‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 100 sur 1729 · ARDOISE · texte numérisé non relu

ARDOISE

de C. Daly, etc. — Académie d'Architecture. Cette académie, fondée par Colbert en 1671, subsista jusqu'en 1793. Auj. il n'y a plus qu'une section d'architecture dans l'Académie des Beaux-Arts. Voy. institut.

ARCHITRAVE du préfixe arcfii, principal, et du lat. trabs, poutre'. Yépistyle des Grecs, partie inférieure de l'entablement, qui pose immédiatement sur les chapiteaux des colonnes. On appelle .A. coupée ceWe. qui est interrompue par l'ouverture ou par la traverse du chambranle d'une fenêtre; A. mutilée, celle dont on retranche quelquefois la saillie, en l'arasant avec la frise. Voy. entablem

ARCHITRÉSORIER. Vou. TRÉSORIER.

ARCHIVES ^du lat. archivum, dérivé lui-même du gr. àoy^îïov archives], collection de documents manuscrits ou imprimes, renfermant l'histoire d'une famille, d'une communauté, d'une ville ou d'un Etat. Ce mot se prend aussi pour le lieu ou ces pièces sont conservées. — Les anciens conservaient leurs archives dans des temples. En France, sous nos premiers rois, les archives suivaient les rois à la guerre ou dans les voyages ; aussi étaient-elles exposées à tomber entre les mains de l'ennemi, comme cela eut lieu en 1194, à la bataille de Fréteval. On sentit dès lors le besoin de créer des dépôts permanents; mais ce n'est que sous Louis XIV, en 1688, que les archives reçurent une véritable organisation. Alors il y eut les archives de la guerre, de la marine, de la justice, etc. En 1 790, on centralisa tous ces dépots d'archives dans l'ancien hotcl de Soubise, à Paris, avec le titre d'Archives du royaume, titre remplacé depuis par ceux d'.4. de C Empire et A' A. nationales. Les Archives nationales sont réorganisées par un décret du 25 août 1870, aux termes duquel elles reçoivent le dépôt de tous les documents d'intérêt public dont la conservation est jugée utile et qui ne sont plus nécessaires au service des départements ministériels ou des administrations qui en dépendent. Elles sont placées dans les attributions du ministère de l'inslruction publique et divisées en 5 sections : historique, législative et jiuliciaire, administrative et domaniale. — Sont aussi organisées officiellement les Archives de la Chambre des pairs et du Sénat, — celles de la Chambre des députés,

— les archives départementales (un archiviste par département), et, dans certaines villes, les archives communales. M. Bordier a écrit les Archives de France, 1855.

— Les ministères (notamment ceux de la marine et des affaires étrangères), toutes les grandes administrations publiques, ainsi que la plupart des villes et des corps privés, ont leurs archives particulières. Voy. le Dict. d'IIisl. et de Géogr.

ARCHIVES DIPLOMATIQUES. Daus l'originc, le dép(jt des archives étrangères était considéré comme une dépendance immédiate du cabinet du ministre et se trouvait placé sous sa surveillance directe, mais le nombre toujours croissant des documents obligea bientôt à les placer dans un local séparé. Successivement établies à Paris, au vieux Louvre

il i 10- 1765) et à Versailles [1765-1796;, les archives furent lélinitivement transférées à Paris. Elles se trouvent aujourd'hui rue de l'Université, près le ministère des aflaires étrangères. C'est au ministre qu'il faut s'adresser pour obtenir l'autorisation de les consulter ou de faire prendre copie de certains documents. — Voy. A. Baschet, Histoire du dépôt des archives du ministère des affaires étrangères (Paris. Pion, 1875).

ARCHIVISTE PALÉOGRAPHE, i'oy. CHARTES [ÉCOLE DES).

ARCHIVOLTE du préf.arcAi et du b.-lat. voltum on volta, ▼oùte , moulure |)lus ou mouis large, en saillie, régnant sur la tète des voussoirs d'une arcade dont elle suit et orne le contour d'une imposte à l'autre. Les moulures des archivoltes imitent celles des architraves, et ne doivent recevoir Jue des ornements en proportion avec la nature des ordres. In nomme : A. rustique, celle qui n'a que des moulures très simples interrompues par des bossages ; A . retournée, celle dont la moulure, après s'être arrêtée à l'improviste, fait un retour d'équerre, et, se prolongeant sur toute la largeur du pied-droit ou du trumeau, va rejoindre l'imposte de l'arcade voisine. Dans l'architecture romane, un grand nombre d'arcs concentriques composent les archivoltes, et les architectes du moyen âge ont complètement modilié les

E"oportions données à ce membre cTarchitecturc par les omains.

ARCHONTES. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. ARÇON, charpente qui donne à la selle sa forme et sa tigidité. L'arçon se compose de 2 bandes, entre lesquelles se loge l'épine dorsale du cheval, réunies par Varcade qui

forme voûte au-dessus du garrot et par le troutsequin qu relève l'arrière du siège. Cette ossature est nervée, entoilée et consolidée par des pièces de fer. On y fixe les ferrures destinées à recevoir les accessoires de la selle.

ARÇox l^A'arc], instrument en forme d'archet dont se servent les artisans qui travaillent le poil, la laine ou le coton, les chapeliers, bourreliers, etc.. pour diviser les matières et les séparer des ordures qu'elles contiennent; l'ouvrier qui manie cet instrument est appelé arçonneur.

ARCTIE (du gr. Spxxo;, ours), Arctia, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, ainsi appelés à cause de leurs chenilles très velues. Ces insectes sont très communs en France : ils éclosent au mois d'août. Leurs chenilles quittent leur toile au printemps pour se répandre sur les arbres, dont elles rongent les premières pousses. L'A. chrysorrhée, vulg. Phalène à cid brun, d'un brun doré, est garnie de poils sur tout son corps ; la chenille est noirâtre, avec des tubercules de même couleur, d'où s'élèvent des aigrettes de poils roussâlres ; elle a 2 lignes rouges et 2 lignes blanches le long du dos, et 16 pattes. Celte chenille dévore quelquefois toutes les feuilles des bois. L'A. cul doré vit sur les arbres fruitiers; l'A. caja exerce ses ravages dans les potagers.

ARCTIQUE. Voy. pôle et cercles.

ARCTOMYS ^du gr. âpxTo;, ours, et jjlOî, rat), nom scientifique de la Marmotte. Voy. ce mot.

ARCTONYX (dugr. àpxxoî et ôvjÇ, ongle). Voy. bali-sacr.

ARCTOSTAPHYLOS. Voy. arbousier.

ARCTOTIS (du gr. âpxTo; et ou;, (Jjtû;, oreille), genre de la famille des Composées, tribu des Cinarées. renferme des plantes herbacées, à feuilles pétiolées, membraneuses; à fleurs en capitules; à fruits ailés. On cultive comme plantes d'agrément : l'A. acaulis ou tricolor, à fleurs jaunes; l'A. rosea, à fleurs roses; VA. maculata, etc.

ARCTURUS (du gr. àox-co'jpo;), » Bouvier, étoile fixe de 1" grandeur, animée d'un mouvement propre : elle marche vers le midi d'environ i*" par siècle.

ARCURE [A' arc], opération d'Arboriculture, qui consiste à courber vers le sol l'extrémité des branches des arbres fruitiers, afin de diminuer la vigueur des ramifications et de provoquer ainsi le développement des boutonsà fleurs. Cette opération s'applique souvent avec avantage aux poiriers.

ARDEA, nom latin du Héron. Voy. ce mot.

ARDEB, mesure de capacité pour les grains, usitée dans presque toute l'Afrique, vaut 185 litres.

ARDENET ou arderet, nom vulg. du Pinson des Ardenues. Voy. pinsos.

ARDENTS (mal des). Voy. fed sacré.

AROISIE (du gr. âpSiî, dard), .Ardisia, genre de la famille des Myrsinees, type de la tribu des Ardisiées, renferme des arbres, des' arbrisseaux et des sous-arbrisseaux élégants, à feuilles le plus souvent denticulées. propres aux contrées chaudes de 1 Asie et de l'Amérique, et dont plusieurs espèces à belles fleurs roses ou purpurines sont cultivées dans nos serres, par exemple l'^4. solanacea, l'A. crenata. VA. paniculata et VA. japonica.

ARDOISE, roche feuilletée, que les géologues désignent sous le nom de schiste argileux. La composition des ardoises est analogue à celle des argiles : leur caractère spécial est de se partager en feuillets ou en lames minces que l'on sépare facilement par des actions mécaniques. On trouve souvent entre ces feuillets des corps organisés, trilobites, poissons, etc. Les ardoises appartiennent principalement aux terrains sédimentaires les plus anciens [T. silurien, T. carbonifère). Leur nature schistoide est attribuée à des phénomènes dynamiques, la surface des feuillets se trouvant perpendiculaire à la direction de la pression. Souvent le plan de la schistosité forme un certain angle avec le plan de stratification. La couleur des ardoises, très variable, est le

[dus souvent le gris bleuâtre, quelquefois le rouge, le violet, e vert. Les principales ardoisières sont : en France, celles des Ardennes, surtout celles de Charleville et de Fumav, qui fournissent les ardoises les plus estimées; celles de Maine-et-Ix)ire, riches surtout dans les communes de Trélazé et des Grands-Carreaux, près d'Angers ; celles des Hautes-Alpes, de la Hordogne, de la Corrèze, de la Manche.du Finistère; à l'étranger, celles du Valais et celles du ^^cstmoreland en Angleterre, dont les produits sont les plus durables. — On distingue plusieurs qualités d'ardoises ; on les nomme, dans l'ordre de leur valeur, carrée fine, gros noir, poil noir, poil taché, poil roux, carte, héridelU. La carrée fine est faite du cœur de la pierre; elle porte eu\ .

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