MOINE
systèmo. Pans la tli(?orie dos fonctions elliptiques, c'est un certain iiunii)re aui caractérise ces fonctions.
MOELLE (du lat. medulla), substance jaunâtre ou rougcâtre contenue dans les cavités osseuses. Dans les os longs elle occupe la cavité centrale ou canal médullaire et les cavités cellulaires de l'extrémité de ces os ; dans les os plats, elle se trouve dans le diploé. La moelle ressemble extérieurement à la graisse ; mais sa composition est toute dilï'crcnle. Outre les vésicules adipeuses de tout tissn graisseux, elle possède des éléments anatomiques spéciaux [imjéloplasles et médullocelles de Robin), une matière amorpbe, enlin des capillaires et des nerfs qui en rendent la section très douloureuse dans les amputations.
Moelle épinière, portion du système nerveux central qui occupe la colonne vertébrale, qui donne naissance aux nerfs spinaux, et qui se renfle clans le crâne en encéphale [Voy. NERFS et encéphale). Elle est formée de deux substances, la substance blanche et la substance grise, la première à l'extérieur, la seconde interne, à l'inverse de ce qui a lieu dans le cerveau : la première, spécialement conductrice des impressions ou des réactions, la seconde, surtout active et insensible par elle-même. Des prolongements des trois membranes cérébrales l'enveloppent : le ligamenl dentelé la lixe sur ses côtés. Le cordon qu'elle forme est percé à son centre d'un long canal plein de liquide : il se subdivise en une partie antérieure d'où partent les nerfs du mouvement et une partie postérieure d'oïl partent les racines nerveuses exclusivement réservées à la sensibilité. La moelle allongée est la partie de la moelle épiniôre contenue dans la cavité crânienne. Voy.
PBOTTJBÉRANCE CÉRÉBRALE.
En Médecine, rinllammation de la moelle épinière se nonunc myélite. Voy. ce mot.
En Botanique, on appelle moelle la masse cellulaire qui occupe le centre des végétaux dicotylédones, surtout dans leur jeune âge. Elle n'est réellement vivante que pendant une courte période : ensuite ses cellules meurent, se vident et deviennent transparentes. Cette disposition rend creuse la tige d'un certain nombre d'arbres. On utilise la moelle de XWralia papyrifera, sous le nom de papier de riz, |)our la fabrication de fleurs artificielles. C'est la moelle du Saccharum officinarum qui contient le sucre de canne que l'on extrait de cette plante; les Sagoutiers sont des Palmiers dont la moelle fournit le sagou, matière amylacée très importante pour l'alimentation dans certaines régions tropicales.
MOELLON (de moelle!), pierre tendre de petite dimension et de forme irrégulière, qui s'emploie dans les massifs de construction, et qu'on recouvre ordinairement de plâtre ou de mortier. La plupart des moellons sont en
Sierre calcaire ; le plus souvent ce ne sont que des débris e pierres de taille ; il y en a aussi en pierre à plâtre et en pierre siliceuse, qu'on nomme pierre meulière. Foj/. ce mot. On appelle : moellon d'appareil, un moellon qui est équarri et piqué pour être employé en parement dans un mur de face; moellon piqué, celui qui, après avoir été ébauché, est piqué jusqu au vif avec la pointe du marteau ; moellon bloqué, un moellon de mauvaise qualité qui ne peut être équarri ; moellon de plat, un moellon placé sur son lit dans les murs à plomb; moellon en coupe, un moellon posé sur champ dans la construction des voûtes.
MŒURS (du lat. mores, pluriel de mos, habitude, manière de vivre). Outre le sens qu'il a dans le langage ord. et dans la morale, ce mot désigne la partie de la Rhétorique (pii traite des mœurs, c.-à-d. des qualités que l'auteur doit posséder, ou du moins qu'il doit produire au dehors, afin de plaire à ses auditeurs et de gagner leur confiance : ce qui donne lieu de distinguer les mœurs oratoires des mœurs réelles. Cette partie de la Rhétorique est ce que les Rhéteurs grecs appelaient élhos (qu'on prononce tthos), mot qui veut dire mœurs.
Les mœurs oratoires, en tant que ménagements que doit observer l'orateur envers les sentiments de son auditoire, prennent le nom de convenances oratoires ou bienséances oratoires.
Peinture des mœurs, en Littérature. Voy. caractères
et PORTRAITS.
En Droit civil, on ne peut déroger par des conventions particulières aux loi:, qui intéressent les bonnes mœurs (C. civ., art. 6). Dans toute disposition testamentaire ou entre vifs, les conditions contraires aux mœurs sont répu-
tées non écrites (art. 900); dans un contrat elles entrai-, neraieut la nullité (art. 1172).
Tout outrage aux bonnes mœurs par la voie de la presse ou tout autre moyen de pul)lication (discours, dessin, etc.', est puni d'amende et d emprisonnement (Loi du 17 mai
1819). Voy. ATTENTAT.
MOFETTE ou moufette (de l'allem. Muff, moisissure), exhalaison dangereuse qui s'échappe du sol, ou d'une cavité souterraine, notamment des mines. — Les Chimistes donnaient autrefois ce nom à tout gaz non respirable, mais particulièrement au gaz azote, que l'on appelait autrefois mofette atmosphérique, et au gaz hydrogène protocarboné, que l'on nommait mofette inflammable. Voy. mépui-
TISHE.
MOHA, espèce du genre Millet, que l'on cultive comme plante fourragère. Légèrement concassée, la graine du mohapeut remplacer le riz dans les préparations culinaires. Les oiseaux de basse-cour l'aiment beaucoup. Voy. pamc.
MOHAIR, nom anglais du poil de chèvre angora, et synonyme de moire. Etoffe d'origine anglaise, formée de {X)ils d'animaux, principalement de chèvre ou de chevreau ; on fait aussi des mohairs communs, avec chaîne en coton. Les mohairs anglais sont les plus estimés. — Laine mohair, laine fine très brillante.
MOHATRA (de l'arabe mokhatara, chance, risque), nom donné jadis à un contrat usuraire, consistant à vendre à terme une marchandise moyennant un prix très élevé et à la racheter immédiatement à très bas prix, mais argent comptant. Les usuriers juifs avaient imaginé ce moyen d'éluder la prohibition du prêt à l'intérêt. L'arjient comptant était la somme prêtée et l'intérêt consistait dans la diflérence entre cette somme et le prix payable à terme par l'emprunteur. Voy. usure.
MOI (au lat. mihi). Le moi, dans le langage des philosophes, c'est l'âme en tant qu'elle a conscience d'elle-même, ou qu'elle est à la fois le sujet et l'objet de la pensée. On oppose le moi au non-moi, qui comprend tout ce qui est extérieur à la conscience de chacun, les esprits autres que nous aussi bien que les corps. Hume, Kant, Tichtc ont prétendu que l'homme ne pouvait rien connaître hors du moi, et par là sont tombés dans un idéalisme subjectif.
Voy. IDÉALISME.
MOIGNON (orig. inc), extrémité d'un membre qui a subi une amputation. Le moignon est dit conique lorsque l'osvient à faire saillie à travers les parties molles, qui se sont trop rétractées; il peut alors nécessiter une autre amputation.
MOINDRES CARRÉS (méthode des). Supposons que, dans un système d'équations du l"' degré à plusieurs inconnues,
V = aa' -1- % -f cî + ... -f- K = 0 y' = a'x -f- b'y + c'z -j- ... + K' = 0
les coefficients a, b, c, ... a', b', c', ... soient exactement connus et les termes K, K' ... donnés par des observations, et que le nombre des équations déliasse celui des inconnucs.^ Il est généralement impossible de trouver des valeurs de X, y, z... satisfaisant aux équations données, en raison de ce que les nombres K, K'... résultant de mesures ne sont pas rigoureusement exacts. Si l'on donne à x, y, z... des valeurs ^, i], Ç.., les premiers membres des équations prendront des valeurs E, E', E"... et il y a une infinité de manières de choisir des nombres Ç, tj, Ç qui rendent très petits les résidus E, E', E".... Gauss a montré que le système le plus probable de valeurs de x, y, z est celui qui rend minimum la somme E^ -f- E'* -|- E"*. . . . Cette condition donne pour déterminer x, y, z... autant d'équations, dites équations noi-males, qu'il y a d'inconnues. Ceséquations sont :
aY + a'\"+...=0 6V-f 6'V'+... = 0.
Il a donné un algorithme facile pour les résoudre et pour obtenir l'erreur probable et l'erreur moyenne de la valeur trouvée pour chaque inconnue, et aussi de chaque observation. Gauss a appliqué sa méthode à la correction des éléments de Pallas. Elle est auj. d'une application constante en astronomie.
MOINE (du b.-lat. monius, monialis; du gr. jjlovoî. seul). Ce mot, qui primitivement ne désignait que <les ermites, vivant dans la solitude et la prière, s'est dit, lorsque ces hommes pieux eurent passé de la vie érémitique