MARTEAU
Pilutaire, se distingue par des involucres coriaces, épais, indéhiscents, offrant dans l'intérieur plusieurs loges, et par des feuilles qui avant leur développement sont roulées en crosse. Les Marsiléacées rampent au fond des eaux stagnantes et peu profondes. La seconde section comprend les genres Salvinie et Azo/le, dont toutes les espèces flottent sur l'eau. Voy. ces noms.
MARSILÉE, Marsilea, genre type de la famille des Marsiléacées, renferme des plantes aquatiques cryptogames, dont la tige et les feuilles caulinaires et longuement pétiolées rampent dans les eaux peu profondes. Les Marsilées se trouvent dans l'Europe tempérée et méridionale, dans l'Amérique du Sud, l'Australie, l'Inde, l'Egypte et l'Afrique.
MARSOULV (de l'allem. Meer schwein, cochon de mer), Phocœna, genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés cétodontes, et de la famille des Dauphins. Les Marsouins se distinguent des Dauphins propr. dits en ce qu'ils ont la tète obtuse et arrondie, non terminée par un bec, des dents nombreuses et inégalement placées, une seule nageoire dorsale, une peau dépourvue de poils. Us se nourrissent de petits poissons. Le Marsouin commun, Porpess des Anglais, long de l"1 à lm,50, a le corps en forme de fuseau, la partie dorsale teinte d'une couleur sombre, à reflets violacés ou verdâtres, la partie ventrale d'un blanc sale, etc. Use trouve dans toutes les mers de l'Europe, dans l'Atlantique aussi bien que dans la Méditerranée. Il est assez commun sur nos côtes et remonte quelquefois les fleuves. Il vit en troupes se montrant à la surface de l'eau et folâtrant dans le beau temps. Sa chair a un goût assez désagréable ; cependant elle sert de nourriture chez quelques peuples du Nord ; on en extrait une grande quantité de graisse, qu'on utilise dans l'industrie. — LeM.globiceps, le .17. épaulard. le M. béluga, doivent être considérés comme des genres à part.
MARSUPIAUX (du lat. marsupiuri, bourse), nom donné par G. Cuvi&r à un ordre de Mammifères que M. de Blainville a proposé d'appeler Didelphes. Cet ordre comprend tous ceux dont les femelles possèdent une sorte de sac ou de poche formée par un repli de la peau du ventre et soutenue intérieurement par des espèces de fausses côtes abdominales, auxquelles on a donné le nom d'os marsupiaux, poche dans laquelle leurs petits restent abrités jusqu'à leur entier développement. Chez ces singuliers animaux, la gestation est en partie utérine et en partie externe : au bout de 20 à 26 jours environ de gestation utérine, ces animaux mettent au jour leurs petits à peine ébauchés, et ces embryons viennent se fixer, au moyen de la bouche, aux mamelles de leur mère. Ces mamelles sont toujours abdominales et le plus souvent placées à l'intérieur de la poche dont nous avons parlé ci-dessus. Au bout d'un nouveau laps de temps, qui varie suivant les espèces, les petits, déjà développés, cessent d'adhérer aux mamelles; mais ils peuvent les reprendre momentanément comme les autres mammifères. Us commencent alors à sortir de la poclie de leur mère; mais, au moindre bruit, ils se hâtent d'y chercher un refuge. Le cerveau des Marsupiaux, dépourvu de corps calleux, présente en outre des circonvolutions peu apparentes et quelquefois nulles, ce qui est un signe d'infériorité.
Les Marsupiaux forment presque toute la population mammifère de l'Australie ; ils y remplacent tous les mammifères de nos pays qui y sont inconnus à l'exception de quelques chauves-souris et de quelques rongeurs. Le continent européen n'en possède pas un seul aujourd'hui, il en a eu toutefois pendant l'époque tertiaire : ce sont les Perathériums qui paraissent avoir eu beaucoup d'analogie avec les Sarigues; on a trouvé des débris de marsupiaux à Montmartre près de Paris et dans les dépôts lacustres de l'Auvergne. L'Australie fournit aussi des débris de marsupiaux fossiles, le Diprotodon, le Notothérium, le Thylaqtfçp, etc., tous de grande taille. — Les es-
pèces vivantes sont aujourd'hui partagées en deux sous-ordres : 1° les Marsupiaux australiens, comprenant les Phascolomes, les Macropodes, les I'halungers, les Tursipèdes, les Péramèles, les Dasyures et les Myrmécobies ; 2° les Marsupiaux américains ou Sarigues (Didelphes propr. dits).
Cuvier partageait les Marsupiaux en Éleuthérodactyles et en Syndactyles, selon qu'ils ont les doigts libres ou soudés entre eux. — Owen avait fondé sa classification sur leur genre de nourriture et les distinguait en Carnivores, Insectivores, Frugivores, Herbivores et Rongeurs.
JUARTAGOX (de l'ital. martagoné), lis dont les pétales sont recourbés en dehors. Voy. Lis.
MARTE ou martke (orig. iiic), Mustela, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, type de la famille des Mustélidés, comprend plusieurs petits animaux fort vifs et fort agiles qui tous vivent de rapine, et font de grands ravages dans les basses-cours. Quelques-uns, la Fouine, le Putois, le Furet, la Belette, la Zibeline, l'Hermine, etc., sont recherchés pour leur fourrure. Les martes ont des molaires plus ou moins tranchantes, mais non hérissées de pointes; elles ont de 32 à 38 dents, dont une seule tuberculeuse. Leur corps très-allongé et leurs pieds très-courts leur permettent de passer par les plus petits trous. — On a divisé le genre Marte en trois sections : les Martes propr. dites, les Putois et les Zorilles.
La section des Martes propr. dites comprend ellemême plusieurs espèces. La principale est la Marte commune {Mustela maiHes), dont la fourrure est d'un brun assez brillant ; ses pattes et sa queue sont presque noires ; mais le dessous de son ventre est moins foncé, et tire un peu sur le roux jaunâtre; elle est grosse comme un chat de taille moyenne, mais son corps ainsi que son museau sont beaucoup plus allongés; ses ongles, robustes et acérés, sont également propres à fouir la terre et à déchirer une proie. Cet animal vit dans les bois, particulièrement dans les bois de sapins, plutôt que près des habitations; il y déniche les oiseaux, quand il ne peut s'introduire dans les poulaillers. Sa fourrure est assez estimée ; mais on parvient à l'imiter avec des poils teints : on vend sous le nom de Marte lustrée la fourrure de la belette teinte en brun. — La Marte zibeline (M. zibellina) habite le nord de l'Europe et de l'Asie, et se trouve jusqu'au Kamtchatka et dans l'Amérique russe : elle ressemble beaucoup à la marte commune quant aux mœurs et à la forme, et n'en diffère que par la finesse et la couleur de sa fourrure, qui est d'un brun lustré fort brillant, noircissant en hiver, et nuancé de gris vers la tête ; on la chasse l'hiver, et on la prend au piège en enfumant son terrier : quel que soit l'ennemi qui l'attaque, elle se défend avec fureur et mord cruellement. — Les autres espèces sont : la Fouine (Voy. Foline), le Pékan (M. canadensis) et le Vison [M. vison), tous deux particuliers au Canada et vivant dans les terriers qu'ils se creusent sur le bord des lacs et des rivières : une variété du Vison est entièrement blanche, et porte, chez les fourreurs, le nom de Vison blanc. La Marte à tête de loutre, la M. des Huro/ts, la M. renard, le YVajach et le Cuja, sont des espèces moins connues et moins bien déterminées.
Quant aux Putois et aux Zorilles, You. ces mots.
MARTEAU (du b.-lat. martulus ou marte/lus, dimin. de marcus, martus, marteau , instrument de percussion, plus ou moins pesant, de matière et de forme qui varient suivant la destination ; il est traversé par un manche sur l'un des bouts duquel il est fortement fixé. On distingue dans le marteau la tête, l'œil, la panne et le manche. La tête (le bout qui frappe) est rectangulaire ou ronde et légèrement bombée ; l'œil (le trou par lequel entre le manche) est un peu conique ; la panne (le côté opposé à la tête) est amincie et quelquefois acérée. L'effet d'un coup de marteau se mesure par le produit de la