‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1097 sur 1729 · ECLIPSE · texte numérisé non relu

ECLIPSE

Les Botanistes appellent noeuds des protubérances plus ou moins saillantes, produites dans les tiges des iilantcs par l'entre-croisement des fibres et la tuméfaction du tissu du Ijois. lue plante qui se fait remarquer par le iioml)re ou les dimensions de ses nœuds, est dite noueuse.

— On appelle aussi nœuds le plan perpendiculaire à l'axe de la tige passant par le point a'insertion d'une feuille.

Nœud vital, nom donné par Flourens à un point du bulbe rachidien d'où part le pneumo-gastrique et sous la dépendance duquel sont les mouvements respiratoires. La destruction de cette partie très limitée de la moelle épiiiière entraîne la mort instantanée.

En Botanique, on appelle quelquefois sans raison nœud vital la ligne médiane qui existe au collet de la plante, entre la racine et la tige.

En Littérature, on appelle nœud l'obstacle qui donne lieu à l'intrigue d'une action dramatique ou d'un poème épique [Voy. i.ntkicce].

NOIR (du lat. niger). Le noir est l'absence de toutes les couleurs, comme le blanc en est au contraire la réunion : il est l'cflet de l'absorption plus ou moins parfaite des rayons lumineux. Voy. coulecr et lcmière.

xoiR. On désigne sous ce nom une très grande quantité de substances diverses que l'on divise en 3 classes : les A", d'origine minérale, les A', d'origine végétale, et les A', d'oi-igine animale.

La 1" classe comprend deux noirs importants : le N. de mercure, provenant du lavage des minerais de mercwe réduits par la chaux, et le X de platine, formé de platiue extrêmement divisé.

Dans la 2" classe, nous trouvons le X de fumée, ou de goudron ou de résine. C'est une poudre de charbon extrêmement divisée, renfermant environ 80 pour 100 de carbone pur. Il s'obtient par la combustion des bitumes ou du goudron, dont les fumées sont recueillies sur les parois de grandes chambres en brinue. A côté de ce noir, on peut placer les .Y. de lampe et ae bougie, et le A', de Russie, \ obtenu en brûlant sous des tentes des bois résineux. Viennent ensuite les N. de châtaigne, de hêtre, de liège, de vigne, obtenus par la calcination en vase clos de ces végétaux. Le A". d'Allemagne est Un mélange des précédents: ils sont tous employés dans la |)einture. Le fusain est obtenu de la même manière avec les jeunes branches de saule, de tilleul, de coudrier, etc.

A la 5" classe appartient le noir animal ou noir cTos, véritable charbon d'os (noir d'ivoire, noir de Cassel, de Cologne, noir de velours). Son plus grand emploi est dans la raffinerie du sucre, où l'on utilise son pouvoir décolorant. ; On carbonise les os, fendus au préalanle, dans des fours j spéciaux, dont le plus récent et le plus économique est le four Biaise, Le noir animal est aussi utihsé pour la purification des eaux stagnantes ou calcaires. Les noirs d'ivoire et ceux de Cassel ou de Cologne, pulvérisés, sont employés dans les cirages, pour la peinture ou l'impression des élolfes.

En Zoologie, on appelle : Noir-aurore, le Gobe-Mouches d'Amérique; Noir-bleu, une espèce d'Oiseau-Mouche; Noir-brouillard, le Chevalier brun et la Bar^e : Aoi'jmanteau, le Goéland à manteau noir; Noir-souci (par corruption de noir sourcil], une espèce de Gros-Bec. — En Botanique, Noir-prun est le nom vulgaire <lu Nerprun pui^tif ; A'oj'r veine, celui d'une espèce d'.\garic.

NOIR (code). Voy. CODE.

soiRE, note de musique ainsi figurée ! ; elle a pour

valeur le quart d'une ronde ou la moitié d'une blanche. La noire vaut 2 croches, 4 doubles croches, 8 triples croches et 10 quadruples croches.

NOIRS (traite des). Voy. NÈGRE Ct TRAITE.

NOIRÈAU, cépage assez commun dans la vallée du Rhône ; vin ordinaire.

NOIR-MUSEAU, nom vulgaire donné à une variété de la gale de la tête chez les moulons.

NOISETIER, NOISETTE. Voy. cocdrier.

Noisetier d'Amérique. Voy. ompiialier.

NOIX, en latin i\i/x. En Botanique, on donne en général le nom de noix à la seconde enveloppe ligneuse, testacée ou osseuse, d'une ou plusieurs semences, revêtues en outre d'un tégument propre. La noix est engagée dans une pulpe plus ou moins molle ou charnue, ou sèche et cassante, appelée brou dans le nover, l'amandier, le châtaignier, le noisetier, etc. ; drupe dans l'abricotier, le pêcher, etc. Dans ce dernier cas, la noix prend le nom de noyau.

Ce qu'on appelle le plus ordinairement noix, c'est le fruit du Noyer [Voy. ce mot). Ce fruit passe par plusieurs états avant d'arriver à sa maturité. Ainsi on distingue : l" la noix verte, lorsque le fruit commence à se nouer et que toutes les parties intérieures ne forment encore qu'un seul corps enveloppé par le brou : on confit ces noix au sucre ou à l'eau-de-vie et l'on en fait la liqueur dite brou de noix : 2° le cerneau, que l'on sert en vert sur la table ; 5° la noix propr. dite : l'amande de celle-ci est ferme et divisée en quatre parties par une cloison coriace, qu'on appelle zeste. — On fait la récolte des noix lorsque la première enveloppe noircit et commence à se fendre. On les abat à coups de gaule ; on les écalc et on les fait sécher au soleil ou dans des greniers bien aérés. C'est avec les noix à coques tendres que l'on fait l'huile de noix : celles à coques dures sont mises à part iK)ur la table. L'huile de noix sort à assaisonner les aliments et à brûler. On

NOLANE

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