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MARTINET

masse du marteau par le carré de sa vitesse au moment de la percussion. — On appelle ouvriers à marteau tous ceux qui, dans leur état, se servent de cet instrument, tels que forgerons, serruriers, ajusteurs, ferblantiers, chaudronniers, batteurs d'or, etc.

Les gros marteaux, dont on se sert dans les usines pour forger les pièces métalliques et qu'on fait mouvoir par la vapeur (M. frontal, M. pilon, M. horizontal, etc.), prennent ordinairement le nom de martinets. Voy. ce mot.

Dans la Bijouterie, on appelle marteau à emboutir un marteau qui sert à creuser un vase sur une espèce de moule ayant la même forme que le vase même et qu'on nomme dé; marteau à sertir, un marteau très-petit ayant la panne arrondie, et qui sert à rabattre les sertissures.

Dans l'administration des Eaux et Forêts, on appelle marteauun instrument de fer en forme de marteau et portant gravé en relief un marteau surmonté du sceau de l'État, avec lequel les gardes des eaux et forêts marquent les arbres destinés à être coupés pour les services publics. L'opération par laquelle on marque ainsi les arbres de l'État s'appelle martelage {Voy. Baliveaux). La Marine aie droit de choisir et de faire marteler dans les forêts de l'État, dans celles des communes et des établissements publics, les arbres propres aux constructions navales ; longtemps, ce droit s'étendit même sur les bois des particuliers : cette servitude n'a cessé qu'en 1837. Un directeur des constructions navales est chargé de la surveillance des fournitures des bois de marine. — Lei contrefacteurs ou falsificateurs de ces marteaux sont punis de travaux forcés à temps. Autrefois il y avait en chaque maîtrise un officier préposé à la garde de ce marteau, qu'on nommait le garde-marteau.

En Anatomie on appelle marteau, un des osselets de l'oreille, qui s'articule avec l'enclume et l'os lenticulaire. Voy. Oreille.

En Physique, on nomme marteau d'eau un tube de verre terminé dans sa partie supérieure par une boule creuse, qu'on remplit d'eau en la mêlant d'esprit-de-vin, pour qu'elle ne gèle pas. On purge cette eau d'air en la faisant bouillir, puis on ferme à la lampe l'extrémité de la boule : lorsqu'on secoue l'eau qui y est contenue, elle tombe au fond du tube comme un corps solide, avec un bruit sec comme celui d'un coup de marteau.

Perruque à marteaux. Voy. Perruque.

marteau, Zygœna, genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Sélaciens, établi aux dépens des Squales, renferme des animaux analogues aux Requins. Ils n'en diffèrent que par leur tète aplatie et configurée de manière a représenter un mari eau dont le corps serait le manche. Le Marteau commun (Z. malleus), vulg. Maillet et Demoiselle, a le corps grisâtre, la tète large et étendue sur les côtés, les yeux gros et saillants, le corps assez étroit. On le prend en juillet, août et septembre. Sa ehair est d'un goût désagréable.

marteau, Malleus, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Aviculidées, que l'on fait souvent rentier dans le genre Avieule, doit son nom à la forme de sa coquille; élargie a la base en deuxlobes figurant tes deux côtés d'un marteau. Il compte plusieurs espèces, qu'on trouve' dans les mers de l'Inde et de l' lustralasie.

MARTELAGE (Eaux et forêts . Voy. MARTEAU.

MARTIALE (coor, loi). Voy, Coon, Loi.

En Chimie, martial est synonyme de ferrugineux, Voy. ce mot et Mars.

Martin, Gracula, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, famille des Turdidés, voisin des Merles el des Étourneaux : bec comprimé, allongé, très-peu arqué ; narines latérales ovoïdes; espace nu autour des yeux; tarses allongés asseï robustes; ailes longues et pointues. Les Martins se rassemblent et volent en grandes troupes. Ce sent des oiseaux voj tgeurs I ml la pr< sence est un bien-

fait dans les pays chauds, parce qu'ils détruisent une énorme quantité d'insectes et particulièrement de sauterelles; ils se nourrissent aussi de mulots, de souris, de fruits, etc. L'espèce type est le M. [G. tristis), qui habite le Bengale, Java et l'île de France : il a environ 0m,20, le bec et les pieds jaune-, le plumage brun marron en haut, grisâtre à la poitrine et à la gorge, et blanc sous le ventre; sa couvée est de k œufs. Les autres espèces sont le M. roselin (G. roseus), qui habite l'Asie et l'Afrique : le M. huppé '.'. cristateUus), de Java ; le M. brume (G. pogoaarum), de l'Inde et de la Chine.

MARTIN-CHASSEUR, Dacelo .section de la famille des Alcédidés, comprenant les Martins-Pêcheun Bylvains. Ces oiseaux, qui ne diffèrent du Martin-Pêcheur propr. dit que par leurs habitudes, font dans les forêts ce que ceux-ci font sur le bord des rivières : vivant d'insectes, de lombrics et de larves, ils attendent, juchés sur une branche, qu'un insecte, une larve ou un ver passent à portée d'être saisis. Leur bec est triangulaire, à mandibule supérieure échancrée et inclinée vers le bout. Les espèces les plus communes sont le Martin-chasseur géant uu I alcyon, qui a 0m,40 de long, et dont le plumage est brun olivâtre en dessus et fauve brunâtre en dessous; le M. -chasseur trapu, bleu d'azur avec une calotte vert doré, des rémiges noires, et l'abdomen roux ; le M. -chasseur à lëte grise, long de O"^, à la tête et au cou bruns ; le M.-chasseur à coiffe I d'un brun enfumé, le Tanysiptère, le ilélidore, le Todiramphe, etc.

Martin-pêcheur, Alcedo , groupe d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux syndactyles, qui constitue la famille des Alcédidés ou des Alcyons, renferme des espèces remarquables par l'éclat de leurs couleurs. On en forme deux sections : les M. -pécheurs riverains ou M. -pécheurs propr. dits, et les M. -pécheurs silvains ou Martins-chasseurs. Voy. ci-d-

Les Martins pécheurs prupr. dits ont le bei gros, droit, plus ou moins comprimé, les narines étroites, la queue courte, les tarses courts, les ailes de médiocre longueur. Ces oiseaux répandus sur tout le globe en nombre considérable, ont pour type le M.-pécheurd'Ew ope ou Bluei yA. ispida), l'un des plus jolis oiseaux de nos climats. Il n'est pas plus gros qu'une alouette ; sa queue est courte, son bec assez long et ses jambes peu élevées; ses formes n'ont rien de gracieux ; mais, en revanche, le dessus de son corps et ses ailes sont d'un très- beau bleu de ciel passant au vert d'émeraude ; sa gorge est d'un roux vif et pourpré, et son ventre est blanchâtre ; ses joues sont marquées de deux taches rousses ; ses yeux sont noirs, et ses pattes ainsi que son bec, rouges. Le martin-pècheur vit solitaire au bord d s eaux, tupi dans quelque trou ou guettant, immobile et perché, quelques petits poissons qu'il pêche avec adresse en rasant la surface des eaux et en faisant entendre un petit cri (Ai, Ici kivi ", qu'il répète chaque fois qu'il frappe sa proie. On prétendait autrefois quela dépouille du inartin-pèt heur éloignait par son odeur les teignes qui dévorent les draps, et, pour cette raison, on en suspendait souvent dans les magasins. Il existe en Asie el en Afrique plusieurs variétés remarquables de Martins-pôcbeurs, notamment le M.-pecheur huppé t au plumage ro

pris noirâtre; et le Si. -pécheur à COlUer, le I

cheur pie ou Céryle,b plumagenolrel blanc; l< ■*.pécheur tridactyle ou Céyx [Voy. ce mot), leSymi torotoro, etc. — Voy. Ai crow.

MARTINET (d'un dimin. du b.-lat. martus, marénorme marteau du poids de iO, 50 ou 100 kî> logr., mis en mouvement par la vapeur ou par un courant d'eau, et pouvant frapper depuis 200 jusqu'à 500 coups par minute. On s'en sert dans les grandes usines pour étirer lea barres de fer ou d'acier, battre à froid les faux, les bêches, etc. Voy. Marteau.

martinet de H i), Cypselus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des r iux Bssirostres, famill

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