OBUS
du» quelconque lorsque ses parois ont contratié adliéreiue cii=L'inl(l(', (le maniêie que sa cavité a dis^paru dans une plu-; ou moins grande étendue.
OBOLE (du gr. ù6oaûç), poids et monnaie des anciens Grecs, était le b° de la draclime, et valait, comme poids, cnv. 0 gr. 72, et, comme monnaie, 0 fr. 10 ou 17 cent. — Lobolc fut la première monnaie des Grecs. On en attribue la création à Pliidon, roi d'Argos, contemporain de Lycnrgue. — On mettait une obole dans la bouclie du défunt, connue pour payer à Caron le prix du passage.
OBOVALE (du préf. ob ci d'ovale), se dit, en Botanique, de toute partie qui a la forme d'un ovale renverse', c.-à-d. qui est plus large à son origine qu'à son extrémité.
OBSÉCRATION (du lat. obsecralio), ligure de Rbétoriquc. qui consiste à exprimer un désir, une prière avec supplication et en invoquant tout ce qui peut toucbcr celui à (pii l'on s'adresse. IMiiloctète (tlans Sopliocle et dans le Télémaque de Fénelon) a souvent recours à cette ligure en s'adressant à Néoptolème. — On peut rallacber a cette figure la déprécalion, qui consiste à employer la prière pour détourner un danger, apaiser la colère, etc. Racine en offre un exemple lorsqu'il fait tomber Aman aux pieds d'Estber (III, 5) : -
Par le salut des Juifs, par ces pieds que j'embrasse, etc.
OBSÈQUES (du lat. obsequiœ). Voy. funérailles.
OBSERVANCE (du lat. observanlia], se dit, en matière de Religion : 1° de la pratique d'une règle; 2" de comnmnautés religieuses où s'observent certaines règles. On nomme étroite observance la partie d'un ordre religieux qui fait profession d'observer la règle dans sa rigueur primitive. Voy. observance au Dict. d'IIist. et de Gcogr.
OBSERVATION (du lat. observalio). X" En Psycliologie, on nomme observation externe l'observation faite par les seiis, et observation interne l'observation faite par la conscience ou sens intime [Voy. sens et conscience). — 2° En Logique, l'observation est un procédé de la métliode propre aux sciences positives. Elle consiste à considérer et à noter attentivement les cléments et les caractères d'un objet ou les circonstances d'un phénomène, sans chercher à les produire ni à les modifier, comme le fait Yexpérimcntation [Voy. ce mol). C'est ainsi qu'en Astronomie, [)our trouver l'ascension droite et la déclinaison d'un astre, on note avec la plus grande précision l'heure où il vient traverser le champ de la lunette méridienne, et, à l'aide du cercle mural, on détermine sa dislance angulaire au pôle boréal. L'observation joue un rôle très important dans les sciences positives, auxquelles elle fournit les matériaux sur lesquels elles travaillent : « Interprète et ministre de la nature, l'homme, dit Bacon, ne peut la connaître qu'autant qu'il l'a observée. » Mais roi)servalion ne donne une connaissance claire et complète qu'autant qu'on se livre à un examen approfondi des caractères essentiels des objets ou des conditions déterminantes des phénomènes. Elle exige avant tout une application attentive et patiente, guidée par les règles de l'analyse et de la synthèse. En outre, dans la plupart des cas, elle a besoin êl'clre aidée par l'emploi d'instruments de précision et par elivers procédés subsidiaires qui varient selon la nature de la science, comme le calcul eles moyennes, etc. On est arrivé récemment à donner aux résultats de l'observation une exactitude beaucoup plus grande, en substituant à l'observation par l'esprit humain, toujours failhble, renregistrcinent automatique des phénomènes sur des appareils graelués ; ccf appareils enregistreurs ont été transportés de la physique (balance, thenmomèlre, machine el'Atwood, etc.) à la physiologie animale et végétale (Voy. Marey, la Méthode graphique). — Consulter Ilerschel, Discours sicr l'étude de la philosophie naturelle (1834).
Méthode d'observation. En Logique, on appelle méthode a observation l'ensemble des procéelés propres aux sciences
içxpérwientalion [Voy. ces mots). En outre la minérale-
Rie, la botanique, la zoologie font un usage tout particulier de la classification, qui, à l'aide de la nomenclature, résume ces sciences. La méthode d'observation s'emploie aussi dans les sciences morales ou philosophiques, ua^rticuherement pourla psye;hologie, l'histoire, la science soci^e. Armée ou Corps d observation, corps de troupes, dont 1 importance varie suivant les circonstances, et qui est
destiné soit 'à observer l'ennemi pendant qu'on attaque une de ses places, soit à surveiller les frontières pe)ur prévenir l'attaque d'une puissance dont on suspecte les intentions.
OBSERVATOIRE, établissement destiné aux observations astronomiques. On le place ordinairement dans mi lieu découvert, d'où l'œil puisse apercevoir les différents points de l'horizon; on ne iloit y employer que des instruments <l'une extrême précision. Les principaux de ces instruments sont le cercle méridien et la lunette parallactiqtte ou cquatorial [ Voy. ces mots). C'est par le principal observatoire d'un pays que l'on fait passer son premier méridien. Voy. méridien.
La tour de Bélus à Babylonc est le plus ancien observa'^ loire connu : c'est là que les astronomes chaldéeiis firent leurs principales observations astronomiques. Plus lard, d'autres observatoires furent construits par les Arabes, les (Chinois et les Mongols. Les premiers que l'on vit en Europe furent ceux du landgrave de Ilesse-Cassel, Guillaume IV, construit en 1501, et celui d'Uranienbowg, élevé en 1576 par Tycho-Brahé dans l'île de Uwen, entre Copenhague et Malmoe. Auj. les plus célèbres sont : l'observatoire de Paris, construit sous le ri'^gne de Louis XIV, de 1664 à 1072, et illustré par les travaux des Cassini, de Picard, de La Hire, de Maraldi, d'Arago, de Le Verrier, etc. ( Voy. bureac des longitudes) ; celui de (ircentvich, près ele Londres, célèbre par les observations de Flamstecel, Ilallev, Bradley, Maskelyne, etc. ; ceux de Brème, ele Berlin, èle Gœttingue, de Vienne, de Poulkova, près de St-Péiersijourg ; de Stockholm, d'Upsal, VAltona, de Rome, de Naples, de Palerme, de Madrid; et hors de l'Europe, de Cincinnati, de Washington, de Cambridge et l'observatoire Lick aux Etats-Unis; du cap de Bonne-Espérance en Afrique, et de Madras aux Indes orientales. — En France, outre l'observatoire de l'aris, on cite encore ceux de Nice, Marseille, Temlousc, Lyon, Alger, Bordeaux, Besançon, etc. Indépendamment de l'observatoire officiel, Paris a possédé les observatoires privés de La Caille à l'Institut, de Delisle à l'hôtel Cluny, de Lalande au Collège de France ; il possède encore celui de Meudon, celui du parc de Montsouris, érigé en 0. météorologique (1873), etc. Le service des observatoires de l'Etat est réglé auj. par le décret du 13 février 1873. Il a été publié par M. Lancaster, astronome à l'observatoire de Bruxelles, une liste complète des observatoires et des astronomes qui y sont attachés.
OBSIDIENNE [d'Obsidius, qui, selon Pline, la signala le premier), substance vitreuse d'origine volcanique, soit ancienne, soit récente. Elle est tantôt translucide, tantôt opaque, noirâtre, verdâtre, rougeâtre ou blanchâtre. Elle se boursoufle fortement au fou; aussi élans, la nature elle passe souvent à la ponce. Sa composition, bien qu'assez variable, rappelle celle des feldspalhs; quelques variétés renferment eies cristaux de feldspath, dus sans doute au recuit de la substance. L'obsidienne^ raye le verre ; les anciens habitants de l'Amérique en faisaient des couteaux, eles haches, des miroirs, etc. On la trouve en Auvergne, en Afrique, au Mexierue, au Pérou, en Islande, etc.
OBSIDIONAL (du lat. obsidionalis), ce qui se rapporte au siège d'une ville : couronne obsidionale, monnaie obsidionale. Voy. couronne et monnaie.
OBSTÉTRIQUE (du lat. obstetrix, sage-femme), partie de la Médecine qui s'occupe des accouchements. Voy. accouchement.
OBSTRUCTION (du lat. obstruere, boucher). Ce mot ne désigne plus auj., en Médecine, que l'engorgement des matières fécales élans l'intestin. Voy. occlusion intestinale.
OBTURATEUR (du lat. obturare, hemcher). Les Anatomisles appellent ainsi tous les organes avoisinant le trou obturateur, tels que les muscles obturateurs, le nerf obturateur, l'artère obturatrice, etc. Le trou obturateur est le trou ovalaire ou sous-pubien du bassin.
En Chirurgie, on nomme obturateur un instrument composé d'une plaque d'or, d'argent ou de platine, et elestmé à boucher un trou contre nature forme à la voùle du palais.
OBTUS (angle), du lat. oblusus. Voy. angle.
OBUS (de l'allem. Haubitze), projectile creux contenant une charge de poudre ou d'autro explosif destinée à en (h'terminer l'éclatement. Les premiers obus étaient ele petites Iwmbes sphériques tirées dans eles pièces spéciales, plus courtes que les canons, plus longues que les mortiers.
OBl'SIER
OCEfXE
cl qu'on nommait obusicrs. On attrilmc aux Anj;lais et aux Hollandais le premier emploi des obus à "la jiuerrc; on en vil seulement en France à la bataille de Nerwinden (1G93). Actuellement tous les projectiles de rartillerie sont des obus, à l'exception de quelques projectiles cylindriques pleins, dont la marine fait usage pour les tirs de rupture; leur forme comporte un corps cylindrique, une pointe ogivale et un culot plan; ils sont munis d'une fusée ( Voy. ce mot) destinée à produire l'inflammation de la charge intérieure ; leur longueur est variable, elle est de 2 à 5 calibres pour les obus ordinaires, elle peut atteindre 4 à 5 calibres pour ceux destinés à recevoir une très forte charge intérieure; leur diamètre est légèrement inférieur à celui de la bouche à feu, ils portent des f-arniturcs spéciales destinées à entrer dans les rayures de a pièce pour leur donner le mouvement île rotation. Ces garnitures étaient primilivement des ailettes en zinc, puis une chemise de plomb entourant le corps de l'obus, c'o>t maintenant une ceinture de cuivre placée vers le culot. L'obus peut être en fonte et renfermer simplement une charge intérieure : c'étaient les anciens obus ordinaires, ou contenir des balles qui se dispersent au moment de l'éclatement [obus à balles"^, ou enfin être remplis île balles maintenues séparées les unes des autres par des
fillettes en fonte dont la fragmentation est préparée à avance, qui remplissent tout le corps de l'obus et qu'entoure une enveloppe eml)outie en acier, ce sont les obus à mitraille ou shrapnells, qui constituent auj. le projectile le plus communément employé dans l'artillerie de campagne ; on fait usage aussi u'oBus à forte charge intérieure tic mélinite |K)ur le tir contre les obstacles, principalement contre la fortification, A'obus incendiaires, remplis d'une composition destinée à provoquer des incendies au point d'éclatement. Voici le poids moyen des obus employés en France : de 80 mm., 6 kilogr. ; de 90 mm., 8 kilogr. 500; de 120 nun., 19 k'Iogr. ; de 155 mm., 41 kilogr.; de 220 mm., 81 kilogi-.
OBUSIER. Voy. OBIS.
OC (LANGUE d'), nom donné, dans le moyen âge, aux lan-
Îfues que parlaient les peuples de France situés au sud de a Loire, qui disaient oc pour oui, du latin hoc. On l'oppose à la langue d'oïl \Voy. oïi. (langue d')]. Elle comprenait comme dialectes miportants le langueclorieii, Vayenais, {'auvergnat, le limousin, le poitevin, \c provençal. Dérivée du latin comme la langue d'oïl el suivant les mêmes règles, elle s'en distingue par une plus grande sonorité, i)ar la su|)pression du pronom dans la conjugaison, par 'abondance des diminutifs, comme aussi par une disette des termes exprimant des idées générales, qui marque l'arrêt de croissance des idiomes du Midi, à la suite du triomphe polititjue des seigneurs du nord. Voy. troubadours.
OCARINA, instrument de musique ayant la forme d'un sabot, en terre cuite; il est percé de trous et rend des sons comparables à ceux de la flûte.
OCCASE amplitude). Voy. amplitude.
OCCASIONNALISME, doctrine philosophique de Malebranche. Pour cet auteur, qui a poussé à l'extrême les doctrines de Descartes, le corps et l'esprit n'ont rien de commun ensemble : ni l'esprit ne peut mouvoir le corps. ni le corps ne peut émouvoir l'esprit. Ainsi une blessure faite au corps ne peut être véritablement la cause d'une douleur dans l'esprit : elle n'en peut être que l'occasion. C'est Dieu qui, en vertu des lois établies par sa Providence générale, fait éprouver à l'esprit de la douleur à l'occasion de la blessure faite au corps. Voy. harmome
PRÉKTABI.IE.
OCCASIONNELLES (causes). Voy. cause.
OCCIDENT. ] oy. couchast.
OCCIPITAL, ce qui a rapport à Yocciput. On distingue : i" le muscle occtpital, qui, avec le frontal, constitue le muscle occipito- frontal, muscle large et mince qui recouvre tout le crâne ; 2" les nerfs occipitaux, branches oostérieures de la première el de la seconde paire cervicales ; 3° l'os occipital, siiyxè à la jwirlLe postérieure et inférieure du crâne, et qui présente à sa face postérieure une éminence, la protubérance occipitale externe; une ligne saillante, la crête occipitale externe; un orifice ovale, le trou occipital; à sa face inférieure, la protubérance el la crête occipitale internes, etc.; 4' Varlère occipitale, branche de la carotide externe; 5" la veine occipitale, etc.
OCCIPUT mot latin formé du préf. ob, dans le sens <îe renversement, et de capul, tète), partie postérieure infé-
rieure de la tête, s'étend depuis le milieu du vcrlex jusqu'au grand trou occipital. L'occiput est formé par l'os occipital.
OCCLUSION , nom donné par Grabam à la propriété qu'ont certains métaux, comme le palladium, le cuivre et le fer, d'absorber des gaz comme l'hydrogène. Le palladium peut condenser, à 90° C, 643 vof. d'hydrogène. Pour faire absorber de l'hydrogène à ces métaux, le meilleur moyen consiste à décomposer de l'eau acidulée par un courant électrique en les prenant comme électrode négative. Une lame de palladium vernie d'un côté s'enroule dans ces conditions, ce qui prouve son augmentation de volume par le fait de l'occlusion. Ce phénomène, comparable à l'absorption de l'oxygène par le caoutchouc, permet d'expliquer le passage des gaz à travers le platine et le fer portés au rouge.
On donne également le nom d'occlusion à la présence de bulles qui se forment dans certains minéraux, comme le diamant, et qui renferment généralement de l'acide carbonique liquide.
OCCLUSION intestinale, sjTion. Iléus, Volvulus, Obstruction intestinale. Colique de miserere. Passion iliaque, Invagination, Etranglement interne. Sous ce nom on désigne les accidents résultant d'un obstacle mécanique au cours des matières intestinales (exception faite des hernies de la paroi abdominale;. Les causes et le mécanisme varient : tantôt l'intestin s'invagine comme un doigt de gant qui se retourne, il se tord, se coude, ou bien il s'engage dans des orifices de diverticules péritonéaux ; il peut encore être serré dans le nœud d'un diverticule inleslinal, comprimé par une tumeur, une bride péritonéale ; enfin ce sont des rétrécissements congénitaux ou accidentels, et en dernier lieu une accumulation de corps étrangers, comme des novaux de datte, des pépins de figue, etc.
La physionomie la plus habituelle des accidents est la suivante : troubles digestifs vagues, puis apparition d'une douleur vive, atroce dans un point du ventre ; vomissements alimentaires, puis bilieux, puis fécaloïdes; refroidissement des extrémités, face grippée, ballonnement du ventre: aucune émission de matières, ni de gaz par l'anus. La température continue à s'abaisser et le malade succombe. Quelquefois la marche des accidents est chronique.
Les traitements médicaux, lavage de l'estomac, lavement électrique, injections d'eau gazeuse, sont infidèles et parfois dangereux. Le traitement chirurgical donne de meilleurs résultats. Il comprend : Ventérotomie ou établissement d'un anus contre nature en amont de l'obstacle ; la laparotomie suivie de la recherche de l'obstacle et de sa suppression.
OCCULTATION (du lat. occullalio , se dit. en Astronomie, du passage de la lune devant une étoile ou une planète. Les occultations sont de véritables éclipses, qui peuvent être calculées comme les autres éclipses. — Les occultations des étoiles ont servi à reconnaître que la lune n'a pas d'atmosphère, ou tout au moins que, si elle en a une, elle ne dépasse pas le sommet des montagnes. — On observe encore les occultations des satellites par leurs planètes, notamment celles des satellites de Jupiter et de Saturne.
OCCULTES (sciences), du lat. occultus, caché, secrat. Voy. alchimie, astrologie, magie, etc.
OCCUPATION (du lat. occupatio), acte par lequel on s'empare d'un lieu, d'un bien, etc. L'occupation est un des modes d'acquisition de la propriété. 1° D'après le Code civil (art. 714-/14), on acquiert par occupation les choses qui n'appartiennent à personne ou dont on ne connaît pas le maître, notamment les animaux sauvages qu'on prend à la chaise ou à la pêche, les épaves el les trésors {Voy. ces mots). 2° D'après le Droit des gens, une île déserte découverte par l'équipage d'un vaisseau, et dont le capitaine prend possession le premier au nom de sa nation, appartient à celte nation par le droit du premier occupant; toute nation qui s'empare d'un pays vacant, qui y envoie dos colonies, en acquiert la propriété. Voy. propriété.
OCÉAN (du lat. oceanus). Voy. mer.
OCÉANA, 224* petite iilanèle, trouvée le 50 mars 1882 par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.
OCÉAN lE lA' océan], genre de Méduses microscopiques, Ivpe de la famille des Océanidées; elles sont voisines de» Ùyanées. Voy. ce mot.
OCELLE (du lat. ocellus, dimin. à'octdus, oeil\ se dit, en Zoologie, de toute tache arrondie dont le centre est d'une autre couleur que la circonférence, ce qui la fait rcs-
OCEI.OT