NOIX
l'honneur de celte nalivité, et. par suite, des chansons jiopulaircs et onlinairement satirique*, que l'on composait autrefois dans plusieurs provinces de l-raucc sur les airs de ces cantiques : chaque province avait les siens. Au xvin- siècle, Aimé Piron, Bernard de la Monnoye, le P. I.huilier, etc., ont aussi composé des tioëls, mais qui n'ont pas toujours la naïveté des compositions originales. Voy. les yoëh bourguignons de Gui Barozag (La Monnoye) et les Soi'h mâroniials du parrain de Biiaise (Lhui- !ier). publiées par F. Fertiaull J'aris, 1852, 2" édit.). — l'armi les collections de noëls conservant le caractère priinitil", nous citerons : F. Gauthier, Xoëls nouveaux en patois de Besançon (1751 et 1804); Saholv, Soëls provençaux (1669, 1730 et 1220); P. Goudelih, NoeU toulousains: la Grande Bible de noëls poitevins (1824); l'abbé Pîiturel, Noëls d'Auvergne (1755-">9); NoëU bressans, yoels du Forez, Noëls limousins, etc.
NŒUD (du lat. nodus), enlacement fait avec toute esjK'ce de corde, ruban, lil, etc. Dans l'enfance de la civilisation, les nœuds eurent une grande importance : avant les progrès de la serrurerie, ils remplaçaient les serrures, les anneaux, et l'on y déployait un art inlini, comme le témoigne l'histoire <!u nœud Gordien, si célèbre chez les anciens : ce nœud, qui attachait le joug du char de Gordius, était inextricable, et Alexandre, comme l'on sait, ne put le défaire qu'en le coupant. On se servait aussi de nœuds pour compter et pour tenir lieu des signes de récriture [quipos des Péruviens).
Les Marins excellent dans l'art de faire les nœuds; ils en distinguent luie foule d'espèces, tels que nœuds plats, d'écoute, de bouline, de hauban, etc. Voy. aussi épissoir, ÉTALINT.IRE, TIREVEILLE, ClC.
Dans la Navigation, nœud se dit spécialement des nœuds <ju'on fait sur la corde qu'on appelle la ligne de loch ; ils sont formés à la distance d'environ 15 m. les uns des autres (15 m. 42 ou 47 pieds et demi), et représentent la 120'" partie de mille marin. C'est par le nombre des nœuds j)arcourus en une demi-minute qu'on estime le chemin qu'a fait le navire et la rapidité de sa marche ; c'est eu ce sens que l'on dit : ce vaisseau file tant de nœuds.
Les Oiseleurs se servent de nœuds coulants pour prendre les oiseaux au piège; il y a des nœuds coulants fixes, doubles, à chaînette, de capucin, etc.
En Pliysiaue, on appelle nœuds les points qui restent immobiles aans un corjis en vibration, |>ar opposition aux centres où le mouvement est maximum. Voy. nodale (i.iune).
Les Chirurgiens nomment nœud d'emballeur un banflage dont on se sert iwur arrêter les hémorragies de Tarière temporale ou de ses branches.
En Astronomie, on appelle nœud d'une planète ou de la lune l'endroit où l'orbite de ces astres rencontre le plan (le l'écliptique, c.-à-d. le plan de l'orbite de la terre. Le nœud ascendant est celui où l'astre traverse l'écliptique en allant de l'hémisphère austral dans l'hémisphère Iwreal. Le nœud descendant est celui où il traverse l'écliptique en allant de l'hémisphère lx)réal dans l'hémisphère austral.
— Les nœuds de la lune ne sont point fixes; ils se déplacent dans le sens rétrograde, c.-à-d. d'orient en occident, <le manière à faire un tour complet en 18 ans |. On appelle révolution synodique du nœud de la lune le temps qui s'écoule entre deux passages successifs du soleil au même nœud. Elle dure 346 j. 619. Voy. RÉvourrios et