‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1011 sur 1729 · MICROBES · texte numérisé non relu

MICROBES

lement dans les murs d'une fortincalion, et par lesquelles on peut tirer à couvert sur les assiégeants. Elles sont évasées à l'intérieur. Elles ne reçoivent que le fusil et ne peuvent servir qu'à un seul homme. On substitue actucllenient à ce nom celui de créneau. — Au moyen âge, on donnait le nom de mâchicoulis aux meutrières percées au sommet des tours pour en faire tomber des projeetites sur la tête des assaillants.

MEURTRISSURE. Voy. contcsion,

IVIEUTE(du lat. mota, lancée, sous-entendu turba canum, ou plutôt de l'ital. muta, relais, qui se dit des chiens et des chevaux). Sous le nom de meute, on comprend l'ensemble des chiens destinés à chasser un animal délenniné. La meute se compose d'un nombre variable de chiens, depuis douze à quinze, cinquante ou soixante, chiffre normal, jusqu'à cent cinquante. Tous les cliicns oui la composent aoivcnt être du même pied, c.-à-d. dune égale vitesse, de même taille et, autant que possible, de même couleur. La qualité première d'une meule est d'être du même pied, ue manière qu'en chasse les chiens forment une masse compacte sans laisser de traînard. Autrefois les meutes se composaient de plusieurs relais. Auj., depuis l'introduction du sang anglais, les chiens courants ayant plus de fond et plus de vitesse, on attaque presque toujoui"s de meute à mort. Attaquer de meute à mort signifie attaquer avec tous les chiens qui composent la meute pour forcer l'animal sans l'aide de relais. Ces chiens de meute doivent chasser de concert et obéir avec docilité aux ordres du piqueur. A quinze mois, on peut mener les chiens coulants à la chasse en les réunissant d'abord avec des chiens expérimentés. On appelle harde plusieurs couples de chiens attachés avec le même lien. Les plus sûrs et les meilleurs chiens d'une meute s'appellent clés de meute. Ils sont appelés à relever les défauts et à remettre les autres dans la voie. Le chenil est l'endroit où l'on renferme les équipages.

MÉZAIL. Voy. visiÈKE.

MÉZAIR ou MÉSAiR (de l'ital. mezzaria), se disait anciennement d'un cheval qui s'enlevait vivement par sauts successifs figurant une demi-courbette.

MÉZÉRÉON, Daphne mezereum, arbuste commun en Europe et appelé vulgairement Bois-gentil, n'est qu'une espèce du genre Daphné. Voy. ce mot.

MEZZANINE (de l'ital. mezzano, moyen), nom donné, en Architecture, à un petit étage pratiqué entre deux plus grands, ainsi qu'à une fenêtre, plus large que haute, pratiquée dans la frise d'un grand ordre d'architecture ou dans les entresols.

MEZZO (mezza), mot italien qui veut dire « moyen », entrant dans la composition d'un grand nombre d'expressions usitées en Musique, telles que : mezzo-soprano, voix intermédiaire entre le soprano et le contralto; mezza forte, signifiant qu'un passage ou une note doit être exécutée ni trop fort ni piano ; mezza-voce, à demi voix, etc.

Ml, note de Musique, la 3° de la gamme naturelle, est appelée E par les Allemands et les Italiens [Voy. gamme). — C'est aussi le nom de la chanterelle du violon et de la guitare.

MIARGYRITE (de jjleîwv, moins, dEpyupoç, argent). C'est le moins riche des argen ts rouges [ Voy. ce mot) [Ag^S . Sb'^S'] . Elle se trouve en cristaux clinorhombiques, d'un gris d'acier, rouge sang par transparence quand ils sont très minces; la poussière est rouge. Se trouve en particulier à Braunsdorff (Saxe).

MIASME (du gr. [itaafjLa, de (xia^vw, souiller), terme vague par lequel on désignait autrefois les émanations volatiles d'origine variable qui, respirées par des sujets sains, donnent lieu à des maladies plus ou moins gi-aves. Auj. on sait que l'infection est due à la pénétration dans l'économie de microorganismes {Voy. microbes). On dit encore le miasme palustre pour désigner les émanations des marais qui causent la fièvre intermittente.

MICA (du lat. mica, parcelle, ou de micare, briller). On désigne sous le nom de micas un groupe de minéraux, constituant un certain nombre d'espèces, caractérisés par un clivage très facile qui permet de les obtenir en lames très minces, transparentes et élastiques. Ils sont parfois transparents, d'autres fois verdâlres, nruns ou môme noirs. Le dichroïsme est très prononcé dans les M. colorés. Ce sont des silicates d'alumine, de magnésie et de potasse; quelques-uns sont hydratés ou contiennent du fluor. Ils constituent une partie essentielle des roches primitives, notamment du granité ; on les rencontre aussi dans des

calcaires. Les cristaux sont très imparfaits et paraissent se rattacher au type clinorhombique. Les principales espèces, caractérisées surtout par les propriétés optiques, sont : 1° la Biotiie, à axes optiques très rapprochés, comprenant le Mésoscène, mica vert des calcaires du Vésuve, et le LépidoméUine, noir, des granités et des micaschistes, qui contient beaucoup de fer ; 2° la Phlogopite, vert ou brun, parfois lithinifère, dans des calcaires serpentineux et les gisements d'étain ; 3° la Muscovite, riche en alcali, formant de grandes lames transparentes, à axes optiques très écartés [verre de Moscovie], se rencontre dans les pegmatites; c'est la variété la plus connue.

MICASCHISTE (de 7mca et de schiste], roche cristallophyllienne composée de quartz et de mica, schisteuse comme les gneiss, mais en dilférant par l'absence du feldspath. On y trouve comme minéraux accidentels, des

Srenats, de l'amphibole, de la tourmaline, du distbène, es staurotides, des macles, etc. Les micaschistes constituent le terme moyen de la série primitive, ils reposent généralement sur les gneiss et sont recouverts par les schistes sériciteux.

MICHEL (saint-), variété de Poire précoce, qui mûrit vers la fin de septembre.

M ICO, Jacchtis argentatus, petit singe du Brésil du genre Ouistiti ; sa face et ses oreilles sont -d'un rouge vif, Voy. OUISTITI.

MICOCOULIER, Celtis, genre type de la famille des Celtidées, détachée de celle des Amentacées, renferme des arbres à feuilles alternes, nerveuses, dentées en scie, à fleurs axillaires, solitaires, pédicellées. L'espèce la plus connue est le Micocoulier de Provence [Celtis australis), dit aussi Bois de Perpignan, Fabi-eguier, arbre d'un très beau port, qui s'élève à la hauteur de 12 à 15 m., à branches étalées et nombreuses; à feuilles alternes, pétiolées, dentées, ovales, acuminées et tronquées obliquement à leur base, rudes en dessus, un peu pubescentes en dessous; à fleurs petites, vcrdàtres, axillaires, presque solitaires; les unes mâles, les autres hermaphrodites : calice à 5 divisions ovales; point de corolle; 5 étamines; dans les fleurs hermaphrodites, un ovaire surmonté de 2 styles divergents; le fruit est une drupe sphérique, noirâtre, renfermant un noyau osseux, monosperme; les fleurs s'épanouissent au printemps et disparaissent avant que les feuilles soient entièrement développées : les fruits n'achèvent leur maturité qu'après les premières gelées; leur saveur est sucrée et légèrement styiitique. On relire des graines une huile grasse, semblable à l'huile d'ainande. Le bois du micocoulier est noirâtre, dur, compact et sans aubier. Il plie beaucoup sans se rompre et est excellent pour le charronnage. On en fait des cercles de cuves; on s'en sert aussi pour fabriquer des instruments à vent et pour les ouvrages de sculpture. La racine est plus noire; on en fait des manches pour couteaux et outils : elle renferme une matière colorante bonne pour teindre les étofl'es de laine. L'écorce est astringente et s'emploie, comme celle du chêne, en guise de tan.

MICONIE (du bot. cspagn. Micon), Miconia, genre de la famille des Mélastomacees, type de la tribu des Miconiées : c'est un arbrisseau de l'Amérique tropicale, à rameaux opposés, dont les feuilles sont couvertes en dessous d'un duvet léger, et qui donne des baies violacées, rouges ou pourpres.

MICOURÉ, Micoweus, genre de Marsupiaux américains.

Voy. SARIGUE.

MICRASTER (du gr. [Jiixprfç, petit, et d'aster), genre d'Echinides fossiles, de la famille des Spatangidés : test cordiforme, ambulacres pairs excavés, ambulacrc impair situe dans un sillon profond. Anus sur le bord postérieur, fasciole sous-anal. Les Micrasters caractérisent surtout les étages crétacés supérieurs, à partir du Turonien.

MICRO... (du gr. jxixpôç, petit), entre dans la composition d'un grand nombre de mots appartenant aux sciences naturelles ou physiques, tels que microcéphale, microdaclyle, microglossë, microptère, microstome, c.-à-d. à tête, a doigts, à langue, à ailes, à bouche petite; microcarpe, microphylle, etc., à fruits petits, à feuilles petites, etc.

MICROBES, synonyme Microorganismes, nom sous lequel on désigne des" êtres microscopiques appartenant à des groupes très difi"érents; les uns sont des animaux et doivent être rangés dans l'embranchement des Protozoaires (microbe de la fièvre palustre, etc.): les autres, beaucoup plus nombreux, sont des végétaux et se rattachent soit aux

MICROBIE

MICROGRAPHIE

Champignons, soit aux Algues. En particulier, les Bactéries, qui constituent la majeure partie des microbes, appartiennent à l'ordre des Cyanopliycees. Parmi les Bactéries, on distingue, au point de vue de la forme : les Microcoques, constitués par des cellules uniques, arrondies, et qui peuvent s'agencer en grappe [Staphylocoques] ou en chaînettes (Streptocoques] ; les Bacilles, qui sont des cellules en forme de bâtonnets, tantôt isolés, tantôt on fde et formant de longs tilaments [Leptothrix], souvent ramifiés en apparence [Cladothrix] ; les Bacleriums, qui sont des bâtonnets en forme de 8; les Vibrions ou Spirilles, qui sont enroulés en spirale.

Les Zooglées sont des amas de microbes unis par une substance gélatineuse. Certaines bactéries comme le bacille pyocyanique peuvent, par des artifices de culture, prendre dilférentes fornies. Beaucoup de Bactéries sont mobiles à l'aide de cils vibratiles et quelques-unes sont colorées.

Les microbes se rencontrent partout, dans l'eau, l'air, le sol, sur des animaux, des objets inanimés. Le tube digestif, les voies respiratoires, la bouche, les fosses nasales en contiennent une foule à l'état normal. On peut s'étonner après cela que l'organisme ne soit pas infecté plus souvent. Mais tout d'abord la plupart d entre eux sont inoffensifs ; il n'y a que certaines espèces qui, introduites dans l'organisme, puissent y causer des maladies infectieuses. D'autre part il ne suffit pas qu'il y ait pénétration des microbes, il faut encore : i" que le terrain soit favorable. Les climats, les saisons, l'âge, le sexe, la race, l'espèce sont autant de facteurs dont il faut tenir compte au point de vue de la réceptivité des germes. Les mauvaises conditions hygiéniques, l'encombrement, le surmenage, les diathèses agissent dans le même sens en préparant le terrain aux infections. Dans certains cas, c'est une infection, comme la grippe p. ex., qui prépare le terrain à la tuberculose. — '2° Il faut en outre que les germes soient en Întantité suffisante. Plus ils sont nombreux, plus l'inocuation a de chance de réussir. — 3" La virulence plus ou moins exaltée doit être prise en considération. — 4" La porte d'entrée doit être favorable : ainsi les Bactéridies charlxmneuses introduites dans les veines d'un bœuf sont inolïensivcs, tandis qu'au contraire dans le tissu cellulaire elles donneront rapidement lieu à un poison mortel.

Comment vont agir les microbes introduits dans l'organisme"? En sécrétant des toxines, ils vont, par impression sur le système nerveux, amener ou l'élargissement des voies circulatoires ou leur rétrécissement. Dans le premier cas, la défense de l'organisme est favorisée : il v a issue des globules blancs ; il y a afflux de jeunes cellules qui cernent l'envaliisseur et amènent sa défaite; la lésion est aloi-s purement locale. Dans le second cas, au contraire, la phagocytose est nulle [Voy. inflammation) et l'infection générale se produit. Ceci explique comment le froid, le surmenage, l'inanition, qui ralentissent la phagocytose, favorisent les infections générales. D'autres causes entravent encore l'infection; les germes absorbés par le tube digestif sont souvent détruits par le suc gastrique, qui est microLieide.

Ine des réactions nerveuses produites par l'action des toxines est la fièvre. Puis surviennent des congestions, des œdèmes, des sueurs, des hémorragies, des localisations sur les séreuses, telles les arthropathies. En résumé, du conflit entre les microbes et l'organisme il peut résulter tantôt une maladie locale, tantôt une maladie générale; enfin le résultat peut être nul.

On voit tlonc que pour produire ime maladie il ne suffit pas que le microbe pénètre dans l'organisme, il faut encore qu'il puisse fructifier et se développer, et ce dévelopjiement dépend du terrain, de la quantité et de la qualité du microbe, souvent annihilé par la défense de l'organisme.

Lue introduction antérieure d'un microbe dans l'organisme rend parfois celui-ci pour ainsi dire réfractaire à une nouvelle inoculation. Celle-ci est en effet suivie d'une phagocytose tellement abondante que les bactéries sont rapidement malades et détruites. C'est ce qu'on appelle ^immunité acquise, et c'est sur elle que repose la théorie de la vaccination. Dans l'immunité naturelle cette défense •ie l'organisme se fait spontanément dès la première inoculation, comme chez les moutons de Barbarie, qui sont réfractaires au charlwn.

MICROBIE. MICROBIOLOGIE. Voy. l'article précédent.

MICROCLINE (du gr. ixtxpô;, petit, et xXlvw, incliner, à

cause de ses deux clivages presque rectangulaires), minéral du groupe des feldspaths orthoclases [Voy. feldspath), possède la même composition que l'orthose (k*O.Al*0^.6SiO*J, et peut contenir conune elle une cerlamc proportion de soude remplaçant la potasse; la soude peut même, dans certains microclines, devenir dominante. La forme cristalline est un prisme anorthique extrêmement voisin du prisme clinorhombique de l'orthose. Les clivages, qui dans ce dernier sont rectangulaires, font dans le microcline un angle de 90° 16'. Les caractères physiques sont tout à fait ceux de l'orthose, et on ne peut guère distinguer les deux espèces que par les propriétés optiques. Le microcline" est abondant dans les pegmatites et forme de très beaux cristaux dans l'Oural et le Colorado (Voy. amazoxite).

MICROCOQUE, Micrococcus, genre d'Algues appartenant au groupe des Bactéries ; ce sont de simples cellules globuleuses, se reproduisant par scissiparité, et pouvant, dans certains cas, rester gi-oupées en chapelets (Streptococcus). Beaucoup de microcoques sont patnogénes : le M orangé (Staphylococcus aureus] est la cause des furoncles et des ostéomyélites; l'érysipèle est due au développement d'un Streptocoque, etc.

MICROCOSME (du gr. (l'.xpdî, petit, et x6ap.oî, monde), le petit monde, nom que quelques philosophes mystiques et hermétiques ont donné à Vhomme, parce qu'ils le considéraient conune l'abrégé de l'univers, qu'ils appelaient par opposition le macrocosme, c.-à-d. le grand monde. Dans l'antiquité, Platon, les Stoïciens et les Néoplatoniciens considéraient le monde comme un être animé {Voy. âme Dn monde), et lui attribuaient des facultés analogues à celles de l'homme : par suite, on supposa que l'homme, résumant en lui toutes les forces de la nature, pouvait subir ou exercer certaines actions occultes admises par la magie et l'astrologie (Voy. Plotin, Ennéades, trad. de M. Bouillet). L'h>-pothèse de cette corrélation entre l'homme et l'univers a été reprise et développée dans les temps modernes par Bœhm, Bobert Fludd, Van Ilelmont, Saint- Martin, etc. Voy. Papus, Traité méthodique de science occulte.

MICRODACTYLUS, oiseaux. Voy. cariama.

MICROGASTER (»lu gr. p.ixpoic et yaaxf^p, ventre), genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores, tribu des Ichneumoniens. Le M. pelotonné (M. glomerator) est une petite mouche, à quatre ailes offrant de larges cellules, au corps noir, à pattes jaunes, avec des yeux velus et des antennes sans cesse en mouvement. La larve de cette mouche vit en parasite sur la chenille de la piéride du chou, et en détruit une quantité considérable, rendant ainsi un service immense aux horticulteurs et aux maraîchers. La femelle dépose au moyen d'une longue tarière dont est muni son abdomen quarante ou cinquante œufs dans les tissus de la chenille; ceux-ci se transforment en petits vers blancs qui, après avoir dévoré la chenille, deviennent nymphes, puis insectes parfaits au printemps suivant. La moitié de ces nouveaux venus sont des femelles qui ne tardent pas à sacrifier autant de chenilles de piérides.

MICROGLOSSE (du gr. p-ixp^ç et yXûuja, langue), Microglossum, espèce du genre Perroquet, section des Cacatoès, établie pour un oiseau de la Nouvelle-Guinée, le M. aterrimum, au plumage noir-bleu, à huppe composée de plumes étroites peu mobiles, joues et tour des yeux nus et rouges.

MICROGRANULITE, roche éruptive quartzifère, entièrement cristalline, à deux temps de consolidation bien distincts : le premier, représenté par de gros cristaux de feldspath orthose, de bisilicates lerro-magnésiens et de quartz bipyramidé ; le second, représenté par une pâte composée de cristaux microscopiques de quartz et d'orthose. Les microgranulites ont été confondus autrefois avec les porphyres globulaires et les porphyres pétrosiliceux sous le nom de porphyres quartzifères. Elles sont très développées dans le plateau central de la France, dans les Vosges, en Saxe, etc.

MICROGRAPHIE (du gr. [xixpôç, petit, et ypàçeiv, écrire), étude et description des objets observés au microscope (Voy. microscope). On nomme micrographes tous ceux qui font intervenir le microscope dans l'observation des

(thénomènes scientifiques. Leeuwenhoeck, qui vivait dans a 2* moitié du xvn* siècle, est le premier qui ait fait usage du microscope pour l'étude de l'anatomie physiologique; après lui, des savants trop nombreux pour qu'on

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