi des monuments écrits, tels que les inscriptions, et de la paléographie. La linguistique et la philologie, la mythologie et l'histoire doivent être familières à l'archéologue. En un mot, son érudition ne doit rien négliger de ce qui peut l'aider à mieux pénétrerdans la connaissance des choses anciennes. — Laurent de Médicis, en établissant à Florence un enseignement public sur les monuments de l'antiquité, fut le créateur de l'Archéologie. Grsevius, Gronovius, Gruter, Montfaucon, Kircher, Hardouin, Vaillant, Muratori, Millin, Caylus, AVinckelmann, Barthélémy, d'Agincourt, Quatremère, Visconti, cultivant la science à des points de vue divers, l'avancèrent par de précieuses collections ou par de savantes recherches. De nos jours les deux Champollion, Letronne, Raoul Rochette, de Saulcy, Lenormant, Borgtiesi, de Rossi, Kosegarten, etc., se sont illustrés comme archéologues. Outre leurs ouvrages, on peut consulter avec fruit les Leçons d'Archéologie deVermiglioli (182'i); le Traité élémentaire d'Archéologie de Champollion- Figeac (1843), le Manuel d'Archéologie û'OOmeà Millier, traduit par Nicard (1845), le Dictionnaire d'an tiquités de Mongès, les Revues archéologiques, etc. Voy. Antiquités, Numismatique, Glyptique, Epigrariin:, Paléographie.
L'Archéologie nationale, longtemps négligée, a pris un grand essor dans ce siècle, surtout depuis la Restion 1815 : les hommes auxquels la science doit le pins sont : Lenuir, qui créa le Musée des monuments français, auj. à l'école des Beaux- Arts; Dusommerard, créateur d'un musée d'antiquités nationales, auteur des Arts au moyen âge; M. de Caumont, qui s'est suit ut occupé des antiquités de la Normandie. MM. Taylor, Didron, etc. M. Batissier a donné des Eléments d'Archéologie nationale, 1 8 '( 3 ; M. de Caumont, des Rudiments d'Archéologie, 1853.
ARCHER d'arc). Les Crocs et les R oins avaient
des troupes légères d'archers. En France, il e de nombre!» corps d'archers : Charles vu établit un corps de francs irehers, les uns à pied, les autres a cht val : ils étaient tirés du corps de la noblesse ou conféraient la noblesse : Louis XI les supprima en 1481. Voy. Aurai btb el tac
On nommait A. de la COtUU tabUe les officiers chargés d'exécuter les sentences des lieutenants des ma ux «le France; A. de la garde, «les ga des du
corps armés d'un arc ou d'une arbalète. — Pour les A. de la manche, Voy. Manche.
archer, Toxo/ey, genre de Poissons acanthopti r\giens, de l'ordre des Squamodermes, voisin des Chétodons, est caractérisé par sa dorsale très-reculée, les 7 rayons qui soutiennent la membrane des branchies, et ses dents veloutées. La seule espèce de ce genre, VA. sagittaire (T. jaculator) est un petit poisson du Gange et de l'Archipel indien, de 0™,20, qui a la faculté de lancer de l'eau avec sa bouche à plus d'un mètre sur les insectes dont il fait sa proie.
ARCHET (d'arc). Dans les Arts mécanique-, on nomme Archet ou Hameçon une sorte d'arc composé d'une lame d'acier ou d'une baleine emmanchée dans un morceau de bois, et d'une corde de boyau fixée par un bout à la partie de la lame qui est prè; «lu manche, et s'accrochant par l'autre à un cran pratiqué à l'autre extrémité de la lame. Les arquebusiers, les horlogers, les serruriers, les tourneurs, se servent d'archets pour faire tourner la boîte à foret. — En Musique, c'est une baguette de bois dur, qui avait dans le principe quelque rapport de forme avec un arc, et dont la corde est représentée par un faisci au de crins de cheval que l'on tend à volonté au moyeu d'une vis. Ces crins sont enduits de colophane, et en les promenant sur les cordes d'un instrument, on obtient des sons d'une plus ou moins grande intensité. De l'art de tenir et de gouverner l'archet dépendent le talent du violoniste, du violoncelliste, et tous les effets que l'on tire des instruments à coni lié, le détaché, le trémolo, l'ondulation, etc.
ARCHÉTYPE (du gr. ip^écviroc), modèle, forme première. Ce mot, synonyme d'idée dans la langue de Platon et de Plotin, désigne les formes substantielles des choses, existant de toute éternité dans la pensée divine, et modèles des êtres créés.
ARCHEVEQUE (du gr. âç/u, commander, et évéque), prélat métropolitain qui est tout à la fois évêque d'un diocèse et chef d'une province ecclésiastique : les autres évoques de la province sont ses suffragants. Cette dignité est d'institution apostolique; mais le titre d'archevêque ne remonte qu'au iv' siècle. La marque de la dignité des archevêques est le palKum (Voy. ce mot). Autrefois les archevêques assistaient par eux-mêmes ou par des délégués aux élections des évoques leurs suffragants, confirmaient ceux qui avaient été élus, avaient le droit de visiter les * des diocèses administrés par leurs suffragants, et d'y faire les règlements nécessaires pour le mainte la discipline ecclésiastique. Auj. leur droit se ! à juger les appels, a convoquer les conciles pi ciaux et a y présider.
ARCHIATRE (du gr. àp/farpo;, médecin en chef , titre du médecin spécialement chargé de la santé du souverain. Àntonius Musa et And romaque, médecins d'Auguste et de Néron, porteront ce titre. Sous les Mérovingiens on trouve plusieurs archiatrea et ce titre se conserva dans la suite jusqu'à Dodard, médecin de Louis XV, qui fut le dernier.
ARCHICAMÉRIER, ARCHK u\\ir.n.i.\\,'ARcni< imncelier. Voy. Cawérieb, Chambbli \\, Chahguix*.
ARCHICONFRÈRIE. Voy. Comiurie.
ARCHIDIACRE (du préftxearcM, principal, diacre). On nommait ainsi jadis le premier et le plus ancien des diacres ; il était chargé surtout de l'administration du temporel. C'est auj. un supérieur ecclésiastique qui a droit de visite sur les cures d'un dioi se. Dans quelques diocèse les archidiacres .., ni institués vicaires généraux par l'évoque j ils forment la partie active du conseil épiscopal, et tirent leur titre de l'église à laquelle ils sont attachés. Le titre d'archidiacre n'est connu que depuis le concile »!•# Nicée. Voy, Diacre.
ARCIIILOQUIEN (vans), vers grec dont on attribue l'invention à Archiloque, a été Bouvent employé par tes latins. Ou distingue : Varchiloquten propr. dit, composé de 2 dactyles et d'une césure, Pùlrïi r t | umlir.'i su | mus [Boa.);
Al,( IHTECTURF.
AltClUTItÉSOlUEIt.
le grand archiloquicn, qui a 7 picils : les 31t" dactyles i>u spondées; le 4e, dactyle ; les 3 autres trochées:
SôMtur | âcrls hï | êms gra | tâvïcë | vëris | et Fa | TÔDÏ(U.);
le titramètre archiloquicn, qui a les U derniers pieds de l'hexamètre :
Crâs in | gius îtë | rïbïmùs | âëquor (Hor.)
ARCHIMÈDE (principe d'). Voy. Principe, BA- LANCE HYDROSTATIQUE et BAROSCOPE. — (VIS). Voy. VlS.
ARCHIVE (mot russe), mesure de longueur usitée en Russie et aussi en Turquie et en Perse, vaut 0"',711 : sept archines font env. cinq mètres.
ARCHIPEL. Voy. Ile.
aKCHIPRÈTRK (du préfixe archi, principal, et de //; être). Ce fut d'abord un prêtre délégué par l'évêque pour présider l'office sacerdotal; c'était ord. le plus ancien. Les archiprêtres avaient jadis droit d'inspection. Auj. dans la plupart des diccèses, ce titre n'est plus qu'une dignité de chapitre. Aux termes du décret du 11 juin 1811, il doit être donné au curé d'une eu ase cathédrale.
ARCHITECTE (dugr. àpxiTÉxrwv), artiste dont le travail consiste à dresser le plan et le devis d'un édifice et à diriger les constructions. Lorsqu'il s'est chargé d'une construction à forfait, il ne peut demanrier aucune augmentation de prix. Selon la jurisprudence établie en France, l'architecte est responsable de la solidité des constructions dont il a dressé les plana et le devis, pendant dix ans, à partir du jour u !es travaux ont été terminés. Il a un privilège comme créancier sur les édifices qu'il a construits. Ses honoraires se prescrivent par 6 mois; ils sont ord. rie 5 p. 100 du montant des devis (C. Nap., art. 1792- 5 3, 2103, 2271). — Pour l'indication des plus célèbres architectes, Voy. Architecture.
ARCHITECTONlQUE (du gr. àpyiTExxovixrj), art de la construction ; se prend le plus souvent comme synonyme d'architecture. Voy. ce mot.
ARCHITECTURE {A' architecte), art de bâtir suivant des règles et des proportions convenables. On distingue : l'A. civile, qui a pour objet la construction des édifices propres aux usages de la vie, tels que maisons, palais, temples, théâtres, etc. ; l'^4. militaire, qui est une branche de la science des fortifications ; i' A. navale, qui a pour objet la construction des navires, ports, arsenaux, etc. L'architecture civile admet elle-même une foule de divisions, p. ex. : l'A. religieuse, l'A. rurale, l'A. hydraulique, etc.
Considérée sous le rapport de l'art, l'architecture classique admet 5 ordres qui se distinguent par la forme, la proportion et l'ornementation des colonnes ou de l'entablement : le dorique, l'ionique, le corinthien, le toscan, le composite. Voy. Ordre.
Presque tous les peuples ont eu leur architecture, qui est, jusqu'à un certain point, l'expression de leur civilisation. L'architecture de l'antique Egypte et celle des Assyriens ont pour caractères la solidité et la grandeur colossale des monuments. L'architecture des Indiens offre le même type : leurs temples ou pi.'t/odes sont taillés dans le roc ; leurs monuments se font remarquer d'ailleurs par le luxe des figures et des divinités allégoriques. L'architecture chinoise, invariable depuis des siècles, est reconnaissable à ses toits terminés en pointe, qui rappellent les tentes et les pavillons légers qui lui ont servi de type. La Crèce fut, surtout au temps de Périclès, le siège de la plus belle architecture : c'est à elle que nous de vons les 3 ordres principaux (dorique, ionique et corinthien). En Italie, les Etrusques introduisirent l'ordre toscan, qui dérive de l'ordre dorique. Les Romains, tout en adoptant les ordres des Crées et des Etrusques, y ajoutèrent l'ordre composite, mélange judicieux des précédents; l'architecture prit chez eux un grand développement, et atteignit son apogée sous Auguste. Comme tous les arts, elle fut presque anéantie par les barbares. — L'architecture du moyen âge est, du vie au xie siècle, connue sous le nom d'il.
romane. Les modifications apportées par chaque peuple à l'architecture ancienne formèrent d'abord le rieux gothique, que l'on distingua, selon le pays, en A. lombarde, A. saxonne, A. normande, etc. Les arts de l'Orient, en se mêlant au vieux gothique, formèrent le style byzantin ou A. byzantine, remarquable par une plus grande élévation dans les arcs et par la substitution des voûtes aux plafonds plats. VA. arabe, venue d'Espagne, remplaça bientôt le style byzantin et apporta en France ses colonnettes, ses pierres découpées, ses murs à jour et un grand luxe d'ornements fantastiques (arabesques). L'A. sarrasine ou gothique moderne, ou simplement gothique, se forma ensuite du mélange du vieux gothique et du style byzantin avec l'architecture arabe et moresque : peu à peu on y vit dominer l'ogive, les formes aiguës et anguleuses, et les ornements se multiplièrent à l'infini ( Voy. Gothique). — Cependantl'Italie, au xvie siècle, fit revivre le goût de l'architecture antique, et amena la Renaissance. Auj. c'est l'éclectisme le plus complet qui règne dans l'architecture.
Parmi les principaux architectes, nous citerons dans l'antiquité : Agamède et Trophonios, qui érigèrent le temple d'Apollon à Delphes ;Ctésiphon et Métagène, qui bâtirent le temple de Diane à Éphèse ; Antimachide, qui, avec Antistate, Calleschros et Porinos, fut chargé de bâtir le temple de Jupiter Olympien ; Charès, qui érigea le colosse de Rhodes ; Ictinos etCallicrate, qui dressèrent, sous la direction de Phidias, les plans du Parthénon d'Athènes ; Satires et Pitée, qui érigèrent le fameux tombeau de Mausole ; Dinocrate , contemporain d'Alexandre ; enfin Vitruve, le seul des anciens qui nous ait laissé un traité complet d'architecture. Viennent ensuite Apollodore, qui construisit le fameux pont du Danube, et à Rome le Temple et le Forum de Trajan ; Anthémius, qui, avec Isidore de Milet, fut chargé par Justinien de la construction de l'église de Ste-Sophie, à Constantinople ; Arnolfo (di Lapo) et Brunelleschi, auxquels Florence doit sa cathédrale ; le Bramante, qui s'immortalisa surtout dans la construction de la basilique de Saint-Pierre, achevée par Michel-Ange; Palladio, qui éleva le palais des doges à Venise ; Vignole, à qui l'on doit un Traité de perspective et un Traité des cinq ordres encore classique ; Inigo-Jones, le Vitruve de l'Angleterre, et Christophe Wren, qui reconstruisit la basilique de St-Paul à Londres ; en France, Philibert Delorme, P. Lescot, De Brosse, Perrault, Mansart, Servandoni, Soufflot, Rondelet, Gabriel, Brongniart, Chalgrin, Huyot, Percier, Fontaine, Visconti, Viollet le Duc, Baltard, etc.
Ouvrages à consulter: le Livre d'architecture d'Androuet du Cerceau ; les Cours d'architecture de Blondel, de d'Aviler, de Durand, le Traité de l'art de bâtir de Rondelet; le Traité d'architecture de M. L. Raynaud (1851) ; les Dictionnaires d'architecture de Roland le Virloys, de Quatremère de Quincy, de Nicholson, Fléchet, J. Britton, Berly, E. Bosc, etc. ; les Histoires de l'Architecture de Th. Hope, de Freeman, de D. Ramée ; les Monuments anciens et modernes, de Gailhabaud ; l'Art monumental dans Fa?itiquité et au moyen âge de L. Batissier ; le Dict. de l'Architecture française, de Viollet le Duc ; la Revue générale de l'Architecture de C. Daly, etc.
Académie d'Architecture. Cette académie fondée par Colbert en 1671 subsista jusqu'en 1793. Auj. il n'y a plus qu'une section d'architecture dans l'Académie des Beaux-arts. Voy. Institut.
ARCHITRAVE (du préfixe archi, principal, et du lat. trabs, poutre), l'epistyle des Grecs, partie inférieure de l'entablement, qui pose immédiatement sur les chapiteaux des colonnes. On appelle .4. coupée, celle qui est interrompue par l'ouverture ou par la traverse du chambranle d'une fenêtre; A. mutilée, celle dont on retranche quelquefois la saillie, en l'arasant avec la frise : ces deux sortes d'architraves sont d'un mauvais effet. Voy. Entablement.
ARCU1TRÉSORIER. Voy. Trésokikk.
ARCTOTIS.