MOLETTE
grain proportionnée à celle que le champ a produite. Cette dernière inélliodc est la meilleure, parce qu'elle intéresse fortement le moissonneur à ne perdre aucune partie de la récolte. — Chez les anciens, Cérès était la déesse des moissons.
MOISSONNEUSE, machine à moissonner. C'est une espèce de traîneau attelé de deux chevaux et porté sur deux roues en fer. Une des roues, à l'aide d'ime chaîne sans fin, donne le mouvement à une roue de transmission qui à son tour le communique : 1» à une scie horizotitale, qui coupe le hlé; 2° à un volant, qui le couche sur un plan incliné; S" à un râteau qui ramasse le hlé en javelle et couche celle-ci sur le sol. — La première moissonneuse fut construite vers 1828 par l'Ecossais Patrick Bell. Les
Ïierfectionnements successifs des constructeurs anglais loward, Ransome, Clayton, Mac Cormick (1851), Uurgess et Rey, du Français Àlbaret (18()7), etc., ont rendu cet instrument tout à fait pratique. Auj. on construit des moissoutieuses àjavelage automalique et des moissonneuseslieuses qui, supprimant tout travail manuel jusqu'à la formation de la gerbe inclusivement, permettent aux grandes exploitations de réaliser une économie qui peut aller jusqu'à 50 pour 100. On construit depuis quelques années des moissonneuses à vapeur. Voy. aussi faucueuse-moissonneuse. MOKA (café). Voy. café.
MOKA, en Pâtisserie, biscuit moulé d'invention récente, garni de crème au beurro et café.
MOLAIRES (du lat. molaris, de 7nola, meule), grosses dents qui servent à broyer les aliments. Elles sont au nombre de vingt chez l'homme : 10 à chaque mâchoire, 5 de chaque côté; elles occupent le fond de la bouche.
Voy. DENTS.
MOLARD, un des cépages français que leur maturité très précoce fait rechercher pour les pays froids de montagnes (Savoie, Hautes-Alpes). Il donne un vin rouge d'assez bonne qualité.
MOLASSE ou MOLLASSE. On désigne sous ce nom, en Géologie pétrographique, un grès marneux peu dur quoique de ténacité assez grande, et où la proportion d'argile et de calcaire est quelquefois très forte. — En Géologie stratigraphique, le terme de molasse s'emploie pour désigner des couches oligocènes ou miocènes qui sont abondantes dans le midi de la France, en Suisse, etc. Voy. falu.ns.
MÔLE (du lat itioles, masse énorme), sorte de jetée de pierres, construite dans la mer à l'entrée d'un port pour rompre l'impétuosité des vagues et pour mettre les vaisseaux plus en sûreté. Le 7n6le diffère de la digue en ce que celle-ci présente son travers aux lames, tandis que le môle lui présente son extrémité. Du reste, cette dénomination n'est guère usitée qu'en parlant de quelques jwrts de la Méditerranée, où l'on remarque, entre autres môles, ceux de Gênes, de Naples, de Barcelone, d'Alger. Ailleurs on dit plutôt jetée. Voy. ce mot.
A Rome, on appelle Môle d'Hadrien le mausolée de l'empereur Hadrien : ce vaste monument, revêtu de marbre de Paros, fut construit du vivant même de l'empereur, dont les cendres y furent placées l'an 138 de J.-C. ; dépouillé au moyen âge de ses ornements, il forme auj. le château St-Angc.
En Anatomie, une môle est une masse charnue qui se forme quelquefois dans l'utérus : c'est le résidu informe d'un embryon détruit.
môle, Orthagoriscus ou Tetrodon mola, vulg. Poisson- Lune, genre de Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermes, famille des Gymnodontes : mâchoires indivises; corps comprimé, sans épines, non susceptible de s'enfler, et dont la queue est si courte et si haute Aerticalcment qu'on dirait un poisson dont on a coupé la moitié postérieure; la dorsale, la caudale et l'anale se confondent ; le dos, assez tranchant, est d'im noir brillant tirant sur le bleu ; les flancs argentés ; les yeux ronds, grands et munis d'une membrane clignotante. Ce poisson n'a pas de vessie natatoire. La môle habite particulièrement la Méditerranée; elle acquiert une assez grande taille et pèse jusqu à 250 kilogr. Sa chair, quoique visqueuse, peut se manger; mais il faut d'abord arracher la peau, qui est coriace et iuiileuse.
MÔLE, en Géologie. Voy. horst.
MOLÉCULAIRE (attraction). Voy. attraction. MOLECULE (du lat. molecula). La molécule est pour le Physicien la plus petite partie accessible à nos sens d'un corps quelconque. — En Chimie, ce mot prend une signi-
fication abstraite; c'est la plus petite portion d'un corps simple ou composé, que nous puissions concevoir exister fibre. C'est celle qui est indivisible par toutes les forces physiques. C'est ainsi que quand nous vaporisons un corps sans le décomposer, nous ailmettons que nous le séparons ainsi dans ses particules ultimes, nue la décomposition chimique seule serait apte à résouare en atomes. L'une de ces particules est la molécule chimique. Se fondant sur des considérations mécaniques, Avogrado et Ampère ont admis qu'un même volume de tous les corps réduits en vapeur contient le même nombre île molécules; de telle sorte que les rapports entre les poids des molécules chimiques sont les mêmes que les rapports entre les poids d'un même volume de vapeur de ces divers corps, ou, ce qui revient au même, que le rapport entre leurs densités de vapeur. On peut donc dire que les poids moléculaires sont entre eux comme les densités de vapeur correspondantes.
En Cristallographie, on nomme molécule intégrante la plus petite portion que l'on puisse concevoir exister dans un cristal avec toutes ses propriétés particulières et spécialement sa forme cristalline. C'est de l'agencement régulier de ces molécules intégrantes que naît, d'après llaùy, la forme cristalline. Un empilement de molécules intégrantes parallélépipédiques donnera un parallélépipède de mêmes angles; en enlevant systématiquement les molécules placées sur un sommet de manière que les molécules restantes aient leurs sommets dans un plan, on obtient une face cristalline. Les solides enlevés sont dits molécules soustractives; elles peuvent être formées de plusieurs molécules intégrantes de manière à donner un parallélépipède de mêmes angles, mais dont les arêtes sont des multiples entiers de ceux des molécules intégrantes (l'oy. cristal). Dans la théorie actuelle, on ne suppose
Elus que les molécules intégrantes soient des solides semlables à la forme primitive; ce qu'on appelle molécule cristalline est un assemblage peut-être très complexe de molécules chimiques, possédant tout ou partie des éléments de symétrie du cristal, et qui se comporte ainsi que la molécule intégrante d'ilaiiy comme l'élément indivisible d'un cristal (Voy. hémiédrie et réseacx cristallins).
MOL EN E, Verbascum, genre de la famille des Solanées, tribu des Yerbascées, renferme des plantes herbacées bisannuelles ou vivaces, quelquefois presque en petits arbrisseaux, ordinairement de haute taille, et couvertes d'un duvet cotonneux; à feuilles inférieures grandes et s'élalant sur le sol, à fleurs de couleur jaune ou purpurine. Les espèces de ce genre habitent les contrées t(Mn|M'rées de l'ancien continent : on les trouve en abondance dans les lieux arides, dans les décombres, sur le bord des chemins. Les deux principales sont : la Molène coinmune [V. thapsus], vulg. connue sous le nom de Bouitloiihlanc; sa tige dépasse 1 m.; ses feuilles d'un gris bleuâtre sont épaisses et couvertes d'un duvet moelleux; ses fleurs sont en épi et jaunes; et la M. noire (V. nigrum), qui se reconnaît à ses feuilles ovales, crénelées, d'un vert sombre, ainsi qu'à ses étamines, qui toutes ont les filets chargés d'une laine rouge ou pourpre. Elle fleurit, ainsi que toutes les autres espèces, dans le courant de l'été. Les feuilles des molènes sont employées comme éi^ollientes, adoucissantes. On prescrit les fleure en infusion dans les maladies inflammatoires de poitrine.
MOLETTE (dimin. du lai. mola, meule, à cause de sa forme ronde), partie mobile de l'éperon faite en forme de roue étoilée et garnie de petites pointes qui servent à piquer le cheval.
On nomme encore ainsi : 1° les distensions synoviales articulaires ou tendineuses de la région du boulet chez le cheval et chez le bœuf; on dit que la molette est simple. lorsque la distension est légère; on la dit indurée, lorsque les parois synoviales sont distendues à l'extrême, enflammées et épaissies; — 2" un épi de poils qui se trouve au milieu du front du cheval ; — 5" un morceau de marbre, de verre ou de pierre dure, taillé ordinairement en cône, dont la base est unie et qui sert à broyer des couleurs; — i" une petite roue employée par les horlogers dans la conduite des cadrans des gi'osses horloges, etc.
molettes (machine à). Voy. mollettes.
molette, nom de divers cépages cultivés cn^ Savoie; blanc ou noir, le raisin qu'ils donnent est sucré et d'un goût agréable.