‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1098 sur 1729 · KOM · texte numérisé non relu

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l'applique aussi à la fabrication des couleurs, surtout du nou'. Les tourteaux d'iiuile do noix, dits pains de Irouille, servent à engraisser les volailles et les bestiaux. — Cbez les Romains, le nouvel époux jetait des noix aux enfants <lc la noce, comme pour déclarer qu'il renonçait aux jeux de l'enfance.

On nomme vulg. : Noix d'acajou, la graine de l'Acajou à pommes ; N. d'arec, le fruit de l'Aréquier ; A', de Baiicoul, le fruit d'une Euphorbiacéc des contrées tropicales, VAleurites ou Amhinux, qui donne une buile excellente pour l'éclairage; N. des liarbades, le fruit du Médicinier catliartique ; N. de ben, les semences du lien oléifère; A', de coco ou A'. d'Inde, le fruit du Cocotier; A', de coroio, l'ivoire végétal ; N. d'eau, la Màcre flottante ; A'. de galle, les excroissances produites sur les chênes par lu piqûre du Cynips [Voy. galle); N. igasur, la Fève St-Ignace; A', de kola, la graine d'une malvacée {Voy. kola); A', muscade, le fruit du Muscadier; A^. de terre, le fruit de l'Arachide et celui du Bunion; A', voniique ou des Moluqucs, la baie du Strychnos, d'où l'on tire la strychnine et la brucine, etc.

En Conchyliologie, on nomme vulg. ISoix de mer ou Noix marines plusieurs espèces de Bulles et quelquefois ie Pétoncle velu.

Dans l'Art culinaii-e, on nomme noix : 1° une petite çlande qui se trouve dans une épaule de veau, près de la jointure des deux os : le gîte à la noix est le muscle qui contient cette glande ; 2° une petite pelote de graisse très estimée qui se trouve dans les muscles lombaires du bœuf. On appelle noix de gigot la partie glanduleuse qui se trouve dans le milieu d'un gigot de mouton.

Dans la Marine, la noix est la partie d'un mât de hune ou de perroquet qui est plus forte que le màt lui-môme, et qu'on laisse en renfort, au-dessous du capelage, pour soutenir les barres. On donne aussi ce nom à la partie d'un cabestan qui reçoit les barres au moyen desquelles on le fait tourner.

Les Arquebusiers appellent noix la partie de la platine d'un fusil par l'intermédiaire de laquelle s'exerce l'action du ressort sur le chien; montée sur le même axe que ce dernier, la noix met le grand ressort au bandé quand on arme le chien; elle est maintenue dans cette position par la gâchette qui entre dans un cran pratiqué sur la noix ; un second cran, dit de repos, permet de maintenir le chien dans une position intermédiaire entre l'armé et l'abattu. — - On donne encore ce nom : 1° à la roue dentelée qui fait partie d'un moulin à café, à poivre, etc., et qui sert à broyer la graine; 2> à l'axe de la roue d'un potier; 3° à une sorte de roue en cuivre fixée au bout d'un parapluie pour retenir les baleines; 4° aune petite poulie à travers laquelle passe l'axe d'un dévidoir, etc.

NOLANE (du lat. nola, clochette), Nolana, genre type de la petite famille des Solanacées, détachée des Convolvulacées, renferme des plantes herbacées ou de petits arbustes de l'Amérique du Sud, à feuilles alternes, géminées et sans stipules ; à fleurs petites et généralement axillaires : le fruit, enveloppé par le calice persistant, est eu dur ou légèrement charnu. L'espèce type est la Nolane étalée (A. prostrata], du Pérou, à fleurs bleues, solitaires.

NOLI ME TANGERE (c.-à-d. ne me louchez pas), nom donné à certains ulcères cancéreux que les topiques employés pour les guérir ne font qu'exaspérer. Ces ulcères ont ordinairement leur siège à la face et proviennent de tumeurs épilliéliales : ils ne peuvent être combattus que par les caustiques arsenicaux ou bien au moyen de l'instrument tranchant.

En Botanique, on désigne vulgairement sous le nom de ISoU me iangere certaines plantes, comme l'Aloès, tellement lierissees de piquants qu'on ne peut en approcher sans se blesser, ou bien excessivement sensibles, comme la toucC"^ ^°**' ^^ P''oJ<^*lc ses graines dès qu'on la

îl^li'^ («lu gr. vaûî.ov). Voy. fret.

lm,i rnJ ■' nomen). En Grammaire, on appelle ainsi loui mol qui sert à nommer ou à désigner les personnes

ours, je, lu, il

(pronom). — Les substantifs ou noms propr. dits sont une des parties esseiiliclles du discours : ils se divisent en notns propres, qui ne conviennent qu'à un seul individu, César, Jean ; à un seul lieu, Paris, Home ; et en noms communs ou appellatifs, qui conviennent à fous les êtres de la même espèce, homme, oiseau, poisson. — Les noms communs sont eux-mêmes ou collectifs (troupe, armée), ou partitifs (la plupart, la moitié) ; simples (arc, ciel), ou composés (arc-en-ciel), etc. Les noms, qu'ils^ sQi\ei\i propres oM communs, sont susceptibles de genres, de nombres et, dans quelques langues, de cas et même de personnes. Voy. chacun de ces mots.

Nomsjyropres. Chez les Juifs et chez les Grecs, les noms étaient personnels et significatifs : on y ajoutait quelquefois le nom du père hioms patronymiques], Jean, fils de Zébédée : Achille, fils de Pelée : ces derniers noms étaient formés, chez les Grecs, à l'aide d'un suffixe particulier pour le masculin et pour le féminin (nsAstS-r^î, 'Axpiaiwvr,). Quelques peuples modernes ont conservé l'usage de ce» noms patronymiques, notamment en Ecosse et en Irlande IMac Gregor, Mac Donald, O'Brien, O'Connell)^ ainsi qu en Russie {Petroviich, fils de Pierre, Pelrovna, fille de Pierre). — Chez les Romains, on distinguait le nomen, nom de la famille; le prwnomen, que l'on plaçait devant le nom et qui désignait l'individu ; et le cognomen ou surnom, qu'on plaçait après le nom : M. Tullius Cicero; P. Cornélius Scipio. — Au moyen âge, il n'y eut d'ahonl que des noms de baptême (Pierre, Jean, Marie) et des noms significatifs, espèces de surnoms d'origine barbare ou gallo-romaine [Fulbert, plein dt gloire ; Adolphe, noble loup ; Le noir , Le blanc) ; o» ajoutait souvent le nom du père à celui du fils : Jean Philippe, c.-à-d. Jean, lils de Philippe. Les noms héréditaires ou twnis de famille ne s'inti-oduisirent en Europe que du x° au xu° siècle : ils furent tirés soit des professions qu'avaient exercées les individus (Lefcvre, Marchand, Boulanger), soit du lieu d'où ils venaient (il v a encore des familles appelées Besançon, Marseille, Toulouse, Bagnères, etc.), soit du nom de la terre qu'ils jx)ssédaient (noms de noblesse), soit d'un sobriquet transmis de père en fils [Voy. sobriquet). Aujourd'jiui les noms de famille sont encore inconnus aux Musulmans : chez eux, les individus ne sont désignés que par le nom d'un des héros de l'islamisme, et le nom disparait avec la personne. Le mot Abou, qui précède beaucoup de noms propres, chez les Arabes, signifie père.

L'étude des noms propres peut fournir des indications^ précieuses pour l'histoire, l'archéologie et la linguistique. Consulter : Muratori : Dell origine dei cognomini; Eus. Salverle, Essai historique et philosophique sur les noms propres (Paris, 1824) ; Mourain de Sourdeval, Onomatographie gothique (fours, 1839); R. Mo\Vat, Noms propres anciens et modernes (1869) ; Belèze, Dictionnaire des noms de baptême (1863). — Voy. prénom et surnom.

Les noms propres de lieu peuvent être l'objet de recherches d'une égale imjiorlance. Voy. sur ce sujet le traité de M. J. Quicherat, De la formation française des anciens noms de lieu (Paris, 1867).

L'importance des noms dans l'ordre civil pour constater l'identité des individus a été reconnue de Itonne heure :: une ordonnance royale de 1555 défendait de changer de nom sans ordonnance expresse du roi ; la loi spéciale du 11 germinal an xi, qui règle l'état des citoyens, et les art. 34, 57, 58, 63, 71 et suiv., ainsi que l'art. 321 du Code civil fixent à cet égard la législation française. 11 faut un décret du Gouvernement pour être autorisé à changer de nom, et un arrêt de l'autorité judiciaire pour rectiliev un nom inexact ; le décret ou l'arrêt doivent être relatés en marge de l'acte de l'état civil. — Pour les usurpations ou changements de nom, voy. noblesse et titre. — Voy. Lallier, De la propriété des noms et des titres (1890).

Nom de baptême. Voy. prénom et ci-dessus nom.

Nom de famille. Voy. ci-dessus nom.

Nom de religion, nom que, dans certaines congrégations, des religieux ou des religieuses prennent en faisant profession, et qui rappelle ordinairement des idées de dévotion, comme ?<œ\\T Marie de l'Incarnation, sœur Elisabeth du St-Sacrement, sœur St-Augustin, frère Jean de la Croix, etc.

NOM SOCIAL, nom sous lequel des négociants associés indiquent au public leur association et leur raison de commerce. La signature du nom social est dévolue à l'un des

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