‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1107 sur 1729 · OBLITÉRATION · texte numérisé non relu

OBLITÉRATION

ou (l'eau douce, rendront des services. On sollicitera laclivilé du foie par des eaux salines purgatives (Brides, Carishad, etc.), le bicari)onate «le soude. La vie au grand air sera escellente. Après une cure dite de réduction (Bouchard), consistant uniquement en 1250 gr. de lait et cinq œufs par 24 h., on soumettra le malade à un régime sévère.

OBIER, espèce de Viorne. Voy. viorne.

OBISIE, Obisium, genre d'Arachnides, de l'ordre des Scorpionides cliélifères, renferme des espèces très petites, qui vivent cachées sous la mousse ou les pierres. L' Obis ie ischnocheles se trouve dans les bois de Vincennes et de Meudon.

OBIT, oBiTUAiRE (du lat. obitus, décès). L'obit est le service fondé pour le repos de l'àme d'un mort, et qui est célébré tous les ans, au jour anniversaire de la mort; on appelle spécialement bout de l'an l'obit célébré la première année après la mort du défunt. — Le li*Te où les fondations d'obit sont inscrites s'appelle obituaire. On le confond souvent avec le nécrologe, qui désignait, dans les anciens monastères, une liste de moines défunts appartenant à l'abbaye et dont on lisait les noms à l'ofuce.

Voy. XÉCUOI.OGE.

OBJECTIF [A'objel\, se dit, en Optique, de celui des verres d'une lunette ou d'un microscope composé qui est tourné vers l'objet [Voy. i.invETTE et microscope). On appelle aussi objectif le système de lentilles convergentes qui sert à produire l'image réelle dans la chambre noire, le microscope solaire [Voy. ces mots).

En Philosophie, on dislingue dans toute connaissance Yobjet et le sujet : l'objet (du lai. objcctum, ce qui est placé devant nous) est la chose que l'esprit connaît, qu'il se représente ou qu'il pense; le sujet fdu lai. subjectum, ce qui est placé dessous la pensée, la sul)stance de la pensée) est l'esprit qui connaît, se représente ou pense; par suite, on nomme : objectif, ce qui appartient à 1 objet, ce qui concerne son existence et sa nature; subjectif, ce qui appartient au sujet, de la même manière. — Quand l'esprit a conscience de lui-même, le sujet et l'objet sont identiques; quand il connaît un autre être, le sujet et l'objet de la pensée sont deux choses différentes. De là résulte celte question : comment le sujet connaît-il l'objet ? comment s'établit entre eux le rapport duquel naît la connaissance'? comment passc-t-on du subjectif à l'objectif? Cotte question a été traitée spécialement par Kant et ses successeurs. Kant la résout par la séparation de l'être et de la pensée, des phénomènes et des uotnnènes, ce qui est le fondement du criticisme [Voy. nodjiène, criticisme) ; ses successeurs Schelling et Hegel, par l'identité absolue de l'être et de la pensée au sein de l'infini. Voy. idéalisme.

OBJET (du lat. objeclum), tout ce qui se présente à la vue et en général tout ce qui affecte les sens. — En Philosophie, il se dit spécialement de tout ce qui est bore de l'àme, par opposition à sujet. Voy. ci-dessus objectif.

En Droit, l'existence d'un objet, c.-à-d. d'une chose qu'on s'oblige à donner, à faire ou ne pas faire, est une condition essentielle de validité pour les conventions; il faut de plus que cet objet soit dans le commerce et suffisamment déterminé (C. civ., art. 1126-30). — Objet perdu ou trouvé. Voy. chose, épaves, etc.

OBLADE, Oblada, genre de Poissons, de la famille des Sparoides, très voisins des Dogues. Voy. ce mot.

OBLAT (du lat. oblatus, offert, consacré). Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

OBLATION ou offertoire (du lat. o6/a/{o), partie de la messe qui suit immédiatement l'évangile ou le Credo, et qui consiste dans l'offrande que le prêtre fait à Dieu du pain destiné au sacrifice, puis du vin mêlé d'un peu d'eau dans le calice.

Dans le Bas-Empire, X'oblation à la curie était un moyeu de légitimer les enfants nés hors mariage. Le père les faisait entrer au sénat municipal et ils devenaient ainsi responsables du recouvrement de l'impôt; en récompense, ils étaient légitimés.

OBLIGATION (du XaX. obligatio). En Droit, c'est le lien par lequel nous sommes tenus envers une personne déterminée, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. Cette personne a contre nous un droit personnel. — On dislingue plusieurs espèces d'obligations : 1° l'O. civile, qui permet au créancier de réclamer ce qui lui est dû et produit les autres effets que nous indiquons ci-après, et

VO. naturelle, dont le créancier ne peut exiger l'exécutiun, mais dont le payement une fois fait ne peut pas être répété {Voy. répétition); 2" l'O. conjointe, dans laquelle plusieurs personnes sont créancières ou débitrices, chacune [»our leur part, el l'O. solidaire, dans laquelle il y a égaement plusieurs créanciers ou débiteurs, mais où chaque créancier peut demander le tout et chaque débiteur être contraint à payer le tout, de manière toutefois que le payement fait au premier ou par le second éteint l'obligation à l'égard de tous les créanciers et de tous les débiteurs; 3" l'O. divisible, dont l'objet peut se diviser et être demandé par les divers créanciers ou aux divers débiteurs chacun pour leur part, et l'O. indivisible, dont l'objet ne peut se diviser et peut être deman lé pour le tout par l'un des créanciers ou à l'un des débiteurs ; 4' l'O. pure et simple, dont le payement peut être immédiatement exigé ; l'O. à terme, dont l'exécution est différée jusqu'à une certaine époque ou ne peut être demandée que jus- (ju'à une certaine époque ; l'O. conditionnelle, dont l'existence est suspendue jusqu'à l'arrivée d'un certain événement, ou qui cessera cTexister à l'arrivée d'un certain événement; 5" l'O. alternative, qui a un ou plusieurs objets, et qui s'éteint par la prestation de l'un d'eux au choix du créancier ou du débiteur ; el 6" l'O. factdlative, qui n'a qu'un objet, mais dont le débiteur peut se libérer en en prestant un autre que le créancier ne peut exiger. — Il y a cinq sources d'obligations : le contrat, le quasi-contrat, le aélit, le quasi-délit, la loi (engagements entre propriétaires, voisins, obligations des tuteurs et autres adminislrateui-s qui ne {(Cuvent déposer les fonctions à eux déférées). L'cliet des obligations se résume à donner au créancier : 1° le droit prmcipal d'en demander l'exécution ; 2° le droit accessoire de demander, à défaut d'exécution et pour préjudice causé, des dommages-intérêts ou le pavement de la clause pénale qui aurait été convenue ; 3° le droit auxiliaire d'exercer les actions de son débiteur qui néglige de les exercer, el celui de faire révoquer les actes par lui faits en fraude des droits de ses créanciers. — Les obligations s'éteignent par le jwyement, la novation, la remise volontaire, la compensation, laconfusipn, la perte de la chose due et la prescription (C civ., art.' 1101-1386). — Voy. les Traités sur les obligations de ï^othier, de Toullief, de l.arombière, de Demolombo, de Laurent, de Colmet de Santerre. d'Aubry et Rau.

Le mot obligation a encore un autre sens; il désigne : 1° les créances qu'on a conlre les personnes morales, telles que l'Etat ou les villes et contre les sociétés qui ont contracté des emprunts : 2* le titre qui constate cette créance (ainsi on dit : les obligations de la ville de Paris, du chemin de fer du y'ord, etc.) : en ce dernier sens on oppose l'obligation à l'action. Voy. ce dernier mot.

Obligation morale. Voy. devoir.

OBLIQUE (du lat. obliquas . En Géométrie, on dit qu'une droite est oblique, par rapport à une autre droite, ou par rapport à un plan, toutes les fois qu'elle ne lui est pas perpendiculaire. — En termes Militaires, on appelle marche oblique celle qui s'exécute dans une directioH intermédiaire entre la marche de front et celle de flanc; les hommes, au lieu d'avoir les é|iaules parallèles au rang, avancent celle du côté vers lequel a lieu l'oblique. L'ordre oblique est une disposition des troupes sur le champ de bataille, que Frédéric employait volontiers et qui consiste à reposer l'une des ailes de sa ligne, afin de se mo' nager une réserve. On a vu quelquefois, et bien à tort, dans celle disposition, la cause unique des succès de ce grand capitaine.

En Anatomie, on donne le nom d'obliques à plusieurs muscles importants dont l'action s'exerce dans des directions non parallèles aux plans qui divisent le corps suivant la verticale. Tels sont le Grand Oblique ou 0. externe de l'abdomen, le Petit Oblique ou 0. interne de (abdomen, les 0. inférieur et supérieur de l'œil, les 0. inférieur ou supérieur de la tête.

Sphère oblique. Voy. sphère.

Poussées obliques. On appelle ainsi le principe constituant l'essence de l'architecture romane et surtout de l'architecture gothique, où le mouvement qui pousse les arcs à s'écarter est neutralisé par une poussée latérale agissant en sens contraire et presque toujours obliquement.

Obliquité de iécliptique. Voy. éciiptiqce.

OBLITÉRATION .du lat. obliterafio), état de ce qui est oblitéré, c.-à-d. effacé. Il se dit, en Chirurgie, d'uu cou-

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