‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1034 sur 1729 · MONISME · texte numérisé non relu

MONISME

loi de coriiinuité, par leurs perfections inégales et leurs ululions suivies, elles forment une gradation d'espèces ir lesquelles on s'élève successivement de la matière brute 1 végétal, à l'animal, à l'être intelligent qui a conscience ! lui-même, enfin à Dieu en qui se trouve la dernière ison des choses. La wonadologie, comme l'appelle Lcibz, le moiiadisnie, comme on dit auj., embrasse ainsi la lysique, la Physiologie, la Psychologie et la Théodicée. !s principes sont vrais {Voy. cause, force, substance); ais la Monadologie contient des hypothèses inacceptables : le réduit l'étendue matérielle à un pur pliénomène ( Voy. NAMiSME, matière) ; elle fausse les rapports de Dieu et 13 créatures par sa théorie de ïoptimisme absolu ( Voy. s mots). — Consulter : Marne de Biran (Œuvres, t- HI);

Boutroux, Introduction à la Monadologie de Leibniz. MONADES. En Zoologie, on donne ce nom à un genre d'Insoires de très petite taille (de 2 à 70 millièmes de milnètre) et de l'organisation la plus simple. Ils sont formés une substance glutincuse qui peut jjrendre des formes riables ; ils ont un flagellum, expansion filiforme douée un mouvement ondulatoire, qui sert à la locomotion; ur corps paraît couvert de petits bourgeons qui grossissent, lis se détachent pour devenir de nouveaux individus. On stingue : la Monade lentille {Monus lens), qui se montre ns toutes les infusions et dans les eaux stagnantes connant des matières organiques en décomposition ; les Tri- '.omonades, qui se rencontrent dans certains liquides de irganisme altérés ; les Cercomonades, qu'on a vues dans 5 déjections des cholériques, etc.

MONADELPHIE (du gr. jjiûvoî, seul, et dSeîitp 61;, frère), >« classe du système de Linné, renferme des plantes int toutes les étamiiies sont monadelphes, c.-à-d. font rps ensemble par leurs filets.

MONADOLOGIE, nom d'un petit traité où Leibniz a sumé en aphorismes les principes de son système métalysique. Voy. monade.

(MON AN DR lE (du gr. piôvoî, seul, et àvi^p, àvSpôi;, mâle), ' classe du système de Linné, renfermant les plantes mt les fleurs n'ont qu'une seule étamine, c.-à-d. un seul •gane mâle.

MONARCHIE (du gr. [iovaoy(a), état régi par un seul lef, qui porte ord. le titre ae Roi ou d'Empereur. On stinguc : la M. absolue, où la souveraine puissance réde tout entière dans la personne du monarque sans autres istrictions que les coutumes fondamentales de l'Etat, )mmc en Russie, en Turquie et dans la plupart des Etats î l'Asie, et la M. constitutionnelle, dite aussi M. temérée ou représentative, dans laquelle le pouvoir souvelin est partagé entre le chef de l'Etat et les représentants e la nation et est réglé dans son exercice par une constiitioii : telles sont la plupart des monarchies de l'Europe Mîidcntale. — En outre, ces diverses monarchies peuvent tre héréditaires (ce ciui est le cas ordinaire) ou électifs [comme jadis en Pologne).

La monarchie paraît être la forme la plus ancienne de auvcrnement : elle est née de l'état de famille, où tous !S enfants sont soumis à l'autorité du père ; c'est aussi la lus répandue. Son écueil est le despotisme. Les modernes nt paré à cet inconvénient au moyen des chartes et des onstiltitions, tantôt octrovées, tantôt acceptées par le souerain : de là les monarchies constitutionnelles. — Voy.

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