NOMADE
NOMENCLATLRE
associés, cl cette signature lie non seulement celui (jui la donne, mais encore tous les autres; elle s'appelle également raisoîi sociale ou firme.
NOMADE (du gv. vo;j.âî, ioo;), qui n'a point d'habitation fixe. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
NOMADE, Noinada, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des MoUifèrcs, tribu des Apiaires. Ces insectes sout communs aux environs de Paris, ils ne vivent pas en société.
NOMBRE (du lat. numerus), en Mathématiques. L'idée de nombre entier résuite, par abstraction, de la considération dune collection d'objets distincts; elle permet de répondre à cette question : Combien y a-t-il d'objets dans cette collection? A ce point de vue, le nombre est le nombre cardinal. Suivant quelques mathématiciens et philosophes, c'est au contraire l'idée de nombre ordinal
a ni est prmiitive : celle-ci se rattache à l'idée d'ordre ou e succession qu'expriment les mots premier, deuxième, troisième, ...; à ce point de vue, le nombre exprime un rang. La notion de nombre entier engendre celle de fraction ou nombre fractionnaire [Voy. fr.\ctio>], celle de nombre incommensurable ou irrationnel (l'oj/. incomjienslrable] et permet de constituer l'arithmétique, l'algèbre et l'analyse pure. Ces sciences, à leur tour, permettent de constituer, d'une façon abstraite, des géométries générales qui contiennent comme cas particulier la géométrie ordinaire (géométrie euclidienne de l'espace à trois dimensions) : dans celle-ci s'introduisent des postulats expérimentaux. La notion de nombre entier peut ainsi être considérée comme la notion essentielle et fondamentale des Mathématiques pures. — A un autre point de vue, et en admettant comme notion antérieure, dérivée, si l'on veut, de l'expérience, la notion de quantité continue, le nombre peut être considéré comme le résultat de la mesure, c.-à-<l. de la comparaison à Vunité : lorsque l'unité est contenue exactement un certain nombre de fois dans la quantité à mesurer, c.-à-d. quand cette quantité peut être reganlée comme la somme d'un certain nombre d'unités, le résultat de la mesure est un nombre entier ; lorsque la quantité à mesurer est la somme d'un certain nombre de parties aliquotes de l'unité, le résultat de la mesure s'exprime par une /"/"aclion, c.-à-d. par deux nombres entiers qui ne jouent pas le même rôle : l'un, qui est le dénominateur, indique en combien de parties l'unité a été divisée; l'autre, le numérateur, indique combien de ces parties il faut ajouter pour avoir la quantité à mesurer. Dans ces deux cas, le nombre est dit commensurable ou rationnel. Si la quantité à mesurer est incommensurable à l'unité, le résultat de la mesure est un nombre incommensurable. — On distingue quelquefois les nombres concrets et les nombres abstraits. Les nombres concrets expriment de quels objets ou de quelles unités on parle : ainsi, 3 pommes, 4 mètres : à proprement parler, un nombre concret n'est pas un nomlire, c'est une quantité. Dans le nombre abstrait, on fait abstraction de la nature des objets ou des unités : 5 et 4 sont des nombres abstraits.
La théorie des nombres, ou arithmétique supérieure, est la science des nombres rationnels, ou, si l'on veut, des nombres entiers. Legendre a écrit une Théorie des nombres : les Disquisitiones arithmeticse de Gauss, les Vorlesiingen ùber die Zahlentheorie de Lejeune-Dirichlet sont des ouvrages fondamentaux sur la matière.
Un nombre complexe est un ensemble de plusieurs nombres dont chacun se rapporte à une unité particulière : ainsi 2 toises 5 pouces 4 lignes est un nombre complexe. Ce terme est souvent employé par les raaihématieiens dans le même sens que nombre imaginaire [Voy. imagisaire), et, en effet, un nombre imaginaire peut être regardé comme l'ensemble de nombres ordinaires (rcelsl qui exprimeraient des imités différentes, irréductibles entre elles, ensemble soumis d'ailleurs à certaines règles de calcul.
Nombre premier, parfait, figuré. Voy. ces mots.
Sombre algébrigue, nombre qui est racine d'une équation algébrique entière à coefficients entiers : si le coefficient de la plus haute puissance de l'inconnue est égal à un, le nombre est dit algébrique entier.
Sombre transcendant : tout nombre qui n'est pas algél)rique; t: est un nombre transcendant.
On a longtemps attribué aux nombres des propriétés mystérieuses. Pythagore cherchait dans les nombres l'explication de l'univers; Platon assimilait les nombres aux idées ou essences des choses. D'autres ont imaginé des carrés
magiques et autres combinaisons auxquelles ils supposaient une influence surnaturelle. Le nombre 5 était en grande vénération chez les anciens : il était consacré aux choses divines ; le nombre 4 était regardé par les pythagoriciens comme la figure de la perfection ; 7 était chez" les Hébreux un nombre sacré; 15 a été le plus souvent maudit, et l'on sait quelles craintes ce nombre inspire encore de nos jours à quelques esprits superstitieux. Voy. le P. Bungus, De tiiimerorum mysteriis; Papus, Traité méthodique de science occulte (1891).
Soms de nombre. Voy. numération.
Nombre (commerce). Voy. dhisecr.
Nombre d'or, en Astronomie. Voy. cycle lunaire.
SOMBRE. En Grammaire, le nombre est la propriété qu'ont les mots de représenter par certaines formes, le plus souvent par un changement dans la terminaison, l'tdée d'unité ou de pluralité. La plupart des lançuoe comptent deux nombres : le singulier, indiquant l'unité, et le pluriel, indiquant la multiplicité. Les langues grecque, hébraïque, arabe, polonaise, etc., en admettent un troisième, qui exprime la dualité : c'est le duel. — En Littérature, nombre se dit de l'harmonie qui résulte de l'arrangement des mots, soit dans la prose, soit dans les vers.
SOMBRES [le livre des), 4" livre du Pentateuque. Voy. bible au Dict. d'Hist. et de Géogr.
NOMBRIL (du lat. umbilicus , dit aussi Ombilic, cicatrice arrondie, plus ou moins déprimée, située vei-s le milieu de la ligne médiane de l'atMlomen, remplace le trou par lequel, dans le fœtus, passaient l'ouraque et le cordon ombilical et porte la trace de l'opération par laquelle le cordon ombilical a été coupé au moment de la naissance.
En Botanique, on nomme nombril une cavité que l'on aperçoit à la partie des fruits qui est opposée à la queue, et que les jardiniers nomment aussi Vœil. — On appelle : Nombril blanc, un Agaric comestible ; .Y. de Vénus, la Cynoglosse à feuilles de lin et une plante de la famille des Crassulacées ; N. en touffe, un Agaric ombiliqué, etc.
NOME (du gr. vôiio;, loi, règle, distribution). Ce mot était chez les Grecs synonyme de mode et signifiait un chant, un air, assujetti à une certaine cadence. On appelait spécialement nomes certains chants en l'hoiuieur d'Apollon ou de Pallas, tantôt chants de guerre ou de marche, tantôt chants de fête ou appropriés à la danse, et qui étaient accompagnés de la Ivre ou de la flûte. Voy. Burette, Mémoires de l'Académie des inscriptions (t. X); Barthélémy, Voyage d'Anacharsis (ch. 2/); Vincent, Notice des manuscrits grecs, p. 154, etc.
Ce mot désignait aussi certaines divisions territoriales, surtout en Egypte (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.]. On appelait nomarque le gouverneur d'un nome.
NOMENCLATEUR (du lat. nomenclator) , esclave dont se faisaient accompagner les Bomains qui briguaient les magistratures, afin qu'il leur dit le nom des citoyens qu'ils rencontraient, et qu'ils avaient intérêt de saluer. Dans les festins, le nomenclator réglait l'ordre de préséance entre les convives, nommait les plats et en énumérait les qualités. Voy. moniteur.
NOMENCLATURE (du lat. nomenclaturà], se dit, dans son acception la plus générale, de l'ensemble des mots qui composent une langue, un dictionnaire, ainsi que d'une longue liste de noms; et dans un sens plus restreint, de la collection des mots emplovés pour désigner les différents objets d'une science ou d'un art. C'est surtout en Chimie [Voy. ci-après), en Botanique et même en Granunaire, que la nomenclature est importante ; c'est en partie grâce aux perfectionnements apportés dans ces derniers temps aux classifications et aux nomenclatiu-cs que les sciences physiques et naturelles ont dû leurs rapides progrès. Toutefois les nomenclatures systématiques, étant subordonnées aux révolutions de la science, ont l'inconvénient d'être exposées à de fréquents changements. Voy. taxolocie et taxonomie.
NOMENCLATURE CHIMIQUE. On appelle nomenclature, en Cliimie, l'ensemble des règles qui servent à désigner les corps simples ou composés. La nomenclature chimique a été créée à la fin du siècle dernier par Guyton de Morveau et Lavoisier, et pour la Chimie minérale on a conservé à peu près les règles fixées par ces deux chimistes. Les noms cles corps simples sont ceux qui leur ont été donnés à l'ori ine ; ils sont tirés en général d'une de leurs propriétés principales, ex. : oxygène [ô%ù^,yv/'jihi''.bronie (Sowtior. fétide), etc. Pour les corps composés, on distingue les composés binaires et Icï composés ternaires, acide, base ou sels.
ÎNOMINAUSME
KONPAREII.LE
La nomenclature des composés binaires oxygénés dépend de la fonction cliimique. Pour les auliydridcs on fait suivre le mot anhydride du coi-ps terminé par iqtie ou eua-, ex. : anhijdridr siilfurique, anhydride sulfureux; pour IfS oxyiies l)asi(|ues, on lait suivre le nom A' oxyde par le métal terminé également par ique,cux,c\. : oxyde mercurirjue, mercureux, ou simplement du nom du métal cpiand il y a un seul oxyde : oxyde de potassium. Même règle pour les oxvdes neutres. Quand un corps donne plus de deux oxydes, on" emploie les prolixes hyper, hypo, ex. : anhydride perazolifjue, peroxyde de manganèse. — Pour les autres combinaisons bmaires, on s appuie sur la classification de Dumas pour les métalloïdes, qu'on fait suivre de la série des métaux. Pour énoncer mic combinaison de 2 corps on fait suivre de la terminaison ure le nom inscrit le 1" et on ajoute le 2° corps, ex. : chlorure de carbone, sulfure d'étain. Quand 2 corps simples donnent plusieurs composés, on emploie les préfixes bi, tri, télra, ex. : Icti-achlorure d'étain. Une combinaison de 2 métaux prend le nom d'alliage, ainsi on dit alliage d'or et d'argent, et l'alliage prend le nom d'amalgame quand il y entre du mercure.
Pour les composés ternaires , on énonce un acide en remplaçant le mot anhydride par acide ; pour une base on fait précéder le nom de l'oxyde basique du mot hydrate, ex. : hydrate ferrique. l'our les sels on fait
firccéder le nom du métal du nom de l'acide en remplaçant es terminaisons ioue et eux par ate et ite, ex. : sulfate de potassium, sulfite de sodium, carbonate de calcium, persulfate de potassium.
Pour les composés organiques, leur nombre considérable a nécessité l'adoption d'une nomenclature nouvelle ; un congrès réuni à Genève a proposé une nomenclature dont voici les principales lignes :
1° Les carbures saturés sont terminés paraHC : ?néthane, éthane, etc. ; les hydrocarbures à double liaison sont terminés par ène, diène, triène, éthène. Pour les hydrocarbures à triple liaison, on emploie la désinence ine, et cnine quand il y a des doubles et triples liaisons. Les hydrocarbures à chaîne fermée ont la même nomenclature, seulement on fait précéder de cyclo ; ex. : cyclohexane. — Pour les fonctions, voici la nomenclature adoptée : 1° On désigne les alcools en prenant l'hydrocarbure dont ils dérivent suivi de ol : alcool éthylique ou éthanol ; les aldéhydes s'énoncent de même en remplaçant ol par al, ex. : élhanal; les acétones par one, ex. : propanone. 2° Les acides s'énoncent en faisant suivre le mot acide du nom de l'hydrocarbure terminé par oïque, ex. : acide acétique ou éthanoique. 3° Les étiiers oxydes s'énoncent en séparant les 2 carbures par le mot oxyde, ex. : l'éther ordinaire ou éthane-oxy-éthane. i" Pour énoncer une aminé on fait suivre le nom du radical de aminé, diamine, etc., ex. : tnéthylamine, et le nom des amides est tiré de l'hydrocarbure, ex. : éthanamide. 5° Quant aux éthers, on les assimile à des sels dans lesquels les radicaux jouent le rôle de métaux, ex. : chlorure de méthyle, éthanale déthyle. Dans la série aromatique on a adopté des règles analogues : les carbures sont terminés par ène : benzène, toluène. Le phénol s'appelle benzénol. Quant aux composés substitués, on les désigne en faisant précéder le. nom du carbure de celui des corps qui se substituent affectés d'un numéro. Ce numéro indique la pLice que chaque corps occupe dans l'hexagone du benzène ; on convient de numéroter les sommets de l'hexagone de 1 à 0 en commençant par le haut et allant de gauche à droite.
NOMBscLATCRE BINAIRE. Liuué a cu le premier l'idée de donner aux êtres vivants deux noms, l'un de genre, l'autre d'espèces, par exemple fianunculus acris; le nom de genre /}a«M«c?(iMs s'applique à un grand nombre d'espèces, le motatmàune seule espèce. C'est grâce à celte nomenclature très simple que l'inventaire de tous les êtres vivants qui se trouvent à la surface du globe a pu être commencé. Il se continue à l'heure actuelle.
NOMINALISIME, doctrine scolaslique opposée au réalisme. Les nominalisles prétendaient que les espèces et es genres (ou nmvcrsaux), loin d'exprimer des réalités iranscendanlcs et métaphysiques antérieures aux individus sensibles, telles que les Idées de Platon, ne sont que des abstractions et que l'existence de ces abstractions empiri.|ues réside uniquement dans les mots [nomina, voces, flatus yocis) a 1 aide desquels on les articule et on les construit en étages successifs. Le noininalismo, d.den.lu
par Roscclin et Occam, représente au moyen âge les tendances empiriques de l'esprit humain, et, en combattant le formalisme scolastique qu'il parvient à stériliser et à dissoudre, prépare l'avènement de la connaissance expérimentale. Il est une doctrine de combat contre l'abus des entités et la confusion de la métaphysique avec la science. (Voy. Janel et Séailles, les Problèmes et les écoles, p. 475-555.)
NOMINATIF. Voy. cas.
NOMOCANON (du gr. vo|j.oxâvwv), recueil de canons apostoliques, de canons des conciles reconnus ou des lois impériales relatives aux matières ecclésiastiques. Le plus ancien de ces recueils est celui de Fulgcnlius Ferrandus, diacre de l'Eglise de Carthage au vi" siècle ; le plus complet est celui de Photius, rédigé au ix" siècle, et allant jusqu'à l'an 787. Il a été continué au xiii" siècle par lialsamon, de Constantinople, et publié par Juslel [Bibliotheca juris canonici, Paris, 16G1).
NONAGÉSIIME (du lat. nonagesimus, 90°), se dit, dans la Liturgie, du 90° jour avant Pâques, et en Astronomie, du 90° degré de l'écliptique : c'est le point le plus élevé de l'écliptique ; il est éloigné d'un quart de cercle du lieu où l'écliptique coupe l'horizon.
NON AG RIE, y'onagria, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes et voisin de Leucanes, renferme des espèces européennes, dont les chenilles habitent les endroits marécageux. L'espèce type, N. typhae, vit dans l'intérieur des tiges de la massette.
NONANTE, ancien nom du nombre appelé auj. quatrevingt-dix.
NON BIS IN IDEM (c.-à-d. non deux fois pour la même chose). C'est, en Droit, le principe en vertu duquel la personne acquittée légalement ne peut être reprise, ni accusée à raison du même fait (C. d'Inslr. crim., art. 300).
Voy. CHOSE JUGÉE.
NONCE (du lat. nuncius, messager), ambassadeur du pape ; on appelle nonciature la charge de nonce. — Député polonais. Voy. le I)ict. d'IIist. et de Géogr.
NON-CONFORMISTES, sectes protestantes d'Angleterre. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
NONES (du lat. nonus, 9°). Les Romains appelaient nones le 9° jour avant les ides : c'était le 7° jour des mois de mars, mai, juillet et octobre, et le 5° des autres mois [Voy. calendrier). Le jour des noues était un jour néfaste. — En Liturgie, c'est une des petites heures canoniales, qui se dit avant vêpres : on l'appelle ainsi parce qu'on la récite à la neuvième heure du jour, c.-à-d. vers 3 heures après midi.
NON-ÊTRE, négation de l'être. Voy. être.
NONIDI. Voy. calendrier républicain.
NON-INTERVENTION. Voy. intervention.
NON lus. On appelait ainsi autrefois, du nom de son inventeur (A'M/iei, en lat. Nonins, mathématicien portugais du xvi= siècle), un instrument, depuis perfectionné par Yernier, et qui sert à mesurer des fractions d'une division.
Voy. VERNIER.
NON-LIEU (déclaration de), déclaration par laquelle la chambre des mises en accusation prononce qu'il n y a pas motif suffisant pour poursuivre. Voy. accusation.
NON-MOI, en Philosophie. Voy. moi.
NONNE ou NONNAiN, synonyme de Religieuse. Le mot nonne vient du bas-lat. nonna, dont l'origine est incertaine, mais qui était primitivement un terme de respect analogue à révérend; quant au mot nonnain, qui ne se dit plus que par plaisanterie, c'est le cas oblique de nonne. Il y a encore à Paris la rue des Nonnains-d'llyères.
NONNETTE, petit pain d'épice d'un goût délicat, de forme ronde on en cœur et assaisonné d'anis. Ce nom vient de ce que ce sont des religieuses qui auraient fabriqué les premières nonnettes. Les meilleures se font à Reims et à Dijon.
NONNETTE, uom vulg. d'uue espèce de Mésange (Voy. ce mot), et d'une variété de Froment, dite aussi Foulard carré.
NONPAREILLE, terme dont les marchands et fabricants se servent pour exprimer ce qu'ils vendent ou fabriquent de plus petit, en quelque genre que ce soit. En Flandre, on appelle nonpareille une espèce de camelot très léger qui se fabriquait anciennement, soit en laine pure, soit en laine mêlée de fil de lin. — Les Rubaniers nomment ainsi un petit ruban de soie ou de fil très étroit qui sert à lier des pnqucts. Chez les Confiseurs, la nonpareille est la plus menue de toutes les dragées.
NONTROMTE
NOSTOC
NONTRONITE, minéral jaune-paille ou jaune-vcrdàfre, qu lin trouve d'ord. en plaques ou en rognons. Elle est sans éclat, très tendre, douce au toucher; c'est un silicate de l'or hvdraté [2;Fe*0^.5SiO*) + 9H*Ul avec un peu d'alumine. On là trouve à St-l*ardoux, près ac Nonlron (Dordogne , auprès d Auluii et dans le Harz.
NON-USAGE. Certains droits se perdent quand le titulaire a négligé d'en user pendant un Certain temps : ainsi l'usufruit, l'usage, l'habitation, les servitudes s'éteignent par non-usage au bout de trente ans (C. civ., art. 617, t)'25 et 706).
NOOLOGIQUES (sciexces), du gr. vôoî, esprit, et Xôyoî, traité ; nom par lequel Ampère avait proposé île désigner l'ensemble des sciences philosophiques. Voy. philosophie.
NOPAGE (du vieux llam. noppe, nœud), se dit, en Draperie, de l'opération qui consiste à séparer les fils doubles, à rapprocher les (ils dans les endroits clairs et à ôter, avec de petites pinces, les nœuds qui se trouvent sur une pièce lorsqu'elle est levée de dessus le métier. Ce travail est fait par des omxières appelées nopeuses.
NOPAL, nom que l'on donne en Amérique au Cactus opuntia [Voy. opdxtu) : c'est particulièrement sur la variété appelée Raquette que l'on trouve et que l'on élève la cochenille [Voy. cactées et cochexille). Un appelle nopalerics les ateliers où l'on prépare la cochenille.
Gomme nopal, substance gommo-résineuse, qui transsude des plantes du genre Sopal. Elle se présente en concrétions demi-opaques, d'un blanc jaunâtre ou rougeâtrc, d'une saveur d'alxtrd fade, puis un peu acre. Cette gomme se gonfle dans l'eau, mais sans se dissoudre. Elle est sans usages.
NOQUES, en Cuisine, sorte de pâte à écbaudé, mais plus lourde et cuite de même ; au moment de cuire on y ajoute du fromage râpé ; très usité en Allemagne.
NORAGHES. Voy xcraghes.
NORD orig. germauiq.l. Voy. cardinaux (pokts)
NORIA (de l'arabe naora), machine hydraulique analogue au chapelet, et qu'on emploie surtout pour les irrigations. Elle se compose d'une cliaîne sans fin qui s'eiffoule sur un tamlwur; le long de cette chaîne sont attachés des seaux ou augets depuis le fond où ils vont prendre l'eau, jusqu'à la partie supérieure où le liquide est élevé. En imprimant, à l'aide d'une manivelle ou d'un manège, un mouvement de rotation au tambour, la chaîne est entraînée, et les seaux d'un côté se remplissent et montent, tandis que ceux de l'autre côté se vident et descendent, ayant leur ouverture en bas. Quelquefois la noria n'a que deux seaux, qui sont attachés aux liouts d'une corde; et lorsque l'un est monté, on tourne le treuil en sens contraire, pour monter l'autre. — On donne aussi le nom de noria, dans 1 Industrie, à des chaînes, munies de godets en tôle, qui servent à élever d'un étage à l'autre des blés, des farines, ou tout autre corps en poudre ou en fragments. — C'est aussi le nom de l'appareil employé pour draguer les cours d'eau ou les bassins. Voy drague.
NORIEN (étage). Voy. keuper.
NORITE, roche cruptive granitoïde. composée d'hypersthène (ou denslatite) et de feldspath triclinique, et contenant fréquemment de l'olivine.
NORMAL (du lat. normalis, de norma, règle). Dans les diflérontes branches de l'Histoire naturelle, Vétat normal d'un être organisé est son état ordinaire et régulier : Ve'tat anomal est l'état contraire.
En Géométrie et en Physique, on appelle normale à une ligne ou à une surface courlie la perpendiculaire à cette ligne ou à cette surface en un point donné.
ÉCOLES normales, écolcs destinées à former des maîtres. On en distingue plusieurs en France :
1» L'Ecole normale supérieure (à Paris, rue d'Ulm). Une loi du 9 brumaire an m (50 oct. 1794) avait créé sous le titre d'écoles normales des cours destinés à former de jeunes maîtres, cours dont la première idée paraît être due au président Rolland ; l'enseignement y était confié à des hommes du plus grand mérite : à Lagrange, I.apliice, BerlhoUel, Daubenton, Ilaûy, Monge, pour les sciences; à La Harjic, Bernardin de St-Pierre, Sicard, Volncy, Menlelle, Garât, pour les lettres. Ouverts le \" pluviôse an m (20 janv. 1795). ces cours, qui n'étaient suivis que par des auditeurs externes, ne durèrent pas plus de quatre mois. Par le décret du 17 mars 1808, Napoléon I" créa, en même temps que l'Université, une nouvelle Ecole normale, qui ne devait recevoir que des
' élèves internes. Cette école régénéra l'enseignement clas- I sique ; mais, sous la Restauration, son esprit libéral la fit supprimer (Ordoim. du 6 sept. 1822). On y substitua en 1826 une Ecole préparatoire qui. en 1830," reprit le nom d'Ecole normale, avec son ancienne organisation. Auj. les conditions d'admission à cette école sont, aux termes ! du règlement du 7 décembre 18.^0, d'avoir 18 ans au ■ moins ou 24 ans au |)lus, de signer l'engagement de se ' vouer pour 10 ans à 1 instruction publique, de subir deux séries d'épreuves, écrites et orales, et de produire le diplôme de bachelier es lettres ou de bachelier es sciences, selon la section d'études à laquelle se destinent les candidats. — Les professeurs de l'Ecole normale preiment le titre de maîtres de conférences. Il n'y a point de conditions déterminées pour remplir ces fonctions.
2" L'Ecole normale supérieure d'enseignement secondaire pour les jeunes plies, créée en 1881, est située à Sè^Tes (Seine-et-Oise). Elle est destinée à former des professeurs pour les lycées et les collèges de jeunes filles. On y entre par voie de concours. Le régime de l'Ecole, qui est gratuite, est l'internat. La durée du cours est de trois années.
3° L'Ecole normale supérieure d'enseignement primaire (Instituteurs) (Seine-et-Oise), établie à St-Clond en 1882, est destinée à préparer des professeurs pour les Ecoles normales primaires d'instituteurs. On y entre par voie de concours. La durée du cours est de deux années. L'Ecole est gratuite. Le régime est l'internat.
4" L'Ecole normale supérieure d'enseignement primaire (Institutrices), créée à Fontenav-aux-Roses (Seine) en 1880, forme des professeurs pour fes Ecoles normales primaires d'institutrices. On y entre également par voie de concours. La durée du cours est de deux années. L'Ecole est gratuite. Le régime est l'internat.
5° Les Ecoles normales primaires. Elles sont destinées à former des instituteurs et des institutrices primairi>s. D'après les derniers règlements ministériels, chaque département doit posséder une Ecole normale d'instituteurs et une Ecole normale d'institutrices. Le cours d'études est de trois années. Le séjour à l'Ecole est gratuit. La principale est à Auteuil Seine).
L'Ecole normale d'enseignement spécial, établie en
1863 à Cluny ^Saône-et-Loire), a été supprimée en 1891.
NOSÉANE, NOsiNE ou kosiaxe, variété d'HAÛvxE (Voy. ce
mot), qu'on trouve sur les bords du lac de Laach On
l'appelle aussi spinellaxe.
NOSOCOMIAL du gr. voaoxotxElov, hôpital), ce qui e<t relatif aux hôpitaux : établissement nosocomial, fièvre 7iosocomiale, typhus nosocomial.
NOSOGRAPHIE, nosologie (du gr. voto;. maladie, et Ypisw, décrire, ou ^ôyo;, discours). Ces deux mots, souvent confondus dans l'usage, signifient proprement : le 1" [nosographie], description des maladies; le 2° nosologie). tléfinition, classification et étude des maladies. Sauvage et plusieurs autres médecins se sont servis du mot Xosologie méthodique pour décrire les maladies et en donner la classification : on a de Broussais un Examen des systèmes de nosologie : Pinel a publié une Nosographie philosophique; Bouillaud, un Traité de nosographie médicale, etc. Voy. pathologie.
NOSOMANIE du gr. voTOç, maladie, et tj.avîx, folie), svnonvme d'Hypocondrie. Voy. ce mot.
" NOSTALGIE du gr. vôffTOc, retour, et àXvo;, mal, douleur), vulg. Maladie du pays, état moral caractérisé par 1 la tristesse que causent l'éloignemenl du pays natal et le désir d'y revenir. La nostalgie est classée parmi les névroses i cérébrales : c'est une sorte de monoraanie qui est com- I munc chez les soldats et les marins nouvellement incorpores. Les habitants de la Suisse, de la Bretagne, de tout ' l'ouest de la France, des rives du Rhin, en sont souvent I affectés, tandis qu'elle est plus rare chez les Savoyards et j les Auvergnats. Cette maladie, que la certitude seule de [ pouvoir bientôt retourner au pays a souvent guérie instan- I tanément, peut quelquefois cependant entraîner la mort; I son traitement est tout moral : on prescrit au malade de l'exercice, de l'occupation, des distractions de tout genre; ' en cas d'insuccès, le seul remède ^Taiment efficace est le retour au foyer natal. Les chefs de corps sont autorisés à accorder des congés à tous les militaires atteints de nostalgie.
NOSTOC (orig. inconn.\ Sostoc, genre d'Algues, de la i section des Algues bleues, se compose de végétaux amorphes
KOTAni.ES
— iiTii) —