MURIATIQUE
vfeionncmcnts, leur fabrication en temps de paix, leur rcmptaccmcnt en temps de guerre conslituent l'une des branches les plus importantes du service de l'artillerie. Les corps d'armée traînent derrière eux des sections de vwiiilion, qui font partie du train de combat, dont les unes sont chargées de munitions d'artillerie et les autres de munitions d'infanterie. Chaque bataillon d'infanterie a im caisson de munitions, chaque batterie d'artillerie en a neuf, qui sont rechargés au fur et à mesure des consommations |)ar les sections de munitions. Voy. le lièglemenl sur le remplacement des munitions.
La détention des munitions de guerre est interdite aux particulière par diverses lois, notamment celle du 24 mai 1834.
Un appelle munitions navales tous les objets de guerre ou d'approvisionnement embarqués sur les bâtiments de l'Etat ou emmagasinés dans les areenaux. Elles comprennent les bois de construction, les chanvres, cordages, toiles à voiles, et en général tout ce qui sert à la construction, à l'ornement et à l'équipement des bâtiments.
l'ain de munition, pain que l'on distribue aux soldats pour leur nourriture. Longtemps composé de farine mélangée et fort grossière, ce pain diffère peu aujourd'hui du pain ordinaire.
Fusil de munition, ancienne arme des soldats d'infanterie. Voy. FDSIL.
MUNITIONNAIRE (de munition). Ce mot désignait autrefois l'entrepreneur chargé de fournir les vivres nécessaires à la subsistance des troupes. L'institution des munitionnaires généraux remonte au règne de Henri III, en 1574 ; Amaury Bourguignon fut le premier munitionnaire général ; mais ce n'est qu'en 1648 qu'on peut placer l'établissement de l'entreprise régulière des vivres et des fourrages. Sous le premier Empire, plusieurs munitionnaires, entre autres Ouvrard et Séguin, acquirent une certaine célébrité. — Le service des subsistances est actuellement confié au corps de l'intendance militaire.
MUNTJAC, espèce de Cerf indien. Voy. cervule.
MUPHTI, prêtre mahométan. Voy. mufti au Dict. d'Hist. et de Géogr.
MUQUEUX (du lat. mucosus). Les membranes muqueuses sont les membranes qui tapissent les conduits, les cavités, les oi^anes creux communiquant à l'extérieur par les diverses ouvertures dont la peau est percée, tels que les appareils gastro-intestinal, pulmonaire et génito-urinaire. Elles sont parsemées d'une grande quantité de cryptes ou follicules, qui fournissent une humeur visqueuse nommée mucus [Voy. ce mot) et forment une sorte de peau interne, quia un grand rapport avec le tissu cutané : elles sont revêtues d'un véritable épidémie, ïépithélium, dont la nature a servi à classer les muqueuses : M. à épithélium pavimenteux; M. à épithélium cylindrique [Voy. ÉPiTHÉLiDMJ. Les membranes muqueuses sont sujettes à de fréquentes mflammations {Voy. catarrhe); elles sont souvent le siège de productions anormales, kystes, cancers, etc.
On appelait : maladies muqueuses, phlegmasies muqueuses, celles que l'on croyait affecter le système mu- Îueux en tout ou en partie ; fièvre muqueuse, une variété e la fièvre typhoïde. Voy. ce mot.
MUR (du lat. murus), ouvrage de maçonnerie qui sert à faire les côtés d'une maison, à enclore quelque espace, à le séparer d'un autre ou à le diviser. On fait les murs en pierre de taille, en moellons, en briques, en pisé, en terre même. Les murs d'enclos sont couverts par une espèce de petit toit, appelé chaperon, dont la disposition indique quel en est le propriétaire. Voy. chaperon, corbeau et