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MAROQUIN

posés pulpeux faits avec des substances visqueuses et sucrées : telles sont notamment la marmelade de Femel ou de Tronchin, électuaire de casse et de manne employé comme laxatif, et la marmelade de Zunetti, électuaire de manne et de casse kermétisé : on emploie cette dernière contre les catarrhes pulmonaires, pour faciliter l'expectoration.

MARMENTEAU (du b.-lat. materiamen, bois de construction), se dit, en Termes forestiers, des bois de haute futaie mis en réserve, qu'on ne coupe point et qui servent à la décoration. Quand un propriétaire était condamné pour crime de lèse-majesté, on ordonnait que ses marmenteaux fussent abattus ou étètés. — Il se dit aussi des arbres qui servent à l'embellissement d'une maison et que l'usufruitier n'a pas la liberté de faire couper.

MARMITE (orig. inc). En Physique, on appelle murmite de Pnpin un vase métallique très-épais et et qui est exactement fermé au moyen d'un couvercle de métal retenu par une forte vis ; à l'aide de cet appareil, on peut porter l'eau à une température supérieure à celle qu'elle atteindrait par l'ébullition sous la pression ordinaire de l'atmosphère. Cette marmite se nomme aussi digesteur. Elle a été imaginée par Papin, vers le milieu du xvne siècle, dans le but d'extraire la matière gélatineuse des os et de cuire les aliments sans évaporation. Elle prend le nom d'autoclave ( Voy. ce mot), quand le couvercle, au lieu d'être vissé, est disposé de telle manière que la force expansive de la vapeur le presse elle-même contre la marmite et tient celle-ci hermétiquement fermée. On l'emploie souvent sous cette forme dans les arts et pour la cuisson des aliments. Pour prévenir le danger de la rupture de l'appareil, on pratique au couvercle un tuyau fermé par une soupape chargée d'un poids tel que la vapeur dilatée puisse le soulever avant d'avoir acquis assez de force pour faire crever le vase. Lorsqu'on retire la marmite du feu, il faut, pour éviter tout accident, prendre soin d'attendre, avant de l'ouvrir, qu'elle ait perdu une partie de sa chaleur, ou la lui faire perdre en la plongeant dans l'eau froide. Yroy. Calékacteur.

Marmite de Singe, nom vulgaire des fruits de la Lécythide. Voy. ce mot.

MARMOLITE, substance minérale, en petites masses clivables, grises ou verdàtres, tendres et d'un éclat nacré. C'est un silicate hydraté de magnésie que l'on a souvent confondu avec la serpentine. On la trouve près de Baltimore (États-Unis).

M ARMOSE ou Rat opossum , espèce de Sarigue américaine, qui vit ordinairement sur le bord de la mer. Voy. Sarigce.

MARMOTTE, Arctomys, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, que Linné et Cuvier confondaient avec les Rats et que l'on range aujourd'hui dans la famille des Sciuridés ou Écureuils. Les marmottes sont de la taille d'un petit lapin ; elles ont 22 dents, une tète grosse, un corps trapu, des membres excessivement courts. Leurs ongles sont forts, tranchants; leurs formes lourdes; leur queue médiocre; leurs oreilles petites. Elles mettent bas annuellement 3 ou i petits. On croit qu'elles sont omnivores. Pendant l'hiver, les marmottes tombent en léthargie {Voy. Hibernation); elles se creusent à l'avance de profonds terriers, dont elles garnissent l'intérieur avec du foin et dont elles bouchent l'orifice avec de la terre : elles y restent enfermées tout l'hiver. Très-irrasses au moment où elles \ entrent, elles sont très-maigres à leur réveil. — I-" type du genre est, i;i Marmotte des Alpes A.ahina), commune en Savoie, en Suisse, ainsi que dans les Pyrénées. Elle a de 0"\30 à 0U,,40 de long.; son poil est gris jaunâtre cendré vers la tête. C est un animal timide et doux, qui, à l'état lauvaçe, vit en société, et qui, captif, s'apprivoise ai-* nient : les montagnards des Alpes se nourrissent do sa chair et se servent de sa fourrure pour garnir leurs gants et leurs bonnets. On sait aussi que la marmotte sert

de gagne-pain aux petits Savoyards, qui la montrent comme une curiosité. La Marmotte de Pologne (A. bobac), diffère peu de la précédente. Les espèces d'Amérique (A. monax et A. empêtra) sont plus garnies de poils et d'un plus beau gris que celles de l'Europe. On teint le poil des unes et des autres en brun et en noir. Apprêtées à l'eau-forte , les fourrures des marmottes du Canada sont employées à faire des bords ou des collets de manteaux. Les marmottes du Kamtchatka sont remarquables par la bigarrure de leur peau.

Mn motte d'Allemagne. Voy. Hamster. — M. du Cap. Voy. Daman.

MARMOUSET (du lat. marmoretum, figure en marbre;, figure grotesque sculptée comme décoration sur la façade d'un édifice ou qui forme l'extrémité d'un chenet en fonte. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

MARNE (du celtique marga), mélange naturel et en proportions variables de calcaire, d'argile et de sable. Les marnes constituent de véritables roches sédimentaires ; elles sont dites calcaires, argileuses, siliceuses, ou sableuses, suivant que l'un ou l'autre de ces éléments y prédomine. Les marnes sont tendres, friables et affectent toutes les couleurs; elles sont vertes, grises, bleuâtres, blanches, rougeâtres, irisées, bigarrées. — Elles sont employées pour la fabrication des briques et des poteries, quand elles contiennent peu de calcaire; une variété très-soluble dans l'eau et qu'on appelle marne ou terre à foulon s'emploie pour l'apprêt des draperies; mais leur usage principal consiste dans l'amendement des terres. On appelle marnage, l'opération agricole par laquelle on mêle à la terre arable une certaine quantité de marne pour lui donner les éléments calcaires ou argileux qui lui manquent ( Tôt/. Amendement).— La marne est extrêmement commune ; elle forme des lits plus ou moins épais dans les différents terrains de sédiment qui compose l'écorce du globe, et principalement dans les terrains secondaires et tertiaires. En France, les départements où l'on exploite le plus de marnières sont ceux du Nord, du Pas-de-Calaia, de la Somme, de l'Aisne, de l'Oise, de Seine-et-Oise, de la Haute-Garonne, du Loiret, du Tarn, du Puy-de-Dome, des Deux -S

MARONAGE (pour marenage, de marain, merrain?), se dit, en Termes forestiers, d'un droit d'usage qui autorise les habitants d une commune à se faire délivrer dans les forêts qui en dépendent les arbres nécessaires pour la construction et la réparation de leurs bâtiments.

MAROQUIN (de Maroc, pays d'où furent tirés les premiers maroquins introduits en France), peau de bouc ou de chèvre tannée et passée à la noix de galle ou au sumac et mise en couleur. On l'emploie à couvrir des objets de prix, à faire des chaussures, des reliures, des gaines, etc. Les Levantins et les Barbaresques ont eu pendant longtemps le monopole de la fabrication du maroquin, et encore aujourd'hui on recherche les maroquins jaunes et rongea de Tétouan, de Constantinople, de Chypre, d'Alep et de Sinvriie. Cependant, l'Espagne, la France, l'Allemagne et l'Angleterre fabriquent maintenant d'excellents maroquins. Les maroquins d'Espagne ^dits cordouans) sont estimés pour leur solidité; ceux do France, surtout le noir, sont plus beaux et plus tins. I.es maroquins blancs se tirent de Sun rne et d'Italie. — On donne aussi le nom de maroqtm à toute peau façonnée à la manière do vrai maroquin: on maroquine le mouton, le veau, etc.

C'est, seulement au wui* siècle qu'on nommé Ga- \a la première fabrique de maroquin dans lo faubourg Si-Antoine à Paris. Barrois, qui ouvrit la

second.' à Choisy-le-Boi en 1 7 .'i 0 . reçut i lettres patentes qui la mettaient au rang des manufactures royales. On fabrique aujourd'hui des maroquins dans" un grand nombre de villes de France,

notamment à Avignon, Marseille, Paris, Cboisy-la-

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