ARE
AHÊTE
Om. 21 sur Om. 30, et doit être sans rousfciir. Le ijiva noir ii'i'ii iliffèro qu'en ce qu'il a clé tiré de blocs inoiiidros. Le poil noir est plus mince et plus léger. Le noil taché a des endroits roux. Le poil roux est une ardoise •toute rousse. La carte a la nicnje (igure que la carrée, i:iaiselle est plus petite et plus mince. L'fiéridelle est une ardoise étroite et longue, dont les côtés seulement sont taillés.
L'usage des ardoises pour la couverture des édifices n'était point connu des anciens; on ignore même l'époque précise à laquelle ces matériaux ont commencé à être usités chez les modernes. On sait seulement, par ime charte du XI* siècle, qu'il y avait déjà alors à Fumay une confrérie d'ardoisiers.
Outre leur application à la couverture des maisons, les ardoises servent à faire des tablettes sur lesquelles on écrit avec un crayon fait de schiste gris, tendre, et ne rayant pas l'ardoise. On se sert auj. de ces ardoises dans les écoles primaires, au lieu de papier, pour l'enseignement de l'écriture et du calcul. On les emploie aussi en plaques larges et épaisses, pour fabriquer la table des billards, pour garnir les murailles des lieux humides, etc.
On a, dans ces dernières années, fabriqué des ardoises artificielles ; leur composition est la même que celle du carton-pierre. Voy. ce mot.
ARE (du lat. area, aire, surface), unité de mesure aCTaire du système métrique. C'est un carré avant 10 m. de côté et valant par suite iOO mètres carrés. Voy. agraires (mesures).
AREC ou ARÉQUIER, Arecc, genre de la famille des Palmiers, type de la tribu des Arécinées, originaire de l'Amérique et des Indes : fleurs unisexuées, réunies sur le même spadice ou régime; 3, 6 ou 12 étamines naissant à la base de la corolle; drupe charnu contenant une seule graine à périsperme corné. L'i4. de l'Inde, nommé à tort Calechu \y'oy. cachou], ressemble au cocotier. Le fruit est une noix ovoïde qui, aans l'Inde, atteint la grosseur d'un œuf de poule : c'est la noix d'arec. La pulpe de ce fruit, tendre et astringente, mélangée à de la chaux vive et aux feuilles du Poivre bétel, constitue la pâle masticatoire appelée bétel, dont les Orientaux font un fréquent usage. — On cultive comme plantes d'ornement 1'^. blanc et l'A. rouge des îles de France et de la Réunion. L'A. oleracea qui fournit le chou palmiste forme auj. le genre Euterpe[Voy. ce mot). — La tribu des Arécinées renferme les genres Areca. Arenga, Caryota, Iriartea, Chamœdorea, etc.
ARÉNACÉ (du lat. arena, sable), terme employé pour désigner les roches détritiques meubles, comme les sables et los fn'avicrs.
ARÉNAIRE du lat. arena], Arenaria. Voy. sabune.
ARÉNATION (du lat. arenatio), se dit, en Médecine, de l'opération qui consiste à entourer de sachets remplis de sable chaiMl tout le corps ou une partie du corps d'un malade. On a employé ce procédé clans la période algide du choléra et, pour entretenir la chaleur d'un membre, dans les cas de ligatures d'artère. VA. n'est plus usitée.
ARÈNE (du lat. arena]. On donne, en Géologie, le nom d'arène aux roches détritiques restées meubles, en le restreignant toutefois d'ordinaire aux sables très grossiers à grains anguleux résultant de la désagrégation des granités.
Les anciens nommaient Arène l'espace circulaire et sablé au centre de l'amphithéâtre, où s'exécutaient les combats de gladiateurs et de bêtes féroces. Ce nom s'étendit ensuite à l'amphithéâtre tout entier. On cite en France les Arènes de Nîmes, d'Arles, etc. Voy. amphithéâtre.
ARENG (nom indigène), Arenga, Saguerus, genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées, créé pour un arbre des Moluques. haut de 20 m., 1'^. saccharifera, dont la sève produit du sucre : ses feuilles forment un chou palmiste et renferment des Gbres propres à faire des cordes ; sa moelle fournit une fécule analogue au sagou.
ARÉNICOLES (du lat. arena, sable, et colère, habiter), genre d'Annéhdes dorsibranches ou errantes, renferme des vers qui habitent dans le sable sur le Iwrd des mers d'Europe. VA. des pêcheurs est longue de 0 m. 15 à 0 m. 25, de couleur cendrée, rougeâtre ou brune. Les pêcheurs s'en servent comme dappât.IIsla trouvent en creusant des trous dans le sable.
ARÉxicoLEs, groupe d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéides, famille des Lamellicornes. Les Arénicoles, comme les Coprophages, vivent dans les bouses, déposent leurs œufs en terre, et volent le soir par un temps serein.
ARÉOLAIRE. La vitesse aréolaire d'un rayon vecteur qui tourne autour de son origine est la limite du rapport de l'aire décrite («r ce rayon vecteur au temps employé pour décrire cette aire quand le temps tend vers zéro.
ARÉOLE (diminutif à'area, aire, surface), cercle coloré qui entoure le mamelon, ou oui règne autour de certains boutons, comme dnns la variole. — En Anatomie, ce sont les petits interstices que laissent entre elles les parties de certains tissus ; ainsi on dit les aréoles du tissu spongieux, des os, du tissu cellulaire.
ARÉOMÈTRE (du gr. dpaid;, ténu, peu dense, et jii- Tpov, mesure), instrument servant à mesurer la densité relative des liquides ; selon ses différents usages, il porte aussi les noms de pèse-liqueur, pèse-acide, pèse-sel, pèse-sirop^ pèse-lait, etc. Sa construction repose sur ce principe qu'un corps flottant dans un liquide a un poids égal à celui du liquide déplacé.
On distingue deux sortes d'aréomètres -.les A. à volume constant et à poids variable, et les A. à volume variable et à poids constant. Les A. de Nicholson et de Fahrenheit appartiennent à la première catégorie; les autres aréomètres se rangent dans la seconde.
I. L'A. de Nicholson est en métal; il se compose d'un flotteur cylindro-conique portant à la partie supérieure une tige avec un trait d'affleurement et une petite capsule, et en bas un cône renversé lesté de plomb, sur lequel on peut déposer un corps solide. On ajoute de la grenaille de plomb pour établir l'affleurement, puis on remplace le corps par des poids marqués ; on obtient ainsi par double pesée le poids du corps, vrai s'il était dans la capsule supérieure, apparent, c.-à-d. diminué du poids d'un égal volume d'eau, s il était dans la capsule inférieure. Le rapport du poids à la poussée donne la densité. — L'yl. de Fahrenheit est en verre, il a une forme analogue, mais le cône inférieur est remplacé par une boule lestée. Le poids connu de l'aréomètre, plus les poids variables qui le feront affleurer dans un liquide donné, donne le poids d'un volume du liquide égal au volume de l'instrument; on n'a plus qu'à répéter la même opération sur l'eau, et à diviser les deux poidi l'un par l'autre.
II. Les aréomètres à volume variable et à poids constant, dits A. de Richter, sont d'un usage plus habituel que les aréomètres précédents : ils se composent d'une tige creuse et cylindrique en verre, soudée à un renflement de forme variable, qui contient un peu de mercure ou de plomb pour lester l'instrument ; une bande de papier est fixée dans l'intérieur de la tige, et porte les divisions qui marquent les différents points d'affleurement. Le poids de cet aréomètre étant constant, les densités des liquides dan* lesquels il s'enfonce sont entre elles en raison inverse de» volumes immergés. C'est d'après ce principe qu'on gradue l'instrument. Les volumètres ont une graduation qui fait connaître les volumes immergés ; les densimèlres donnent immédiatement, sans calcul, la densité d'un liquide; il n'y a qu'à prendre le nombre qui correspond sur son échelle au point d'affleurement. I.es autres aréomètres, très usités dans l'industrie, ont des graduations arbitraires, et n'indiquent pas immédiatement la densité du liquide ; mais il» fournissent des indications très utiles pour reconnaître si un liquide est plus ou moins dense. On peut s'en servir pour amener un sirop à un état de concentration déterminé ou pour reconnaître certaines falsifications qui altèrent la densité d'un liquide. Les graduations qui sont le plus en usage sont celles de Baume et de Cartier. Gay-Lussac a construit un aréomètre destiné spécialement à l'essai des esprits : on le nomme alcoomètre. Voy. alcoomètre.
ARÉOPAGE. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géographie.
AREPENNIS, l'arpent gaulois. Voy. arpext.
ARÉQUIER. Voy. abec.
ARÊTE (du lat. arista, barbe d'épi), nom donné vulg. à différentes pièces osseuses des poissons ; leur colonne vertébrale, armée de longues apophyses épineuses, est la grande arête ; leurs côtes nombreuses, soudées avec lés apophyses transverses, sont les arêtes prop. dites; on donne aussi ce nom aux rayotis, petites pièces osseuses qui soutiennent les nageoires, ainsi qu'aux stylets allongés qui, chez certains poissons, partent des côtes et'soutiennent les chairs.
En Botanique, 1 arête ou bai-be est le filet allongé, raide, coriace et quelquefois articulé, qui naît brusquement du dos ou du sommet des valves de la glutne dans les Graminées. On ne doit pas la confondre avec la soie, qui n'est que lé prolongement d'une des nervures de la fleur.
AIŒTÉ