‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1042 sur 1729 · FOLIE · texte numérisé non relu

FOLIE

L'objet de la monomanic peut varier à l'infini : il n'est pas im sentiment, un souvenir, un penchant, mie dispsition de l'àme, qui ne puisse y donner lieu. Les monomanies les plus remarouables' sont : la M. ambitieuse ou M. d'orgueil : le maïade éprouve un besoin insatiable d'honneurs, de titres, de puissance, de richesses; il s'imagine être général victorieux, roi, prophète, ou même Dieu; la M. furieuse : le malade se croit victime d'une grande injustice ou poursuivi par des hommes qui l'accablent d'outrages ; il entre sans cesse en fureur contre ces ennemis imaginaires: la M. du suicide : un aliéné entend continuellement une voix intérieure qui lui crie : Tue-toi! un autre se tue pour échapper aux ennemis dont il se croit poursuivi, etc. ; la M. gaie, joyeuse : les malades s'imaginent être heureux, riches, puissants; ils parlent, ils rient sans cesse; la M. triste, mélancolie des anciens, lypémanie d'Esquirol : les malados sont taciturnes, sombres, assiégés de pressentiments funestes : l'un s'imagine avoir éprouvé mi grand mallieur, l'autre se croit coupable des crimes les plus atroces; la M. Sarcisse, dans laquelle le malade s'aime et s'admire lui-même : assez fréquente chez les femmes, elle se rencontre aussi chez les hommes; on voit des vieillards même faire alors de leur toilette leur occupation exclusive ; ils s'imaginent inspirer de grandes passions; la .V. erotique ou erotomame : le malade est en proie à un amour violent, romanesque; cet amour s'adresse le plus souvent à un être imaginaire ; la M. religieuse : les aliénés se croient en commiuiication directe avec Dieu, la Vierge, les anges, etc. ; ils ont des visions, des révélations, des apparitions; la M. homicide : le malade est entraîné par un instinct aveugle qui le pousse à tuer ; il égorge sans passion ceux mêmes qu'il aime le mieux; la 31. ai', vol ou kleptomanie : elle atteint souvent des personnes qui, placées dans une position de fortune aisée, ne retirent aucun profit de leurs larcins, et qui, dans tous les actes étrangers à leur fimeste penchant, apportent la plus rigoureuse probité.

On a, dans ces derniers temps, poussé très loin la doctrine des monomanies et l'on en a abusé pour excuser les forfaits les plus révoltants et soustraire ainsi à la vindicte publique de véritables criminels.

MONÔME (du gr. {xôvoî, seul, et '/<5p.0î, division), expression algébrique dans laquelle les variables sont simplement multipliées entre elles et par un coefficient numérique qui peut être l'unité et oui, alors, ne s'écrit pas : ojr^y est un monôme ; 5 en est le coefficient ; le degré de ce monôme est 3, parce qu'il y entre le produit de 3 variables x>cxxy; le degré s'obtient en ajoutant les exposants des variables; celles qui n'ont pas d'exposants doivent être regardées comme affectées de l'exposant 1.

MONOPÉRIANTHÉ, qui n'a qu'an périanthe. Voy.

MOXOtliLAMVUt.

MONOPÉRIGYNE (du gr. piôvoî, seul, et de périgyne), nom donné par Jussieu aux plantes monocoylédones à étamines périgynes. — On appelle Monopérigynie une classe comprenant les plantes monocotylédones à étamines périgynes.

MÔNOPÉTALE (du gr. }i(5voî. seul, et de pétale], se dit. en Botanique, de toute corolle formée d'un seul pétale, d'une seule pièce, comme la fleur de la Mauve, des Convolvulus, des Labiées. On emploie communément ce terme pour désigner les corolles qui, bien que diversement découpées à leur limbe, forment à leur base une seule pièce. Comme alors la corolle résulte toujours de la soudure d'un plus ou moins grand nombre de pétales, CandoUc a

MONOPHOTES

Page 1