‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 95 sur 1672 · ARCHE · texte numérisé non relu

ARCHE

de métal, qui communiquent respectivemenl avec tes pôles de la pile voltaïque. Cette lumière est produite par un jet de particules détachées des pointes qui remplissent leur intervalle, et que l'électricité rend incandescentes.

En Architecture, on nomme ^4rc toute construction dont le profil a la forme d'une courbe : l'arc doubieau est celui qui fait saillie au-dessous d'une voûte pour la consolider ; Y arc à plein cintre, celui dont le profil est un arc de cercle : il est surbaissé, quand il est moins courbé qu'un arc de cercle ; surhaussé, quand il est plus courbé ; Yarc-boutant est un pilier destiné à soutenir une voûte et terminé à sa partie supérieure par un demi-arc qui joint ensemble la voûte et le mur extérieur : on voit beaucoup d'arcs-boutants aux édifices gothiques.

arcs de triomphe, monuments formés de grands portiques cintrés, placés le plus souvent à l'entrée des villes, et ornés de figures, de bas-reliefs et d'inscriptions pour consacrer la gloire d'un vainqueur ou le souvenir de quelque événement mémorable. C'est aux Romains qu'on doit la première idée de ces constructions. Les plus célèbres de ces monuments sont :

Y A. de Rimini, dédié à Auguste, et le plus ancien des arcs élevés par les Romains; Y A. de Suze,&\i pied du mont Cenis, dédié à Auguste; Y A. de Titus, érigé à l'occasion de la prise de Jérusalem ; YA.deÉénévent, élevé en l'honneur de Trajan : ce n'est qu'une copie de l'arc de Titus; l'A. d'Ancâne, en marbre blanc, dédié aussi à Trajan ;1'j4. de Septime-Sévère, au pied du Capitole; 1.1. de Gallien, élevé vers l'an 260; VA. de Constantin, élevé à Rome à l'occasion des victoires que Constantin remporta sur Maxence; ceux de Carpentras, d'Aix, d'Arles, d'Autun, de Cavaillon, du pont de St-Chamas, de St-Remi (R.-du-Rhùne), c 10range, le plus antique que la France possède ; celui de Reims, celui de Djimilah en Algérie, qui tous sont l'œuvre des Romains.

Paris possède quatre arcs de triomphe : celui de la Porte St-Denis, élevé en 1673, à l'occasion du passage du Rhin par Louis XIV ; celui de la Porte St-Martin, dédié à Louis XIV après la conquête de la Franche- Comté; celui du Carrousel, érigé en 1806; celui de

Y Etoile, œuvre de Chalgrin et Huyot, commencé en 1800 et terminé en 1835 ; c'est le plus colossal de tous les arcs de triomphe (il a li5m de haut).

ARCACÉES ou Arcacidëfs (d'arca, arche, g. -type), famille de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales : coquille bivalve, munie sous les crochets d'une facette ligamentaire; charnière composée de dents nombreuses, disposées sur une ligne droite ou courbe ; ligament extérieur, 2 impressions musculaires à chaque valve. Genres mïncipaux : Arche, Nucule, Pétoncle, etc.

ARCADE (dulat. arcus, arc). En Architecture, c'est une ouverture dont le haut a la forme d'un demicercle parfait : telles sont à Paris les arcades de la rue de Rivoli, de la place Royale, du Palais-Royal.

lui Anatomie, on nomme Arcade alvéolaire ou dentaire l'espèce d'arc formé par la série des alvéoles et des dents sur les os maxillaires; A. orbitaires, les bords saillants des orbites ; A. sourcilières ,deux saillies de l'os frontal qui correspondent aux sourcils; .1 . palmaire, une courbure que forment dans la paume de la main les veines et les artères radiales et cubitales; A. plantaire, une courbure semblable formée sous la plante des pieds par les veines et les artères plantaires, etc.

ARCAJNE (du lat. arcanum, secret), nom qu'on donnait autrefois à tout procédé mystérieux, notamment aux opérations de l'alchimie, et aux remèdes dont on cachait la composition pour en relever aux yeux du public l'efficacité et le prix.

ARCANSOIV (d'archet), résine qui sert à frotter les archets. Voy. Rrai et Colophane.

ARCAESE, partie extérieure de la poupe d'un navire, se compose de l'étambotet de diverses barres assemblées sur cette pièce transversalement à la di-

rect ion de la quille. La plus élevée de ces barres e^t la barre d'arcasie; puis viennent la barre d'hourdi et la barre du pont.

ARCA'rriu; (d'arc), série d'arcades décoratives, figurées en relief ou peintes sur le mur d'un édifice pour en masquer les parties nues : soit à l'extérieur, p. ex. sous les roses des églises gothiques, à la base des tours et des clochers, dans les soubassements des portails, etc.; soit à l'intérieur, p. ex. au rez-de-chaussée, sous les appuis des fenêtres. Quelquefois, elles se détachent du mur devant lequel elles forment une décoration à claire-voie.

ARC-EiN-CIEL ou iris, météore que l'on observe quand, tournant le dos au soleil, on regarde un nuage qui se résout en pluie, et que cet astre éclaire fortement. On aperçoit ord. deux arcs concentriques avec la même suite de couleurs que dans le spectre solaire; dans l'arc intérieur, beaucoup plus vif que l'autre, le rouge est en haut et le violet en bas ; c'est l'inverse dans l'arc extérieur, qui est souvent trop pâle pour être distingué. Ces deux arcs sont produits par les rayons lumineux qui, pénétrant dans les gouttes de pluie, sont décomposés par l'effet de la réfraction, éprouvent intérieurement une ou plusieurs réflexions, et sortent ensuite parallèles entre eux. On démontre, que les rayons, qui ont éprouvé une seule réflexion intérieure, ne peuvent sortir parallèles qu'à condition de faire à leur sortie, avec la ligne qui passe par le centre du soleil et l'œil de l'observateur, un angle variant entre /|2°l'40"et40o17' pourles différentes couleurs, et les rayons qui ont éprouvé deux réflexions, un angle qui varie entre 50° 59' et 54° 9'. Or l'expérience a montré que ce sont là en effet les angles d'ouverture des cônes ayant pour sommet commun l'œil de l'observateur, et pour bases les deux arcs.

On peut imiter l'arc-en-ciel, en projetant de l'eau dans l'air en gouttelettes ténues; les jets d'eau, les cascades, offrent aussi ce phénomène lorsqu'on est placé convenablement pour l'observer. — Onobserve quelquefois des arcs-en-ciel lunaires.

Antonio de Dominis, évèque de Spalatro, démontra le premier la véritable nature de l'arc-en-ciel ; mais c'est surtout à Newton que nous sommes redevables d'une théorie exacte de ce phénomène.

ARCîîAÏSME(du gr. àpyjxïoc, ancien), expression,, tournure vieillie, que l'on emploie soit par négligence, soit, le plus souvent, à dessein; on l'oppose à néologisme. On trouve de nombreux archaïsmes, parmi les anciens,chez Salluste et Lucrèce; parmi nos poètes, chez La Fontaine. G. Naudé au xvne s., J.-R. Rousseau, au xvine, P.-L. Courrier, dans ses traductions grecques, Vanderbourg, dans les Poésies de Clo tilde de Surville, Balzac, dans ses Contes drolatiques , P. Lacroix, Th. Gautier, etc., ont imité avec succès notre vieux langage.

ARCIïAL (in. i)'). Voy. Fil d'archal.

ARCHANGE (du gr. àpyàyye),o;), ange d'un ordre supérieur; le chœur des archanges est l'avant-dernier dans la hiérarchie des esprits célestes. L'Écriture ne nomme que trois archanges : Gabriel, Raphaël et Michel, le vainqueur de Satan. Voy. Ange.

A.RCUAViGÉLlQi;E, Archangelica, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Angélicées, créé pour VA. officinale, vulg. Angélique, plante bisannuelle originaire de Syrie et qui croit en Europe sur le bord des ruisseaux, dans les pays de montagnes. Toutes les parties de la plante sont odorantes, stomachiques et cordiales. Confites dans du sucre, ses tiges donnent des conserves d'un parfum délicieux. Sa racine fournit une liqueur spiritueuse et une huile essentielle. C'est surtout à Niort qu'on prépare Yangélique du commerce.

ARCHE (du lat. arca, coffre), voûte en arcade entre les piles d'un pont. Les arches peuvent être ou surhaussées, ou surbaissées, ou en plein cvdre. On nomme maîtresse arche celle du milieu d'un pont, ord. plus large et plus élevée que les autres; A. elliptique ou en anse de panier, celle dont le trait forme

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