MONSTRE
proposé de l'appeler aamopétale, en réservant l'épithèlc de monopétale pour les cas où elle se compose d'un seul pétale latéral, comme dans les (leurs femelles du Cissampélos.
MONOPHOTES (riîgdi.ateurs). Voy. lumière électrique.
MONOPHYLLE (du f^fr. [jlôvoî, seul, et cpû)kXov, feuille), se dit, en Botanique, du calice qui est formé d'une seule
{lièce, au moins à la base, comme dans la Sauge ; de l'invoucre d'une seule pièce, comme dans le fagète ; de la spathe d'une seule pièce, comme dans l'Arum. — Il se dit aussi d'une plante dont la tige ne porte qu'une seule feuille.
MONOPHYSISME (du gr. (i(5voi;, seul, et (pû^tç, nature), hérésie de ceux qui n'admettent en Dieu qu'wwe seule natwe. Voy. monophysites au Dict. d'Hist. et de Géogr. MONOPOLE (du lat. monopolium, du gr. (aovo-tcwXiov), privilège que possède un individu, une compagnie, un gouvernement de vendre ou d'exploiter seul, à l'exclusion de tous les autres, une chose déterminée. Le monopole exercé par un individu, sans l'autorisation du pouvoir, est un crime ; une loi de l'empereur Zenon le punissait de la confiscation des biens et du bannissement perpétuel. Avant Î789, les peines appliquées par le parlement de Paris aux accapareurs étaient le blâme, la déchéance de la maîtrise et l'amende. La loi du '26 juillet 1793 prohiba le mono-
Fole sous peine de mort. Aujourd'hui les peines sont emprisonnement, l'amende et la surveillance de la haute police. Voy. accaparement.
Le monopole devient légal lorsqu'il est exercé, dans l'intérêt commun et en vertu d'une loi, soit par l'Etat, soit par des particuliers. Ainsi, en France, l'Etat a le monopole de la poste aux lettres, de la vente des tabacs, des poudres, des monnaies, des salines, etc. ; il avait autrefois celui des loteries; sous l'Empire, l'Université exerça le monopole de l'instruction publique. En Espagne, l'Etat a celui des mines de mercure ; en Prusse, des messageries ; en Egypte, du coton, etc.
Les mdustriels brevetés, les compagnies concessionnaires de mines, de chemins de fer, de canaux, les notaires, avoués, huissiers, agents de change, etc., exercent aussi un certain monopole, qui leur a été conféré dans l'intérêt de la société.
MONOPTÈRE (du gr. ^lOvÔTCTepo;), terme d'Architecture ancienne, désignait spécialement des temples circulaires sans murs et dont la couverture était supportée par des colonnes, sur un seul rang.
En Zoologie, ce mot se dit des Poissons qui n'ont qu'une seule nageoire.
MONORIME (du gr. [lôvoç, seul, et de rime], sorte de
Î)oème procédant par tirades dont tous les vers finissent par a même rime : nos anciennes chansons de geste étaient pour la plupart en vers monorimes. Les Arabes ont aussi des poésies très anciennes en vers 7nonorimes. On a plusieurs monorimes de Jehan de Meung, l'un des auteurs du Roman de la Rose. Ces sortes d'ouvrages, quand ils n'ont pas pour objet d'aider la mémoire, n'ont guère d'autre mérite que celui de la difficulté vaincue, et ils n'offrent à l'oreille qu'une insipide monotonie.
MONOSÉPALE (du gr. (lôvoî, seul, et de sépale], se dit, en Botanique, du calice ou du périantlie, lorsqu'il n'a qu'un seul sépale, c.-à-d. lorsqu'il est d'une seule pièce, au moins à la base, et qu'il circonscrit toute la fleur.
Voy. MONOPÉTALE.
MONOSPERME (dugr. [lôvoç, seul, et aT:ép(j,a, semence), se dit, en Botanique, du fruit ou des divisions du fruit, lorsqu'elles ne contiennent qu'une seule graine.
MONOSTYLE (du gr. piôvoî, seul, et de style), se dit, en Botanique, d'un ovaire qui n'a qu'un seul style.
MONOSYLLABE, mot qui n'a qu'une seule syllabe : mer, jour, etc. Les mots Dieu, ciel, roi, loi, etc., originairement dissyllabes, sont devenus aujourd'hui monosyllabes. Les monosyllabes sont beaucoup plus fréquents dans les langues du Nord que dans celles du Midi. La langue chinoise est une langue toute monosyllabique (Voy. langues). — L'emploi des monosyllabes donne au discours de la rapidité, mais souvent aux dépens de l'harmonie. Cependant on cite comme exemples du contraire plusieurs vers monosyllabiques, entre autres ce vers de Racine :
Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur, et celui-ci de Malherbe :
Et moi, je ne vois rien, quand je ne la vois pas.
MONOTHÉISME (du gr. [xôvoî, seul, et Se^î, Dieu), doctrine qui n'admet qu'un seul Dieu, comme le Judaïsme, le Christianisme, le Mahométisme. Il se dit par opposition à Polythéisme et à Dualisme [Voy. ces mots).
MONOTHÉLISME (du gr. piovoî, seul, et SréXw, vouloir), hérésie de ceux (|ui n'admettaient en Jésus-Christ qu'une seule volonté. Voy. monothélites au Dict. d'Hist. et de Géogr.
MONOTIS, genre de Mollusques acéphales, détaché, à tort, du genre Avicule [Voy. ce mot).
MONOTRÈMES (du gr. p-ovoç, seul, et xpii|ia, pertuis), ou ormthouelphes, sous-classe de l'embranchement des Mammifères, se compose d'animaux dont le caractère essentiel est de n'avoir qu'une seule et même ouverture extérieure pour la défécation et les organes génito-urinaires, comme cela s'observe également chez les oiseaux et les reptiles. Leur mode de reproduction les rapproche des ovovivipares ; ils ont des os marsupiaux comme les Didelphes, et leur épaule offre 3 os différents, une omoplate, une clavicule et un os dit coracoide. — Les Monotrèmes ne renferment que deux genres, qui tous deux habitent l'Australie : les Ornithorynques et les Echidnés [Voy. ces mots).
MONOTROPE (du gr. [lôvoi;, seul, et xpoiroî, forme), Monolropa, genre type de la famille des Monotropées, comprend des plantes vivaces, qui vivent en parasites sur les racines des arbres, surtout sur celles des pins et des hêtres ; elles sont charnues, décolorées, blanchâtres, dans toutes leurs parties ; les feuilles sont réduites à des écailles éparses sur la tige. Le M. hypopitys, \u\g. Suce-pin, est assez commun dans les bois aux environs de Paris : souche écailleuse; tige de 0 m. 10 à 0 m. 30, ordinairement pubescente, à poils glanduleux, dressée, munie d'écaillés entières ; fleurs en grappe. — La famille des Monotropées, qui appartient à la classe des Dicotylédones gamopétales à ovaire libre et dont les espèces ont le port des Orobanclies, comprend les trois genres Monotrope, Hypopite et Pyrole. Elle correspond aux Pyrolées de Lindley ; Jussieu la fait rentrer dans les Ericacées.
MONRADITE, silicate de magnésie hydraté (4MgO.Si05 -f- H*0), qu'on trouve en masses amorphes, ou feuilletées avec deux clivages, à Bergen (Norvège).
MONSEIGNEUR (cas régime de messire dans le vieux franc.), titre honorifique que l'on donne en parlant ou en écrivant à certaines personnes distinguées par leur naissance ou par leur dignité. — Dans le moyen âge, il se donnait à tout chevalier ; on le donnait aussi à tous les saints, en les invoquant. Jusqu'en 1789 il fut accordé en France à un très grand nombre de personnes, princes du sang, princes de l'Eglise, hauts fonctionnaires. L'Assemblée constituante l'abolit; mais il reparut sous l'Empire et sous la Restauration : il était alors donné aux ministres. Après 1850, cette qualification n'a plus guère été donnée qu aux princes du sang, aux évêques, archevêques et cardinaux.
MONSIEUR. Ce titre, que l'on donne aujourd'hui par civilité à toute personne à qui l'on parle ou à qui l'on écrit, était dans l'origine un titre honorifique, synonyme de Monseigneur : on le donnait aux rois et aux princes du sang. Pris absolument. Monsieur désignait spécialement l'aîné des frères du roi.
MONSIEUR (prune de). Voy. prune.
MONSONIE, Monsonia, genre de la famille des Géraniacécs, renferme des herbes inermes ou des arbrisseaux du Cap, dont quelques espèces sont cultivées dans les jardins pour la beauté de leurs fleurs.
MONSTRANCE. Voy. ostensoir.
MONSTRE, monstruosité (du latin monstrum). On donne le nom de monstre, chez les animaux, à tout individu qui s'écarte, en tout ou en partie, de la structure ou de laconformation naturelle à son espèce ou à son sexe. On distingue ordinairement : les M. par défaut, qui sont privés d'un ou de plusieurs organes ou de diverses parties du corps [acéphales ou sans tète, monopses, pourvus d'un seul œil, etc.) ; les M. par excès, comprenant les fœtus qui ont des organes plus nombreux qu'à l'ordinaire [bicéphales ou à deux têtes) ; les M. doubles, individus accolés l'un à l'autre d'une façon plus ou moins complète : parmi les monstres de ce genre, on cite surtout les deux frères siamois, Chang-Eng, nés en 1811, et réunis entre eux depuis le ventre jusqu'à la poitrine, et les deux sœurs Ritla-Cristina, nées à Sassari (Sardaigne).
Pendant longtemps les monstruosités animales ne furent