‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 10 sur 1729 · ACACIA · texte numérisé non relu

ACACIA

,«roles «irramonlollos. U' tlmil <1." n'incttrc les ,..;(I..'S rs Uidé sur .es iM.n.les du Sauveur : « Ceux « .jui vous aurez n-iuis I.-S mVlies. leurs pé.liés leur scmi.l remis. » i6. Jeau, XI, '2.'.) K" l>r"il la»""- .i''"':' une senlenee qui relève une iwi-siinne <ic rexeoinmuiiieoliou.

ABSOLUTISME {dabsolu). \oy. aitociute, dkspotisme

ABSORBANT (du lai. nhnorbrre, IxHrc). tri Medeeiiie ic le iioiu Aabxorbaiil» à des subslames dont 1 e lel ainsi jK>ur les lie-

iindotiii

,.sl Anbmibvr les>z ou les li.iuides : ainsi jwiir les lieiiicrraiiies caiullaires on se sert de n.rps tels que 1 éponge lin.-, lauaric de eliène, la jioudre de colophane. Ces su )sUiite» lornient en absorlwnt le san(f un magma solide oiiiMisaiit une dirue à lécoulemenl sanguin. — A 1 uilelicur. m.ur absorU-r les gaz on se sert de corps agissant iwr leur iM)rosilé. .i.mme le charbon, ou les hxanl par une action chimitpie. comme les carlMinates calcaires, la magnésie, le sous-iiilrate et le salicjlate de bismuth. — l)n eiiiphiie aussi les alworlwnls dans un but hygiénique, iMiur supprimer Tinfeclion due à des gaz putrides. La Niiidiv de charlMHi. la terre sèche, agissent i)ar leur iioiysite : le siillate de 1er. le chlorure de zinc, l'azotate de plomb, le lait de chaux, par leur action chimique.

WilVOIH ABSORBANT. Voy. CHALKUn nAYOXNANTE.

ABSORPTION (du lai. absorptio). En Physique, voy.

CIIAIKCII IIAÏONNAXTE. SPECTRES D ABSORPTION.

En Chimie, c'est la disparition d'un liquide au contact d'nn solide, ou d'un gaz au contact d'un solide ou d'un liquide, «lit «pi'il V ail simple mélange, soit qu'il y ait combinaison : la (pianlité absorliée par unité do volume du coriis absorbant, s'il y a simple mélange, se nomme coef- Hcteiit d' absorption.

En Itolaniquc. ce mot s'applique à la pénétration dans une plante des matériaux nutritifs du sol; elle s'opère par les |M>ils radicaux qui recouvrent les racines.

En l'livsioh>gie animale, le mot absorption désigne la série d'actes par lesijuels des matières extérieures j)énètrent dans la substance des tissus. Cette propriété appartient à tous les organes, à tous les tissus qui composent ces organes, à tous les éléments analomiques dans lesquels se résolvent ces tissus. On distingue l'A. externe, cm A.prop. dite, par laquelle les substances extérieures à l'animal traversent en diilérents [xmits ses |)arois jMÎriphériques pur pénétrer dans le sang, et VA. interne ou nutrition {Voy. ce mol), par la<pielle les sul)slanccs contenues dans le sang vont au contact intime des tissus dans les profondeurs de l'organisme, cheminant d'un élément micmscopique à l'autre, cl leur ap|x)rtant les éléments de leur existence et de leur activité. — L'absorption pmp. dite peut s'clfectuer : 1^ dans le tube digestif: les aliments dissous par les sucs digestifs sont absorbés par les cellules épilliéliales des petites saillies de l'intestin grêle appelées villosilés: de là le résultat lie l'absorption est conduit dans les veines iniestinales cl les canaux lymphati<|ues : 2" dans le poumon : l'échange des gaz qui constitue la respiration prouve la faculté d'absorption que iK)ssède le poumon : c'est sur cette faculté qu'est fondét! la méthode d'administralkm des inédicamenis dite fumigation; 5° à travers la peau : c'est parce qu'il existe une sorte de respiration cutanée qu'on a pu empoisonner des animaux on plongeant une portion seulement de leur corps dans un gaz délétère; mais l'absorption des liquides par une poau intacte est très discutée ; 4" à la surface des plaies, dans lee cavités closes, dans les réservoirs des glandes. — Encore auj. le mécanisme de l'alisorption est ol>scur : cependant la découverte des phénomènes A'osmose (Duti-ochet) et celle des phénomènes de diffusion (Graliam) permettent de concevoir une partie des actions physiques qui ré<pssent ce phénomène vital.

ABSOU'TE (du lat. absolula), cérémonie qui se pratiquait <lans l'Eglise catholique le jeudi saint {jeudi absolu), pour représenter ral)solution qu'on donnait vers le même temps aux pénitents de la primitive Eglise. Le prêtre récitait les psaumes de la i)énitence et quelques oraisons relatives au repentir (lu'on doit avoir de ses péchés; puis il primonçait les formules Misereatur et ludulgentiam. — C'est aussi l'ensemble des prières qui se disent près du cercueil d'un défunt, soit après la messe et avant que le corps quitte l'Eglise, soit au cimetière, avant l'inhumation.

ABSTÈME (du lat. abstemius], se dit des personnes qui s'abstieiinenl de boire du vin. soit par régime, soit par aversion naturelle pour cette licpieur. Les théologiens protestants désignent par ce mot les personnes qui ne peuvent

nariiciocrà la coupe dans le sacrement de 1 eucharistie, a cause 'le l'aversion <|ucllcs ont pour le vm. Leurs sectet sont iiartagées sur la question de savoir si l'on doit laisset communier les abstèmes. - Chez les premiei^ Ronuuns, les femmes devaient être abstèmes. Chez les Juils, les rSazarécus faisaient vœu de s'abstenir de vin.

ABSTERGENTS. Voy. déteksiks.

ABSTINENCE (du lat. ais<iweM/«a)- L abstinence, c.-a-d. la privation de certains aliments, de certains plaisirs, esl prescrite tantôt par la médecine comme moyen d'hygiène ou de guérison, et elle iireiid alors le nom de diète ou régime; tantôt par les moralistes comme moyen de combattre les (lésii-s grossiers, et de mieux assurer lempire dt; l'àmc sur le corps (en ce sens, elle a été surtout recommandée par les pythagoriciens, qui défendaient l'usage des viandes, et par les Stoïciens, notamment par Epictète, qui réduisait toute la morale à ces deux mots : abstine et sus-

tine] ; tantôt par les religions, comme moyen de mortification et de pénitence. Cette pratique, adoptée dans l'Inde et chez la plupart des peunles orientaux, a passé du mosaisine dans le christianisme et le mahométisme. Chez les Catholiques, Vabstinence proprement dite, qu'il ne faut pas confondre avec le jeûne {Voy. ce mot), consiste à se priver d'aliments gras à certains jours, p. ex. les vendredis et samedis, la veille de la fètc de St-Marc et des fêles solennelles, les Quatre-Temps, les Rogations, et pendant le Carême. Voy. carême et maigre.

ABSTRACTION (du lat. abstractio). On nomme ainsi en Psychologie : 1° l'opération par laquelle rinlelligencc, s'appliquant à un seul élément d'un objet, sépare ce qui esl uni et considère les qualités indépendamment des substances dans lesquelles elles résident, p. ex. la blancheur sans la neige: 2" la notion qui résulte de celle manière d'envisager les choses, notion que l'on nomme sn^û idée abstraite : telle est l'idée de quantité, dont la science est un des objets des Mathématiques. — L'idée abstraite est opposée à Vidée concrète, qui représente un objet considéré dans l'ensemble de ses (pialilés ; fugitive de sa nature, elle est fixée dans la mémoire au moyen d'un mot avec lequel elle s'associe. Ou doit éviter avec le plus ^rand soin de réaliser des abstractions, erreur qui consiste à convertir des idées en êtres et à prêter une existence substantielle à de simples qualités. C'est ainsi que l'ancienne physique attribuait une existence substantielle au froid, au chaud, au sec, à l'humide, et que les scolastiques ont fait des universaux autant d'entités.

ABSTRAIT (nombre). Voy. nombre.

ABSURDE (du lat. absurdus, qui sonne mal), se dit, en Logique cl en Mathématiques, de ce qui implique contradiction. Voy. RÉDCOTION A l'aBSIRDE.

ABUNDANTIA, 151» petite planète, trouvée le l" novembre 1875, par Palisa à Pola. Voy. planètes.

ABUS d'actorité ou de pouvoir. Ils peuvent être commis contre les particuliers et contre la chose publique : contre les particuliers, lorsqu'un fonctionnaire viole un domicile, refuse de rendre la justice, exerce des violences sans motif légitime, ouvre ou supprime des lettres confiées à la poste; contre la chose publique, \oYS(\n\m fonctionnaire requiert ou ordonne l'action fie la force publi(]ue contre l'exécution d'une loi, d'une ordonnance, d'un mandat de justice, contre la perception d'une contribution légale. Ces faits sont prévus par le Code pénal (art. 184-191). abus d'autorité ecclésiastique. Voy. appel comme d'abus, abus de confiance. Aux termes du Code pénal (art. 406- 409), on se rend coupable de ce délit : 1» en abusant des besoins, des faiblesses ou des passions d'un mineur pour lui faire souscrire des obligations, quittances ou décharges à son préjudice : 2° en abusant d'un blanc-seing: 3» en détournant ou dissipant, au préjudice du propriétaire, des elfets, deniers, marchandises, qu'on n'aurait reçus qu'à litre de dépôt : 4" en soustrayant quelque titre, pièce ou mémoire, dans une contestation judiciaire. ABUTILON, espèce de Malvacée. Voy. sida. ACACIA (du gr. àxay.ta). Ce nom a été appliqué à deux genres très différents de la famille des Légumineuses.

L'Acacia vrai, celui des botanistes, appartient à la famille des Mimosées, tribu des Acaciées ; il forme un genre important qui renferme des arbrisseaux et des arbres, les uns lisses et les autres armés d'aiguillons, à feuillage très léger; leurs feuilles se décomposent en un très grand nombre de folioles très fines; dans quelques espèces, ces folioles avortent et se changent en une sorte de lame dite phyl-

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