‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1026 sur 1729 · MODULE · texte numérisé non relu

MODULE

Python; le Combat du Téméraire; Ulysse raillant Polyphème; ancienne Italie \ Pèlerinage de Childe Harold; le Chemin de fer du Great Western, elc.j. Parmi les peintres secondaires du début du siècle, Wilkie OjUins, Lcslie, Mulready dans la peinture de genre ou d'histoire, Landscer dans la peinture d'animaux ont conservé une certaine renommée. Aujourd'hui l'école anglaise ne cherche pas à se rattacher à la tradition des coloristes du xvni° siècle. MM. Hunt, Hossetti, Millais, Madox-Brown ont cherché les premiers à se dégager de toute tradition d'école, créant le groupe des préraphaélites ; plus visible encore chez M. liurne-Jones est l'uilluence des quatirocentisti italiens. Citons aussi dans l'école anglaise contem-

Ïorainc MM. Leighton, Watts, Ilerkomer, Ochardson, Almaaddema, etc.

Ecoles Scandinave, autrichienne, américaine, etc. Une école de paysagistes et de peintres d'intérieurs s'est récemment formée parmi les artistes Scandinaves, dont quelquesuns sortent des ateliers parisiens ou allemands; ce sont ; en Danemark, M. Kroyer; parmi les Suédois, MM. Salmson, Hagborg, Bergli, Zorn; parmi les Norvégiens, MM. Skrcsdwig, Tiiaulovv, EdelCelt, etc.

Parmi les peintres nés en Autriche, mentionnons M. Munckacsy.

L"<irt américain, qui a subi depuis un siècle les influences successives de l'Angleterre et surtout de la France, n'a pu réussir à créer une école de peinture orighiale et nationale; elle compte cependant un portraitiste et paysagiste de grand talent, M. Wisthler, et MM. Harrison, Sergent, Miss Cassât, etc.

Eu architecture une nouvelle école, dont le fondateur est Richardson, a su, par une heureuse adaptation des formes romanes aux exigences de la vie moderne, créer un style de caractère puissant et Jiardi.

Consulter les monograi)hies d'artistes ou d'écoles, les histoires générales de l'art et, parmi les ouvrages traitant spécialement de l'art moderne : Courajod, les Oriqines ae l'art moderne, Paris, 1894; Schullz, Einfûhrung in das Studium der neuercn Kunstgeschichte, Prague, 1887; Ebe, die Spât-Renaissance, Berlin, 1886; Destailleurs, Notices sur quelques artistes français du xvi" au xviu" siècle, Paris, 1863; Lemonnier, l'Art français sous Richelieu et Mazarin, Paris; F. Blom\cl, Cottrs d'architecture, Paris, 1098 ; Marot, Architecture française, Paris, 1727 ; Mariette, Architecture française. Paris, 1727 ; d'Aviler, Cours d'architecture, Paris, 1750; Rigaud, Vues et profils des maisons royales de France, Paris, 1752; .I.-F. Blondel, Architecture française, Paris, 1752; Jombert, Architecture moderne, Paris, 1764; Patte, Monuments érigés en France à la gloire de Louis XV, Paris, 1765; J.-F. Blondel, Cou)-s d'architecture, Paris, 1771: Dohme, Barock und Rococo-Architecktur, 1892; Lecoy de la Marche, l'Académie de France à Rome, Paris, 1879; Montaiglon, la Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome; id., Mémoires pour servir à l'histoire de l'Académie royale de peinture et de sculpture, Paris, 1853; Vitet, l'Académie royale de peinture et de sculpture, Paris, 1861 ; Barqui, l'Architecture moderne en France, Paris, 1865-1871 ; Sclioy, V Art architectural, décoratif, industriel, somptuaire de l'époque Louis XVI, 1868; Pfnor, Architecture et ameublement de l'époque Louis XVI, Paris, 1865; (ioncourt, l'Art du xviir" siècle, Paris, 1880-82; lloussaye. Histoire de l'art français au xvui" siècle ; Chesneau, la Peinture française au xix° siècle, Paris, 1883; Blanc, Histoire de la peinture française au xix* siècle, Paris, 18i5; Wyatt, The industrial arts of the xix" centuru, 1852; T. Gautier, l'Art moderne, Paris, 1856; abbé llurel, l'Art religieux contemporain, Paris, 1873; l'ianclie. Etudes sur l'école française, 1855; de Laborde, y.élanges sur l'art contemporain, Paris, 1866; Castagiiary, les Artistes au xix" siècle; Maxime du Camp, les Beaux- Arts à l'Exposition universelle et aux salons de 1863-64. etc., Paris, 1867; Gebauer, les Beaux-Arts à l'exposition de 1855, Paris, 1855; Vignon, Exposition de 1855; Beaux- Arts, Paris, 1855; Concourt, la Peinture à l'Exposition de 1855, Paris, 1855; Lastcyrie, la Peinture à l'Exposition universelle, Paris, 1863; Béraldi et Portails, les Graveurs du xvui« siècle, Paris, 1880; Hanne- 'loiiclie, les Grands Peintres du xvii« siècle, Paris, 1887': I Millier, Klassiher der Malerei, Leipzig, 1884; Bogaerts, Esquisse pour une histoire des beaux-arts en Belgique

de 1864 à 1840, Bnuxelles, 1848; Raczinski, Histoire de l'art moderne en Allemagne, 1836-41 ; Becker, Deutsche Malerei, Leipzig, 1888; Pes(juidoux, l'Ecole anglaise, 1672-1857, Paris, 1858; Cunningham, the Lives of the most eminent brilish painters, sculptors, architecls, London, 1829; Proust (sous la direction de), l'Art français, Paris; Marmottan, l'Ecole française de peinture (1789-1830), Paris, 1886; Feuillet de Conches, Histoire de l'école anglaise de peinture, Paris, 1882; Ossorio y Bernard, Galeria biogrdfica de artistas espaiioles del siglo XIX, Madrid, 1884. L''ancienne France : l'Industrie et l'art décoratif aux deux derniers siècles, Paris, 1887; Peintres et araveurs, Paris, 1888; Sculpteurs et architectes, Paris, 1888; Blanc, les Peintres des fêtes galantes, Paris, 1853; Bourcard, les Eslatnpes du xvin« siècle, Paris, 1885; Leroy de Sainte-Croix, Etude historique, descriptive et critique de la gravure au wx' siècle, Paris, 1882; Porlalis et Béraldi, les Graveurs duxix' siècle, Paris, 1885; Bodier, la Gravure française du xvui" siècle, Paris, 1875 ; Ciiesncau, les Artistes anglais contemporains, Paris, 1887; id., la Peinture anglaise, Paris, 1882 ; Michel, Gonse, Lefort, Wyzewa, Lostalot, les Chefs-d'œuvre de l'art au xix" siècle, Paris, 1891 ; Magne, V Architecture française du siècle, Paris, 1889; Gonse et Lostalot, Exposition de 1889, les beaux-arts^ Paris, 1890.

MODES, en grammaire. Voy. mode.

MODILLON (de l'ital. modiglione), ornement en pierre figurant originairement l'extrémité des chevrons du comble : c'est une espèce de console, le plus souvent en forme de S, qui se place sous le larmier de la corniche, particulièrement dans l'ordre corinthien. L'architecture roinane altéra / la forme du modillon antique, mais pour le soumettre à une variété de formes et le revêtir d'une richesse qui en font un des éléments les plus importants de la décoration des églises pendant les xi" et xn' siècles. Il fut abandonné à l'époque ogivale.

MODIOLE, Modiolus, nom donné par Lamarck aux coquilles bivalves du genre Moule, dont le crochet est latéral au lieu d'être terminal. Voy. moule.

MODISTE. Voy. mode.

MODIUS, nom d'une mesure romaine de capacité pour les choses sèches, qui contenait 16 sextarii. Elle équivaut à peu près aux 4 cinquièmes de notre ancien boisseau, ou à 8 ht. 63

MODULATION (du lat. modulari, moduler). En Musique, ce mot indique le fait de passer d'un ton dans un autre. La musique moderne est généralement beaucoup plus chargée de modulations que la musique classique.

MODULE (du lat. modulus], se dit, en Architecture, d'une mesure prise à volonté pour régler les proportions des colonnes et la symétrie ou la disposition des parties de l'édifice. Le demi-diamètre du bas de la colonne ou fût [Voy. ce mot) sert ordinairement de module aux divers ordres. On le subdivise en minutes et parties de minute. Vignole le divise en 12 minutes pour les ordres toscan et dorique; en 18 pour les trois aulres. Presque tous les auteurs modernes divisent le demi-diamètre en 50 minutes. Le module, que les Grecs n'avaient pas appli(^ué d'une façon rigoureuse, ne fut en quelque sorte codifie que par les Romains; il disparut dans les architectures romane, gothique et Renaissance pour faire place au principe de l'échdlc humaine. La fin de la Renaissance le rétablit en Italie dès le milieu du sv° siècle.

En Numismatique, ce mot désigne le diamètre d'une médaille. C'est en ce sens qu'on dit médaille du module de six, dix ou inngt lignes, c.-à-d. ayant six, dix ou vingt lignes de diamètre (13, 22, 45 millimètres). Les médailles des divers métaux ont chacune leurs modules propres : c'est ainsi ciue dans le bronze on distingue grand bronze, moyen oronze et petit bronze. On se sert aussi communément de Véchelle dite de Mionnet. Voy.

MÉDAILLE

En Math., module a plusieurs sens. En Arithmétique, dans la théorie des congruences [Voxi. ce mot), c'est Ift nombre par rapport auquel est prise la congruence, le diviseur de la diflérence entre les deux membres. En Algèbre, le module d'une quantité imaginaire a-\-bi est y'^â | ^a {Voy. imaginaiue). Le module d'un système de logarithmes est le nombre par lequel il faut multiplier les logarithmes népériens pour avoir les logarithmes de ce

Page 1