‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1084 sur 1729 · NAVIGATION · texte numérisé non relu

NAVIGATION

et d'arène pour les combats de gladiateurs. — 11 v eut (kiis tout l'empire romain des cirques ou des ampliillicàlres disposés pour les naumacliies; en Gaule on croit en avoir tiouvé des restes à Lyon, à Arles, à Vienne, etc.

NAUMANNITE, séleniure d'argent naturel (Ag^Se), isomor|)lic avec l'argyrose; de Tilkerotlc (Harz).

NAUPLIUS, forme larvaire commune à tous les Crustacés Entomostraccs et qu'on retrouve chez quelques Malacostracés [Peneus, etc.). C'est un être muni d une paire d'antennes et de 2 paires de pattes natatoires biramées, d'un œil impair dit œil nauplien, et d'un appendice caudal bifurqué. Dans la théorie de l'évolution, la forme nauplius est la forme ancestrale de tous les Crustacés.'

NAUSÉE (du lat. nausea; du gr. vau7(s), envie de vomir, est ainsi appelée parce que ceux qui n'ont pas riiahitude de la navigation sont tourmentés d'envies de vomir. Voy. vomissement et mal de mer.

NAUSICAA, 192' petite planète, trouvée le 17 février 1879 par Palisa, à Pola. Voy. planètes.

NAUTILE (du gr. vaÛTiî.Oî), Naiililus, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Tentaculifères, et type de la famille des Nautilidées : coquille externe, cloisonnée, spirale, à tours embrassants ou contigus; cloisons simples et concaves; siphon central. L'animal habite la dernière loge de sa coquille ; il est pourvu d'un manteau qui en tapisse toutes les sinuosités, et d'une sorte de capuchon formé d'une pièce charnue subtriangulaire qui peut en fermer complètement l'ouverture. De chaque côté de la tête se montrent un grand nombre de tentacules contractiles non munis de ventouses, et qui peuvent rentrer dans des gaines charnues; entre la tête et le capuchon sont deux tentacules plus gros ayant une gaine commune ; enfin d'autres tentacules tapissent la cavité au fond de laquelle s'ouvre la bouche. — 11 existe encore auj. deux espèces vivantes, le iY. flambé (iV. pompilitis), très commun aux îles Nicobar, et le N. ombiliqué; elles fournissent de la nacre au commerce. Les espèces fossiles sont nombreuses ; elles apparaissent avec le terrain dévonien.

On a beaucoup discuté sur l'usage du siphon du nautile et en général sur le siphon des céphalopodes à coquille cloisonnée externe. Aujourd'hui il paraît démontré qu'il ne sert qu'à fournir à l'animal un point d'attache avec sa coquille.

Nautile papyracé. Voy. argonaute.

NAUTILE. On a donné ce nom : 1° à des bâtiments sousmarins ou destinés à naviguer entre deux eaux {Voy. plongeur) ; 2° à des ceintures en toile imperméable et remplies d'air, que l'on s'attache sous les bras pour se soutenir sur l'eau. Voy. sauvetage.

NAUTIQUE (art). Voy. navigation.

NAVALE (école), école destinée à former des ofiicicrs de marine pour le service de l'Etat. Elle est établie en rade de Brest, sur le Borda, aménagé dans ce but. Installée, dès 1827, sur le vaisseau VOrion, pour remplacer le Collège royal de marine qui existait à teri'e, elle fut constituée par les ordonnances des l"" nov. 1830, 24 avril 1832,

4 mai 1833, modifiées en dernier lieu par la loi du

5 juin 1850. Pour y être admis, il faut être âgé de plus do 15 ans et de moins de 18 ans, et subir un examen sur l'arithmétique, la géométrie, l'algèbre, le français, l'anglais et les éléments du latin. Le prix de pension est de 700 fr., la durée des études de deux ans; après l'examen de sortie, les élèves reçoivent le titre d'aspirants de marine de 2° classe. Voy. ci-après navigation (écoles de).

NAVET, Brassica napus, espèce du genre Chou. C'est une plante bisannuelle, indigène, à racine en forme de fuseau renflé vers le haut, d'une saveur douce, agréable et sucrée; à feuilles radicales, oblongues et couvertes de poils rudes; à fleurs jaunes ou blanches, disposées en grappes, et donnant naissance à une silique contenant des graines brunâtres, d'une saveur piauante. On en cultive un grand nombre d'espèces; les plus estimées sont : le Navet jaune de Preneuse, petit, demi-long et jaunâtre à sa surface ; le Navet de Meaux, allongé comme une carotte ; le Saulieu, dont la peau est noire ; le Navet des Vertus, long, blanc et ainsi appelé de la plaine des Vertus près Paris; le Gros Long d'Alsace, très grand, mais qui a le goût fort; le Navet jaune de Hollande, rond, à chair rose; le Turneps, ou Rabioule, Bave du Limousin, assez gros et d un rouge vineux vers son collet : on le cultive pour la nourriture des bestiaux. Toutes ces espèces

se multiplient par gi-aines, qu'on sème en automne. — I.c navet, avant l'introduction des pommes de terre, était une des principales ressources des j)auvres. Dans le Limon^iii, les paysans mangent encore des navels cuits avec les châtaignes et les pommes de terre.

Navet de Suède. Voy. rutabaga.

Navet du Diable, nom vulg. de la Bryone commune.

NAVETTE, Brassica napu» oleifera, vulg. Babette, variété de Cliou-Navet, à racine fibreuse, moins grosse que celle du navel; à fleurs petites, jaunes, et quelquefois blanches ou tirant sur le violet, d'une odeur forte. Sa graine fournit une huile propre à l'alimentation, à l'éclairage, à la préparation des laines et [à la fabrication du savon noir; on s'en sert aussi pour la nourritun; des pigeons et de la volaille. On sème la navette au printemps et à l'automne.

navette (du b.-lat. naveta, dimin. de navis, vaisseau, à cause de sa forme), instrument de l)ois à l'usage des tisserands, sert à former la trame des étofl"es. La navette est un parallélépipède terminé par deux pointes arrondies : elle porte dans sa partie creuse, dite chas ou fosse, la canette ou espoulin, bobine sur laquelle est enroula Vespoule ou fil de la trame, et qui tourne sur un axe dit pointizelle; la navette forme la trame, en allant successivement de gauche à droite et de droite à gauche, dans l'angle d'ouverture des fils de la chaîne. Une longueur de trame s'appelle duite. On appelle navette volante celle qui, au lieu d'être chassée par les mains du tisserand, est tixée à une petite corde et mise en jeu par des taquets. — On nommait ouvriers de la grande navette les ouvriers en drap d'or, d'argent, de soie, par opposition aux rubaniers, dits ouvriers de la petite navette.

NAVICELLE, Mollusque. Voy. nacelle.

NAVICULAIRE (de navicuta, nacelle), se dil : 1" en Botanique, de ce qui est creusé en nacelle, comme les glumelles du Froment d'été, les glumellules du Seiglr, les valves de la Subulaire aquatique, etc. ; — 2° en Conchyliologie, des coquilles qui ont quelque ressemblance avec un petit bateau.

Os naviculaire, nom donné à l'os petit sésamoïde de l'articulation du pied du cheval.

Maladie naviculaire, maladie du pied du cheval, caractérisée par l'altération pathologique ou l'ulcération du cartilage de recouvrement de l'os naviculaire. Cette alfcction est très fréquente chez les chevaux qui travaillent aux allures rapides, très rare au contraire chez ceux qui travaillent au pas. Son seul traitement réside en entier dans l'opération de la névrotomie plantaire.

NAVICULE (du lat. navicula], genre de Diatomées offrant l'aspect d'une petite barque ou d'une navette de tisserand. On les observe surtout dans les eaux stagnantes et dans les ports de mer, où elles se développent quelquefois d'une manière prodigieuse.

NAVIGATION (du lat. navigatio), se dit et de l'art de diriger un navire, et de l'action de naviguer, c.-à-d. de voyager sur la mer, sur les lacs, les fleuves, les rivières et les canaux. En ce sens, on distingue la N. intérieure ou fluviale et la N. tnaritime, divisée elle-même en .V. de long cours ou hauturière [Voy. capitaine), qui se; fait en pleine mer, et en N. côtière ou cabotage ( Voy. ce motl, qui se fait le long des côtes : à celle-ci se raltaclie la .V. au bornage ou navigation faite par une embarcation jaugeant au plus 25 tonneaux entre deux ports distants au plus de 15 lieues marines. En vertu du décret du 20 mars 1852, les patrons naviguant au bornage peuvent faire escale sur leur parcours sans être assujettis aux règlements du cabotage. — Si l'on considère les moteurs qui font marcher le navire, on distingue la N. à la rame, la JV. à la voile, la ÎV. à la vapeur. Dans ces dernières années on a fait de nombreux essais de moteurs électriques et de moteurs à pétrole. Ces derniers semblent destinés à prendre place très rapidement dans la n«vigation fluviale, même pour les bâtiments de fort tonnage ; les premiers ont donné déjà de bons résultats, sur les côtes, pour les chaloupes et torpilleurs. — On a, par extension, appelé N. aérienne l'art qui consisterait à diriger les aérostats. Voy. ce mol.

La navigation le long des côtes fut pratiquée sans doute de toute antiquité : les Phéniciens furent les premiers qui naviguèrent en pleine mer, tantôt à la rame, tantôt à la voile, en se guidant d'après le soleil pendant le jour, d'après l'étoile polaire pendant la nuit. Les Phéniciens, comrnerçants et pirates, apprirent la navigation aux Grecs, qui les

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